Rendement économique du dessalement

Sommaire

Dans un contexte de raréfaction hydrique et de tensions énergétiques, le rendement économique du dessalement devient un repère central pour arbitrer les choix d’investissement, maîtriser les risques d’exploitation et planifier la performance sur la durée de vie des actifs. Il articule coûts, bénéfices sociétaux et contraintes de santé-sécurité au travail, depuis l’ingénierie jusqu’à la conduite des installations. Le rendement économique du dessalement n’est pas qu’un ratio financier : il agrège l’efficacité énergétique, la disponibilité des équipements, la gestion de la saumure, la qualité de l’eau produite et l’empreinte carbone, dans une logique de gouvernance mesurable. Selon ISO 14001, une revue de management documentée au minimum tous les 12 mois doit relier objectifs, indicateurs et actions correctives; ce cycle permet d’ancrer un pilotage objectif des coûts évités et des impacts. Par ailleurs, le Protocole des gaz à effet de serre préconise une quantification annuelle des émissions (Scope 1 et 2) en tCO₂, ce qui conditionne l’analyse coût-bénéfice des leviers d’efficacité. Le rendement économique du dessalement s’évalue donc autant à l’échelle d’un projet (CAPEX, OPEX, risques) qu’à celle d’un territoire (sécurité hydrique, emploi, acceptabilité), en intégrant la conformité HSE et la résilience opérationnelle. Adopté avec méthode, le rendement économique du dessalement éclaire la hiérarchisation des investissements, la priorisation des maintenances et la soutenabilité des contrats d’approvisionnement énergétique.

Définitions et notions clés

Rendement économique du dessalement
Rendement économique du dessalement

Le rendement économique du dessalement désigne la capacité d’un système de dessalement à convertir des ressources et des dépenses en valeur utile (m³ d’eau conforme, fiabilité, réduction de risques) au meilleur coût total sur le cycle de vie. Quelques notions structurantes guident l’évaluation.

  • Coût actualisé de l’eau (CAE) : coût par m³ intégrant CAPEX, OPEX, énergie, maintenance, renouvellement.
  • Consommation énergétique spécifique (kWh/m³) : repère déterminant sur l’équation économique et carbone.
  • Disponibilité (en %) : part du temps où l’installation délivre le débit et la qualité attendus.
  • Coûts évités : dépenses non engagées grâce à une performance accrue (pannes, pénalités, rejets non conformes).
  • Valeur sociétale : bénéfices territoriaux (sécurité hydrique, continuité de service) rapportés au coût total.

Référence de gouvernance : ISO 50001 attend une planification énergétique chiffrée sur 36 mois assortie d’indicateurs vérifiables; lier les gains en kWh/m³ au CAE est une bonne pratique de pilotage.

Objectifs et résultats attendus

Rendement économique du dessalement
Rendement économique du dessalement

La démarche vise à rendre comparables les scénarios techniques, optimiser les coûts sur la durée, fiabiliser l’exploitation et démontrer la valeur créée pour l’organisation et les parties prenantes.

  • Vérifier la traçabilité des hypothèses économiques, techniques et HSE.
  • Hiérarchiser les leviers de performance (énergie, membranes, récupération d’énergie).
  • Relier disponibilité, qualité et coûts évités aux engagements contractuels.
  • Aligner les indicateurs avec la stratégie climat et eau de l’entreprise.
  • Documenter les risques résiduels et les plans d’atténuation.

Repère normatif : GRI 303-3 recommande la publication annuelle des volumes d’eau prélevés et produits (en m³) et du taux de réutilisation (%), éléments utiles pour relier performance hydrique et résultats économiques.

Applications et exemples

Rendement économique du dessalement
Rendement économique du dessalement
Contexte Exemple Vigilance
Optimisation énergétique Récupération d’énergie sur osmose inverse pour passer de 4,0 à 3,2 kWh/m³ Contrôler l’encrassement; ISO 45001 recommande une évaluation des risques au moins 1 fois/an pour les postes à haute pression
Fiabilisation de la qualité Standardiser la maintenance membranes pour réduire de 30 % les rejets hors spécification Éviter la sous-dotation en compétences; plan de formation annuel formalisé
Réduction des OPEX Négociation d’un contrat d’électricité en base + effacement pour lisser les coûts Anticiper l’empreinte carbone; facteur d’émission de référence 0,4 tCO₂/MWh
Capital humain Parcours de professionnalisation HSE et process pour l’équipe conduite Organiser les évaluations; 2 sessions de recyclage minimum par an, voir la ressource pédagogique NEW LEARNING

