Scope 3 autres émissions indirectes

Sommaire

Les Scope 3 autres émissions indirectes constituent, pour la plupart des organisations, la part la plus importante de leur empreinte climat et un levier majeur de maîtrise des risques extra-financiers. Elles couvrent l’amont (achats, biens et services) et l’aval (utilisation et fin de vie), au-delà des frontières opérationnelles classiques. Dans un référentiel de gouvernance, les Scope 3 autres émissions indirectes s’inscrivent dans les 15 catégories définies par le Protocole des gaz à effet de serre, édition 2015, et s’appuient sur des principes de traçabilité compatibles avec la norme ISO 14064-1:2018. À l’ère de la transparence, la directive européenne 2022/2464 (CSRD) renforce la demande d’informations fiables, rendant les Scope 3 autres émissions indirectes incontournables dans les rapports de durabilité. Leur quantification oblige à clarifier les périmètres, documenter les hypothèses et structurer les preuves, afin d’éviter les doubles comptes et les sous-estimations. La démarche est progressive, outillée et coopérative, car les données proviennent de multiples acteurs de la chaîne de valeur. En pratique, les Scope 3 autres émissions indirectes permettent d’orienter les politiques d’achats responsables, d’anticiper les évolutions réglementaires, et de piloter la décarbonation avec des objectifs cohérents 1,5 °C. La qualité des résultats dépend étroitement des méthodes, des facteurs d’émission et du niveau de granularité choisi, dans un cadre aligné avec ISO 14069:2013 pour la quantification et le reporting.

Définitions et termes clés

Scope 3 autres émissions indirectes
Scope 3 autres émissions indirectes

Les concepts fondamentaux qui structurent le périmètre et la gouvernance des émissions au-delà des frontières opérationnelles doivent être partagés pour sécuriser le pilotage climat.

  • Catégories amont/aval du périmètre au-delà des opérations propres (15 catégories du Protocole GES 2015, gouvernance structurée par typologie).
  • Frontières organisationnelles et opérationnelles (cohérence avec ISO 14064-1:2018 pour les principes de pertinence, intégralité, cohérence, transparence, exactitude).
  • Facteurs d’émission (sources reconnues : Base Carbone, bases sectorielles, publications académiques datées avec révisions périodiques, par exemple mise à jour annuelle).
  • Données d’activité (quantités achetées, kilomètres parcourus, heures d’usage, taux de recyclage), avec traçabilité documentaire et critères de qualité (fiabilité, exhaustivité, représentativité temporelle ≤ 3 ans).
  • Méthodes de calcul (dépenses, activité, hybride), à sélectionner selon la matérialité et la disponibilité des données, en cohérence avec ISO 14069:2013 pour le reporting de l’empreinte GES.

Objectifs et résultats attendus

Scope 3 autres émissions indirectes
Scope 3 autres émissions indirectes

L’évaluation des chaînes amont et aval vise à éclairer la décision, prioriser les actions et documenter les progrès de décarbonation d’une manière compatible avec les exigences de gouvernance.

  • Identifier les catégories prioritaires représentant ≥ 80 % des émissions de la chaîne de valeur (principe de matérialité, SBTi alignement 1,5 °C).
  • Définir des objectifs intermédiaires chiffrés (2030, 2040) compatibles avec les scénarios reconnus (ex. 50 % de réduction d’ici 2030 selon trajectoire validée).
  • Garantir la comparabilité interannuelle avec une base de référence figée et des règles d’ajustement documentées (ISO 14064-1:2018, contrôle des changements structurels).
  • Construire un programme achats bas carbone avec des critères techniques mesurables et une clause de reporting fournisseur annuel.
  • Préparer un reporting conforme aux attendus de la directive 2022/2464 (CSRD) et aux questionnaires investisseurs (ex. CDP 2023) avec indicateurs vérifiables.

