Les crédits carbone traduisent une promesse mesurable: chaque unité représente une tonne d’équivalent dioxyde de carbone évitée ou retirée de l’atmosphère, conformément à des référentiels reconnus. Utilisés pour compléter une stratégie de réduction à la source, les crédits carbone servent surtout à compenser des émissions résiduelles, quand la technologie, les coûts ou les contraintes d’exploitation empêchent une baisse immédiate. Leur crédibilité repose sur des cadres de vérification, de traçabilité et d’intégrité environnementale, inspirés des bonnes pratiques de quantification des gaz à effet de serre. Plusieurs normes structurent les exigences de mesure et de vérification, comme ISO 14064-1:2018 pour les inventaires d’émissions et ISO 14068-1:2023 pour les allégations de neutralité. Les organisations qui mobilisent des crédits carbone doivent articuler gouvernance, risque et science du climat: calcul rigoureux, priorisation des réductions, achat de projets additionnels et permanents, puis communication claire. Au-delà d’un mécanisme financier, l’enjeu est systémique: orienter des flux vers des projets bas carbone de qualité, tout en évitant l’effet d’aubaine. Les crédits carbone ne dispensent jamais d’un plan de transformation interne; ils complètent un pilotage structuré, transparent et auditable, aligné sur les cadres de référence du protocole gaz à effet de serre (révisions 2004/2015) et sur les exigences de revue périodique (12 mois) recommandées pour la conformité et la crédibilité des rapports.
Définitions et notions clés

Le domaine des crédits carbone s’appuie sur un vocabulaire précis pour garantir la comparabilité et l’intégrité des déclarations climatiques. Les principaux termes concernent la nature du projet (éviter des émissions ou retirer du carbone), l’exigence d’additionnalité (preuve que le projet n’aurait pas existé sans le financement), la permanence du stockage, la mesure, le suivi, l’audit et la traçabilité des unités. Les méthodologies encadrent le calcul, la ligne de base et la gestion des fuites. Les systèmes de registre assurent l’unicité, évitant la double comptabilisation lors de l’utilisation ou de l’annulation d’unités. Les principes de qualité s’alignent sur des bonnes pratiques reconnues: quantification cohérente, preuve documentaire, vérification par un tiers indépendant et publication de synthèses accessibles. Dans les organisations, ces notions se traduisent en procédures, seuils d’acceptation et contrôles internes adaptés au risque.
- Additionnalité: démonstration que la réduction n’aurait pas eu lieu sans le projet.
- Permanence: garantie que la réduction ou le stockage perdure sur la durée.
- Traçabilité: enregistrement unique des unités et annulation lors de l’usage.
- Mesure et vérification: méthodes transparentes et auditables par un tiers.
Repère normatif: l’évaluation de projets peut s’inspirer d’ISO 14064-2:2019 pour la quantification et la validation de réductions d’émissions à l’échelle de projets.
Objectifs et résultats attendus

Les crédits carbone visent à traiter un reliquat d’émissions après réduction interne, accélérer le financement de solutions climatiques et soutenir des co-bénéfices sociaux et environnementaux. Les résultats attendus couvrent la réduction des risques de transition, l’alignement stratégique avec les trajectoires climatiques et l’amélioration de la transparence vis-à-vis des parties prenantes. Bien utilisés, ils renforcent la crédibilité d’une démarche de décarbonation en apportant une réponse temporaire à des contraintes techniques, tout en incitant à l’innovation interne. Les organisations doivent définir des critères de sélection rigoureux, aligner les volumes achetés sur leurs émissions résiduelles, documenter les arbitrages et assurer une communication factuelle. Les indicateurs suivent l’usage des unités, la performance des projets et l’évolution des émissions directes et indirectes. Une gouvernance claire fixe les responsabilités, les contrôles et le calendrier des revues de conformité.
- Prioriser la réduction interne, puis traiter le reliquat avec des unités de qualité.
- Assurer l’alignement des volumes achetés sur les émissions résiduelles annuelles.
- Vérifier la robustesse des méthodes de mesure, suivi et vérification des projets.
- Documenter l’annulation des unités et la traçabilité dans les registres.