Démarche de mise en œuvre de Rendement économique du dessalement

Rendement économique du dessalement
Rendement économique du dessalement

Étape 1 – Cadrage stratégique et périmètre

Objectif : clarifier le périmètre du calcul (usine, réseau associé, énergies), les attentes des parties prenantes et les horizons temporels (court, moyen, long terme). En conseil : formaliser une note de cadrage, établir la matrice des exigences (qualité d’eau, disponibilité, seuils de consommation), définir le référentiel d’indicateurs et les conventions économiques (taux d’actualisation, prix de l’énergie). En formation : développer les compétences pour identifier les données pertinentes et structurer un inventaire fiable. Vigilances : périmètre trop étroit (oublis des utilités, prétraitements), hypothèses énergétiques irréalistes, et absence d’alignement avec la politique climat-eau. Repère : la revue de management ISO 14001 sur 12 mois doit relier objectifs, indicateurs et plans d’action; s’y arrimer garantit traçabilité et cohérence.

Étape 2 – Collecte et fiabilisation des données

Objectif : réunir les historiques (débits, kWh, chimie, maintenance), contrats (énergie, consommables), incidents et arrêts. En conseil : conduire des entretiens, auditer les bases de données, combler les lacunes par des facteurs par défaut transparents; livrer un dictionnaire des données. En formation : entraîner les équipes à qualifier les sources, traiter les incohérences et documenter l’incertitude. Vigilances : homogénéité des unités (m³, kWh), saisonnalité mal traitée, sous-déclaration des incidents. Repères : ISO 50001 demande des frontières énergétiques explicites; viser au moins 24 mois de séries pour lisser les aléas; OCDE recommande une revue de risques documentée tous les 24 mois pour actualiser les hypothèses critiques.

Étape 3 – Modélisation technico-économique

Objectif : relier variables physiques et économiques (CAE, OPEX, CAPEX, coûts évités) et simuler plusieurs scénarios d’équipement et d’exploitation. En conseil : construire le modèle, justifier chaque paramètre, réaliser des analyses de sensibilité et fournir un rapport d’hypothèses. En formation : appropriation des méthodes (bilans matière-énergie, calculs CAE), lecture critique des résultats et des intervalles d’incertitude. Vigilances : double-comptage des gains, sous-estimation des arrêts non planifiés, négligence des externalités (bruit, saumure). Repère : fixer une cible de consommation spécifique de 3,5 kWh/m³ comme jalon prudent, à réviser annuellement selon l’amélioration continue.

Étape 4 – Intégration HSE et conformité

Objectif : intégrer la santé-sécurité et l’environnement dans l’équation économique, incluant risques chimiques, haute pression, bruit et rejets. En conseil : cartographier les scénarios d’accident, chiffrer les coûts évités (pénalités, arrêts, accidents), aligner avec les exigences locales. En formation : développer les réflexes d’analyse des risques et la lecture des plans de contrôle. Vigilances : sous-estimer les coûts de non-qualité (rejets hors norme, dépassements de salinité), et la formation réglementaire. Repères : ISO 45001 recommande une évaluation des risques au moins 1 fois/an; GRI 303-2 incite au suivi des impacts de rejets sur l’eau, avec seuils de conformité quantifiés (par exemple, variation de salinité locale < 2 PSU).

Étape 5 – Arbitrages et feuille de route

Objectif : sélectionner les leviers avec le meilleur ratio gains/coûts/risques, définir la séquence d’exécution et les responsabilités. En conseil : bâtir un portefeuille d’actions (énergie, membranes, récupération d’énergie, pilotage), chiffrer CAPEX/OPEX, planifier les jalons et formaliser la gouvernance. En formation : outiller les équipes pour prioriser, construire des plans d’action chiffrés et suivre les bénéfices. Vigilances : sous-capitalisation, dépendance à une seule hypothèse énergétique, surcharge du planning. Repère : viser une amélioration mesurée de 10 à 15 % sur le CAE sur 18 à 24 mois, assortie d’indicateurs de disponibilité et de qualité d’eau.

