Le Monitoring biodiversité désigne une organisation structurée du suivi des espèces, habitats et fonctions écologiques afin de disposer de preuves mesurables pour la décision. Dans une perspective SST et HSE, il éclaire l’évaluation des risques, la conception des chantiers et la maîtrise des impacts. L’enjeu n’est pas uniquement naturaliste : il s’agit de gouverner des données fiables, partageables et auditables. En pratique, un dispositif de Monitoring biodiversité combine protocole, fréquence, périmètre et indicateurs, avec une exigence de traçabilité comparable à celle d’un système de management. Pour rester pilotable, il convient d’adopter un cycle de revue à 12 mois minimum, aligné avec les revues de direction, et de documenter les critères d’acceptation des données (par exemple, une complétude ≥ 90 % avant analyse). Le Monitoring biodiversité offre un socle d’évidence pour arbitrer entre réduction, compensation et amélioration, à l’appui d’une trajectoire de progrès vérifiable. Il fluidifie le dialogue avec les parties prenantes par des rapports standardisés et des cartes de risques. Enfin, il relie les objectifs d’entreprise aux enjeux territoriaux, en assurant une cohérence de gouvernance (par exemple, rattachement explicite des résultats à la clause 9.1 d’un système de management environnemental), sans alourdir démesurément les opérations. Le Monitoring biodiversité devient alors un langage commun entre opérationnels, experts et direction, réduisant les incertitudes et favorisant la décision responsable.
Définitions et termes clés

Le Monitoring biodiversité combine des notions complémentaires qui structurent la collecte et l’interprétation des données.
- État de référence: photographie initiale d’un site, stabilisée sur au moins 2 saisons biologiques consécutives (≥ 12 mois).
- Indicateur: mesure synthétique (ex. richesse spécifique, abondance, indice de connectivité) rattachée à un protocole.
- Protocole: méthode standardisée (unités, effort d’échantillonnage, période, seuils de détection) documentée et auditable.
- Trajectoire: évolution cible des indicateurs dans le temps, assortie de jalons et d’un seuil d’alerte.
- Qualité des données: traçabilité, complétude, exactitude, reproductibilité selon une grille de contrôle (ex. 4 niveaux).
Repère de gouvernance: rattacher chaque indicateur à un objectif mesurable et à une fréquence de mesure explicite (par exemple, trimestrielle ou semestrielle), avec un compte rendu formalisé au plus tard sous 30 jours après la fin de période.
Objectifs et résultats

Les objectifs et résultats attendus structurent la valeur décisionnelle d’un programme.
- Définir une ligne de base mesurable pour prioriser les actions (critères, seuils, périmètres).
- Détecter précocement les dérives via des seuils d’alerte paramétrés et tracés.
- Objectiver les arbitrages entre évitement, réduction, compensation.
- Démontrer la performance par des indicateurs stables et vérifiables.
- Alimenter le dialogue parties prenantes avec des données publiques et internes cohérentes.
- Aligner la fréquence de revue sur les cycles de gouvernance (revue annuelle et comités projet).
Repères quantifiés: fixer des marges de tolérance pour l’interprétation des tendances (par exemple ± 10 % sur l’abondance observée selon l’effort d’échantillonnage) et une période minimale d’observation de 24 mois pour conclure à une tendance durable.
Applications et exemples

Le Monitoring biodiversité s’applique à des projets de construction, d’exploitation industrielle, de gestion de sites naturels, ou de planification territoriale. Pour structurer les compétences, une ressource pédagogique utile est proposée par NEW LEARNING, afin d’aligner bonnes pratiques de mesure et exigences SST/HSE.
