Suivi des émissions GES

Sommaire

Le suivi des émissions GES sert à piloter, démontrer et améliorer la performance climat d’une organisation avec méthode. En pratique, l’enjeu n’est pas seulement de comptabiliser du dioxyde de carbone équivalent, mais d’installer une gouvernance de la donnée carbone, des processus de contrôle et des décisions d’investissement éclairées. Selon la norme ISO 14064-1:2018, la définition du périmètre organisationnel et opérationnel est une étape structurante, notamment pour distinguer les émissions directes (1), indirectes liées à l’énergie (2) et autres indirectes (3). Pour rester utile aux décisions, un suivi des émissions GES se déploie dans des cycles clairs d’amélioration continue avec des revues au moins tous les 12 mois et des mises à jour plus fréquentes des hypothèses critiques. Les indicateurs et leurs métadonnées (source, facteur, incertitude) doivent être stabilisés pour éviter les comparaisons trompeuses dans le temps. Les parties prenantes internes attendent des tendances fiables pour les arbitrages budgétaires ; les parties prenantes externes exigent une transparence méthodologique et une traçabilité. Dans ce cadre, le suivi des émissions GES s’inscrit dans une logique de maîtrise des risques, de conformité volontaire aux référentiels et de performance opérationnelle, avec une vigilance particulière sur la qualité des données d’activité, l’actualisation des facteurs d’émission et la documentation probante des calculs.

B1) Définitions et notions clés

Suivi des émissions GES
Suivi des émissions GES

Le suivi des émissions GES repose sur des concepts stabilisés afin d’assurer la cohérence des inventaires et leur comparabilité.

  • Émissions directes (périmètre 1) : sources détenues ou contrôlées par l’organisation.
  • Émissions indirectes liées à l’énergie (périmètre 2) : électricité, chaleur, vapeur importées.
  • Autres émissions indirectes (périmètre 3) : achats, transport, déplacements, déchets, usage des produits, immobilisations.
  • Facteur d’émission : coefficient reliant une donnée d’activité à une quantité de CO2e.
  • Incertitude : marge d’erreur liée aux données et aux facteurs, à documenter et à réduire.
  • Périmètre organisationnel : contrôle financier ou opérationnel, participation équivalente.
  • Traçabilité : preuve de l’origine des données, versionnage des facteurs et des règles de calcul.

À titre de repère de gouvernance, la norme ISO 14064-1:2018 recommande une documentation méthodologique explicite et une revue périodique au minimum tous les 12 mois, avec un objectif de couverture des émissions prioritaires supérieur à 95 % des postes matériels.

B2) Objectifs et résultats attendus

Suivi des émissions GES
Suivi des émissions GES

Le suivi des émissions GES vise des bénéfices convergents pour la stratégie, la conformité et l’opérationnel.

  • Prioriser les postes d’émissions matériels et orienter les plans d’action sur les 20 % de sources générant 80 % des impacts.
  • Assurer la cohérence interannuelle des résultats par un protocole de révision et de recalcul documenté.
  • Appuyer les décisions d’investissement par des analyses intégrant coûts, risques et gains carbone.
  • Renforcer la crédibilité externe par une transparence méthodologique et la publication de limites et incertitudes.
  • Outiller les métiers pour intégrer les critères carbone dans les processus (achats, conception, logistique).

Comme repère, viser une réduction cumulée de 50 % à 55 % des émissions opérationnelles entre l’année de référence et 2030 est fréquemment mobilisé dans les feuilles de route alignées sur les meilleures pratiques, avec une revue semestrielle et un tableau de bord mensuel pour les secteurs à forte intensité.

B3) Applications et exemples

Suivi des émissions GES
Suivi des émissions GES
Contexte Exemple Vigilance
Site industriel multi-énergies Suivi mensuel du gaz naturel et de l’électricité avec facteurs d’émission localisés Mettre à jour les facteurs réseau au moins tous les 12 mois et documenter un écart d’incertitude ≤ 5 %
Flotte logistique Télérelève des kilomètres et carburants, calcul selon ISO 14083:2023 Contrôler l’intégrité des données télématiques et la représentativité des consommations réelles
Achat de biens et services Utilisation de facteurs monétaires pour amorçage puis affinage par données fournisseurs Réévaluer la matérialité dès qu’un fournisseur couvre ≥ 20 % d’un segment d’achat
Déplacements professionnels Consolidation des billetteries, ventilation par classe, distance et type d’aéronef Vérifier la cohérence des distances (grands cercles) et des facteurs d’occupation

Pour développer des compétences opérationnelles sur ces sujets, des parcours de formation dédiés existent, comme ceux proposés par NEW LEARNING, utiles pour structurer la collecte, l’analyse et la restitution des données carbone.