Étape 6 – Suivi, revue et amélioration continue

Objectif : installer un pilotage durable du rendement économique du dessalement, avec des revues périodiques et des boucles d’ajustement. En conseil : définir tableaux de bord, rituels de revue, critères de recalage et gabarits de reporting. En formation : renforcer l’autonomie des équipes pour analyser écarts, identifier causes racines et sécuriser les gains. Vigilances : dérive des indicateurs, obsolescence des hypothèses (prix énergie), non-capitalisation des retours d’expérience. Repères : cycle PDCA sur 12 mois; mise à jour des facteurs d’émission au moins 1 fois/an; vérification des consommations spécifiques par essais de performance 2 fois/an pour valider les économies réelles.

Pourquoi viser un rendement économique du dessalement élevé ?

Rendement économique du dessalement
Rendement économique du dessalement

Un rendement économique du dessalement élevé renforce la résilience hydrique, l’acceptabilité et la performance financière, tout en réduisant l’exposition aux aléas énergétiques. La question « pourquoi viser un rendement économique du dessalement élevé ? » se pose d’abord en termes de valeur sur le cycle de vie : une baisse de 0,5 kWh/m³ peut représenter des économies substantielles sur 20 ans, surtout si l’énergie pèse plus de 30 % de l’OPEX. « Pourquoi viser un rendement économique du dessalement élevé ? » renvoie aussi aux exigences de transparence : GRI recommande la publication d’indicateurs d’eau et d’énergie en m³ et kWh, ce qui structure la redevabilité. Enfin, « pourquoi viser un rendement économique du dessalement élevé ? » relève de la maîtrise des risques HSE et contractuels : moins d’arrêts, moins de rejets hors spécification, donc moins de pénalités. Une bonne pratique consiste à adosser la gouvernance à une revue de management annuelle (12 mois) et à des seuils d’alerte documentés. Le rendement économique du dessalement crée ainsi des marges d’arbitrage en CAPEX/OPEX, soutient les trajectoires climat et sécurise la continuité de service.

Dans quels cas le rendement économique du dessalement devient stratégique ?

Le rendement économique du dessalement devient stratégique lorsque la dépendance à l’eau désalinisée dépasse 25 % d’un mix d’approvisionnement, lorsque les prix de l’électricité sont volatils, ou lorsque les engagements de qualité et de disponibilité sont stricts. « Dans quels cas le rendement économique du dessalement devient stratégique ? » se vérifie également dès qu’un territoire est soumis à des pénuries récurrentes, car chaque point de disponibilité gagné se traduit en bénéfices sociétaux. « Dans quels cas le rendement économique du dessalement devient stratégique ? » inclut les contextes à haute sensibilité environnementale où la saumure et l’énergie carbonée exposent à risques réputationnels. Repères : une cartographie des risques tous les 24 mois (bonne pratique OCDE) et un suivi mensuel des consommations spécifiques permettent d’anticiper les écarts critiques. Le rendement économique du dessalement structure alors les décisions d’investissement (récupération d’énergie, photovoltaïque couplé, contrats d’effacement) et les politiques de maintenance proactive, dans une logique de sécurisation des coûts et de conformité.

Comment choisir les indicateurs du rendement économique du dessalement ?

Choisir les indicateurs du rendement économique du dessalement suppose de relier résultats techniques, coûts et risques, tout en restant auditables. « Comment choisir les indicateurs du rendement économique du dessalement ? » implique de retenir un noyau dur : CAE (€/m³), consommation spécifique (kWh/m³), disponibilité (%), taux de rejets conformes (%), émissions (kg CO₂/m³), coûts évités (€/an). « Comment choisir les indicateurs du rendement économique du dessalement ? » nécessite aussi d’aligner les fréquences de mesure et les seuils d’alerte avec la gouvernance : ISO 50001 recommande des objectifs et revues périodiques, et GRI 303-3 appelle à une publication annuelle en m³ et %. Le rendement économique du dessalement gagne en robustesse si chaque indicateur dispose d’une définition, d’une source, d’une fréquence et d’un responsable. Repère opérationnel : définir des tolérances (par exemple ±5 % sur le CAE trimestriel) et déclencher des analyses de causes dès franchissement. Cette sélection évite l’infobésité, cible les leviers à plus fort impact et fiabilise les arbitrages.

