Suivi et indicateurs biodiversité

Le Suivi et indicateurs biodiversité est devenu un pilier du pilotage HSE et de la gouvernance environnementale. Sans données fiables et comparables, difficile d’objectiver les impacts, de hiérarchiser les risques ou de rendre des comptes de manière crédible aux parties prenantes. Cette page propose une synthèse structurée, opérationnelle et pédagogique pour comprendre ce que recouvrent le Suivi et indicateurs biodiversité, comment l’appliquer en entreprise et comment articuler les résultats avec la stratégie d’atténuation et de restauration. Les responsables HSE, managers SST et dirigeants y trouveront un cadre pragmatique pour organiser la collecte, la transformation et la lecture des informations, avec des repères normatifs et des précautions de déploiement. Qu’il s’agisse de sites industriels, d’infrastructures linéaires, d’activités agricoles ou de services, le Suivi et indicateurs biodiversité s’inscrit dans le cycle PDCA et nourrit les décisions d’investissement, d’aménagement et d’exploitation. La valeur d’un tel dispositif réside autant dans la robustesse méthodologique que dans l’appropriation par les équipes. En alignant le Suivi et indicateurs biodiversité sur des référentiels reconnus et des objectifs clairs, l’organisation gagne en transparence, priorise ses plans d’action et démontre des progrès tangibles, année après année, sur la préservation du vivant.

Définitions et termes clés

Suivi et indicateurs biodiversité
Suivi et indicateurs biodiversité

Pour établir un langage commun, il est utile de clarifier les notions centrales et leurs usages en entreprise. Les termes ci-dessous cadrent les échanges entre HSE, bureaux d’études, ONG et autorités.

  • Indicateurs de pression, d’état, de réponse (PER) : structure la chaîne causale.
  • Ligne de base (baseline) : situation de référence contre laquelle mesurer les évolutions.
  • Maille spatiale et temporelle : unité d’échantillonnage (par ex. 1 km², mensuel).
  • Proxy écologique : mesure indirecte quand la mesure directe est impraticable.
  • Matérialité écologique : priorisation selon l’importance et la sensibilité.
  • Niveau de preuve : qualité et traçabilité des données collectées.

Bon repère de gouvernance: ISO 14031:2013 pour l’évaluation de la performance environnementale et GRI 304 (biodiversité) pour les indicateurs de reporting, avec une revue formelle au moins annuelle (1 fois/an) documentée.

Objectifs et résultats attendus

Suivi et indicateurs biodiversité
Suivi et indicateurs biodiversité

Les objectifs orientent la conception du dispositif et la lecture des résultats. Ils doivent être spécifiques, mesurables et reliés à la décision.

  • Établir une baseline sur 12 mois minimum pour capter les variations saisonnières.
  • Hiérarchiser les impacts matériels selon la sensibilité des habitats et espèces.
  • Fixer des cibles 2030 cohérentes avec le Cadre mondial biodiversité (GBF).
  • Aligner la gouvernance avec ISO 14001:2015 (clause 6.1) et revue semestrielle.
  • Outiller la décision (éviter, réduire, restaurer, compenser) avec seuils chiffrés.
  • Assurer la comparabilité inter-sites via un dictionnaire d’indicateurs versionné.

Repère normatif: audit interne selon ISO 19011 tous les 36 mois (3 ans) incluant l’échantillon de sites prioritaires (≥ 20 % du périmètre).

Applications et exemples

Suivi et indicateurs biodiversité
Suivi et indicateurs biodiversité
Contexte Exemple Vigilance
Site industriel existant Suivi d’habitats périphériques et espèces sensibles sur 4 saisons Effet bordure et accès sécurisé aux parcelles, calibrage des protocole
Projet d’infrastructure Indicateurs PER liés aux phases chantier/exploitation Continuité écologique, phasage travaux versus périodes de reproduction
Approvisionnement agricole Trame d’indicateurs de pression (intrants, eau) et d’état (indices taxonomiques) Variabilité inter-annuelle; intégration avec météo et sols
Actifs tertiaires Trames vertes, toitures végétalisées, flore spontanée pilotée Mesures simples, mais nécessité d’un protocole répété 2 fois/an
Portefeuille multi-sites Score de dépendances/impacts consolidé avec seuils d’alerte Homogénéité des méthodes et des métadonnées