B4) Démarche de mise en œuvre du Suivi des émissions GES

Suivi des émissions GES
Suivi des émissions GES

Étape 1 – Cadrage et gouvernance

Cette étape vise à aligner la direction, le HSE et les métiers sur le périmètre, les responsabilités et le calendrier. En conseil, le travail porte sur un diagnostic de maturité, la cartographie des parties prenantes, la définition du périmètre organisationnel (contrôle financier ou opérationnel) et la rédaction d’une charte de gouvernance (rôles, revues, arbitrages). En formation, l’objectif est l’appropriation des référentiels (ISO 14064-1:2018), des périmètres 1–2–3 et des principes de matérialité. Les actions concrètes incluent la nomination d’un pilote, la planification des comités (trimestriels, soit 4 par an) et l’identification des systèmes sources. Point de vigilance fréquent : sous-estimer les délais d’accès aux données internes et fournisseurs, ce qui impose de sécuriser dès le départ les droits d’extraction, le versionnage des facteurs d’émission et un protocole de recalcul en cas de changement significatif.

Étape 2 – Cartographie des sources et périmètres

Objectif : établir la liste exhaustive des postes d’émissions et trier les sources selon leur matérialité. En mission de conseil, on structure la matrice de matérialité (impact x maîtrise), on arbitre les périmètres 3 critiques (achats, transport, usage) et on propose une stratégie de couverture progressive (≥ 95 % des émissions pertinentes à horizon 24 mois). En formation, on apprend à utiliser des grilles de repérage par processus (énergie, mobilité, achats, déchets, immobilisations) et à estimer les ordres de grandeur. Actions concrètes : interviews métiers, revue des contrats énergétiques, analyse des flux logistiques, consolidation des politiques d’achat. Vigilance : éviter la double comptabilisation entre sites, filiales et prestataires, et documenter systématiquement les hypothèses d’allocation lorsque des actifs sont partagés entre entités.

Étape 3 – Collecte des données et traçabilité

L’objectif est de transformer la cartographie en données d’activité exploitables, avec des règles de qualité et de traçabilité. En conseil, la priorité est la conception d’un plan de collecte (sources, formats, fréquence), l’automatisation lorsque possible (API, extractions mensuelles) et la mise en place d’un registre de données (champ, unité, provenance, qualité). En formation, les équipes pratiquent la qualification de la donnée (complet, exact, à jour) et la gestion des écarts. Actions concrètes : gabarits d’import, contrôles d’intégrité, rapprochement factures/compteurs, protocole de correction. Vigilances : homogénéité des périodes (éviter des agrégats 13 mois), documentation des valeurs estimées, archivage probant des justifications et des versions des facteurs utilisés.

Étape 4 – Calculs, facteurs et incertitudes

Cette étape consolide les données pour produire des émissions avec transparence. En conseil, on choisit les facteurs d’émission (priorité aux facteurs géographiquement pertinents et récents), on paramètre les formules et on quantifie les incertitudes par poste, avec un objectif d’écart global ≤ 10 % lorsque la matérialité est forte. En formation, on s’exerce à sélectionner les bases adaptées, à expliciter les limites et à gérer les recalculs d’année de référence. Actions : documentation des facteurs (source, année, unité), gestion des unités, tests de cohérence, révisions pour changement méthodologique. Vigilance : éviter la substitution arbitraire de facteurs, maintenir une cohérence interannuelle et consigner tout recalcul avec justification et date (par exemple sous 30 jours après la découverte de l’erreur).

Étape 5 – Restitution, indicateurs et pilotage

Objectif : produire des tableaux de bord utiles à la décision. En conseil, on conçoit un jeu d’indicateurs (intensités par unité d’œuvre, émissions absolues, coûts évités), des seuils d’alerte et des formats de restitution différenciés (direction, métiers, sites). En formation, on travaille la lecture critique, l’analyse des tendances et la préparation de messages clairs. Actions : revue mensuelle pour les postes volatils, revues trimestrielles pour la direction, mise en place d’un plan d’action traçant les gains attendus (t CO2e/an) et le retour sur investissement. Vigilances : éviter le foisonnement d’indicateurs, privilégier 10 à 15 indicateurs robustes, expliciter les limites et maintenir un dossier de preuve apte à une vérification externe limitée ou raisonnable selon les besoins.