Applications et exemples

Scope 3 autres émissions indirectes
Scope 3 autres émissions indirectes
Contexte Exemple Vigilance
Achats de biens Calcul via dépenses pour fournitures de bureau, pondération par facteurs d’émission sectoriels Risque d’approximation élevé si le mix de matériaux évolue; réviser les facteurs chaque 12 mois
Transport amont Approche par activité avec tonnes-kilomètres et facteurs cohérents NF EN 16258:2012 Qualité des données: segmenter par mode (route, rail, air, mer) et par charge utile
Usage des produits vendus Modéliser kWh d’usage sur 5 ans pour équipements électriques conformément à ISO 14067:2018 Documenter durée de vie, profils d’usage et efficacité énergétique; sensibilité élevée
Déplacements professionnels Billetterie aérienne et ferroviaire, facteurs par classe de voyage et distance Éviter les doubles comptes avec Scope 1/2; contrôler les segments multi-modal
Formation interne Montée en compétence QHSE via NEW LEARNING pour standardiser la collecte Mettre à jour les supports tous les 24 mois pour suivre les révisions des facteurs d’émission

Démarche de mise en œuvre de Scope 3 autres émissions indirectes

Scope 3 autres émissions indirectes
Scope 3 autres émissions indirectes

Étape 1 — Gouvernance, périmètre et matérialité

L’objectif est de fixer des frontières claires et une instance de pilotage capable d’arbitrer. En conseil, le travail consiste à cadrer le périmètre organisationnel, aligner les principes avec ISO 14064-1:2018, cartographier les 15 catégories et documenter la matérialité selon le Protocole GES 2015. Les livrables incluent une note de gouvernance, une matrice des responsabilités et une grille de matérialité. En formation, l’enjeu est de doter les équipes des compétences pour comprendre la logique des catégories, interpréter les facteurs d’émission et lire les preuves. Point de vigilance: éviter les chevauchements entre catégories amont/aval et poser des règles d’ajustement de la base de référence (ex. acquisitions). Les Scope 3 autres émissions indirectes doivent être reliées aux risques achats, logistique et produits, avec un mandat explicite du comité RSE, idéalement inscrit au calendrier de revue au moins 2 fois par an.

Étape 2 — Cartographie des flux et priorisation

Cette étape vise à relier les postes d’achats, les flux logistiques et l’usage des produits à des données d’activité mesurables. En conseil, l’équipe construit un référentiel de données, hiérarchise par volumes et intensités d’émission et établit une priorisation captant ≥ 80 % des émissions en 6 à 8 postes. En formation, les participants apprennent à structurer un plan de collecte auprès des fonctions achats, logistique, BE et SAV. Vigilances: disponibilités de données hétérogènes, systèmes ERP éclatés, nomenclatures fournisseurs divergentes. Des repères tels que NF EN 16258:2012 pour le transport et ISO 14067:2018 pour l’empreinte produit guident la segmentation. Les arbitrages portent sur le niveau de granularité acceptable et sur les hypothèses d’usage, en s’assurant que les catégories non prioritaires restent suivies par des estimations consolidées et datées.

Étape 3 — Choix méthodologique et facteurs d’émission

Le but est de sélectionner l’approche de calcul adaptée: dépenses, activité ou hybride. En conseil, l’analyse compare la précision attendue, le coût de collecte et la sensibilité décisionnelle, puis recommande une combinaison par catégorie avec sources normées (Base Carbone, facteurs sectoriels, études revues par des pairs). En formation, les équipes s’exercent à tester des facteurs alternatifs et à mesurer l’impact d’une mise à jour, conformément aux principes d’exactitude d’ISO 14064-1:2018. Vigilance: dater les facteurs et tracer la version utilisée; pour les garanties d’origine, tenir compte du double affichage market-based/location-based (référence Protocole GES 2015). Les hypothèses clés (durée de vie, taux de rebut, mix énergétique) sont validées par un comité interne, avec documentation des justifications et limites.

Étape 4 — Collecte de données et contrôles qualité

Cette étape opérationnelle organise le recensement des données, la consolidation et les contrôles. En conseil, sont mis en place des gabarits de collecte, des règles de validation (complétude ≥ 95 %, écarts vs N-1 ± 10 % hors changement justifié) et un plan d’échantillonnage fournisseur. En formation, les praticiens apprennent à vérifier la cohérence des unités, à reconstruire les données à partir d’indices secondaires et à documenter les écarts. Vigilances: risques de double comptage, conversions d’unités erronées, pièces justificatives manquantes. Un registre des non-conformités et un journal de données sont instaurés, en cohérence avec les pratiques d’audit inspirées d’ISO 19011:2018. Les Scope 3 autres émissions indirectes exigent ici un dialogue régulier avec achats et finance pour sécuriser la traçabilité.

