Bilan carbone et ISO 14064

Sommaire

Le bilan carbone et ISO 14064 constituent aujourd’hui un cadre de référence pour mesurer, gouverner et réduire les émissions de gaz à effet de serre au sein des organisations. En combinant un diagnostic quantifié, des procédures de vérification et des exigences de pilotage, le bilan carbone et ISO 14064 permet d’ancrer les décisions climat dans une logique de conformité et d’amélioration continue. L’approche s’appuie sur des périmètres 1, 2 et 3, définis dans la norme ISO 14064-1:2018, et sur des règles de vérification précisées par ISO 14064-3:2019. Une trajectoire crédible suppose des inventaires annuels cohérents, sur 12 mois glissants, ainsi qu’une maîtrise de l’incertitude, souvent bornée à 5 % pour les postes dominants à des fins de gouvernance. Au-delà des chiffres, l’intérêt réside dans la capacité à lier les résultats à la stratégie, aux achats, aux opérations et à la gestion des risques. De nombreuses organisations alignent leur système de management environnemental et leurs objectifs opérationnels pour intégrer le bilan carbone et ISO 14064 aux décisions d’investissement, aux critères fournisseurs et aux plans d’actions. L’enjeu est de passer d’un exercice de reporting à un pilotage concret, sécurisé et vérifiable, afin de réduire durablement l’empreinte carbone tout en assurant une cohérence avec les attentes des parties prenantes et les références internationales.

Définitions et termes clés

Bilan carbone et ISO 14064
Bilan carbone et ISO 14064

Le vocabulaire structurant facilite la compréhension et la mise en œuvre.

  • Périmètre 1 (émissions directes), périmètre 2 (énergie achetée), périmètre 3 (autres émissions indirectes) définis par ISO 14064-1:2018 et organisés en 3 catégories.
  • Facteur d’émission : coefficient quantifiant une activité (kWh, km, tonne) en CO₂e, avec une incertitude traçable (ex. ±5 % sur les postes majeurs).
  • Incertitude et matérialité : seuils guidant la précision et le niveau d’exigence de vérification.
  • Vérification : évaluation indépendante selon ISO 14064-3:2019, avec niveau d’assurance limité ou raisonnable.
  • Réduction et compensation : hiérarchie privilégiant d’abord l’évitement et la réduction sur une période cible de 3 à 5 ans.
  • Plan de transition : feuille de route chiffrée avec indicateurs annuels et jalons trimestriels.

Objectifs et résultats attendus

Bilan carbone et ISO 14064
Bilan carbone et ISO 14064

Les objectifs visent un pilotage concret des émissions et de la trajectoire.

  • Établir une base de référence annuelle couvrant les périmètres 1, 2 et 3 avec cohérence sur 12 mois.
  • Fixer des objectifs de réduction pluriannuels (ex. 30 % à 2030) avec révision tous les 24 mois.
  • Prioriser les postes représentant ≥80 % des émissions pour concentrer 90 % des efforts.
  • Réduire l’incertitude sur les données critiques à ≤5 % via facteurs d’émission vérifiés.
  • Intégrer la gouvernance : revue de direction semestrielle et audit interne annuel selon ISO 19011:2018.

Applications et exemples

Bilan carbone et ISO 14064
Bilan carbone et ISO 14064
Contexte Exemple Vigilance
Site industriel multi-énergies Inventaire annuel, périmètres 1 et 2 avec relevés de compteurs et facteurs nationaux Différences d’année climatique pouvant biaiser de 10 % la consommation si non normalisée
Chaîne logistique internationale Calcul périmètre 3 transport amont/aval, consolidation par flux et type de véhicule Traçabilité des distances et taux de remplissage, erreurs de 15 % fréquentes
Portefeuille achats Données dépenses x facteurs d’intensité pour présélection des postes dominants Approche top-down à recalibrer par données fournisseurs sous 18 mois
Formation des équipes Parcours QHSE contextualisé avec études de cas, via NEW LEARNING Aligner la pédagogie sur les référentiels ISO 14064-1:2018 et ISO 14064-3:2019
Communication extra-financière Indicateurs trimestriels de suivi et revue de direction Concordance des périodes d’inventaire et des périodes de reporting (12 mois)