Étape 6 – Amélioration continue et intégration

Finalité : inscrire le suivi des émissions GES dans les processus existants (achats, maintenance, développement produit, qualité). En conseil, on aligne la feuille de route sur les plans d’investissement et la stratégie, on déploie des contrôles internes et on prévoit une révision annuelle (12 mois) des hypothèses structurantes. En formation, on renforce l’autonomie : maîtrise des mises à jour, appropriation des règles de recalcul, capacité à discuter les compromis coût/carbone. Actions : intégration aux systèmes de management (ISO 14001), animation de communautés de pratique, actualisation des facteurs d’émission critiques au moins une fois par an. Vigilance : risque d’essoufflement si les gains ne sont pas visibles ; prévoir des jalons trimestriels et des retours d’expérience formalisés pour capitaliser et corriger la trajectoire.

Pourquoi structurer le suivi des émissions GES ?

Suivi des émissions GES
Suivi des émissions GES

La question “Pourquoi structurer le suivi des émissions GES ?” renvoie à la capacité d’une organisation à transformer une mesure en gouvernance et en décisions. Au-delà du calcul, “Pourquoi structurer le suivi des émissions GES ?” signifie définir des règles, des responsabilités et une périodicité de revue qui sécurisent la qualité des résultats et leur comparabilité. Les directions y gagnent un outil pour prioriser les investissements et négocier les arbitrages entre coûts et bénéfices carbone. Le suivi des émissions GES s’inscrit ainsi dans une gestion des risques et des opportunités : contrats d’énergie, logistique, achats responsables, écoconception. En repère, une revue annuelle formelle (12 mois) et des points intermédiaires trimestriels sont souvent considérés comme un standard de bonne gouvernance, avec un objectif de couverture des postes matériels supérieur à 95 %. Enfin, “Pourquoi structurer le suivi des émissions GES ?” implique d’accepter la publication des limites et des incertitudes, condition de crédibilité lorsqu’une vérification externe limitée ou raisonnable est envisagée, et de maintenir la documentation nécessaire au réexamen des méthodes en cas de changement significatif.

Dans quels cas prioriser le scope 3 ?

La question “Dans quels cas prioriser le scope 3 ?” se pose lorsque les émissions indirectes dominent l’empreinte globale, typiquement dans les secteurs à forte intensité d’achats ou de transport. “Dans quels cas prioriser le scope 3 ?” trouve une réponse lorsque l’analyse de matérialité révèle que plus de 70 % des émissions proviennent des fournisseurs, de l’usage des produits ou de la logistique aval. Le suivi des émissions GES doit alors intégrer des stratégies de collecte chez les partenaires, des clauses contractuelles et des facteurs d’émission spécifiques. En repère méthodologique, un plan d’extension par vagues successives sur 24 à 36 mois est pertinent pour atteindre une couverture supérieure à 90 % des segments d’achat prioritaires. “Dans quels cas prioriser le scope 3 ?” s’entend également lorsque les leviers d’action (spécifications achat, substitution matériaux, schémas logistiques) sont plus impactants que les gains internes, ce qui justifie des indicateurs d’intensité par famille d’achat et des revues conjointes avec les fournisseurs clés.

Comment choisir un facteur d’émission fiable ?

“Comment choisir un facteur d’émission fiable ?” suppose d’arbitrer entre granularité, représentativité géographique et actualité des sources. La priorité va aux facteurs spécifiques au contexte (pays, technologie, année) plutôt qu’aux moyennes génériques ; “Comment choisir un facteur d’émission fiable ?” implique aussi de vérifier l’année de publication et la traçabilité des calculs sous-jacents. Le suivi des émissions GES gagne en robustesse lorsque les facteurs critiques sont mis à jour au moins tous les 12 mois, et que l’incertitude associée est explicitée pour les postes majeurs. Un repère utile consiste à viser une incertitude inférieure à 10 % pour les postes matériels, en privilégiant des bases reconnues et des données fournisseurs lorsque disponibles. Enfin, “Comment choisir un facteur d’émission fiable ?” revient à documenter l’unité, la source, la version, et la règle de substitution en cas d’indisponibilité, afin d’assurer la comparabilité interannuelle et de faciliter toute vérification externe.

Jusqu’où aller dans la fréquence de mise à jour ?