| Contexte | Exemple | Vigilance |
|---|---|---|
| Chantier d’infrastructure | Suivi des oiseaux nicheurs avant, pendant, après travaux | Fenêtre d’échantillonnage cohérente avec le calendrier des travaux |
| Site industriel en activité | Indicateur de connectivité des haies et micro-habitats | Éviter les biais saisonniers; effort d’échantillonnage constant |
| Gestion d’une aire protégée | Trajectoire de restauration d’une prairie humide | Seuils d’alerte pour espèces indicatrices à statut protégé |
| Urbanisme et ZAC | Suivi des continuités écologiques et îlots de fraîcheur | Qualité cartographique; prise en compte des usages |
Démarche de mise en œuvre de Monitoring biodiversité

Étape 1 — Cadrage et gouvernance
Objectif: clarifier les attendus, les usages décisionnels et la gouvernance. En entreprise, il s’agit d’identifier périmètres, parties prenantes, facteurs de pression et contraintes réglementaires locales, puis de relier les objectifs aux processus existants (SST, HSE, projet). En conseil: conduire un diagnostic initial, cartographier les besoins, formaliser une charte de gouvernance, définir responsabilités, fréquences, seuils d’alerte et indicateurs cibles, avec un plan de revue (par exemple 2 comités techniques par an). En formation: développer les compétences pour lire une matrice d’enjeux, comprendre les indicateurs et interpréter les risques, via études de cas et exercices d’alignement. Vigilances: objectifs trop nombreux, absence d’arbitrage sur les priorités, délai de validation excessif (> 60 jours) qui retarde la collecte. Remède: une matrice d’intérêt/décision qui limite les indicateurs à un noyau de 8–12 au démarrage.
Étape 2 — Protocoles et état de référence
Objectif: établir la ligne de base et choisir des protocoles standards. En entreprise, réaliser un inventaire ciblé (groupes taxonomiques pertinents, habitats clés), positionner des stations et déterminer effort d’échantillonnage. En conseil: sélectionner les méthodes (transects, points d’écoute, pièges photo, ADN environnemental), rédiger des fiches protocole (unités, pas de temps, seuils de détection) et établir les critères qualité (complétude ≥ 90 %, traçabilité 100 % des métadonnées). En formation: appropriation des protocoles, limites d’usage et erreurs fréquentes (biais de détection, double comptage), avec mises en situation. Vigilances: confusion entre état de référence et saison exceptionnelle, oubli d’une saison clé; prévenir par un étalement sur au moins 2 périodes biologiques.
Étape 3 — Dispositif de collecte et logistique
Objectif: garantir une collecte fiable, reproductible et sûre. En entreprise, planifier les sorties, attribuer rôles et équipements, gérer l’accès aux sites et consignes SST, définir plans B selon météo. En conseil: structurer le plan d’échantillonnage (≥ 30 points pour une espèce commune; ajustement selon variabilité), préciser archivage, nommage des fichiers, et contrôles de cohérence. En formation: entraînement aux relevés, au calage des GPS, à la saisie terrain et au respect des fenêtres temporelles. Vigilances: hétérogénéité des observateurs (écart > 20 %), casse d’équipements, dérive des calendriers; atténuer par des binômes expérimenté/novice et des check-lists d’avant-mission.
Étape 4 — Qualité et gouvernance des données
Objectif: sécuriser la valeur probante des données. En entreprise, définir une grille de contrôle multi-niveaux (terrain, saisie, analyse), un registre des anomalies et des critères d’acceptation. En conseil: mettre en place un contrôle qualité statistique (détection d’outliers, règles d’imputation limitées à ≤ 5 % des valeurs manquantes), documenter le catalogue de données (métadonnées, versions), formaliser un calendrier de revue (sous 30 jours après campagne). En formation: développer la lecture critique des données, la compréhension des incertitudes et la traçabilité. Vigilances: mélange de sources sans harmonisation, absence de versionnage; contrer par un dictionnaire de données et des conventions de nommage.
Étape 5 — Analyse, indicateurs et interprétation
Objectif: transformer des mesures en informations décisionnelles. En entreprise, calculer des indicateurs lisibles (richesse, abondance, connectivité, espèces indicatrices), découper par unités de gestion et établir des seuils d’alerte. En conseil: proposer des tableaux de bord avec marges d’erreur (intervalle à 95 % lorsque pertinent), tracer les trajectoires, expliciter hypothèses et limites. En formation: entraînement à l’interprétation, aux comparaisons temporelles et aux précautions d’usage (éviter d’inférer au-delà des données). Vigilances: surinterprétation de variations brèves, oubli des facteurs confondants; instaurer des règles d’agrégation et de prudence analytique.
Étape 6 — Restitution, décision et amélioration
Objectif: alimenter la décision et le progrès continu. En entreprise, intégrer les résultats aux comités de pilotage, aux évaluations de risques et aux plans d’action (éviter/réduire/compense/améliore). En conseil: produire des rapports synthétiques avec recommandations priorisées, chiffrées et datées (par exemple, 3 priorités à 6 mois, 3 à 12 mois), et un plan de suivi. En formation: exercices de restitution aux parties prenantes, formulation d’actions mesurables et de critères de succès. Vigilances: rapports trop techniques, non alignés aux décisions; remède: gabarits orientés décision et une synthèse exécutive d’une page.