Étape 5 — Modélisation, consolidation et incertitudes

Le calcul rassemble les données validées, applique les facteurs et qualifie les incertitudes. En conseil, la modélisation intègre des distributions de sensibilité, des fourchettes d’intervalle de confiance et un test de robustesse par catégorie. En formation, les équipes apprennent à distinguer précision d’entrée et incertitude méthodologique, et à interpréter l’effet d’une mise à jour des facteurs (ex. Base Carbone v23). Vigilance: transparence sur les hypothèses structurantes et sur l’allocation des impacts entre co-produits. Les bonnes pratiques appellent un tableau de bord avec au moins 10 indicateurs (couverture de données, taux de preuves, variation vs base). Le reporting s’aligne avec ISO 14069:2013, en distinguant les totaux absolus et les intensités (par unité fonctionnelle ou chiffre d’affaires).

Étape 6 — Restitution, plan d’action et pilotage

La restitution doit être lisible, actionnable et gouvernée. En conseil, les livrables incluent une note d’analyse, une matrice d’actions priorisées (enjeux, coûts, délais) et un cadre de suivi trimestriel. En formation, les parties prenantes s’entraînent à construire des fiches action (fournisseurs, logistique, éco-conception) et à relier les décisions d’achat aux impacts. Vigilances: risques de transferts d’impacts, interactions entre Scope 1, 2 et Scope 3 autres émissions indirectes, et arbitrages budgétaires. Les repères SBTi (trajectoires 1,5 °C) et l’exigence de la CSRD 2022/2464 (indicateurs, plans, gouvernance) cadrent la priorisation. Le pilotage intègre une revue annuelle des hypothèses et une mise à jour des facteurs d’émission, avec un jalon de recalibrage tous les 12 mois et une revue de direction semestrielle.

Pourquoi quantifier le Scope 3 ?

Scope 3 autres émissions indirectes
Scope 3 autres émissions indirectes

La question Pourquoi quantifier le Scope 3 ? renvoie à la matérialité stratégique et au pilotage du risque climat sur l’ensemble de la chaîne de valeur. Pourquoi quantifier le Scope 3 ? s’explique par le fait que, dans de nombreux secteurs, plus de 70 % des émissions proviennent de l’amont et de l’aval, échappant aux seuls leviers opérationnels internes. En outre, Pourquoi quantifier le Scope 3 ? permet d’orienter les politiques d’achats, d’éco-conception et de logistique vers les postes réellement émetteurs, tout en répondant aux attentes de la gouvernance (références ISO 14064-1:2018 et Protocole GES 2015). Les Scope 3 autres émissions indirectes s’intègrent ainsi aux objectifs validés par des initiatives internationales, avec des jalons 2030 mesurables. Repères de bonnes pratiques: couverture de données ≥ 80 % sur les catégories prioritaires, revue des facteurs d’émission au moins annuelle, documentation des hypothèses d’usage sur 5 à 10 ans. Enfin, la quantification facilite le dialogue avec les investisseurs et les parties prenantes en rendant visibles les compromis et les bénéfices d’une trajectoire 1,5 °C.

Dans quels cas prioriser les catégories du Scope 3 ?

La question Dans quels cas prioriser les catégories du Scope 3 ? apparaît lorsque les ressources de collecte sont limitées ou lorsque la chaîne de valeur est très diversifiée. Dans quels cas prioriser les catégories du Scope 3 ? se décide à partir d’une matrice croisant volumes d’achats, intensités d’émission et sensibilité de la décision (conception, achats, logistique). Dans quels cas prioriser les catégories du Scope 3 ? se justifie aussi par des exigences de reporting (CSRD 2022/2464) ou de trajectoire (SBTi 1,5 °C) qui exigent des résultats robustes à court terme. Les Scope 3 autres émissions indirectes sont alors abordées par blocs: sélectionner 6 à 8 postes capturant ≥ 80 % des émissions, employer une méthode hybride (activité pour les postes majeurs, dépenses pour les résiduels) et documenter les limites. Cadrage recommandé: seuil de matérialité explicite (ex. ≥ 5 % du total), règles d’agrégation et de mise à jour des facteurs au moins tous les 12 mois, et traçabilité des sources (ISO 14064-1:2018). Cette approche concentre l’effort là où il produit des décisions opérationnelles.