Vue méthodologique et structurante

Le rendement économique du dessalement se consolide par une architecture d’indicateurs, une gouvernance d’examen périodique et des règles de modélisation stables. En articulation avec la stratégie climat-eau, les tableaux de bord doivent relier kWh/m³, CAE, disponibilité, rejets conformes et émissions (kg CO₂/m³). Une revue de direction tous les 12 mois, avec jalons intermédiaires trimestriels, solidifie la traçabilité. Le rendement économique du dessalement s’ancre aussi dans la maîtrise des risques : cartographies actualisées tous les 24 mois, essais de performance 2 fois/an et formations ciblées. Cette structuration accélère l’amélioration continue, réduit l’incertitude et sécurise la valeur créée, qu’elle soit financière, opérationnelle ou sociétale.

Option Avantages Limites
Optimisation énergie seule Gains rapides sur kWh/m³; impact CO₂ immédiat Effet plafonnant si disponibilité reste faible; risques de transferts de coûts
Maintenance proactive augmentée Hausse de disponibilité; baisse des rejets hors spécification CAPEX/OPEX de montée en compétences; besoin de données fiables
Réingénierie du procédé Potentiel de réduction durable du CAE et des risques CAPEX élevé; fenêtre de mise en œuvre à planifier sans perturber le service

Sur le plan du pilotage, le rendement économique du dessalement gagne en lisibilité si les seuils sont normalisés : cible de consommation spécifique (par exemple 3,5 kWh/m³), disponibilité minimale (par exemple 92 %), et tolérance CAE trimestrielle (±5 %). Références : ISO 14001 pour la cohérence objectifs-indicateurs, ISO 50001 pour la performance énergétique. La combinaison de ces repères réduit l’exposition aux écarts et facilite la priorisation des projets, tout en alignant budgets et résultats opérationnels.

  • Définir le cadre et les hypothèses
  • Collecter et fiabiliser les données
  • Modéliser et tester les scénarios
  • Arbitrer et planifier l’exécution
  • Suivre, revoir et améliorer

Enfin, le rendement économique du dessalement s’évalue en continu : indicateurs mensuels consolidés, analyses de sensibilité semestrielles et revues annuelles. En documentant chiffres et décisions, l’organisation renforce sa capacité d’apprentissage, anticipe les variations de contexte (prix d’énergie, réglementation) et sécurise sa trajectoire de performance.

Sous-catégories liées à Rendement économique du dessalement

Coût du dessalement de l eau

Le Coût du dessalement de l eau résume la combinaison des dépenses d’investissement, d’exploitation, d’énergie, de maintenance et de conformité nécessaires pour délivrer un m³ d’eau conforme. Dans l’analyse, le Coût du dessalement de l eau doit intégrer la consommation spécifique (kWh/m³), les consommables (membranes, réactifs), la gestion de la saumure et les arrêts planifiés/non planifiés. Le rendement économique du dessalement s’éclaire lorsque ce coût est rapporté à la disponibilité et à la qualité, afin d’identifier les coûts évités (pénalités, rebuts, interventions d’urgence). Selon une bonne pratique ISO 50001, une trajectoire d’amélioration sur 36 mois documente les gains énergétiques et leur traduction économique. Le Coût du dessalement de l eau doit aussi tenir compte du facteur d’émission de l’électricité (par exemple 0,4 tCO₂/MWh) pour refléter la taxe carbone interne. Repère d’exploitation : viser une disponibilité minimale de 92 % et un ajustement trimestriel des hypothèses si l’écart dépasse ±5 %. Pour en savoir plus sur Coût du dessalement de l eau, cliquez sur le lien suivant : Coût du dessalement de l eau

Modèles de financement des projets de dessalement

Les Modèles de financement des projets de dessalement conditionnent la répartition des risques, le coût du capital et la flexibilité opérationnelle. Entre financement sur bilan, dette de projet, concessions ou contrats de type BOOT, le choix influe sur les obligations de performance et les garanties. Les Modèles de financement des projets de dessalement robustes alignent les incitations sur des indicateurs mesurables (kWh/m³, disponibilité, CAE) et prévoient des mécanismes d’ajustement. Le rendement économique du dessalement y gagne en prévisibilité lorsque les clauses d’indexation énergétique et de partage des gains sont explicites. Repères : analyses de sensibilité au taux d’actualisation par pas de 1 %, tests de robustesse sur +/-20 % du prix de l’électricité, et revue des obligations HSE au moins tous les 12 mois conformément aux référentiels de management. Les Modèles de financement des projets de dessalement doivent également prévoir des enveloppes de renforcement de compétences (au moins 2 sessions/an) pour sécuriser la disponibilité. Pour en savoir plus sur Modèles de financement des projets de dessalement, cliquez sur le lien suivant : Modèles de financement des projets de dessalement