Pourquoi investir dans le Monitoring biodiversité ?

La question « Pourquoi investir dans le Monitoring biodiversité ? » renvoie aux bénéfices décisionnels et à la réduction des risques. Investir dans le Monitoring biodiversité permet d’anticiper des contraintes opérationnelles, de documenter les arbitrages d’aménagement et d’étayer les revues de direction avec des preuves. La réponse à « Pourquoi investir dans le Monitoring biodiversité ? » tient aussi à la gouvernance: un dispositif de suivi bien conçu aligne objectifs, responsabilités et fréquence de revue, avec un rythme de bilan annuel sous 12 mois, gage de cohérence avec les cycles de pilotage. On comprend « Pourquoi investir dans le Monitoring biodiversité ? » lorsqu’on considère les coûts évités (contentieux, retards de chantier) grâce à une détection précoce des dérives et à des seuils d’alerte clairement fixés. Des repères de bonnes pratiques recommandent de stabiliser une ligne de base sur au moins 24 mois avant de conclure à une tendance robuste, afin de limiter les faux positifs et de sécuriser l’interprétation. Ainsi, l’investissement se traduit en fiabilité, traçabilité et capacité d’action, avec un retour tangible sur la maîtrise des risques et la crédibilité des décisions.
Comment choisir les indicateurs pour le Monitoring biodiversité ?
La question « Comment choisir les indicateurs pour le Monitoring biodiversité ? » suppose de relier finalité, données disponibles et capacité d’action. Pour répondre à « Comment choisir les indicateurs pour le Monitoring biodiversité ? », il convient de cibler des mesures interprétables (richesse spécifique, abondance d’espèces indicatrices, continuités écologiques) et de garantir une stabilité méthodologique. Le choix se fonde sur l’effort d’échantillonnage soutenable, la sensibilité au signal et l’alignement avec les décisions (prévenir, réduire, compenser, améliorer). Recommandation de gouvernance: limiter le tableau de bord à 8–12 indicateurs au démarrage, avec des définitions claires et des seuils d’alerte documentés, puis élargir après une revue à 12 mois. « Comment choisir les indicateurs pour le Monitoring biodiversité ? » implique d’évaluer la qualité des données (complétude, exactitude, reproductibilité) et d’expliciter les incertitudes, par exemple via des intervalles de confiance à 95 % lorsqu’applicable. Le Monitoring biodiversité gagne en pertinence lorsque les indicateurs sont rattachés à des unités de gestion opérationnelles et à des actions concrètes, afin de valoriser chaque mesure dans le cycle de décision.
Dans quels cas externaliser le Monitoring biodiversité ?
La question « Dans quels cas externaliser le Monitoring biodiversité ? » se pose lorsque l’organisation manque de compétences spécialisées, de disponibilité ou d’outillage. Externaliser le Monitoring biodiversité devient pertinent pour des inventaires complexes (groupes difficiles, ADN environnemental), des sites sensibles ou des contextes fortement contraints dans le temps. « Dans quels cas externaliser le Monitoring biodiversité ? » inclut aussi les phases d’état de référence, où la rigueur méthodologique conditionne la comparabilité future: faire appel à des experts permet d’assurer une complétude ≥ 90 % et un contrôle qualité statistique adapté. Un repère de bonne gouvernance consiste à formaliser un plan de transfert de compétences, avec des jalons à 3, 6 et 12 mois, pour internaliser progressivement ce qui peut l’être. Cependant, l’externalisation ne doit pas déconnecter le suivi des processus HSE: une instance interne de pilotage reste requise pour orienter, valider et utiliser les résultats. Le Monitoring biodiversité conserve ainsi une ancre opérationnelle, même lorsqu’il s’appuie sur des partenaires externes.
Quelles limites et incertitudes du Monitoring biodiversité ?