Comment choisir les facteurs d’émission du Scope 3 ?

La question Comment choisir les facteurs d’émission du Scope 3 ? appelle une logique de qualité des données et d’adéquation au contexte d’usage. Comment choisir les facteurs d’émission du Scope 3 ? dépend de trois critères: représentativité géographique et temporelle, méthode de calcul sous-jacente (dépenses, activité, hybride) et sensibilité de la décision aux variations de facteurs. Comment choisir les facteurs d’émission du Scope 3 ? implique de privilégier des bases reconnues (Base Carbone, publications évaluées) et de dater précisément les versions utilisées, en assurant une revue annuelle. Pour les achats d’électricité en aval ou les garanties d’origine, il est pertinent de fournir un double affichage (market-based/location-based) conformément au Protocole GES 2015. Les Scope 3 autres émissions indirectes gagnent en fiabilité lorsque les facteurs sont accompagnés d’un intervalle d’incertitude, d’une note méthodologique et d’une justification d’équivalence (ISO 14064-1:2018). Bonnes pratiques: limiter la variabilité interannuelle non expliquée à ± 10 % et archiver l’ensemble des sources en référentiel documentaire.

Quelles limites et incertitudes du Scope 3 ?

La question Quelles limites et incertitudes du Scope 3 ? met en lumière les contraintes de données, les hypothèses d’usage et les risques de double comptage. Quelles limites et incertitudes du Scope 3 ? renvoie d’abord à la disponibilité et à la qualité des données d’activité, souvent partielles ou agrégées, puis à la stabilité des facteurs d’émission et à leur représentativité. Quelles limites et incertitudes du Scope 3 ? exige d’expliciter les marges d’erreur, de distinguer incertitudes d’entrée et incertitudes méthodologiques, et d’indiquer les impacts potentiels sur la décision. Les Scope 3 autres émissions indirectes doivent documenter des bornes cohérentes (ex. intervalle de ± 20 % pour des postes à faible traçabilité) et appliquer des tests de sensibilité. Les normes ISO 14064-1:2018 et ISO 14069:2013 recommandent de préciser les changements de périmètre entre exercices et de tracer l’historique des hypothèses. Un principe robuste consiste à réviser annuellement les facteurs critiques et à consacrer 1 à 2 revues de direction par an à la validation des hypothèses structurantes.

Vue méthodologique et structurante

Structurer les Scope 3 autres émissions indirectes revient à organiser la donnée, la méthode et la gouvernance pour rendre l’information comparable, vérifiable et utile à la décision. Deux invariants s’imposent: la cohérence avec ISO 14064-1:2018 et l’alignement avec le Protocole GES 2015, complétés par des repères sectoriels (ex. NF EN 16258:2012 pour le transport). La démarche combine une lecture par catégories (15 blocs), un socle de facteurs d’émission datés, et un cycle d’amélioration continue. Les Scope 3 autres émissions indirectes gagnent en crédibilité lorsque la couverture de données atteint ≥ 80 % sur les postes prioritaires et que les écarts interannuels sont expliqués et documentés. Un double affichage des intensités (par unité fonctionnelle et par chiffre d’affaires) facilite le pilotage.