- Publier un rapport clair sur la sélection et la performance des projets soutenus.
Repère normatif: la déclaration de neutralité repose sur des pratiques type PAS 2060:2014, qui exigent un plan de réduction et une compensation crédible des émissions résiduelles.
Applications et exemples

Les organisations utilisent les crédits pour compenser des émissions difficiles à réduire à court terme, soutenir des innovations de captage et financer des transitions territoriales. Les secteurs à process lourds, les chaînes logistiques dispersées et les services numériques à forte croissance s’y intéressent pour gérer des contraintes techniques ou temporelles. Pour une mise à niveau des compétences, un parcours de formation peut être utile, à l’image de la ressource éducative proposée par NEW LEARNING, mobilisable pour sensibiliser les équipes HSE.
| Contexte | Exemple | Vigilance |
|---|---|---|
| Process industriel incompressible | Compensation du reliquat via projets d’efficacité énergétique | Vérifier l’additionnalité et la non-double comptabilisation |
| Transport longue distance | Achat d’unités liées au fret plus propre | Éviter le greenwashing et aligner avec la réduction interne |
| Numérique à forte croissance | Soutien à des projets de reboisement certifiés | Garantir la permanence et la mesure des stocks |
| Immobilier et bâtiment | Appui à la rénovation énergétique territoriale | Évaluer les fuites et la ligne de base robuste |
Repère de gouvernance: des seuils de qualité inspirés d’ICVCM 2023 aident à trier les projets et à renforcer la crédibilité des achats d’unités.
Démarche de mise en œuvre de Crédits carbone

Cadrage et gouvernance de la démarche
Le cadrage fixe le périmètre d’émissions à traiter, les rôles, le calendrier et les critères de qualité des unités. En conseil, l’équipe réalise un diagnostic initial, formalise une politique d’usage et définit des seuils d’acceptation, y compris les principes d’additionnalité et de permanence. En formation, les acteurs internes acquièrent les compétences pour appliquer ces critères et comprendre les registres, l’annulation d’unités et la documentation requise. Point de vigilance: la tentation de formuler trop tôt une allégation de neutralité sans trajectoire de réduction robuste. Un repère utile consiste à aligner les règles internes sur ISO 14068-1:2023 et à planifier une revue annuelle (12 mois) des choix, avec vérification indépendante programmée selon ISO 19011:2018 pour la conduite d’audits.
Mesure des émissions et détermination du reliquat
La mesure précise des émissions est la base du volume d’unités à mobiliser. En conseil, on cartographie les scopes, choisit des facteurs d’émission, vérifie la complétude et consolide les données, avec des contrôles qualité et une estimation des incertitudes. En formation, on outille les équipes pour reproduire le calcul et tenir à jour la base, y compris les changements d’activité. Point de vigilance: la sous-estimation du scope 3 qui fausserait le reliquat. Un repère pratique est de viser une couverture d’au moins 95 % des émissions prioritaires, en cohérence avec les principes du protocole gaz à effet de serre et des lignes directrices ISO 14064-1:2018, avec une revue méthodologique tous les 24 mois.
Hiérarchie: éviter, réduire, puis compenser
La hiérarchie d’action structure la décision: d’abord éviter les émissions, ensuite réduire, enfin compenser le reliquat. En conseil, on hiérarchise les leviers, on évalue les coûts marginaux de réduction et on arbitre les échéanciers d’investissement. En formation, on outille les managers à prioriser les projets internes et à justifier les choix devant les parties prenantes. Point de vigilance: l’achat d’unités comme substitut à des actions internes nécessaires. Un repère de gouvernance s’inspire des trajectoires 1,5 °C (SBTi 2021) pour fixer des cibles temporelles et du référentiel ISO 31000:2018 pour cartographier les risques de réputation liés à la communication sur les crédits.
Sélection et achat des unités
La sélection s’appuie sur des critères de qualité, des méthodologies reconnues et une évaluation des co-bénéfices. En conseil, on construit une grille multicritères (additionnalité, permanence, fuites, co-bénéfices, risque pays), on diligente une diligence raisonnable et on prépare les dossiers d’achat et d’annulation. En formation, on apprend à lire un registre, à comprendre une méthodologie et à identifier les signaux d’alerte. Point de vigilance: la double comptabilisation potentielle et des méthodologies obsolètes. Des repères utiles incluent l’alignement avec des standards de projet publiés et la vérification par un tiers selon ISO 14064-3:2019, avec conservation des preuves pendant au moins 5 ans.