La question « Quelles limites et incertitudes du Monitoring biodiversité ? » invite à reconnaître les biais et à cadrer l’interprétation. Les limites tiennent aux variations saisonnières, à l’hétérogénéité des observateurs, aux aléas météo et à la détection incomplète de certaines espèces. Pour répondre à « Quelles limites et incertitudes du Monitoring biodiversité ? », il faut expliciter les hypothèses, documenter les marges d’erreur et éviter les comparaisons hâtives entre protocoles dissemblables. Des repères de gouvernance consistent à imposer une exigence de reproductibilité (écart inter-observateur ≤ 20 %), à définir une fenêtre d’échantillonnage stable et à conditionner toute conclusion à une observation minimale de 24 mois. « Quelles limites et incertitudes du Monitoring biodiversité ? » conduit également à clarifier l’usage: les indicateurs guident la décision mais ne remplacent pas l’expertise de terrain; l’incertitude doit être transparente, acceptée et intégrée au pilotage. Le Monitoring biodiversité gagne en crédibilité lorsque ces limites sont assumées, quantifiées et régulièrement réévaluées.
Vue méthodologique et structurante
Le Monitoring biodiversité repose sur une articulation claire entre besoins décisionnels, protocole, collecte, qualité et restitution. Il doit rester proportionné et pilotable. Un schéma robuste ancre le Monitoring biodiversité dans la gouvernance existante (revues, comités, plans d’action) avec des cycles de réévaluation à 12 mois et un horizon d’analyse de 24–36 mois pour juger des tendances. Le Monitoring biodiversité s’intègre ainsi aux registres de risques et aux processus de maîtrise opérationnelle, avec des indicateurs limités, des seuils d’alerte explicites et une traçabilité sans faille. Repères quantifiés: complétude des données ≥ 90 %, imputation ≤ 5 %, contrôle inter-observateur ≤ 20 %. Les arbitrages se font sur la base d’un rapport coût/pertinence, en privilégiant les mesures qui éclairent réellement les décisions.
| Approche | Couverture | Fréquence | Gouvernance | Coûts |
|---|---|---|---|---|
| Suivi minimal | 2–3 groupes indicateurs | Saisonnier | Comité annuel | Faibles, priorisés |
| Suivi renforcé | 4–6 groupes + habitats | Trimestriel | Comité trimestriel | Moyens, ciblés |
| Suivi exemplaire | Multi-groupes + génétique | Mensuel | Gouvernance dédiée | Élevés, justifiés |
- Formuler les objectifs et seuils d’alerte.
- Choisir protocoles et stations d’échantillonnage.
- Collecter, contrôler, tracer les données.
- Analyser, interpréter, décider.
- Améliorer en cycle annuel.
Cette structuration garantit que le Monitoring biodiversité demeure utile aux décideurs, évite la dérive méthodologique et sécurise la transparence. L’adossement à une gouvernance claire et à des repères chiffrés limite les erreurs d’interprétation et alimente un dialogue crédible avec les parties prenantes. En pratique, le Monitoring biodiversité devient un levier de progrès continu, au service d’une maîtrise des risques fondée sur des preuves.
Sous-catégories liées à Monitoring biodiversité
Indicateurs de biodiversité
Les Indicateurs de biodiversité traduisent en mesures synthétiques l’état et la dynamique du vivant, pour guider les décisions. Bien choisis, les Indicateurs de biodiversité restent stables, lisibles et sensibles aux changements, tout en étant proportionnés à la capacité d’action. Un dispositif efficace limite initialement le tableau de bord à 8–12 Indicateurs de biodiversité, rattachés à des objectifs opérationnels et à des seuils d’alerte documentés. L’intégration au Monitoring biodiversité permet d’ancrer ces mesures dans un protocole reproductible, avec complétude ≥ 90 % et fenêtre d’échantillonnage cohérente. Les risques principaux résident dans la prolifération d’indicateurs, la mauvaise comparabilité temporelle et l’oubli des incertitudes; ils se gèrent par un dictionnaire de données, des définitions normalisées et des règles de lecture partagées. Au-delà des indices classiques, l’articulation entre espèces indicatrices, habitats et connectivité accroît la pertinence pour l’aménagement et la prévention des risques. Pour en savoir plus sur Indicateurs de biodiversité, cliquez sur le lien suivant : Indicateurs de biodiversité
Suivi écologique