Démarche de mise en œuvre de Bilan carbone et ISO 14064

Bilan carbone et ISO 14064
Bilan carbone et ISO 14064

Étape 1 – Cadrage et gouvernance

L’objectif est de fixer le périmètre, les responsabilités et le calendrier de travail, afin de sécuriser la cohérence de la démarche. En conseil, le diagnostic initial clarifie les besoins, propose un plan de projet, définit les responsabilités (propriétaire des données, vérificateur interne) et formalise une charte de données. En formation, l’accent est mis sur l’appropriation des concepts clés, la compréhension des périmètres 1, 2, 3 et la lecture des exigences ISO 14064-1:2018. Les actions clés couvrent la cartographie des sites, la liste des activités émettrices et la planification sur 90 jours. Point de vigilance : ne pas sous-estimer les dépendances interservices (achats, opérations, finance), cause fréquente de dérives de 20 % sur les délais. Une revue de direction d’ouverture, programmée sous 30 jours, ancre la gouvernance et légitime les demandes de données.

Étape 2 – Cartographie des sources et collecte des données

Cette étape vise à documenter les activités et à rassembler les données d’activité nécessaires au calcul. En conseil, l’accompagnement porte sur les gabarits de collecte, la hiérarchisation des sources selon la matérialité et l’identification des facteurs d’émission les plus robustes. En formation, les équipes s’exercent à évaluer la qualité des données, à tracer les hypothèses et à distinguer données réelles et estimations. Actions concrètes : extraction de données (énergie, déplacements, achats), classification par site et processus, puis contrôles simples (écarts >10 %, périodes incomplètes). Vigilance : les postes du périmètre 3 nécessitent souvent des conventions avec les fournisseurs, à anticiper sous 60 jours, sinon le taux de données manquantes peut dépasser 25 %.

Étape 3 – Calcul, consolidation et incertitudes

L’objectif est de transformer les données d’activité en émissions, puis de consolider par périmètre et par poste. En conseil, l’appui porte sur le choix des facteurs d’émission, la gestion des doublons et la documentation des incertitudes, avec une cible d’incertitude ≤5 % pour les postes majeurs. En formation, les participants pratiquent les conversions, la tenue d’un registre d’hypothèses et la mise en cohérence année N/N-1. Les actions incluent la conversion en CO₂e, l’agrégation par site et la vérification d’ordre de grandeur (ex. variation annuelle ±10 % justifiée). Point de vigilance : l’utilisation de facteurs obsolètes peut entraîner des écarts de 8 à 12 % ; une procédure de mise à jour annuelle doit être établie.

Étape 4 – Revue interne et vérification méthodologique

La revue interne vise à sécuriser la traçabilité avant toute communication. En conseil, un audit interne de conformité au regard d’ISO 14064-1:2018 et une préparation à une vérification selon ISO 14064-3:2019 sont réalisés, avec échantillonnage ciblé (10 % des lignes les plus émissives). En formation, les équipes apprennent à conduire une revue par les pairs, à documenter les écarts et à produire un registre des non-conformités mineures. Actions : tests de cohérence, recalculs croisés, justification des hypothèses. Vigilance : l’absence de piste d’audit (sources, versions, dates) est un motif récurrent de non-conformité lors d’une assurance raisonnable, allongeant de 2 à 4 semaines les délais de vérification.

Étape 5 – Plan d’action, objectifs et trajectoire

Cette étape relie les résultats à des décisions opérationnelles et à une trajectoire de réduction. En conseil, un portefeuille d’actions est construit, avec coûts, gains estimés (tCO₂e), priorités et horizon (12 à 36 mois), ainsi qu’un scénario de réduction chiffré. En formation, les équipes développent leurs compétences d’analyse coûts-bénéfices, apprennent à justifier des hypothèses de performance et à paramétrer des indicateurs. Actions : sélectionner 5 à 10 actions structurantes couvrant ≥70 % des émissions, définir des jalons trimestriels, et intégrer un mécanisme de revue semestrielle. Vigilance : éviter de surpondérer la compensation au détriment de la réduction à la source, et documenter clairement tout recours à la neutralisation résiduelle.

Étape 6 – Communication, amélioration continue et préparation à la vérification tierce

La communication doit être factuelle, traçable et alignée avec les exigences de vérification. En conseil, il s’agit de produire un rapport conforme, un sommaire de preuves, et un plan de réponse aux questions d’un vérificateur externe dans un délai de 30 jours. En formation, les équipes s’entraînent à présenter les résultats, à expliciter les hypothèses et à répondre aux demandes d’éclaircissement. Actions : tableau de bord mensuel, indicateurs clés, procédure de mise à jour des facteurs d’émission. Vigilance : toute affirmation publique d’« neutralité » doit être étayée, avec références claires et période d’inventaire de 12 mois ; une communication imprécise expose à des risques réputationnels significatifs.