Économie circulaire et dessalement

Économie circulaire et dessalement se rejoignent par la valorisation de co-produits, la réduction des consommations et la réutilisation des effluents. Les approches Économie circulaire et dessalement incluent l’optimisation des prétraitements, la récupération d’énergie, la minimisation des rejets de saumure et l’intégration d’énergies renouvelables locales. Le rendement économique du dessalement en bénéficie via la baisse des OPEX, la réduction des pénalités potentielles et l’amélioration de l’acceptabilité. Repères : objectifs de réduction d’achat de réactifs de 10–15 % en 18 mois, taux de conformité des rejets supérieur à 98 %, et suivi GRI 306 des déchets/process. Économie circulaire et dessalement suppose un pilotage transversal avec indicateurs mensuels et audits ciblés 2 fois/an pour valider la réalité des gains. La quantification des co-bénéfices (kg CO₂ évités, m³ d’eau réutilisés) renforce l’argumentaire économique et sociétal, tout en guidant les arbitrages d’investissement. Pour en savoir plus sur Économie circulaire et dessalement, cliquez sur le lien suivant : Économie circulaire et dessalement

Partenariats public privé dans le dessalement

Les Partenariats public privé dans le dessalement structurent la répartition des rôles entre autorité publique, développeur et exploitant, en mutualisant investissements et risques. Pour être efficaces, les Partenariats public privé dans le dessalement fixent des indicateurs contractuels clairs (disponibilité ≥ 92 %, conformité de la qualité ≥ 99 %, consommation spécifique cible) et des mécanismes d’ajustement transparents. Le rendement économique du dessalement se consolide lorsque la matrice de risques (construction, énergie, environnement, HSE) est revue tous les 24 mois, et que les plans de formation prévoient au moins 2 sessions/an pour la conduite et la maintenance. Repères de gouvernance : clauses de pénalités graduées, bonus sur gains énergétiques vérifiés, et comités de revue trimestriels. Les Partenariats public privé dans le dessalement requièrent une traçabilité intégrale des hypothèses économiques et techniques, afin d’éviter les asymétries d’information et d’assurer la soutenabilité financière et opérationnelle du service. Pour en savoir plus sur Partenariats public privé dans le dessalement, cliquez sur le lien suivant : Partenariats public privé dans le dessalement

FAQ – Rendement économique du dessalement

Quelle différence entre coût actualisé de l’eau et OPEX annuel ?

Le coût actualisé de l’eau agrège, sur la durée de vie, investissements, coûts d’exploitation, renouvellements et coûts de fin de vie pour obtenir un coût par m³ comparable entre scénarios. L’OPEX annuel ne reflète qu’une photographie des charges d’une année (énergie, maintenance, consommables, personnel). Pour analyser le rendement économique du dessalement, le coût actualisé permet d’intégrer les effets d’apprentissage, les économies d’énergie futures et les remplacements majeurs; l’OPEX sert au pilotage opérationnel et au suivi des écarts. Bonne pratique : mettre à jour les hypothèses clés (prix de l’électricité, taux d’actualisation) au moins 1 fois/an et réaliser des analyses de sensibilité (+/-20 %) pour mesurer la robustesse des résultats. Ainsi, on évite de survaloriser des gains conjoncturels et on sécurise les arbitrages d’investissement.

Comment intégrer l’empreinte carbone dans l’évaluation économique ?

L’intégration de l’empreinte carbone consiste à convertir les kWh consommés en émissions (kg CO₂/m³) via un facteur d’émission du mix électrique, puis à appliquer une valeur interne du carbone (€/tCO₂) aux scénarios. Cette approche rend comparables des options d’efficacité énergétique, d’énergies renouvelables ou d’effacement. Pour refléter fidèlement le rendement économique du dessalement, il est recommandé d’actualiser annuellement le facteur d’émission et de documenter la valeur du carbone retenue. Repères : définir un suivi mensuel des kWh/m³, une revue annuelle des facteurs d’émission et une analyse de sensibilité sur +/-30 % de la valeur carbone. La gouvernance (ISO 50001 et politiques climat internes) doit relier objectifs carbone et plans d’action, afin que les gains énergétiques se traduisent en économies réelles et durables.