Le Suivi écologique observe dans le temps les communautés, habitats et fonctions, en s’appuyant sur des protocoles standardisés et une gouvernance explicite. En pratique, le Suivi écologique s’articule en ligne de base, collecte saisonnière, analyses et restitution, avec une exigence de traçabilité et de contrôle qualité. Pour rester décisionnel, le Suivi écologique se concentre sur les variables qui informent des risques et des opportunités d’action, en lien avec le Monitoring biodiversité déployé dans l’entreprise. Repères quantifiés: observation minimale de 24 mois pour conclure à une tendance, écart inter-observateur ≤ 20 %, délai de restitution ≤ 30 jours après la campagne. Les difficultés fréquentes tiennent à l’hétérogénéité des méthodes, aux biais saisonniers et à la dispersion des données; la réponse repose sur une harmonisation des protocoles, un dictionnaire de données et un plan de revue périodique. L’alignement avec les processus HSE et les instances de pilotage garantit que chaque résultat trouve une traduction en action concrète. Pour en savoir plus sur Suivi écologique, cliquez sur le lien suivant : Suivi écologique
Rapports biodiversité
Les Rapports biodiversité constituent le vecteur de restitution et de décision pour la direction et les parties prenantes. Leur valeur repose sur la clarté, la traçabilité et l’ancrage opérationnel. Les Rapports biodiversité doivent présenter une synthèse exécutive, des indicateurs clés, des cartes, des incertitudes et des recommandations datées et chiffrées (par exemple 3 priorités à 6 mois, 3 à 12 mois). Insérés dans le Monitoring biodiversité, les Rapports biodiversité s’adossent à des protocoles documentés, un contrôle qualité des données (imputation ≤ 5 %) et un calendrier de revue aligné aux comités. Les risques courants incluent l’excès de technicité, l’absence de seuils d’alerte utilisables et la déconnexion des décisions; la réponse consiste à des gabarits orientés décision, à des glossaires et à des annexes méthodologiques synthétiques. En privilégiant la comparabilité dans le temps et la transparence des hypothèses, ces rapports renforcent la crédibilité et facilitent l’arbitrage entre éviter, réduire, compenser et améliorer. Pour en savoir plus sur Rapports biodiversité, cliquez sur le lien suivant : Rapports biodiversité
Performance biodiversité
La Performance biodiversité mesure la contribution nette d’un projet ou d’un site à la conservation et à la restauration des milieux. Elle s’exprime par des indicateurs de résultat et d’impact, adossés à des références temporelles et spatiales. La Performance biodiversité gagne en robustesse lorsqu’elle est rattachée à des objectifs chiffrés et à une trajectoire pluriannuelle (horizon 24–36 mois), avec des seuils d’alerte et des indicateurs de moyens. Intégrée au Monitoring biodiversité, la Performance biodiversité s’appuie sur des données traçables, des protocoles stables et une gouvernance qui garantit la décision et le progrès continu. Repères: tableau de bord limité à 8–12 indicateurs; complétude des données ≥ 90 %; revue annuelle incontournable. Les dérives fréquentes portent sur l’addition d’actions sans lien avec les résultats, et sur l’oubli des incertitudes; elles se traitent par une logique de chaîne de résultats et des marges d’erreur explicitées. La Performance biodiversité sert alors d’outil d’arbitrage et de transparence. Pour en savoir plus sur Performance biodiversité, cliquez sur le lien suivant : Performance biodiversité
FAQ – Monitoring biodiversité
Quelle différence entre inventaire ponctuel et suivi dans le temps ?
Un inventaire ponctuel dresse une photographie à un instant donné, utile pour l’état de référence ou la conformité. Le Monitoring biodiversité, lui, observe des tendances en répétant des mesures standardisées aux mêmes périodes, stations et efforts d’échantillonnage. Cette répétition rend visibles les variations saisonnières et les dérives, et confère une force probante aux conclusions. Bon repère: stabiliser la ligne de base sur au moins 24 mois, puis décider si une tendance est durable. Un inventaire ponctuel peut suffire pour un diagnostic initial, mais n’éclaire pas la dynamique. Le Monitoring biodiversité permet d’adosser les décisions à des données comparables, en explicitant incertitudes et seuils d’alerte, ce qui facilite l’arbitrage entre éviter, réduire, compenser et améliorer.
Combien d’indicateurs suivre au démarrage ?