Pourquoi réaliser un bilan selon ISO 14064 ?

Bilan carbone et ISO 14064
Bilan carbone et ISO 14064

La question « Pourquoi réaliser un bilan selon ISO 14064 ? » renvoie à la valeur ajoutée d’un cadre reconnu pour la mesure et la gouvernance des émissions. « Pourquoi réaliser un bilan selon ISO 14064 ? » tient d’abord à la fiabilité des résultats et à la comparabilité interannuelle, conditions nécessaires à des décisions d’investissement crédibles. Les organisations y trouvent une méthode permettant de couvrir rigoureusement les périmètres 1, 2 et 3, d’identifier 20 % de postes responsables de 80 % des émissions, et d’adosser leurs choix à des marges d’incertitude explicites. De plus, « Pourquoi réaliser un bilan selon ISO 14064 ? » s’explique par la possibilité d’une vérification indépendante selon ISO 14064-3:2019, apportant un niveau d’assurance proportionné au risque. Le bilan carbone et ISO 14064 devient alors un instrument de gouvernance, articulé aux objectifs environnementaux et aux processus d’audit interne. Dans les secteurs à forts enjeux, cette référence soutient la conformité vis-à-vis d’attentes clients et d’investisseurs, et sert de base à la définition d’une trajectoire pluriannuelle avec revue annuelle sur 12 mois. Il est pertinent d’anticiper la documentation nécessaire, d’établir un registre d’hypothèses et de formaliser les seuils de matérialité comme repères de bonne pratique.

Dans quels cas privilégier une vérification tierce partie ?

« Dans quels cas privilégier une vérification tierce partie ? » se pose lorsqu’une organisation vise une assurance externe de la qualité de son inventaire. « Dans quels cas privilégier une vérification tierce partie ? » notamment lorsque les émissions soutiennent des décisions financières, des appels d’offres ou des rapports publics exposés à un large public. Une vérification selon ISO 14064-3:2019, avec assurance limitée ou raisonnable, renforce la crédibilité et réduit les risques d’écart matériel non détecté. « Dans quels cas privilégier une vérification tierce partie ? » également lorsque la chaîne d’approvisionnement est complexe ou lorsque le périmètre 3 représente plus de 60 % du total, rendant critique l’examen des hypothèses et de l’échantillonnage. Le bilan carbone et ISO 14064 fournit le socle méthodologique nécessaire, à condition de disposer d’une piste d’audit robuste, d’un registre de sources et d’une traçabilité des facteurs d’émission actualisés annuellement. À noter, un cycle de préparation de 8 à 12 semaines est courant avant la revue externe, et une revue interne préalable selon ISO 19011:2018 est recommandée comme repère de bonne pratique.

Comment choisir le périmètre 1, 2, 3 ?

« Comment choisir le périmètre 1, 2, 3 ? » revient à déterminer l’étendue pertinente de l’inventaire au regard des activités et des risques. « Comment choisir le périmètre 1, 2, 3 ? » dépend de la matérialité des sources, de la disponibilité des données et des attentes des parties prenantes. Le périmètre 1 couvre les émissions directes, le périmètre 2 l’énergie achetée et le périmètre 3 les autres émissions indirectes, tels que structurés par ISO 14064-1:2018. « Comment choisir le périmètre 1, 2, 3 ? » impose d’identifier les postes responsables d’au moins 75 à 85 % des émissions totales et d’assurer une cohérence des périodes (12 mois). Le bilan carbone et ISO 14064 facilite la priorisation : démarrer avec des données fiables sur les périmètres 1 et 2, puis intégrer progressivement les catégories majeures du périmètre 3, en formalisant les hypothèses et les marges d’incertitude. Un seuil de matérialité documenté (par exemple 5 % du total) guide l’effort d’amélioration. La décision finale doit être argumentée dans une note de cadrage incluant le calendrier, les responsabilités et la stratégie d’engagement fournisseurs.

Jusqu’où aller dans la réduction et la compensation ?