Quels indicateurs suivre pour relier performance et disponibilité ?

Le socle comprend la consommation spécifique (kWh/m³), la disponibilité (%), le taux de rejets conformes (%) et le coût actualisé de l’eau (€/m³). On y ajoute les coûts évités (pénalités, rebuts), les émissions (kg CO₂/m³) et les heures d’arrêt non planifié. Pour objectiver le rendement économique du dessalement, chaque indicateur doit être défini (source, méthode de calcul), doté d’une fréquence (mensuelle/trimestrielle) et d’un responsable. Repères : essais de performance 2 fois/an pour valider les kWh/m³ et audits de données annuels pour fiabiliser la disponibilité. L’important est la cohérence : les gains énergétiques doivent se refléter dans le CAE, et les hausses de disponibilité dans les coûts évités, afin de démontrer un lien clair entre technique, économie et service rendu.

Comment traiter l’incertitude des données et hypothèses ?

Il faut d’abord qualifier les sources (traçabilité, complétude), harmoniser les unités et documenter les interpolations. Ensuite, on réalise des analyses de sensibilité sur les variables dominantes (prix énergie, disponibilité, durée de vie membranes) et on présente des fourchettes de résultats. Pour fiabiliser le rendement économique du dessalement, on associe une revue de données annuelle et des contrôles ponctuels par essais de performance. Repères : séries chronologiques d’au moins 24 mois, variations testées à +/-20 %, et justification écrite des facteurs par défaut. La communication des incertitudes n’affaiblit pas la décision; elle la renforce en rendant explicites les marges d’erreur et les conditions de validité des conclusions.

Quelle place pour la santé-sécurité dans l’équation économique ?

La santé-sécurité impacte directement la continuité de service, les coûts d’assurance et les pénalités éventuelles. Intégrer l’évaluation des risques (chimie, haute pression, bruit) et les plans de formation réduit les arrêts non planifiés et sécurise la qualité. Dans le rendement économique du dessalement, ces actions se traduisent par des coûts évités mesurables (heures perdues, incidents, non-conformités). Repères : évaluation des risques au moins 1 fois/an (ISO 45001), exercices de sécurité 2 fois/an, et taux de formation > 90 % pour les postes critiques. Ainsi, la performance HSE n’est pas accessoire : elle stabilise les indicateurs économiques et renforce la fiabilité opérationnelle sur le long terme.

Quand réviser la feuille de route d’optimisation ?

La feuille de route doit être révisée à échéances fixes et en cas d’événements déclencheurs. En routine, une revue annuelle alignée sur la revue de direction (12 mois) permet d’ajuster les priorités. Événements déclencheurs : variations énergétiques >20 %, incidents majeurs, changements réglementaires, ou performance dégradée sur 2 trimestres consécutifs. Pour préserver le rendement économique du dessalement, il convient d’adosser chaque révision à des données vérifiées (essais 2 fois/an) et à des scénarios de sensibilité mis à jour. Cette discipline évite l’inertie, maintient l’alignement avec les objectifs climat-eau et garantit que les investissements restent pertinents face à l’évolution des contextes technique et économique.

Notre offre de service

Nous accompagnons les organisations dans la structuration de leurs référentiels d’indicateurs, l’audit de données, la modélisation technico-économique et l’animation de la gouvernance de performance, afin d’objectiver le rendement économique du dessalement et de sécuriser les arbitrages. Selon les besoins, l’appui prend la forme d’un diagnostic outillé, d’ateliers de priorisation et de formations opérationnelles pour renforcer l’autonomie des équipes. Nos interventions s’intègrent aux systèmes de management existants et favorisent l’amélioration continue, de la mesure jusqu’à la mise en œuvre. Pour découvrir nos domaines d’appui et des exemples de livrables, consultez nos services.

Pour toute question ou suggestion d’amélioration, partagez vos retours et consolidez vos repères internes pour une performance durable.

Pour en savoir plus sur Économie et financement du dessalement, consultez : Économie et financement du dessalement

Pour en savoir plus sur Dessalement de l eau et ressources non conventionnelles, consultez : Dessalement de l eau et ressources non conventionnelles