La tentation est d’empiler les mesures, au risque de diluer la décision. Une bonne pratique consiste à démarrer avec 8–12 indicateurs ciblés, rattachés à des objectifs et à des actions concrètes, puis à élargir après une revue dans les 12 mois. Le Monitoring biodiversité gagne en lisibilité lorsque chaque indicateur a un protocole clair, une fréquence définie et un seuil d’alerte. L’important est de privilégier la pertinence décisionnelle et la stabilité méthodologique, plutôt que l’exhaustivité. Une fois la routine établie, on peut ajouter des indicateurs complémentaires, à condition de préserver comparabilité et gouvernance (chartes, versionnage, règles de lecture). Ainsi, le tableau de bord reste pilotable et utile.
Comment garantir la qualité des données collectées ?
La qualité repose sur des protocoles documentés, une formation des observateurs et un contrôle multi-niveaux. Définir des critères d’acceptation (complétude ≥ 90 %, erreurs ≤ 5 %, écart inter-observateur ≤ 20 %) aide à sécuriser l’analyse. Le Monitoring biodiversité prévoit des contrôles dès la saisie, un dictionnaire de données et un registre des anomalies. Un calendrier de revue sous 30 jours après chaque campagne permet de corriger rapidement. La traçabilité (métadonnées, versionnage, archivage) est essentielle pour auditer les résultats et comparer dans le temps. En combinant règles simples, supervision et retours d’expérience, on obtient un dispositif fiable et reproductible.
Quelle fréquence de suivi adopter ?
La fréquence dépend des objectifs, des espèces ciblées et des contraintes opérationnelles. Pour des enjeux courants, une fréquence saisonnière peut suffire; pour des espèces sensibles, un suivi mensuel est parfois nécessaire. Repères utiles: cycle de revue annuel, observation minimale de 24 mois pour conclure à une tendance, et fenêtres d’échantillonnage stables d’une année sur l’autre. Le Monitoring biodiversité reste pertinent s’il respecte les cycles biologiques et s’articule avec les calendriers de projet, sans créer de charges disproportionnées. L’important est de maintenir un effort d’échantillonnage constant et de synchroniser collecte, analyse et restitution avec les instances de décision.
Comment intégrer les résultats aux décisions de projet ?
Il faut relier chaque indicateur à des seuils d’alerte et à des actions pré-définies. Un tableau de bord synthétique, une note d’aide à la décision et un passage systématique en comité de pilotage facilitent l’intégration. Le Monitoring biodiversité fournit alors un langage commun: tendances, incertitudes, cartes, priorités. Bon repère: formuler 3 priorités à 6 mois et 3 à 12 mois, avec responsabilités et moyens. Les résultats doivent aussi alimenter l’évaluation des risques, les plans d’évitement/réduction et, si nécessaire, des mesures compensatoires. La cohérence entre méthodes, indicateurs et décisions garantit que l’effort de suivi se traduit en actions mesurables et vérifiables.
Quelles compétences mobiliser en interne ?
Un binôme « opérationnel – référent biodiversité » est souvent efficace. Les compétences clés: compréhension des protocoles, saisie terrain rigoureuse, gestion de données, lecture d’indicateurs et restitution. Le Monitoring biodiversité bénéficie d’un appui externe ponctuel pour les volets complexes, mais la gouvernance doit rester interne. Bon repère: plan de montée en compétences à 3, 6 et 12 mois, avec des formations ciblées et des exercices d’interprétation. La capacité à traduire des résultats en décisions opérationnelles est déterminante; elle s’acquiert par la pratique, des gabarits de rapport orientés décision et des revues régulières.
Notre offre de service
Nous accompagnons les organisations dans la structuration, la mise en œuvre et la montée en compétences liées au Monitoring biodiversité, en articulant gouvernance, protocoles, collecte, qualité des données et restitution. Selon les besoins, l’appui peut combiner cadrage méthodologique, harmonisation des indicateurs, contrôle qualité, et formation des équipes à l’interprétation et à la décision. Une feuille de route pragmatique, alignée sur les cycles de pilotage, facilite l’intégration aux processus existants et la progression mesurable. Pour en savoir plus sur nos domaines d’intervention et les modalités d’appui, consultez nos services.
Mettez ces repères en pratique pour structurer une politique fondée sur des preuves et réduire les risques liés aux milieux naturels.
Pour en savoir plus sur Suivi et indicateurs biodiversité, consultez : Suivi et indicateurs biodiversité
Pour en savoir plus sur Biodiversité et milieux naturels, consultez : Biodiversité et milieux naturels