Dans toute organisation, maîtriser les émissions de gaz à effet de serre liées aux opérations quotidiennes reste un enjeu de pilotage majeur. Les Scope 1 émissions directes couvrent les rejets issus des sources fixes et mobiles détenues ou contrôlées par l’entreprise, qu’il s’agisse de chaudières, de procédés industriels, de groupes électrogènes ou de la flotte de véhicules. Ce champ, souvent sous-estimé, conditionne pourtant la compréhension fine des leviers de réduction immédiats et des arbitrages techniques. À l’appui de cadres de référence reconnus, comme la norme ISO 14064-1:2018 pour la quantification et la déclaration, ou ISO 50001:2018 pour la gestion de l’énergie, les équipes HSE disposent d’une architecture de gouvernance robuste afin d’objectiver les données. En distinguant clairement combustions, émissions fugitives (ex. fluides frigorigènes) et procédés, la construction d’un inventaire fiable se consolide par des règles d’allocation, des facteurs d’émission traçables et un contrôle de qualité documentaire. Les Scope 1 émissions directes fournissent également la base pour suivre, à pas réguliers, des trajectoires de réduction et d’efficacité énergétique, avec des repères sectoriels (par exemple NF EN 16258:2012 pour le transport) permettant une comparabilité prudente. Dans le cadre des politiques climat, la lisibilité de ce périmètre est essentielle pour structurer des objectifs crédibles, prioriser les investissements et engager les métiers sur des actions concrètes et vérifiables.
Définitions et termes clés

Les Scope 1 émissions directes regroupent les émissions issues des sources détenues ou contrôlées par l’organisation, opposées aux flux en amont et en aval. Les catégories usuelles sont la combustion stationnaire (chaufferies, fours), la combustion mobile (véhicules), les émissions de procédés (réactions chimiques, calcination) et les émissions fugitives (fuites de gaz). La normalisation recommande de documenter l’« année de référence », le périmètre organisationnel (opérationnel ou financier), et la méthode de calcul (facteurs d’émission, PCI/PCS, incertitudes). La norme ISO 14064-1:2018 fournit un cadre de quantification et de déclaration avec des exigences de traçabilité, d’exhaustivité et de cohérence.
- Combustion stationnaire: chaudières, fours, générateurs
- Combustion mobile: flotte routière, engins de chantier
- Procédés industriels: réactions chimiques émettrices
- Émissions fugitives: fuites de fluides frigorigènes/gaz
- Année de référence et périmètre organisationnel
Objectifs et résultats attendus

La maîtrise des Scope 1 émissions directes vise des gains d’efficacité, une réduction des risques et une conformité méthodologique observable. Les résultats s’apprécient via des indicateurs consolidés, des plans d’action hiérarchisés et une trajectoire assortie d’hypothèses contrôlables. Un cadrage d’audit proportionné, inspiré d’ISO 19011:2018, contribue à structurer l’évaluation interne et la revue de direction.
- ☑ Fiabiliser la donnée d’activité (volumes, PCI/PCS, heures de fonctionnement)
- ☑ Documenter les hypothèses et facteurs d’émission utilisés
- ☑ Prioriser les leviers à fort impact et faible coût marginal
- ☑ Définir une trajectoire réaliste et vérifiable d’année en année
- ☑ Organiser la revue interne et l’amélioration continue
Applications et exemples

L’application des Scope 1 émissions directes recouvre des contextes variés: sites industriels, hôpitaux, collectivités, logistique interne, chantiers. Les exemples ci-dessous illustrent le lien entre contexte, méthode et vigilance opérationnelle. Pour approfondir les approches intégrées qualité-hygiène-sécurité-environnement, voir la ressource pédagogique proposée par NEW LEARNING.