Démarche de mise en œuvre de Suivi et indicateurs biodiversité

Suivi et indicateurs biodiversité
Suivi et indicateurs biodiversité

Étape 1 — Cadrage et périmètre

Objectif: définir le périmètre, les enjeux matériels et les hypothèses. En conseil, le cadrage passe par un diagnostic documentaire, une cartographie des dépendances/impacts et des ateliers de matérialité écologique pour prioriser sites, espèces et habitats. Les livrables incluent une charte d’indicateurs et une matrice des responsabilités. En formation, les équipes acquièrent les fondamentaux sur typologies d’indicateurs, niveau de preuve et gestion des biais. Actions concrètes: identifier des sites pilotes, croiser données internes et sources publiques (inventaires, ZNIEFF), arbitrer la maille spatiale/temporelle. Vigilance: éviter un périmètre trop étroit qui masque des impacts amont/aval; clarifier dès le départ les limites organisationnelles (filiales, sous-traitants) et les conditions d’accès au terrain. La cohérence avec les engagements existants (ISO 14001, feuille de route climat) favorise l’acceptation interne et l’allocation de moyens.

Étape 2 — Collecte et qualité des données

Objectif: structurer une collecte robuste, traçable et répétable. En conseil, la mission standardise les protocoles (transects, points d’écoute, pièges photo), rédige des fiches méthodes et met en place un plan d’échantillonnage équilibré. Les livrables: dictionnaire des données, formats, métadonnées, et procédures de contrôle qualité (double saisie, contrôles de cohérence). En formation, on travaille la pratique de terrain, l’éthique des observations et la gestion des aléas (météo, accès). Vigilance: sous-estimer l’effort d’échantillonnage conduit à des biais; prévoir des fenêtres de campagne et des repliements pour atteindre une puissance statistique minimale (par ex. n≥30 relevés par habitat prioritaire) et documenter les écarts.

Étape 3 — Modélisation des indicateurs et baseline

Objectif: transformer les données en indicateurs interprétables et fixer une baseline significative. En conseil, il s’agit de sélectionner les métriques (PER, diversité alpha/bêta, indices fonctionnels), définir des seuils et des cibles, et bâtir des tableaux de bord. Les livrables: référentiel d’indicateurs, règles de calcul, formules et unités, ainsi qu’une baseline multi-saison sur 12 mois minimum pour les écosystèmes dynamiques. En formation, les équipes apprennent à lire les graphiques, comprendre les intervalles de confiance et interpréter les écarts. Vigilance: confondre corrélation et causalité; intégrer des variables de contrôle (météo, pression anthropique) et prévoir une revue méthodologique annuelle alignée sur ISO 14031:2013.

Étape 4 — Déploiement, monitoring et gouvernance

Objectif: ancrer le monitoring dans les routines opérationnelles et le pilotage de la performance. En conseil, la démarche définit la gouvernance (rôles, fréquences, circuits de validation), implémente des outils (SIG, plateformes) et fixe des jalons de revue (trimestriels pour sites critiques). Les livrables: RACI, calendrier des campagnes, procédures d’alerte et de mise à jour. En formation, les managers s’approprient la lecture des tendances et l’arbitrage des plans d’action. Vigilance: dilution des responsabilités entre HSE, opérations et maintenance; assurer un sponsor de direction et des indicateurs intégrés aux comités de performance, avec un minimum de 2 revues formelles par an et un suivi des actions tracé.

Étape 5 — Reporting, assurance et amélioration

Objectif: rendre compte, sécuriser la crédibilité et améliorer en continu. En conseil, la mission structure les Rapports biodiversité, l’alignement avec GRI 304, CSRD (année de référence 2024) et les engagements 2030, et organise une revue indépendante (assurance limitée) tous les 24 mois. Les livrables: gabarits de rapports, plan d’échantillonnage d’audit, plan de correction. En formation, on travaille l’argumentation fondée sur preuves et l’explication des incertitudes. Vigilance: sur-communication par rapport au niveau de preuve; expliciter les marges d’erreur, préciser les sources et versionner les méthodes pour garantir la comparabilité temporelle.

Pourquoi mesurer et piloter les indicateurs de biodiversité ?