La question “Jusqu’où aller dans la fréquence de mise à jour ?” renvoie à un compromis entre coûts de collecte, stabilité des hypothèses et besoin de pilotage rapproché. Dans un contexte industriel stable, des mises à jour mensuelles des données d’activité et annuelles des facteurs d’émission suffisent ; “Jusqu’où aller dans la fréquence de mise à jour ?” peut conduire à des cycles plus courts pour des postes volatils (énergie, fret), avec des points trimestriels. Le suivi des émissions GES doit distinguer la fréquence de collecte (mensuelle ou trimestrielle) de la fréquence de révision méthodologique (12 mois), en évitant les recalculs incessants qui nuisent à la lisibilité. Un repère de gouvernance consiste à définir des seuils de changement significatif (par exemple ≥ 5 % d’impact) déclenchant un recalcul documenté. “Jusqu’où aller dans la fréquence de mise à jour ?” dépend enfin de l’usage des données : pilotage opérationnel exigeant une réactivité mensuelle, versus reporting stratégique où la cohérence interannuelle prime.

Vue méthodologique et structurante

La structuration du suivi des émissions GES combine des choix de périmètre, des règles de qualité de données, un calendrier de revue et une articulation claire avec les décisions. Dans une logique de gouvernance, un cycle annuel (12 mois) est le socle minimal, complété par des points trimestriels pour les postes volatils et un tableau de bord mensuel lorsque des leviers de pilotage court terme existent. Pour les secteurs où l’empreinte dépend majoritairement des achats, la consolidation du périmètre 3 s’étale souvent sur 24 à 36 mois afin d’atteindre une couverture supérieure à 90 % des segments prioritaires. Le suivi des émissions GES doit également expliciter la règle de recalcul de l’année de référence en cas de changement méthodologique ou organisationnel, et maintenir un dossier de preuve apte à une vérification externe. Enfin, la distinction entre indicateurs absolus et intensités permet d’articuler croissance et trajectoire de décarbonation.

Approche Forces Limites Cas d’usage
Approche comptable annuelle Comparabilité interannuelle, stabilité, alignement budgétaire Moins réactive aux variations mensuelles Bilan consolidé, publication, objectifs à 12 mois
Approche opérationnelle en quasi-temps réel Réactivité, pilotage fin des procédés et logistique Coûts de collecte, bruit statistique Sites à forte intensité, optimisation énergétique, fret
  • Définir le périmètre et la gouvernance.
  • Cartographier les sources et prioriser la matérialité.
  • Collecter et qualifier les données.
  • Calculer, documenter, estimer les incertitudes.
  • Restituer, décider, améliorer en continu.

Comme repères de bonnes pratiques, viser une couverture des postes matériels supérieure à 95 %, limiter l’incertitude globale à ≤ 10 % pour les émissions prioritaires, et planifier 4 revues par an pour les organisations à haute intensité constituent un cadre robuste. Le suivi des émissions GES bénéficie enfin d’une intégration progressive aux processus achats, ingénierie et maintenance, afin que les gains identifiés se convertissent en résultats opérationnels mesurés.

Sous-catégories liées à Suivi des émissions GES

Reporting carbone

Le Reporting carbone traduit les résultats du suivi en informations compréhensibles et comparables, à destination de la direction, des parties prenantes et, le cas échéant, d’un organisme de vérification. Un Reporting carbone robuste s’appuie sur un périmètre clair, des règles de recalcul et une documentation probante permettant une assurance limitée ou raisonnable. En articulation avec le suivi des émissions GES, le Reporting carbone doit expliciter les hypothèses, les facteurs d’émission, les incertitudes et les changements méthodologiques. Les tableaux de bord d’aide à la décision, les indicateurs d’intensité et les trajectoires visées complètent l’image, tout en évitant la surabondance d’indicateurs. Un repère utile consiste à publier au moins une fois tous les 12 mois les résultats consolidés, avec une couverture supérieure à 95 % des postes matériels et des notes méthodologiques à jour. Le Reporting carbone devient alors un outil de gouvernance, d’arbitrage budgétaire et de dialogue exigeant avec les métiers et les fournisseurs, en lien direct avec le suivi des émissions GES. Pour en savoir plus sur Reporting carbone, cliquez sur le lien suivant : Reporting carbone