Suivi, reporting et amélioration continue
Le suivi assure la traçabilité des unités, la cohérence entre achats et reliquat, et la consolidation des preuves. En conseil, on met en place un registre interne, on prépare le rapport annuel, on structure la revue de direction et on définit un plan d’amélioration. En formation, on développe les compétences de reporting, la maîtrise des indicateurs et la préparation d’audits. Point de vigilance: la communication publique trop ambitieuse au regard des incertitudes. Un repère consiste à publier un rapport aligné sur les attentes de transparence (TCFD 2017) et à documenter l’annulation des unités avec identifiant unique; la revue indépendante peut être planifiée tous les 12 mois pour consolider la crédibilité.
Pourquoi utiliser des crédits carbone ?

Se demander pourquoi utiliser des crédits carbone conduit à clarifier la place du mécanisme dans une stratégie climat: traiter un reliquat d’émissions quand les leviers internes ne suffisent pas à court terme, tout en finançant des solutions d’atténuation. L’argument principal pour expliquer pourquoi utiliser des crédits carbone repose sur la gestion des contraintes de temps, de technologie et d’investissement: l’organisation met en œuvre ses réductions, mais couvre l’écart résiduel avec des unités de qualité. Un second motif, souvent sous-estimé, complète le raisonnement: pourquoi utiliser des crédits carbone pour soutenir des projets à co-bénéfices sociaux et environnementaux dans les territoires. L’usage responsable suppose d’éviter toute substitution aux réductions internes et de publier une information claire sur la hiérarchie d’action. Un repère de bonne pratique s’inspire d’ISO 14068-1:2023 pour encadrer les allégations et d’un cycle de revue annuel (12 mois) afin d’ajuster volumes et critères à la lumière des progrès de décarbonation. Les crédits carbone doivent rester un complément temporaire à une trajectoire de réduction alignée sur 1,5 °C.
Dans quels cas privilégier des crédits carbone volontaires ?
La question pose un choix de contexte: dans quels cas privilégier des crédits carbone volontaires lorsque les émissions résiduelles sont inévitables à court terme, que la maîtrise des coûts impose un étalement des investissements et que des projets crédibles sont disponibles. On privilégie des crédits carbone volontaires quand l’entreprise a défini des objectifs de réduction, une méthodologie de mesure rigoureuse et une politique d’achat claire. Dans quels cas privilégier des crédits carbone volontaires si la chaîne d’approvisionnement génère une part élevée d’émissions difficiles à contrôler directement, ou si l’organisation souhaite soutenir des solutions de retrait durable tout en accélérant ses réductions. La diligence raisonnable inclut l’examen de l’additionnalité, de la permanence et des risques pays. Un repère provient du cadre d’intégrité publié en 2023 par une instance internationale d’évaluation (ICVCM 2023), qui établit des critères minimaux pour la qualité des unités et la transparence. Les crédits carbone sont alors mobilisés en cohérence avec le plan interne, et la déclaration publique indique clairement le périmètre, les volumes et la hiérarchie d’action.
Comment choisir un projet de crédit carbone fiable ?
Savoir comment choisir un projet de crédit carbone fiable implique d’évaluer méthodologie, additionnalité, permanence, risques de fuite et robustesse du suivi. Pour déterminer comment choisir un projet de crédit carbone fiable, on examine la transparence des hypothèses de ligne de base, la qualité de la vérification par un tiers et la solidité du registre. Il est utile de vérifier si la méthodologie est à jour, si des audits périodiques indépendants sont disponibles et si les co-bénéfices sont documentés par des indicateurs vérifiables. Se demander comment choisir un projet de crédit carbone fiable conduit aussi à comparer des cadres reconnus publiquement, par exemple des standards de projet qui publient des revues méthodologiques datées, comme des mises à jour 2017 ou 2021 sur lesquelles s’alignent les développeurs. Un repère de gouvernance consiste à exiger un identifiant unique par tonne (1 tCO2e) et une preuve d’annulation, ainsi qu’une revue de conformité documentaire tous les 24 mois. Les crédits carbone viennent ensuite compléter une stratégie de réduction interne, sans la remplacer.