Suivi et indicateurs biodiversité
Suivi et indicateurs biodiversité

Mesurer et piloter les indicateurs de biodiversité répond à trois enjeux: décision, conformité et crédibilité. La question « pourquoi mesurer et piloter les indicateurs de biodiversité ? » se pose car les impacts sont multiplicatifs et hétérogènes selon les sites, rendant les arbitrages complexes. Dans un contexte d’obligations de reporting croissantes, « pourquoi mesurer et piloter les indicateurs de biodiversité ? » renvoie aussi à la traçabilité exigée par les référentiels de gouvernance, tels que ISO 14001:2015 (clause 9.1) et GRI 304-2, qui recommandent une mesure régulière documentée au moins annuelle (1 fois/an) avec justification des méthodes. À l’échelle de la valeur, « pourquoi mesurer et piloter les indicateurs de biodiversité ? » s’explique par la dépendance de nombreux métiers aux services écosystémiques (eau, pollinisation, sols), avec des risques opérationnels et financiers significatifs si la dégradation n’est pas maîtrisée. Le Suivi et indicateurs biodiversité permet de relier les pressions (émissions, prélèvements, fragmentation) à des réponses concrètes (éviter, réduire, restaurer), en fixant des cibles 2030 compatibles avec le Cadre mondial biodiversité. Il devient alors un langage commun de performance et une base de dialogue avec les parties prenantes.

Comment choisir des métriques robustes pour la biodiversité ?

Choisir des métriques robustes demande de clarifier la finalité d’usage, le niveau de preuve requis et les contraintes de terrain. La question « comment choisir des métriques robustes pour la biodiversité ? » implique de faire coïncider les indicateurs avec les décisions visées: planification, exploitation, investissements ou dialogue réglementaire. En pratique, « comment choisir des métriques robustes pour la biodiversité ? » suppose de combiner indicateurs de pression, d’état et de réponse, de privilégier des protocoles éprouvés (ex. indices d’abondance standardisés) et d’assurer une baseline multi-saison. Un repère utile consiste à s’aligner sur ISO 14031:2013 pour l’évaluation de performance, en fixant des critères de qualité (complet, exact, comparable) et un seuil d’acceptation d’erreur explicite (par ex. ±10 %). Le Suivi et indicateurs biodiversité gagne ensuite en robustesse via des métadonnées précises, un plan d’échantillonnage formel, et une revue par les pairs interne ou externe au moins tous les 24 mois. Les limites résident dans la variabilité naturelle et la disponibilité d’expertise; elles doivent être rendues visibles dans le reporting.

Dans quels cas recourir à un monitoring biodiversité continu ?

Le recours à un monitoring biodiversité continu est pertinent lorsque les pressions et les états évoluent rapidement, ou lorsque les risques écologiques sont élevés. On s’interroge: « dans quels cas recourir à un monitoring biodiversité continu ? » lorsqu’un site est sensible, que les cycles biologiques exigent une granularité fine, ou que des engagements publics nécessitent des preuves fréquentes. « Dans quels cas recourir à un monitoring biodiversité continu ? » s’impose aussi pour des infrastructures linéaires traversant des corridors écologiques, où la continuité fonctionnelle est critique. Un repère de gouvernance consiste à documenter la fréquence (mensuelle ou trimestrielle) et à relier les seuils d’alerte à des décisions prédéfinies, en cohérence avec GRI 304-3 et avec une revue de direction semestrielle (2 fois/an). Le Suivi et indicateurs biodiversité continu est également indiqué lorsque la variabilité saisonnière biaise les campagnes ponctuelles, ou quand l’accès au terrain est opportuniste et doit être compensé par des capteurs passifs. Les limites tiennent au coût, à la maintenance et à l’interprétation fine des données; il faut les anticiper.

Jusqu’où aller dans les rapports biodiversité et la transparence ?

La question « jusqu’où aller dans les rapports biodiversité et la transparence ? » renvoie à l’équilibre entre exhaustivité, comparabilité et lisibilité. Les attentes montent avec la CSRD (à partir de 2024 pour de nombreux groupes), qui promeut la double matérialité et des indicateurs traçables. « Jusqu’où aller dans les rapports biodiversité et la transparence ? » signifie publier la méthode, la baseline, les limites et les incertitudes, et relier les résultats à la stratégie (éviter, réduire, restaurer, compenser) avec des jalons 2030. Des repères de bonnes pratiques: indiquer les sources, la fréquence (au moins annuelle), la couverture du périmètre (>80 % des sites matériels), et l’assurance indépendante (tous les 24–36 mois). Le Suivi et indicateurs biodiversité doit être restitué avec des tableaux de bord orientés décision, sans sur-promesse ni greenwashing. « Jusqu’où aller dans les rapports biodiversité et la transparence ? » s’apprécie aussi à l’aune des attentes des riverains, ONG et régulateurs: contextualiser localement, éviter les agrégations qui gomment les singularités, et expliciter les écarts par rapport aux trajectoires cibles.