« Jusqu’où aller dans la réduction et la compensation ? » pose la question de la hiérarchie des actions et de la crédibilité des engagements. « Jusqu’où aller dans la réduction et la compensation ? » suppose d’abord l’évitement et la réduction à la source, avec des objectifs pluriannuels (ex. 30 % à 2030) et des revues annuelles, avant toute neutralisation résiduelle. « Jusqu’où aller dans la réduction et la compensation ? » implique également la transparence : volumes, périodes d’inventaire de 12 mois, facteurs d’émission actualisés et justification des scénarios. Le bilan carbone et ISO 14064 offre un cadre pour articuler plan d’action, priorisation des postes représentant ≥80 % des émissions et indicateurs de suivi. La compensation doit rester complémentaire, ciblant les émissions résiduelles après réduction, et être documentée avec une gouvernance claire (procédures, vérifications, délais de 24 à 36 mois pour atteinte des jalons). Les limites tiennent à la qualité des crédits et à la cohérence entre communication publique et réalités opérationnelles ; des contrôles internes semestriels sont une bonne pratique pour ajuster la trajectoire.

Vue méthodologique et structurelle

Le bilan carbone et ISO 14064 s’inscrivent dans un système de management structuré, articulant données, décisions et vérification. Trois éléments forment la base : un inventaire annuel cohérent sur 12 mois, une gouvernance formalisée avec revues périodiques, et une capacité d’audit interne. Le bilan carbone et ISO 14064 devient ainsi le langage commun entre direction, opérations et achats pour prioriser les postes représentant 70 à 90 % des émissions et planifier des actions à 24 ou 36 mois. Les exigences de documentation (sources, hypothèses, versions) et de traçabilité s’alignent avec des référentiels d’audit comme ISO 19011:2018. Une approche intégrée associe la sélection des facteurs d’émission et l’analyse de sensibilité, la gestion des incertitudes (cible ≤5 % pour les postes dominants) et la préparation à une vérification tierce.

Cet ensemble repose sur un cycle de pilotage comprenant définition des objectifs, mise en œuvre d’actions, mesure, puis revue. Le bilan carbone et ISO 14064 y apparaît à chaque étape, depuis la qualification des données jusqu’à la communication responsable. L’arbitrage entre précision et charge de collecte se fait en fonction des risques et de la matérialité. Les organisations gagnent à déployer des indicateurs opérationnels (4 à 6 indicateurs clés) et à aligner le calendrier de reporting avec les clôtures financières pour limiter les écarts. La comparaison suivante illustre les différences de posture entre accompagnement en conseil et dispositif de formation.

Dimension Approche conseil Approche formation
Objectif Livrables conformes, réduction mesurable à 12–36 mois Compétences internes, autonomie méthodologique
Livrables Inventaire, registre d’hypothèses, plan d’action chiffré Parcours pédagogique, études de cas, exercices guidés
Délais 8–12 semaines pour un périmètre standard 2–6 semaines selon le niveau
Risques Données incomplètes, facteurs obsolètes, incertitude >5 % Transfert partiel des compétences, hétérogénéité des pratiques
  • Définir la gouvernance et la matérialité.
  • Collecter et sécuriser les données clés.
  • Calculer, consolider, documenter les hypothèses.
  • Revoir, décider, déployer et vérifier.

Sous-catégories liées à Bilan carbone et ISO 14064

ISO 14067 empreinte carbone

ISO 14067 empreinte carbone précise les exigences pour la quantification et la communication de l’empreinte carbone des produits, complétant l’inventaire organisationnel. L’intérêt d’ISO 14067 empreinte carbone est de relier la performance climat au niveau produit, utile pour l’écoconception, les achats et l’information client. En pratique, on structure l’analyse de cycle de vie, on choisit des facteurs d’émission robustes et on documente les hypothèses. Le bilan carbone et ISO 14064 apporte le cadre organisationnel, tandis qu’ISO 14067 empreinte carbone cible le produit, avec cohérence des périodes (12 mois) et une traçabilité des données fournisseurs. Un ancrage normatif, par exemple ISO 14067:2018, clarifie les règles de communication pour éviter des allégations trompeuses. Il est recommandé d’aligner les mises à jour sur un cycle de 24 mois et de viser une incertitude maîtrisée (≤10 % pour les postes majeurs liés au produit), afin de sécuriser les comparaisons. Pour en savoir plus sur ISO 14067 empreinte carbone, cliquez sur le lien suivant : ISO 14067 empreinte carbone