| Contexte | Exemple | Vigilance |
|---|---|---|
| Chaufferie gaz | Calcul via volumes mensuels et PCI | Calibrage compteurs, cohérence PCI/PCS, saisonnalité |
| Flotte utilitaire | Carburant distribué et kilométrage | Écart plein/carte, biocarburants, double comptage |
| Fuites frigorigènes | Émissions équivalent CO2 via quantités rechargées | Traçabilité interventions, PRG spécifiques, inventaire |
| Procédé thermique | Emissions de procédés (calcination, torchage) | Frontières procédé/combustion, facteurs dédiés |
Démarche de mise en œuvre de Scope 1 émissions directes

Étape 1 – Cadrage et périmètre
Le cadrage fixe l’objectif, l’année de référence et le périmètre organisationnel, ainsi que les catégories couvertes (combustion, procédés, fuites). En conseil, l’effort porte sur la clarification des entités consolidées, la cartographie des sources et l’arbitrage entre contrôle opérationnel et intérêt financier. En formation, l’accent est mis sur l’appropriation des définitions, la lecture critique des frontières et l’identification des biais courants. Les Scope 1 émissions directes sont ensuite rapprochées des politiques énergie et maintenance, avec un focus sur l’exhaustivité. Point de vigilance: la confusion entre émissions directes et indirectes, notamment lorsque des prestataires opèrent sur site. Un jalon de gouvernance est utile pour valider le périmètre avant de lancer la collecte, en veillant à la cohérence avec ISO 14064-1:2018 et à la capacité de reproduire le périmètre d’un exercice à l’autre.
Étape 2 – Plan de collecte et sources de données
Cette étape structure la collecte: données d’activité (volumes, heure-compteur), documentation des facteurs d’émission, et règles d’allocation. En conseil, on formalise le plan de collecte par entité/système (énergie, flotte, froid), les responsabilités, l’échéancier et les contrôles de cohérence. En formation, on entraîne les équipes à qualifier la qualité des données (primaires vs estimations), à tracer les hypothèses et à mesurer l’incertitude. Vigilances typiques: compteurs non étalonnés, cartes carburant partagées, réservoirs externes, et agrégations hâtives. L’articulation avec la gestion de l’énergie selon ISO 50001:2018 facilite aussi la disponibilité d’indicateurs. Un registre des sources et des justificatifs doit être tenu à jour pour éviter les oublis et les doubles comptes.
Étape 3 – Méthodes de calcul et facteurs d’émission
Le calcul consiste à appliquer des facteurs d’émission documentés et à convertir les énergies en émissions, en distinguant PCI/PCS et en traitant les potentiels de réchauffement global spécifiques (PRG). En conseil, la priorité est de sélectionner des référentiels robustes, d’harmoniser les unités et d’automatiser les conversions pour réduire les erreurs. En formation, la pratique se focalise sur la reproductibilité, la compréhension des PRG, et l’analyse de sensibilité. Points de vigilance: facteurs obsolètes, mélange d’unités, et mauvaise attribution entre combustion et procédés. Un protocole calcule/trace accompagne chaque catégorie pour les Scope 1 émissions directes, avec une note méthodologique adossée à ISO 14067:2018 sur l’empreinte carbone pour encadrer les choix.
Étape 4 – Contrôle interne et assurance qualité
Le contrôle interne cible la complétude, la cohérence inter-périodes et la conformité documentaire. En mission de conseil, un plan de tests sur échantillons, un rapprochement comptable-énergétique et une revue croisée par site permettent d’identifier les anomalies. En formation, l’accent est mis sur la construction de grilles de contrôle, la définition de seuils d’alerte et la traçabilité des corrections. Vigilances: versionnage de fichiers, accès restreints aux données, absence de séparation des tâches. Un canevas d’audit inspiré d’ISO 19011:2018 clarifie les rôles (collecte, calcul, revue) et la fréquence de contrôles, assurant une base solide pour un inventaire de Scope 1 émissions directes crédible.
Étape 5 – Revue de direction et décision
La revue de direction consolide les résultats, les tendances et les écarts par rapport aux objectifs, et arbitre les priorités d’action (équipements, maintenance, formation). En conseil, un dossier de décision met en balance coûts, bénéfices carbone et contraintes opérationnelles, avec scénarios de réduction. En formation, on travaille la lecture des indicateurs, l’argumentaire technique et la planification. Vigilances: confondre objectifs absolus et relatifs, ignorer les contraintes de sécurité, sous-estimer la disponibilité des équipes. Un calendrier de suivi et des indicateurs de performance environnementale inspirés d’ISO 14031:2013 renforcent la gouvernance et l’alignement inter-métiers autour des Scope 1 émissions directes.
Étape 6 – Amélioration continue et préparation à vérification
La dernière étape organise la consolidation documentaire, la mise à jour des facteurs d’émission et la préparation à une vérification indépendante si nécessaire. En conseil, on produit un dossier de traçabilité, un plan d’actions et une feuille de route d’améliorations techniques. En formation, on outille les équipes pour intégrer les retours d’audit, standardiser les gabarits et sécuriser les compétences. Vigilances: perte d’historique, rotations de personnel, dépendances à des fichiers non maîtrisés. Un processus de revue annuelle, calé sur le cycle budgétaire et appuyé par ISO 14068-1:2023 (neutralité carbone – principes), permet d’aligner les actions locales avec la stratégie climat et les attentes de parties prenantes.