Vue méthodologique et structurante

Le Suivi et indicateurs biodiversité s’inscrit dans une architecture qui relie sources de données, protocole de mesure, consolidation, contrôle qualité, analyse et décision. Trois principes guident l’ensemble: matérialité écologique, comparabilité inter-sites, amélioration continue. Un dispositif robuste explicite la maille spatiale et temporelle, décrit les indicateurs PER et leur utilité décisionnelle, et prévoit des revues à fréquence définie (par ex. trimestrielle sur sites critiques). Des repères utiles: ISO 14031:2013 pour la performance environnementale, GRI 304 pour les disclosures, et un cycle PDCA formalisé en 4 étapes avec une revue de direction documentée 2 fois/an. Le Suivi et indicateurs biodiversité doit apparaître dans la cartographie des risques et dans les comités d’investissement lorsqu’un seuil d’alerte est franchi.

Comparaison des familles d’indicateurs (pour le Suivi et indicateurs biodiversité):

Famille Finalité Forces Limites
Pression Agir sur les causes Mesure rapide, pilotable Ne dit pas l’état réel
État Décrire le vivant Ancrage écologique fort Coûteux, variabilité élevée
Réponse Suivre les actions Traçabilité des efforts Nécessite un lien causal

Workflow de gouvernance (court):

  • Planifier: définir enjeux, périmètre, baseline.
  • Mesurer: appliquer protocoles, tracer métadonnées.
  • Analyser: contrôler, interpréter, comparer.
  • Agir: décider, financer, ajuster les plans.

Le Suivi et indicateurs biodiversité gagne en crédibilité avec des seuils explicites (ex. alerte si perte d’abondance >10 % sur 2 ans) et une assurance périodique (24–36 mois). Il s’intègre aux indicateurs de performance corporate pour orienter les arbitrages.

Sous-catégories liées à Suivi et indicateurs biodiversité

Indicateurs de biodiversité

Les Indicateurs de biodiversité traduisent des données hétérogènes en signaux exploitables pour le pilotage. En pratique, les Indicateurs de biodiversité se structurent en pression/état/réponse, avec des proxy lorsque la mesure directe est difficile. Les Indicateurs de biodiversité s’appuient sur une baseline multi-saison et des seuils d’alerte, par exemple un déclin d’abondance >10 % sur 24 mois déclenchant un plan d’action ciblé. Le Suivi et indicateurs biodiversité fournit alors la colonne vertébrale de la collecte, du contrôle qualité et de l’analyse, tout en rendant comparables les sites et les années. Les métriques doivent rester lisibles pour les décideurs: quelques indicateurs de résultat couplés à des indicateurs d’effort, avec des notes de méthode versionnées (v1.0, v1.1). Une gouvernance claire (revue semestrielle, 2 fois/an) et une assurance indépendante tous les 36 mois renforcent la crédibilité. Dans les portefeuilles multi-activités, prévoir des ajustements de protocole par biome ou par saison. pour en savoir plus sur Indicateurs de biodiversité, cliquez sur le lien suivant : Indicateurs de biodiversité

Suivi écologique

Le Suivi écologique regroupe l’ensemble des observations de terrain et mesures instrumentées visant à caractériser habitats et espèces dans le temps. Un Suivi écologique robuste combine transects, points d’écoute, pièges photos, relevés floristiques et, si pertinent, eDNA. Le Suivi écologique doit s’inscrire dans une maille spatiale explicite (ex. 1 km²) et couvrir les saisons clés. Le Suivi et indicateurs biodiversité vient ici consolider les données, fixer des seuils (par ex. présence d’espèces à enjeu réglementaire) et relier les tendances à des décisions opérationnelles. Un ancrage utile est l’alignement avec ISO 14031:2013 et une revue de direction semestrielle (2 fois/an) pour valider les écarts significatifs. La traçabilité des métadonnées (météo, observateurs, méthodes) évite les biais et facilite la comparaison inter-annuelle. Lorsque l’accès au terrain est restreint, déployer des capteurs passifs et des campagnes opportunistes documentées, en veillant au respect des périodes de reproduction et aux autorisations locales. pour en savoir plus sur Suivi écologique, cliquez sur le lien suivant : Suivi écologique