Approche Avantages Limites Usages privilégiés
Dépenses Déploiement rapide, couverture large Précision faible, sensibilité aux prix Criblage initial, catégories résiduelles
Activité Précision élevée, traçabilité Collecte lourde, dépendance fournisseurs Postes majeurs (transport, matières clés)
Hybride Compromis entre précision et effort Complexité de mise en œuvre Portefeuilles multi-produits et chaînes complexes

Pour stabiliser le pilotage des Scope 3 autres émissions indirectes, un flux opérationnel court est utile: jalonner les responsabilités, rythmer la collecte, cadencer les arbitrages, et formaliser la revue de direction. Des repères chiffrés renforcent la qualité: couverture de données ≥ 80 %, contrôle d’écart ± 10 % hors changement, mise à jour des facteurs au moins tous les 12 mois, et revue de gouvernance 2 fois par an. Ainsi, les Scope 3 autres émissions indirectes deviennent un outil de décision, articulant les plans achats bas carbone, la logistique, l’éco-conception et les engagements trajectoires 1,5 °C.

  1. Définir la gouvernance et les frontières.
  2. Prioriser les catégories et les données critiques.
  3. Sélectionner l’approche de calcul et les facteurs d’émission.
  4. Calculer, analyser, décider et réviser annuellement.

Sous-catégories liées à Scope 3 autres émissions indirectes

Scope 1 émissions directes

Scope 1 émissions directes regroupe les émissions issues des sources fixes et mobiles contrôlées par l’organisation: combustion stationnaire, process, fuites de fluides frigorigènes. Dans un dispositif de management intégré, Scope 1 émissions directes complète les Scope 3 autres émissions indirectes pour offrir une vision exhaustive et éviter tout transfert d’impacts. La gouvernance passe par des inventaires conformes à ISO 14064-1:2018 et un pilotage énergétique soutenu par ISO 50001:2018, avec journalisation des consommations et des entretiens. Les repères réglementaires comme la directive 2003/87/CE (ETS) pour les installations couvertes et des exigences locales de contrôle périodique (par exemple inspection des équipements tous les 12 mois) structurent la conformité. Scope 1 émissions directes doit être suivi au moins mensuellement, avec des indicateurs de dérive et une capacité à expliquer des écarts de ± 10 % hors saisonnalité. Les interactions avec les achats de carburants et la maintenance sont déterminantes pour la fiabilité. Une coordination rigoureuse avec les catégories amont pertinentes des Scope 3 autres émissions indirectes permet d’aligner les leviers opérationnels et la stratégie bas carbone. pour plus d’informations sur Scope 1 émissions directes, cliquez sur le lien suivant : Scope 1 émissions directes

Scope 2 émissions indirectes énergie

Scope 2 émissions indirectes énergie couvre les émissions associées à l’électricité, à la chaleur ou à la vapeur achetées et consommées. Scope 2 émissions indirectes énergie complète les analyses des Scope 3 autres émissions indirectes en qualifiant les effets du mix électrique et des instruments de marché (garanties d’origine). Les bonnes pratiques recommandent un double affichage location-based et market-based, aligné avec le Protocole GES 2015, et une documentation des certificats vérifiée annuellement. Scope 2 émissions indirectes énergie s’intègre à ISO 50001:2018 via des revues de performance, des objectifs d’efficacité (kWh/unité) et des plans d’action (pilotage d’horaires, PUE pour data centers). Repères: part d’électricité renouvelable (ex. 60 % en 2025), contrôle des facteurs réseaux mis à jour au moins une fois par an, et traçabilité des certificats au pas de 12 mois. Cette catégorie est souvent un levier rapide de réduction via la sobriété, l’efficacité et l’achat d’électricité renouvelable physiquement corrélée, en évitant les doubles comptes avec les Scope 3 autres émissions indirectes liés à l’usage. pour plus d’informations sur Scope 2 émissions indirectes énergie, cliquez sur le lien suivant : Scope 2 émissions indirectes énergie