Pourquoi mesurer les émissions du Scope 1 ?

Au-delà de l’inventaire global, la question « Pourquoi mesurer les émissions du Scope 1 ? » renvoie à la maîtrise opérationnelle et à la capacité d’agir sans délai. En effet, « Pourquoi mesurer les émissions du Scope 1 ? » s’explique par l’accès direct aux leviers: performance énergétique des équipements, réduction des fuites de fluides et meilleure conduite des installations. Selon les bonnes pratiques issues de la norme ISO 14064-1:2018, l’objectivation des données d’activité et des facteurs d’émission favorise des décisions d’investissement plus fines et des plans de maintenance ciblés. L’angle économique rejoint la conformité méthodologique: « Pourquoi mesurer les émissions du Scope 1 ? » permet d’identifier des gains rapides par optimisation des réglages, d’éviter les doubles comptes avec les autres périmètres et de prioriser les actions les plus rentables. En pratique, intégrer les Scope 1 émissions directes aux indicateurs de performance aide à suivre les tendances saisonnières et à fixer une année de référence robuste. Cette approche renforce également la crédibilité des engagements publics, car elle repose sur des sources sous contrôle direct et sur des hypothèses transparentes, auditées et reproductibles.
Dans quels cas prioriser le Scope 1 par rapport aux autres scopes ?
Le point « Dans quels cas prioriser le Scope 1 par rapport aux autres scopes ? » concerne surtout les organisations avec une forte intensité énergétique interne, des procédés émetteurs ou une flotte significative. Lorsque la part des émissions directes est dominante, « Dans quels cas prioriser le Scope 1 par rapport aux autres scopes ? » s’impose pour capter des réductions immédiates et limiter les risques opérationnels (arrêts, pertes, conformité). Les repères de gouvernance suggèrent de lier cette priorité à des cadres tels qu’ISO 50001:2018 lorsque des usages énergétiques significatifs sont identifiés. Par ailleurs, « Dans quels cas prioriser le Scope 1 par rapport aux autres scopes ? » se justifie quand la qualité de la donnée amont/aval est incertaine, afin de consolider d’abord la base la plus maîtrisable. L’équilibre se trouve en évaluant la criticité sécurité, les coûts de mesure et la maturité des métiers. Les Scope 1 émissions directes jouent alors un rôle de socle: ils structurent l’apprentissage méthodologique, donnent de la profondeur aux analyses et conditionnent l’alignement des trajectoires avec les contraintes réelles des sites.
Comment fiabiliser la collecte de données du Scope 1 ?
La problématique « Comment fiabiliser la collecte de données du Scope 1 ? » appelle une réponse organisationnelle et technique. Concrètement, « Comment fiabiliser la collecte de données du Scope 1 ? » passe par un plan de collecte formalisé, des responsables identifiés, des gabarits de saisie verrouillés et des contrôles d’intégrité réguliers. L’alignement sur des cadres d’audit interne, tels qu’ISO 19011:2018, aide à instaurer une séparation des tâches, une revue documentaire et des tests de cohérence croisés. Il s’agit aussi d’assurer la traçabilité des facteurs d’émission et des conversions PCI/PCS, et d’anticiper le traitement des données manquantes. « Comment fiabiliser la collecte de données du Scope 1 ? » implique enfin de relier les données à la maintenance (étalonnage des compteurs, suivi des fuites) et à la gestion de l’énergie pour renforcer la robustesse. Les Scope 1 émissions directes gagnent en précision lorsque la collecte est routinisée, que les écarts sont expliqués, et que chaque hypothèse est accompagnée d’une source, d’une date et d’un responsable identifié.
Quelles limites et incertitudes pour le Scope 1 ?