Monitoring biodiversité

Le Monitoring biodiversité désigne la surveillance régulière, parfois continue, des indicateurs sélectionnés pour détecter précocement les dérives et évaluer l’efficacité des actions. Un Monitoring biodiversité pertinent agrège observations de terrain, capteurs et données spatiales (ex. télédétection), avec une fréquence adaptée aux cycles biologiques. Le Monitoring biodiversité gagne en valeur quand il relie des seuils d’alerte à des réponses automatiques (ex. suspension temporaire d’une activité si perturbation >15 %). Le Suivi et indicateurs biodiversité fournit l’architecture: référentiel d’indicateurs, calendrier, gouvernance et contrôles. Un repère de bonne pratique consiste à documenter la fréquence (mensuelle/trimestrielle) et à réaliser une assurance méthodologique tous les 24 mois. Pour les portefeuilles multi-sites, un tableau de bord consolidé facilite l’allocation des moyens, tout en gardant la finesse locale nécessaire. Anticiper la maintenance des capteurs et la gestion des données pour éviter les ruptures de série. pour en savoir plus sur Monitoring biodiversité, cliquez sur le lien suivant : Monitoring biodiversité

Rapports biodiversité

Les Rapports biodiversité permettent de partager les résultats, méthodes et limites auprès des directions, régulateurs et parties prenantes. Des Rapports biodiversité de qualité rendent explicites la baseline, les protocoles, les incertitudes et les écarts par rapport aux cibles 2030. Les Rapports biodiversité s’alignent sur des repères comme GRI 304 et la CSRD (année de référence 2024), avec une couverture du périmètre matériel >80 % et des indicateurs clés comparables d’une année sur l’autre. Le Suivi et indicateurs biodiversité alimente ces rapports via des tableaux de bord lisibles et des narratifs ancrés dans les décisions (éviter, réduire, restaurer). Pour renforcer la confiance, prévoir une assurance indépendante tous les 24–36 mois, expliciter les marges d’erreur (ex. ±10 %) et publier les notes de méthode versionnées. Éviter la sur-agrégation qui masque les spécificités locales, et contextualiser les résultats dans chaque biome ou saison. pour en savoir plus sur Rapports biodiversité, cliquez sur le lien suivant : Rapports biodiversité

Performance biodiversité

La Performance biodiversité traduit la capacité d’une organisation à éviter, réduire, restaurer et compenser ses impacts, tout en préservant les services écosystémiques. Évaluer la Performance biodiversité exige des indicateurs de résultat (ex. tendance d’abondance sur 3 ans) couplés à des indicateurs d’effort (ex. surfaces restaurées). La Performance biodiversité gagne en crédibilité en fixant des seuils et jalons (2025, 2030) cohérents avec le Cadre mondial biodiversité et en assurant une revue de direction 2 fois/an. Le Suivi et indicateurs biodiversité joue ici un rôle central: il structure la donnée, sous-tend les décisions d’allocation et permet de démontrer les progrès. Bon repère: ISO 14031:2013 pour la qualité des indicateurs et GRI 304-4 pour la transparence des aires protégées affectées. Veiller à la matérialité écologique: concentrer les efforts et indicateurs sur les sites et espèces les plus sensibles, avec une granularité suffisante pour piloter. pour en savoir plus sur Performance biodiversité, cliquez sur le lien suivant : Performance biodiversité

FAQ – Suivi et indicateurs biodiversité

Quelle différence entre indicateurs de pression, d’état et de réponse ?

Les indicateurs de pression mesurent les causes (ex. consommation d’eau, fragmentation), ceux d’état décrivent le vivant (abondance, diversité), et ceux de réponse suivent les actions (surfaces restaurées, budgets alloués). Ensemble, ils couvrent la chaîne causalité–résultats et permettent un Suivi et indicateurs biodiversité équilibré. En pratique, on privilégie un petit nombre d’indicateurs utiles à la décision, avec une baseline claire et des seuils d’alerte. Les pressions sont souvent disponibles rapidement et pilotables; l’état apporte la preuve écologique mais nécessite des moyens et des protocoles plus lourds; la réponse garantit la traçabilité des efforts. Une approche PER bien conçue rend comparables les sites et facilite le dialogue avec les parties prenantes et les régulateurs.