Jusqu’où aller avec la compensation par crédits ?
La question jusqu’où aller avec la compensation par crédits renvoie à la hiérarchie d’action et au risque de sur-promesse. Déterminer jusqu’où aller avec la compensation par crédits suppose d’avoir d’abord fixé des objectifs de réduction ambitieux, avec des jalons temporels, et de limiter l’usage des unités au seul reliquat calculé. Le pilotage de jusqu’où aller avec la compensation par crédits s’inscrit dans une gouvernance qui documente les hypothèses, distingue clairement les scopes et explique la logique d’arbitrage. Un repère d’intégrité propose de n’autoriser des allégations de neutralité qu’une fois la réduction interne démontrée, conformément à l’esprit d’ISO 14068-1:2023, et à des trajectoires cohérentes avec 1,5 °C (références publiées depuis 2021). Il est pertinent de fixer un plafond interne de recours temporaire aux unités, révisé annuellement, et de publier les volumes compensés avec le détail des projets. Les crédits carbone restent un levier d’appoint, utile mais encadré, au service de la transformation structurelle.
Vue méthodologique et structurante
Les crédits carbone s’intègrent dans un cadre de gouvernance qui articule mesure, hiérarchie d’action et transparence. La logique structurante impose d’abord une base de calcul fiable, la fixation d’objectifs compatibles avec 1,5 °C, puis l’identification du reliquat à compenser. La crédibilité dépend d’un registre interne, de l’annulation d’unités et d’une vérification indépendante. Deux repères facilitent la cohérence: viser une couverture de 100 % des scopes 1 et 2, et au moins 67 % des émissions significatives du scope 3 en phase initiale, puis progresser selon un plan annuel. Chaque unité représente 1 tCO2e et doit être associée à un identifiant unique et à une preuve d’annulation. Un cycle de revue à 12 mois permet d’adapter les critères d’achat au progrès des réductions internes. Les crédits carbone ne sont pas une fin en soi: ils complètent un portefeuille de leviers techniques et organisationnels qui doit rester prioritaire.
| Dimension | Réduction interne | Compensation par crédits |
|---|---|---|
| Contrôle | Élevé, dépend de l’organisation | Moyen, dépend du standard et du registre |
| Délai d’impact | Moyen à long terme | Rapide après annulation des unités |
| Coût marginal | Variable, investissement initial | Prix à la tonne (1 tCO2e) |
| Risque de réputation | Faible si résultats mesurés | Élevé si substitution aux réductions |
| Exigences de preuve | Données d’activité, facteurs d’émission | Registre, identifiant, attestation d’annulation |
Flux de travail recommandé:
- Mesurer et consolider les émissions (revue annuelle).
- Déployer les actions d’évitement et de réduction prioritaires.
- Identifier le reliquat et définir les critères d’achat.
- Acquérir, annuler et tracer les unités, puis auditer.
Des repères de conformité utiles incluent ISO 14064-3:2019 pour la vérification par un tiers et ISO 19011:2018 pour la conduite d’audit. Les crédits carbone, utilisés 3 à 6 fois dans le cycle de reporting pour illustrer les arbitrages, doivent rester un instrument de transition. La documentation interne conserve les preuves pendant au moins 5 ans, et la revue de direction statue annuellement sur l’adaptation des critères, la progression des réductions et l’ajustement des volumes compensés.