La question « Quelles limites et incertitudes pour le Scope 1 ? » rappelle que toute quantification comporte des marges d’erreur et des arbitrages. D’un point de vue méthodologique, « Quelles limites et incertitudes pour le Scope 1 ? » renvoie à la qualité des compteurs, à l’hétérogénéité des facteurs d’émission disponibles et aux difficultés d’attribution entre combustion, procédés et fuites. Un cadrage prudent consiste à documenter les incertitudes et à appliquer des règles stables d’une période à l’autre, conformément à ISO 14064-1:2018 et en se référant, si pertinent, à ISO 14067:2018 pour la transparence des hypothèses. En pratique, « Quelles limites et incertitudes pour le Scope 1 ? » concerne aussi la variabilité opérationnelle (saisonnalité, profils d’usage, défaillances ponctuelles). Les Scope 1 émissions directes restent néanmoins le périmètre le plus contrôlable, sous réserve de déployer un contrôle interne proportionné, de close-out des écarts et d’un suivi de performance qui intègre les aléas. L’objectif n’est pas la perfection, mais la cohérence, la traçabilité et l’amélioration continue.
Vue méthodologique et structurelle
L’architecture de gouvernance des Scope 1 émissions directes exige une articulation claire entre collecte, calcul, contrôle interne et revue de direction. Dans une logique de système, la cohérence des données d’activité et la stabilité des hypothèses sont aussi importantes que la sélection des facteurs d’émission. Les organisations qui alignent cette chaîne avec la gestion de l’énergie tirent parti de synergies opérationnelles: mesures régulières, maintenance préventive et indicateurs intégrés. Les références comme ISO 14064-1:2018 (quantification/déclaration) et ISO 50001:2018 (management de l’énergie) fournissent des repères pragmatiques pour rythmer le cycle annuel et maintenir la comparabilité. Au-delà de la conformité, les Scope 1 émissions directes deviennent un levier de performance, en ciblant les usages significatifs et en réduisant l’exposition aux risques techniques (fuites, surconsommations, indisponibilités).
La mise en perspective avec les autres périmètres n’est utile que si la base directe est solide. Un tableau de comparaison permet d’éclairer les différences d’actions et de données, tout en évitant les doubles comptes. Les Scope 1 émissions directes, souvent portés par les équipes HSE, gagnent à être partagés avec les directions opérations et finances pour sécuriser les arbitrages. Des repères tels qu’ISO 14031:2013 (indicateurs de performance environnementale) aident à harmoniser les tableaux de bord et à objectiver les progrès. Un dispositif de revue trimestrielle et une consolidation annuelle assurent un pilotage lisible, où les écarts sont expliqués et les actions ajustées sur des bases vérifiables.
| Élément | Scope 1 (direct) | Scope 2 (indirect énergie) | Scope 3 (autres indirectes) |
|---|---|---|---|
| Contrôle opérationnel | Fort (sources détenues) | Moyen (achat d’énergie) | Faible à variable (chaîne de valeur) |
| Qualité des données | Élevée si comptage fiable | Bonne via facturation | Hétérogène selon fournisseurs |
| Leviers d’action | Maintenance, efficacité, procédés | Achat d’électricité/contrats | Achats, logistique, usages clients |
| Références | ISO 14064-1:2018 | ISO 50001:2018 | ISO 14067:2018, ISO 14044:2006 |
- Définir le périmètre et l’année de référence
- Planifier la collecte et la responsabilité
- Calculer, contrôler, documenter
- Revoir et améliorer en continu
Sous-catégories liées à Scope 1 émissions directes
Scope 2 émissions indirectes énergie
Le thème Scope 2 émissions indirectes énergie concerne les émissions associées à l’électricité, à la chaleur et à la vapeur achetées, et introduit deux approches complémentaires: localisationnelle et contractualisée. Dans une entreprise qui consolide les Scope 1 émissions directes, la compréhension de Scope 2 émissions indirectes énergie permet d’éclairer les arbitrages d’approvisionnement, la performance énergétique et la politique d’achat responsable. Les enjeux pratiques portent sur la collecte de données de facturation, la correction des pertes et la traçabilité des certificats. Les interactions avec le pilotage interne sont fortes: une action d’efficacité côté usages peut réduire à la fois Scope 1 et Scope 2. Comme repère de gouvernance, ISO 50001:2018 apporte un cadre pour identifier des usages énergétiques significatifs et améliorer l’intensité énergétique. Un autre point d’attention est la comparabilité internationale, qui impose de documenter les facteurs d’émission locaux. Pour les métiers, Scope 2 émissions indirectes énergie devient un levier d’intégration entre énergie, achats et finance; pour en savoir plus sur Scope 2 émissions indirectes énergie, cliquez sur le lien suivant : Scope 2 émissions indirectes énergie