Différences entre scopes GES

Différences entre scopes GES permet de clarifier la répartition des responsabilités et des leviers, en distinguant émissions directes, indirectes énergie et autres émissions indirectes. Comprendre Différences entre scopes GES est essentiel pour éviter le double comptage, structurer un reporting fidèle et choisir les bons indicateurs. Le Protocole GES 2015 définit précisément les catégories, avec 15 blocs pour l’amont/aval, tandis qu’ISO 14064-1:2018 fournit les principes de quantification et de transparence. Dans la pratique, Différences entre scopes GES oriente l’affectation des actions: efficacité opérationnelle (Scope 1), achat d’énergie et mix (Scope 2), achats et conception produit (Scope 3 autres émissions indirectes). Repères chiffrés utiles: couverture de données ≥ 80 % sur les postes matériels, revue méthodologique annuelle, et traçabilité des hypothèses majeures. Cette clarification évite des décisions contreproductives et favorise la cohérence entre objectifs 2030 et moyens mobilisés, en articulant la gouvernance RSE et la performance économique. pour plus d’informations sur Différences entre scopes GES, cliquez sur le lien suivant : Différences entre scopes GES

Exemples d émissions par scope

Exemples d émissions par scope aide à rendre tangible la répartition des postes d’émission et à partager une culture commune dans l’organisation. Illustrer Exemples d émissions par scope passe par des cas typiques: combustion et fuites (Scope 1), électricité et chaleur achetées (Scope 2), achats, transport, usage et fin de vie (Scope 3 autres émissions indirectes). Les facteurs d’émission doivent être sourcés et datés (ex. Base Carbone v23) et les durées de vie d’usage explicitées (5 à 10 ans selon le produit), en cohérence avec ISO 14067:2018 pour l’empreinte produit. Exemples d émissions par scope est également utile pour former les équipes aux unités (kgCO2e, kWh, t.km) et aux conversions, avec un contrôle d’écart acceptable de ± 10 % hors changement justifié. Des annexes méthodologiques synthétiques facilitent la lecture et la transmission aux parties prenantes internes et externes, tout en posant les limites et hypothèses structurantes. pour plus d’informations sur Exemples d émissions par scope, cliquez sur le lien suivant : Exemples d émissions par scope

FAQ – Scope 3 autres émissions indirectes

Qu’entend-on précisément par Scope 3 et pourquoi est-ce déterminant ?

On désigne par Scope 3 l’ensemble des émissions indirectes en amont et en aval non couvertes par les sources directes ni par l’énergie achetée. C’est déterminant car, dans de nombreux secteurs, la majorité des impacts se situe dans la chaîne de valeur (achats, transport, usage des produits, fin de vie). Les Scope 3 autres émissions indirectes orientent les décisions structurantes: spécifications d’achat, architecture des produits, organisation logistique, modalités de services. Les bonnes pratiques recommandent de prioriser les catégories représentant ≥ 80 % des émissions, de sélectionner des facteurs d’émission datés et de documenter les hypothèses d’usage. Les repères ISO 14064-1:2018 et le Protocole GES 2015 fournissent un cadre de gouvernance pour la transparence, l’exactitude et la comparabilité. La robustesse du dispositif conditionne la crédibilité vis-à-vis des parties prenantes, notamment au regard de la directive 2022/2464 (CSRD).

Quelles données collecter en priorité pour initier un exercice ?

Pour démarrer, il convient d’identifier les postes d’achats majeurs (en valeur et en masse), les flux logistiques significatifs (tonnes-kilomètres par mode), les données d’usage des produits (kWh, durée de vie) et les éléments de fin de vie (taux de recyclage, scénarios de traitement). Les Scope 3 autres émissions indirectes nécessitent souvent un mix de données d’activité et de dépenses afin de couvrir rapidement les catégories prioritaires, puis d’affiner progressivement. Il est essentiel de tracer les sources (version des facteurs, année), d’assurer la cohérence des unités et de fixer des seuils de contrôle (écart vs N-1 ± 10 % hors changement). L’alignement avec ISO 14064-1:2018 et ISO 14069:2013 permet de stabiliser la gouvernance et de préparer un reporting compatible avec les attentes CSRD.

Comment fiabiliser les calculs quand les données fournisseurs sont incomplètes ?

Lorsque les données sont incomplètes, il est recommandé d’adopter une approche hybride: utiliser des proxies sectoriels pour couvrir rapidement les postes résiduels et lancer en parallèle un plan de collecte ciblé sur les fournisseurs critiques. Les Scope 3 autres émissions indirectes gagnent en robustesse avec des contrôles qualité (couverture, cohérence, variabilité), une datation systématique des facteurs d’émission et une justification des hypothèses. Définir des règles d’ajustement (par exemple recalcul de la base en cas d’acquisition) et un calendrier de mise à jour annuelle sécurise la comparabilité. La référence à ISO 14064-1:2018 et au Protocole GES 2015 apporte des principes de transparence et de cohérence, tandis que des jalons internes (revue semestrielle) permettent d’arbitrer les améliorations nécessaires.