Combien de temps faut-il pour établir une baseline robuste ?

Pour la plupart des milieux, une baseline exige au minimum une année complète pour capter les variations saisonnières, avec des campagnes étalées sur les périodes clés. Selon la complexité du site et la disponibilité des données historiques, 12 à 18 mois sont courants pour un Suivi et indicateurs biodiversité crédible. Cette durée permet de stabiliser les protocoles, d’ajuster l’échantillonnage et de réduire les biais de collecte. Dans les milieux très dynamiques, une deuxième année consolide la robustesse statistique. Il est essentiel de documenter la méthode, les métadonnées et les aléas afin que la baseline soit réutilisable et comparable d’une année sur l’autre.

Comment gérer les incertitudes et les données manquantes ?

La gestion des incertitudes repose sur la transparence méthodologique et des contrôles qualité. Un Suivi et indicateurs biodiversité sérieux documente les marges d’erreur, la puissance statistique, les limites des protocoles et les périodes non observées. Les données manquantes doivent être qualifiées (raison, durée, impact) et jamais imputées sans règles préétablies et traçabilité. L’usage de proxy est acceptable si l’on explicite les hypothèses et si un plan de convergence vers des mesures directes existe. Enfin, une revue par les pairs interne ou externe, à fréquence régulière, permet d’identifier les biais récurrents et d’améliorer les protocoles.

Quels outils utiliser pour consolider et visualiser les indicateurs ?

Les outils dépendent de la maturité et du volume de données. Pour un Suivi et indicateurs biodiversité à l’échelle d’un site, des tableurs contrôlés et un SIG simple peuvent suffire. Pour des portefeuilles, une plateforme centralisée avec gestion des métadonnées, contrôles automatiques et tableaux de bord dynamiques est préférable. L’important est d’assurer l’intégrité des données (droits, versionning), la reproductibilité des calculs (formules documentées) et la lisibilité des visualisations pour les décideurs. L’intégration avec les systèmes HSE et les référentiels corporate assure une meilleure adoption.

Comment relier les indicateurs aux décisions opérationnelles ?

La clé est d’associer chaque indicateur à un seuil et à une action prédéfinie. Dans un Suivi et indicateurs biodiversité, un franchissement de seuil (ex. déclin d’abondance au-delà d’un pourcentage) doit déclencher un processus: enquête, suspension, renforcement de mesures d’évitement, restauration ciblée. Les comités de performance doivent intégrer ces signaux à leur ordre du jour, avec des responsabilités claires et des délais d’exécution. La traçabilité des décisions et l’évaluation a posteriori de l’efficacité des actions ferment la boucle d’amélioration continue.

Quelles références suivre pour être crédible auprès des régulateurs ?

Pour structurer un Suivi et indicateurs biodiversité crédible, s’appuyer sur ISO 14031:2013 pour la performance environnementale, ISO 14001:2015 pour la gouvernance, et GRI 304 pour la transparence. Le Cadre mondial biodiversité (objectifs 2030) et les exigences CSRD (année 2024) fournissent un cap de divulgation et de double matérialité. Documenter les méthodes, publier les marges d’erreur, assurer une revue indépendante périodique et couvrir la majorité du périmètre matériel sont des attentes récurrentes. Enfin, l’alignement avec les politiques nationales et les orientations scientifiques locales renforce la pertinence de terrain.

Notre offre de service

Nous accompagnons les équipes HSE et les directions dans la structuration du Suivi et indicateurs biodiversité: cadrage matériel, protocoles, consolidation, tableaux de bord et préparation des rapports. Les missions conjuguent diagnostic, structuration des indicateurs, plans de déploiement et formation action pour l’appropriation par les opérationnels. Selon les besoins, nous intervenons sur un site pilote ou un portefeuille multi-sites, avec une gouvernance lisible, des seuils d’alerte et une trajectoire 2030. Pour en savoir plus sur nos modalités d’intervention, consultez nos services.

Contactez-nous pour structurer une démarche biodiversité fondée sur des preuves et adaptée à vos enjeux.

Pour en savoir plus sur le Suivi et indicateurs biodiversité, consultez : Biodiversité et milieux naturels