Scope 3 autres émissions indirectes
Le périmètre Scope 3 autres émissions indirectes couvre les émissions de la chaîne de valeur en amont et en aval: achats de biens et services, transport, déplacements, déchets, usage et fin de vie des produits. La mise en regard avec les Scope 1 émissions directes est déterminante pour donner de la cohérence à l’ensemble des postes et éviter les doubles comptes. Les priorités varient selon les secteurs, mais Scope 3 autres émissions indirectes concentre souvent la majeure partie de l’empreinte, d’où l’importance d’une approche graduée: données génériques, puis données spécifiques fournisseur au fil de la maturité. Des références utiles incluent ISO 14067:2018 pour l’empreinte carbone des produits et ISO 14044:2006 pour l’analyse du cycle de vie. La lisibilité des hypothèses, l’explicitation des limites de système et la traçabilité des sources sont essentielles. Pour les décideurs, Scope 3 autres émissions indirectes aide à relier politique achats, conception produit et logistique; pour en savoir plus sur Scope 3 autres émissions indirectes, cliquez sur le lien suivant : Scope 3 autres émissions indirectes
Différences entre scopes GES
Comparer les périmètres revient à clarifier les Différences entre scopes GES sur trois axes: contrôle opérationnel, disponibilité de la donnée et leviers d’action. La distinction avec les Scope 1 émissions directes tient au fait que le Scope 1 repose sur des sources détenues ou contrôlées, le Scope 2 sur l’énergie achetée, et le Scope 3 sur la chaîne de valeur. Pour structurer l’analyse, Différences entre scopes GES peut être traité via une matrice simple croisant criticité opérationnelle, coûts de mesure et potentiel de réduction. Les référentiels ISO 14064-1:2018 et ISO 50001:2018 apportent des repères clairs pour les périmètres directs et énergétiques, tandis qu’ISO 14067:2018 étend la réflexion aux produits. Différences entre scopes GES est ainsi un outil pédagogique pour partager les notions auprès des décideurs, éviter les confusions et attribuer correctement les responsabilités d’action. L’objectif est de construire une feuille de route cohérente, par palier, selon la maturité des données et la réalité des contraintes; pour en savoir plus sur Différences entre scopes GES, cliquez sur le lien suivant : Différences entre scopes GES
Exemples d émissions par scope
Donner des Exemples d émissions par scope facilite l’appropriation par les équipes: combustion de gaz naturel, gasoil pour la flotte et fuites de frigorigènes pour le Scope 1; électricité achetée pour le Scope 2; achats de matières, fret amont/aval et déplacements professionnels pour le Scope 3. La lecture conjointe avec les Scope 1 émissions directes permet d’illustrer les passerelles d’action (maintenance, efficacité énergétique, achats responsables). Exemples d émissions par scope peut s’appuyer sur des facteurs d’émission standardisés, sur une année de référence consolidée, et sur des tableaux de bord simples. Les repères ISO 14064-1:2018 et NF EN 16258:2012 (transport) rappellent l’importance de la traçabilité et des unités cohérentes. En pratique, Exemples d émissions par scope soutient la formation des opérateurs et des acheteurs, et aide à fixer des priorités compréhensibles. Les écarts inter-sites s’expliquent alors par des différences d’équipement, de climat et d’usage; pour en savoir plus sur Exemples d émissions par scope, cliquez sur le lien suivant : Exemples d émissions par scope
FAQ – Scope 1 émissions directes
Quelles catégories inclure dans un inventaire de Scope 1 ?
Un inventaire de Scope 1 agrège quatre familles principales: combustion stationnaire (chaudières, fours), combustion mobile (flotte), émissions de procédés (réactions chimiques, calcination) et émissions fugitives (fuites de fluides frigorigènes ou de gaz). L’enjeu est d’établir un périmètre organisationnel clair et une année de référence. Pour sécuriser la quantification, on privilégie des données d’activité traçables, des facteurs d’émission documentés et un protocole de contrôle interne. Les Scope 1 émissions directes gagnent en fiabilité lorsque les compteurs sont étalonnés, les hypothèses explicitées et les conversions PCI/PCS harmonisées. L’usage de cadres de référence, tels qu’ISO 14064-1:2018, facilite la reproductibilité et la cohérence d’un exercice à l’autre, y compris pour les sites multi-énergies et les activités réparties.
Comment traiter les fuites de fluides frigorigènes ?