Indicateurs carbone

Les Indicateurs carbone structurent le pilotage : émissions absolues, intensités par unité d’œuvre, coûts évités, taux de couverture des données, part des émissions vérifiées, etc. Des Indicateurs carbone bien conçus doivent rester stables dans le temps, tout en s’adaptant aux changements structurants. Ils s’adossent au suivi des émissions GES pour garantir la traçabilité, la périodicité de mise à jour et la documentation des limites. En pratique, la gouvernance fixe une cible raisonnable de 10 à 15 Indicateurs carbone, afin d’éviter l’éparpillement et de concentrer l’attention sur les leviers les plus matériels. Pour les organisations à forte intensité, une actualisation mensuelle est appropriée pour l’énergie et la logistique, quand une revue trimestrielle suffit pour d’autres postes. Un repère de maturité consiste à documenter systématiquement l’incertitude associée aux indicateurs critiques (par exemple ≤ 10 %) et à expliciter les règles de recalcul des historiques, en cohérence avec le suivi des émissions GES. Pour en savoir plus sur Indicateurs carbone, cliquez sur le lien suivant : Indicateurs carbone

Communication carbone

La Communication carbone convertit des résultats techniques en messages intelligibles pour des publics variés, sans simplification excessive ni surpromesse. Une Communication carbone exigeante précise le périmètre, les limites, les incertitudes et les hypothèses, et renvoie vers les méthodes pour permettre la vérification. Elle repose sur le suivi des émissions GES pour présenter des tendances, des actions et des impacts mesurés, en évitant les confusions entre émissions évitées, compensations et réductions réelles. Un repère prudent consiste à limiter l’usage de chiffres trop précis lorsque l’incertitude dépasse 5 % à 10 %, et à privilégier des fourchettes explicites. La Communication carbone doit aussi distinguer les indicateurs absolus et d’intensité, et signaler tout recalcul d’année de référence. En pratique, la cohérence des messages entre documents internes et publications externes renforce la crédibilité et facilite le dialogue avec les parties prenantes, tout en s’adossant au suivi des émissions GES pour garantir la traçabilité. Pour en savoir plus sur Communication carbone, cliquez sur le lien suivant : Communication carbone

Transparence et crédibilité carbone

La Transparence et crédibilité carbone s’obtient par la publication des méthodes, la documentation des limites et l’ouverture aux vérifications indépendantes. Les organisations qui visent la Transparence et crédibilité carbone explicitent leurs hypothèses, leurs facteurs d’émission, leurs règles de recalcul et leurs incertitudes, avec une mise à jour au moins annuelle. En repère, formaliser un dossier de preuve complet (sources de données, contrôles internes, versions de facteurs) et viser une couverture supérieure à 95 % des postes matériels constitue une base solide. La Transparence et crédibilité carbone se construit progressivement : d’abord assurance interne, puis assurance limitée, puis, si nécessaire, assurance raisonnable. Le suivi des émissions GES fournit la colonne vertébrale de cette crédibilité, en garantissant la cohérence interannuelle et la traçabilité des décisions. Cette transparence favorise la confiance des investisseurs, des clients et des collaborateurs, et améliore la qualité des arbitrages. Pour en savoir plus sur Transparence et crédibilité carbone, cliquez sur le lien suivant : Transparence et crédibilité carbone

FAQ – Suivi des émissions GES

Quelle est la différence entre périmètres 1, 2 et 3 et pourquoi cela compte pour le pilotage ?

Les périmètres 1, 2 et 3 distinguent l’origine des émissions et conditionnent les leviers d’action. Le périmètre 1 couvre les sources détenues ou contrôlées (combustion sur site, procédés), le périmètre 2 l’électricité, la chaleur ou la vapeur importées, et le périmètre 3 les autres émissions indirectes (achats, transport, usage des produits, déchets). Pour le suivi des émissions GES, cette distinction oriente la collecte de données, la sélection des facteurs d’émission et la priorisation des plans d’action. En gouvernance, une couverture supérieure à 95 % des postes matériels est recommandée pour la publication annuelle, avec des revues trimestrielles sur les postes volatils. Cette structuration facilite la comparaison interannuelle, l’identification des gains rapides et la construction d’objectifs crédibles, tout en rendant explicites les limites et incertitudes à communiquer aux parties prenantes.

Comment gérer les changements méthodologiques sans perdre la comparabilité des résultats ?

La comparabilité repose sur un protocole de recalcul de l’année de référence en cas de changement significatif (périmètre, facteurs, méthode). Dans le suivi des émissions GES, il convient de documenter chaque évolution (date, raison, impact), d’appliquer la nouvelle méthode rétrospectivement lorsque c’est matériel, et de signaler les effets dans les rapports. Un repère de gouvernance consiste à fixer des seuils déclencheurs (par exemple ≥ 5 % d’impact sur un poste majeur) et à effectuer les mises à jour sous 30 jours après validation. Cette discipline garantit la cohérence interannuelle, évite les ruptures de séries et renforce la crédibilité en cas de vérification externe. Elle suppose un dossier de preuve complet, un versionnage des facteurs d’émission et une communication claire des limites aux lecteurs non spécialistes.