Sous-catégories liées à Crédits carbone
Compensation carbone définition
La rubrique Compensation carbone définition clarifie les principes, le périmètre et la logique d’usage des unités pour couvrir des émissions résiduelles. On y explicite pourquoi Compensation carbone définition insiste sur l’additionnalité des projets, la permanence du stockage et la traçabilité des annulations. Dans Compensation carbone définition, la hiérarchie d’action est centrale: éviter et réduire d’abord, compenser ensuite, en cohérence avec un plan de décarbonation. Les crédits carbone y sont présentés comme un complément encadré, fondé sur des preuves, avec une gouvernance documentée. Un repère normatif utile est la référence PAS 2060:2014 pour encadrer les allégations de neutralité, combinée à ISO 14068-1:2023 pour structurer la communication. La page détaille aussi des exemples de registres et des critères de sélection, afin de limiter les risques de double comptabilisation et de greenwashing. Elle rappelle que la revue annuelle (12 mois) des politiques d’achat est recommandée pour rester aligné avec la progression des réductions internes. Pour plus d’information sur Compensation carbone définition, clic sur le lien suivant: Compensation carbone définition
Projets de compensation carbone
La section Projets de compensation carbone décrit les types de projets (évitement, efficacité, énergies renouvelables, reboisement, agroforesterie, solutions fondées sur la nature) et leurs critères de qualité. Projets de compensation carbone explique la manière d’évaluer l’additionnalité, la permanence et les risques de fuite, avec des exemples d’indicateurs de co-bénéfices. Dans Projets de compensation carbone, on aborde la due diligence: analyse du pays, historique des audits, maturité des méthodologies et transparence des registres. Les crédits carbone sont positionnés comme un levier de financement conditionné à la vérification par un tiers. Un repère chiffré de gouvernance consiste à exiger un identifiant unique par unité (1 tCO2e) et une preuve d’annulation, avec conservation des pièces au moins 5 ans. La page illustre aussi les écarts de prix selon le risque et la nature des projets, et fournit des grilles de lecture pour prioriser la qualité. Pour plus d’information sur Projets de compensation carbone, clic sur le lien suivant: Projets de compensation carbone
Limites de la compensation carbone
La page Limites de la compensation carbone aide à identifier les zones de risque: substitution aux réductions internes, méthodologies fragiles, double comptabilisation, permanence incertaine ou communication ambiguë. Limites de la compensation carbone met en avant les dilemmes opérationnels: pression budgétaire, incertitudes de mesure, dépendance à des projets externes. Dans Limites de la compensation carbone, on insiste sur la hiérarchie d’action et sur le besoin d’un plan robuste de transformation, complété par une compensation strictement limitée au reliquat. Les crédits carbone y sont reconnus comme utiles mais non suffisants pour atteindre des objectifs de long terme. Des repères normatifs orientent la prudence: alignement sur ISO 14068-1:2023 pour les allégations, revue annuelle (12 mois), seuils internes de recours temporaire, et transparence des volumes et projets. La section propose des scénarios illustrant les erreurs fréquentes et des parades de gouvernance. Pour plus d’information sur Limites de la compensation carbone, clic sur le lien suivant: Limites de la compensation carbone
Neutralité carbone et compensation
La rubrique Neutralité carbone et compensation clarifie la différence entre neutralité organisationnelle et neutralité de produits, et les conditions strictes d’allégation. Neutralité carbone et compensation explique que la neutralité suppose des réductions substantielles, la couverture du reliquat par des unités de qualité et une communication cadrée. Dans Neutralité carbone et compensation, on détaille les preuves requises, l’annulation des unités et les limites d’interprétation. Les crédits carbone y sont intégrés comme un levier final, utilisé de manière transparente. Un repère de gouvernance consiste à articuler les exigences PAS 2060:2014 et ISO 14068-1:2023, avec une revue indépendante planifiée, et des objectifs compatibles avec 1,5 °C (jalons publiés depuis 2021). La section présente des exemples d’allégations acceptables et non acceptables, afin d’éviter les sur-promesses et de renforcer la crédibilité externe. Pour plus d’information sur Neutralité carbone et compensation, clic sur le lien suivant: Neutralité carbone et compensation
FAQ – Crédits carbone
Quelle différence entre réduction interne et compensation ?
La réduction interne diminue directement les émissions de l’organisation via des actions opérationnelles (efficacité, substitution énergétique, changement de procédés). La compensation intervient uniquement pour couvrir un reliquat, en finançant des projets externes certifiés dont les réductions ou retraits sont quantifiés. Les crédits carbone sont donc un complément, pas une alternative: ils ne remplacent pas la transformation des activités. Les bonnes pratiques exigent une hiérarchie claire (éviter, réduire, compenser), une mesure fiable des émissions et une traçabilité des unités annulées. Les bénéfices combinent gestion des contraintes court terme et soutien à des solutions climatiques, mais l’organisation doit limiter le risque de réputation par une communication factuelle. L’alignement sur des repères comme ISO 14068-1:2023 et une revue annuelle renforce la crédibilité du dispositif.