Le traitement des fuites passe par un inventaire des équipements, la traçabilité des recharges et la conversion en équivalent CO2 via les potentiels de réchauffement global. La qualité dépend de la tenue à jour du registre et de la rigueur des prestataires. Idéalement, on croise les données du service maintenance avec les bordereaux d’intervention. Les Scope 1 émissions directes intègrent alors un poste « fugitives » qui peut être important selon les installations. En complément, des actions de prévention (détection, maintenance prédictive, remplacement de fluides à PRG plus faible) sont déterminantes. La documentation des sources, la date et le volume rechargé, ainsi que la référence du fluide, doivent être disponibles pour assurer la traçabilité et l’auditabilité.
Quelle granularité de suivi adopter pour la flotte interne ?
La granularité dépend de la taille et de l’hétérogénéité de la flotte. Pour un parc significatif, il est recommandé de suivre par catégorie de véhicule, par énergie (gazole, essence, biocarburants), et par usage (logistique, service). Des justificatifs croisés (cartes carburant, pleins, kilométrage) aident à stabiliser les séries. Les Scope 1 émissions directes bénéficient d’un plan de collecte trimestriel, avec une consolidation annuelle et une revue de direction. En cas de transition énergétique (électrification), il convient d’anticiper l’articulation avec le périmètre de l’électricité achetée afin d’éviter un double comptage et de bien attribuer les émissions directes et indirectes selon la motorisation.
Comment documenter les facteurs d’émission et les incertitudes ?
La documentation inclut la source du facteur d’émission, l’année de publication, l’unité, et l’éventuel PRG retenu. On précise également les limites de validité et les hypothèses de calcul (PCI/PCS, teneur en carbone, humidité). Les Scope 1 émissions directes exigent d’archiver les versions et de dater les mises à jour, afin de garantir la comparabilité temporelle. Il est utile d’indiquer un niveau de confiance ou une fourchette d’incertitude, notamment pour les estimations. L’adoption d’une note méthodologique partagée avec les parties prenantes internes renforce la transparence et prépare à une éventuelle vérification indépendante. Un contrôle interne annuel, adossé à des grilles de revue, consolide la crédibilité de l’ensemble.
Comment articuler Scope 1 et gestion de l’énergie ?
L’articulation se fait naturellement via les usages significatifs (chaufferies, procédés thermiques) et le suivi d’indicateurs (rendements, consommations spécifiques). En reliant l’inventaire aux plans de comptage, à l’étalonnage et à la maintenance, on améliore la qualité de la donnée et l’efficacité des actions. Les Scope 1 émissions directes gagnent à être gérés avec des revues périodiques et une gouvernance multi-métiers, associant HSE, maintenance et exploitation. L’alignement sur des exigences de gestion de l’énergie (par exemple ISO 50001:2018) apporte une trame utile pour fixer des objectifs, prioriser les actions et mesurer les progrès. Cela renforce la cohérence entre réduction des émissions et performance opérationnelle.
Quels livrables présenter à la direction ?
Les livrables attendus comprennent un rapport synthétique (périmètre, année de référence, méthodologie), des tableaux par catégorie d’émission, une analyse des écarts et un plan d’actions chiffré. On ajoute une note sur les hypothèses clés, les facteurs d’émission utilisés et les limites de l’exercice. Les Scope 1 émissions directes doivent être présentés avec des indicateurs simples et traçables, connectés aux décisions d’investissement (maintenance, renouvellement d’équipements). Une feuille de route et un calendrier de mise en œuvre, assortis de responsabilités et d’indicateurs de suivi, facilitent l’appropriation par les directions opérationnelles et financières. Enfin, un dossier documentaire facilite la revue interne et une éventuelle vérification externe.
Notre offre de service
Nous accompagnons les organisations dans la structuration, la quantification et la gouvernance de leurs Scope 1 émissions directes, en lien étroit avec les enjeux opérationnels et de maîtrise des risques. Notre approche privilégie la clarté des périmètres, la robustesse des données, la traçabilité des hypothèses et l’aide à la décision. Selon la maturité de votre organisation, nous intervenons depuis le diagnostic de la donnée jusqu’à la revue de direction, en intégrant la montée en compétence des équipes. Pour connaître le détail de notre accompagnement, consultez nos services.
Vous souhaitez structurer votre bilan d’émissions et accélérer la réduction à la source ? Engagez dès maintenant un pilotage fondé sur la donnée.
Pour en savoir plus sur Scopes émissions GES, consultez : Scopes émissions GES
Pour en savoir plus sur Bilan carbone et décarbonation, consultez : Bilan carbone et décarbonation