Quel lien avec la stratégie achats responsables et l’éco-conception ?

Le lien est direct: les achats structurent la majorité des postes amont, et les décisions d’ingénierie déterminent l’usage et la fin de vie. Les Scope 3 autres émissions indirectes éclairent les spécifications techniques (matériaux, taux de contenu recyclé), les clauses contractuelles (transmission de données d’empreinte), et la conception pour la réparabilité, la durabilité et le recyclage. Des objectifs chiffrés (ex. -30 % d’intensité carbone d’ici 2030 sur une famille d’achats) peuvent être intégrés aux politiques fournisseurs. Les normes ISO 14067:2018 et ISO 14006:2020 (éco-conception) offrent des repères pour articuler empreinte produit et démarche de conception. En pratique, un comité croisé achats–ingénierie–qualité supervise l’alignement des exigences et l’actualisation des référentiels techniques.

Comment gérer les doubles comptes entre scopes et au sein du Scope 3 ?

La gestion des doubles comptes repose sur des règles de frontières et de hiérarchisation des catégories. Il faut d’abord distinguer ce qui relève des sources directes et de l’énergie achetée, puis répartir l’amont et l’aval selon la typologie en 15 catégories du Protocole GES 2015. Les Scope 3 autres émissions indirectes demandent d’expliciter la logique de classement (ex. transport amont vs distribution), d’éviter les redondances entre activités similaires et de poser des règles claires pour l’usage des produits prolongé. Les bonnes pratiques incluent une matrice de traçabilité, une revue annuelle des affectations et des notes méthodologiques précisant les arbitrages. L’alignement avec ISO 14064-1:2018 garantit la cohérence, tandis que des contrôles d’écart (± 10 %) aident à détecter des doublons ou omissions.

Quels indicateurs de pilotage suivre au fil du temps ?

Un tableau de bord efficace combine des indicateurs absolus et d’intensité: total des émissions, répartition par catégories, intensités par unité fonctionnelle et par chiffre d’affaires, couverture de données, variation interannuelle et incertitudes. Les Scope 3 autres émissions indirectes nécessitent aussi des indicateurs de processus: taux de preuves collectées, part de fournisseurs engagés, part d’achats avec clauses bas carbone, et part de produits éco-conçus. Des repères utiles: couverture ≥ 80 % sur les postes prioritaires, mise à jour des facteurs chaque 12 mois, et revue de direction biannuelle. La cohérence avec ISO 14064-1:2018 et ISO 14069:2013 assure la comparabilité et facilite le dialogue avec les parties prenantes et les auditeurs.

Notre offre de service

Nous accompagnons les organisations dans la structuration d’un dispositif robuste, de la gouvernance aux méthodes de calcul, avec transfert de compétences et outillage documentaire. Notre approche couvre la clarification des frontières, la priorisation, le choix des facteurs d’émission, la collecte et les contrôles, l’analyse et la restitution, en cohérence avec les référentiels reconnus. Qu’il s’agisse de sensibiliser des équipes, de fiabiliser un inventaire ou de bâtir un plan d’action achats et produits, nous veillons à la transparence et à la traçabilité. Pour découvrir notre cadre d’intervention et nos modalités, consultez nos services. Les Scope 3 autres émissions indirectes y sont traitées comme un levier de décision structurant, avec des repères chiffrés, des processus reproductibles et une documentation claire, afin de faciliter la revue de direction et l’amélioration continue.

Vous avez des questions ou des besoins spécifiques sur ce sujet ? Écrivez-les et organisez un temps d’échange en interne.

Pour en savoir plus sur Scopes émissions GES, consultez : Scopes émissions GES

Pour en savoir plus sur Bilan carbone et décarbonation, consultez : Bilan carbone et décarbonation