Lien ISO 14001 et bilan carbone

Lien ISO 14001 et bilan carbone décrit la façon d’intégrer l’inventaire des émissions dans le système de management environnemental. En articulant Lien ISO 14001 et bilan carbone, l’organisation relie la mesure aux objectifs, à la conformité et à l’amélioration continue. Les processus ISO 14001:2015 (revue de direction, maîtrise opérationnelle, audit interne) offrent une structure pour piloter les actions de réduction sur 12 à 36 mois. Lien ISO 14001 et bilan carbone permet d’aligner indicateurs, compétences et responsabilités, de prioriser les aspects environnementaux significatifs et de traiter les risques liés aux postes d’émissions dominants. Le bilan carbone et ISO 14064 sert alors de référentiel technique pour la quantification, tandis que ISO 14001 organise la gouvernance. Des repères utiles incluent 2 revues annuelles, un audit interne selon ISO 19011:2018 et un registre d’hypothèses mis à jour au moins 1 fois par an. Pour en savoir plus sur Lien ISO 14001 et bilan carbone, cliquez sur le lien suivant : Lien ISO 14001 et bilan carbone

Audit carbone

Audit carbone renvoie à l’évaluation de la conformité et de la fiabilité d’un inventaire d’émissions, interne ou tierce partie. Un Audit carbone interne s’appuie sur des critères inspirés d’ISO 14064-1:2018, avec une approche d’audit selon ISO 19011:2018, un échantillonnage ciblé (10 à 20 % des postes émissifs) et une revue de la piste d’audit. L’Audit carbone externe mobilise les exigences d’ISO 14064-3:2019 pour définir le niveau d’assurance et le plan de vérification. Le bilan carbone et ISO 14064 fournit la structure des données et des hypothèses : couverture des périmètres 1, 2, 3, cohérence des périodes (12 mois), mise à jour annuelle des facteurs d’émission. Les écarts récurrents concernent l’obsolescence de facteurs (écarts de 8 à 12 %) et la matérialité mal définie. Des jalons de correction sous 30 jours et une revue semestrielle des risques de données sont des repères réalistes. Pour en savoir plus sur Audit carbone, cliquez sur le lien suivant : Audit carbone

Certification carbone

Certification carbone désigne l’obtention d’une attestation ou d’un certificat à l’issue d’une vérification indépendante des émissions et, éventuellement, des réductions associées. Une Certification carbone s’appuie sur un inventaire conforme, des preuves documentées et un processus de vérification selon ISO 14064-3:2019, dans des délais de 8 à 12 semaines pour un périmètre standard. Certification carbone implique la formalisation d’un registre d’hypothèses, la justification des facteurs d’émission et une gestion de l’incertitude (objectif ≤5 % sur les postes majeurs). Le bilan carbone et ISO 14064 apporte la méthodologie de base, tandis que la certification atteste de la crédibilité du résultat pour des usages externes (appels d’offres, finance durable). Un cycle d’amélioration continue sur 24 à 36 mois, avec 2 revues de direction par an, est un repère pertinent. Pour en savoir plus sur Certification carbone, cliquez sur le lien suivant : Certification carbone

FAQ – Bilan carbone et ISO 14064

Quelle différence entre un inventaire organisationnel et une empreinte produit ?

L’inventaire organisationnel couvre l’ensemble des émissions d’une entité sur une période de 12 mois, selon les périmètres 1, 2 et 3. L’empreinte produit quantifie les émissions d’un bien ou service sur son cycle de vie. Le bilan carbone et ISO 14064 fournit le cadre pour l’organisation, tandis que ISO 14067:2018 s’applique au produit. Les usages diffèrent : stratégie d’entreprise, indicateurs et engagements d’un côté ; écoconception, spécifications d’achat et information client de l’autre. Les deux approches se complètent : on peut utiliser l’inventaire pour identifier les familles de produits les plus émissives, puis mener des analyses produits ciblées. Il est recommandé d’harmoniser les facteurs d’émission et d’aligner les calendriers de mise à jour (au moins 1 fois par an), afin d’éviter des écarts méthodologiques qui fragiliseraient la comparaison.

Comment traiter l’incertitude et la matérialité ?