Faut-il viser des données fournisseurs spécifiques dès la première année ?

Pas nécessairement. Une approche progressive est souvent plus réaliste : utiliser des facteurs génériques au départ pour couvrir l’ensemble des postes, puis cibler des données fournisseurs spécifiques sur les segments d’achat matériels. Dans le suivi des émissions GES, une trajectoire sur 24 à 36 mois pour atteindre > 90 % de couverture sur les achats prioritaires est un repère pragmatique. Les données spécifiques améliorent la précision mais exigent du temps (contrats, capacités de reporting des fournisseurs, harmonisation). L’important est de documenter les hypothèses, d’estimer l’incertitude et de maintenir la comparabilité, tout en planifiant des vagues d’amélioration coordonnées avec les équipes achats et qualité.

Comment traduire les résultats en décisions opérationnelles concrètes ?

Il faut relier chaque poste d’émission à des leviers métier, des coûts et des horizons de mise en œuvre. Dans un suivi des émissions GES efficace, les tableaux de bord incluent des intensités (par unité d’œuvre), des scénarios de réduction, des coûts associés et des priorités temporelles. Des revues trimestrielles permettent d’ajuster les actions (efficacité énergétique, substitutions matières, schémas logistiques). En repère, la sélection d’un portefeuille de 10 à 15 actions prioritaires avec des gains potentiels chiffrés (t CO2e/an) et des responsables identifiés facilite l’exécution. La qualité de la décision vient de la traçabilité des hypothèses, de la mesure des résultats et de la capacité à recalibrer rapidement si les effets diffèrent des prévisions.

Quelle fréquence de mise à jour adopter pour les facteurs d’émission et les données ?

Les données d’activité à forte variabilité (énergie, fret) gagnent à être collectées mensuellement ; d’autres postes peuvent suivre un rythme trimestriel. Pour les facteurs d’émission, une mise à jour annuelle est généralement suffisante, sauf changement significatif. Le suivi des émissions GES doit distinguer fréquence de collecte et fréquence de révision méthodologique, en évitant les recalculs incessants qui brouillent la lecture. Un cadre de gouvernance simple : collecte mensuelle pour l’opérationnel, revues trimestrielles pour la direction, publication annuelle consolidée et seuils de recalcul (≥ 5 %) pour déclencher des mises à jour documentées. Cette approche équilibre précision, lisibilité et coûts de maintenance.

Comment traiter l’incertitude et la communiquer sans fragiliser le message ?

L’incertitude fait partie intégrante de tout inventaire. Elle doit être estimée par poste, agrégée avec prudence et communiquée de manière transparente. Dans un suivi des émissions GES rigoureux, on vise une incertitude ≤ 10 % sur les postes matériels, tout en expliquant les sources d’erreur (données manquantes, facteurs génériques, hypothèses d’allocation). La communication privilégie des valeurs arrondies, des fourchettes lorsque nécessaire et des commentaires clairs sur les limites. Cette transparence renforce la crédibilité, permet de hiérarchiser les efforts d’amélioration et prépare une éventuelle vérification externe. L’essentiel est la cohérence : mêmes règles, mêmes méthodes, documentation accessible et décisions traçables.

Notre offre de service

Nous accompagnons les organisations dans la structuration, la fiabilisation et l’industrialisation de leurs démarches, avec une articulation claire entre diagnostic, méthodes, données et pilotage. Qu’il s’agisse d’un cadrage, d’une consolidation annuelle ou de l’intégration de la donnée carbone dans vos processus, l’objectif est d’obtenir des résultats utilisables pour l’arbitrage et l’action. Notre approche mêle conseil et transfert de compétences, pour rendre les équipes autonomes sur la collecte, les facteurs d’émission et la restitution. Pour découvrir nos modalités d’intervention et d’accompagnement, consultez nos services. Cette démarche s’inscrit dans un suivi des émissions GES exigeant, documenté et compatible avec les meilleures pratiques de gouvernance.

Poursuivez votre lecture et consolidez vos repères méthodologiques avec votre équipe.

Pour en savoir plus sur Reporting carbone, consultez : Reporting carbone

Pour en savoir plus sur Bilan carbone et décarbonation, consultez : Bilan carbone et décarbonation