Comment s’assurer de la qualité d’un crédit ?
La qualité d’un crédit repose sur l’additionnalité, la permanence, la mesure vérifiable, les fuites contrôlées et la traçabilité. Un projet robuste publie une méthodologie transparente, des audits indépendants réguliers et dispose d’un registre garantissant l’unicité des unités. Les crédits carbone doivent être associés à un identifiant unique, à une attestation d’annulation et à des preuves documentaires conservées plusieurs années. Une grille multicritères, des seuils d’acceptation et une diligence raisonnable structurent le choix. Les repères de gouvernance incluent la vérification par un tiers (ISO 14064-3:2019) et la cohérence avec un plan de réduction interne ambitieux. La revue périodique des critères (12 à 24 mois) permet de tenir compte des mises à jour méthodologiques.
Peut-on déclarer une neutralité pour une année donnée ?
Déclarer une neutralité nécessite de démontrer des réductions substantielles et de compenser le reliquat avec des unités de qualité, dans un cadre d’allégation précis. Les crédits carbone ne suffisent pas: il faut un plan documenté, des objectifs de réduction alignés sur la science et une communication prudente. Les repères de bonnes pratiques, comme PAS 2060:2014 et ISO 14068-1:2023, exigent un dossier de preuve (mesure, sélection de projets, annulation des unités, rapport public). La neutralité doit être associée à une période, à un périmètre et à une méthodologie explicites. Une revue indépendante est fortement recommandée afin de limiter le risque de sur-promesse et d’améliorer la transparence vis-à-vis des parties prenantes.
Quels risques principaux sont associés à la compensation ?
Les risques incluent la substitution aux réductions internes, la fragilité méthodologique (additionnalité, permanence), la double comptabilisation, l’insuffisante traçabilité et la communication ambiguë. Les crédits carbone exposent aussi à des risques pays et à des variations de prix. Pour les maîtriser, il faut une politique claire, une diligence raisonnable, des critères de qualité exigeants et une vérification indépendante. Des repères comme ISO 31000:2018 aident à formaliser la cartographie des risques, tandis qu’ISO 19011:2018 fournit des lignes directrices d’audit. La transparence sur les volumes compensés, les projets soutenus et le progrès des réductions internes contribue à la crédibilité de la démarche.
Comment intégrer les crédits dans le reporting annuel ?
Intégrer les unités dans le reporting suppose de relier le volume d’achats au reliquat calculé, d’indiquer les identifiants d’annulation, les registres utilisés et les méthodologies de mesure. Les crédits carbone doivent apparaître comme un complément à la trajectoire de réduction, avec des indicateurs sur l’avancement interne. Il est recommandé de publier une table de correspondance entre les émissions résiduelles et les unités annulées, ainsi que les critères de sélection des projets. Une revue de direction annuelle, une vérification par un tiers (ISO 14064-3:2019) et une documentation probante renforcent la fiabilité du rapport. La cohérence des périodes (année civile ou fiscale) et la stabilité des facteurs d’émission améliorent la comparabilité.
Quelle place pour les retraits de carbone par rapport à l’évitement ?
Les retraits (captage et stockage) répondent à la nécessité d’éliminer des émissions difficiles à éviter, tandis que l’évitement réduit les émissions avant qu’elles ne surviennent. Les crédits carbone peuvent provenir des deux familles, mais les critères de qualité diffèrent: permanence et risques de fuite sont cruciaux pour le stockage, tandis que la ligne de base et l’additionnalité sont centrales pour l’évitement. Une politique équilibrée peut réserver une part aux retraits pour couvrir le reliquat de long terme, en cohérence avec les trajectoires 1,5 °C. La sélection requiert des méthodologies solides, des audits réguliers et une traçabilité stricte des unités annulées, avec conservation des preuves sur plusieurs années.
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