La matérialité sert à hiérarchiser les efforts de collecte et de vérification sur les postes dominants. Une bonne pratique consiste à fixer un seuil (par exemple 5 % du total) et à viser une incertitude ≤5 % pour ces postes. Le bilan carbone et ISO 14064 demande de documenter les hypothèses, les sources et les versions de facteurs d’émission, tout en expliquant les écarts d’une année à l’autre. La matérialité influence l’échantillonnage lors des revues internes et des vérifications externes. La transparence sur les marges d’erreur et les limites des données est essentielle pour la crédibilité. Un tableau de suivi des écarts, mis à jour trimestriellement, facilite la revue de direction et prépare une assurance limitée ou raisonnable, selon le besoin.

Faut-il couvrir d’emblée l’ensemble du périmètre 3 ?

Il n’est pas toujours réaliste de couvrir exhaustivement le périmètre 3 dès la première année. Une stratégie progressive, fondée sur la matérialité, est plus robuste : cibler d’abord les catégories représentant 70 à 90 % des émissions totales, puis élargir avec des données fournisseurs plus précises en 12 à 24 mois. Le bilan carbone et ISO 14064 autorise cette progression si les hypothèses, les limites et la trajectoire d’amélioration sont décrites. L’important est de formaliser un plan annuel d’enrichissement des données et de prévoir des points de contrôle. Une revue semestrielle de l’avancement et la mise à jour annuelle des facteurs d’émission constituent des repères efficaces pour renforcer progressivement la qualité de l’inventaire.

Quand recourir à une vérification indépendante ?

La vérification tierce devient pertinente lorsque l’inventaire soutient des enjeux commerciaux, financiers ou réglementaires, ou lorsqu’il est diffusé publiquement. Une vérification selon ISO 14064-3:2019, préparée en 8 à 12 semaines, apporte un niveau d’assurance proportionné au risque. Le bilan carbone et ISO 14064 structure le dossier de preuves (sources, hypothèses, calculs, contrôles), facilitant l’examen. Avant cette étape, une revue interne selon ISO 19011:2018 permet de corriger les non-conformités récurrentes : facteurs obsolètes, périodes non cohérentes, incertitudes non documentées. Le choix entre assurance limitée et raisonnable dépend du niveau d’exposition et des attentes des parties prenantes.

Comment articuler réduction et compensation ?

La réduction à la source doit primer, avec des objectifs pluriannuels réalistes (par exemple 30 % à 2030) et un suivi semestriel des actions. Le bilan carbone et ISO 14064 cadre la priorisation des postes majeurs et l’évaluation des gains (tCO₂e). La compensation intervient pour les émissions résiduelles, et doit être documentée de façon transparente : volumes, périodes d’inventaire (12 mois), références des projets, modalités de retrait. La gouvernance interne doit encadrer les critères de qualité, la cohérence des communications et l’alignement avec la trajectoire globale. La neutralisation ne remplace pas la réduction, elle la complète en fin de chaîne, avec des contrôles annuels.

Quels indicateurs de suivi privilégier ?

Il est utile de limiter le nombre d’indicateurs principaux à 4–6, en s’assurant de leur disponibilité mensuelle ou trimestrielle : émissions absolues, intensité (par unité de production, chiffre d’affaires), taux de couverture des données, incertitude sur les postes dominants, taux d’avancement des actions. Le bilan carbone et ISO 14064 nécessite la cohérence des périodes (12 mois) et la traçabilité des mises à jour. Les indicateurs doivent être reliés à des responsables de processus, assortis de seuils d’alerte et intégrés à la revue de direction. Une mise à jour au moins trimestrielle et une consolidation annuelle sont des repères efficaces, complétés par un audit interne annuel selon ISO 19011:2018.

Notre offre de service

Nous accompagnons les organisations dans la structuration de leur démarche climat, depuis le cadrage jusqu’à la préparation à la vérification, avec une articulation claire entre livrables opérationnels et montée en compétences. Nos interventions couvrent le diagnostic, la modélisation des émissions, la priorisation des actions et l’outillage de la gouvernance. Nous proposons également des formations appliquées, adaptées aux métiers, pour assurer l’appropriation durable des méthodes et des outils. Le bilan carbone et ISO 14064 sert de colonne vertébrale à nos travaux, afin d’assurer cohérence, traçabilité et crédibilité des résultats. Pour découvrir l’ensemble de nos modalités d’intervention et de formation, consultez nos services.

Agissez avec méthode : structurez vos données, fixez vos objectifs et organisez la réduction durable de vos émissions.

Pour en savoir plus sur Bilan carbone et ISO, consultez : Bilan carbone et ISO

Pour en savoir plus sur Bilan carbone et décarbonation, consultez : Bilan carbone et décarbonation