Indicateurs carbone

Sommaire

Face à l’exigence de pilotage environnemental et de maîtrise des risques, les indicateurs carbone structurent la preuve chiffrée des trajectoires de réduction d’émissions. Dans une organisation, ils créent un langage commun entre direction, opérations et parties prenantes, pour arbitrer les investissements, hiérarchiser les actions et suivre l’efficacité des plans. En cadrant un périmètre clair et des règles d’agrégation robustes, ces indicateurs carbone permettent de relier données d’activité, facteurs d’émission et décisions budgétaires. Ils servent de passerelle entre stratégie et exécution, en apportant une transparence compatible avec des référentiels reconnus comme ISO 14064-1:2018 et ISO 14067:2018. Leur valeur dépend de la qualité des données sources, de la traçabilité méthodologique et de la gouvernance de revue. Dans les pays où le bilan d’émissions est encadré, l’articulation avec le dispositif BEGES (article L. 229-25 du code de l’environnement) et les exigences de la CSRD 2022/2464 devient déterminante pour assurer la comparabilité interannuelle. Au-delà de la conformité, les indicateurs carbone révèlent les leviers opérationnels réellement contributifs, distinguent les effets d’activité et d’efficacité, et soutiennent la crédibilité des engagements. Bien conçus, ils facilitent l’alignement budgétaire, la mobilisation des équipes et l’évaluation de performance des fournisseurs, tout en renforçant la cohérence entre objectifs scientifiques et réalités industrielles.

Définitions et termes clés

Indicateurs carbone
Indicateurs carbone

Les indicateurs carbone sont des mesures quantitatives permettant de suivre les émissions directes et indirectes d’une organisation, d’un produit ou d’une chaîne de valeur. Ils regroupent des indicateurs absolus (tonnes équivalent CO₂), d’intensité (par unité produite, par chiffre d’affaires) et d’alignement (trajectoire compatible avec un scénario 1,5 °C). Le périmètre d’émissions s’organise classiquement selon les postes d’émissions reconnus par le GHG Protocol 2015 (regroupés en scopes 1, 2 et 3) et peut s’appuyer sur ISO 14064-1:2018 pour la quantification organisationnelle et sur ISO 14067:2018 pour l’empreinte carbone des produits. La granularité temporelle (mensuelle, trimestrielle, annuelle) et le niveau d’agrégation (site, entité, groupe) conditionnent la précision et l’utilité décisionnelle de chaque indicateur.

  • Indicateur absolu: tCO₂e sur une période donnée
  • Indicateur d’intensité: tCO₂e par unité pertinente (ex. MWh, tonne produite)
  • Indicateur d’alignement: écart à une trajectoire cible (ex. 1,5 °C)
  • Périmètre: scopes 1, 2, 3 selon GHG Protocol 2015
  • Facteurs d’émission: sources reconnues (IPCC 2006, bases nationales)

Objectifs et résultats attendus

Indicateurs carbone
Indicateurs carbone

Les indicateurs carbone visent à rendre mesurable la performance climatique, à orienter des décisions d’investissement et à assurer la cohérence entre engagements et réalisations. Ils facilitent la comparaison interannuelle, l’analyse des contributions par postes d’émissions et la priorisation des actions avec retour sur investissement. Un système d’indicateurs crédible s’appuie sur des processus documentés, des contrôles de qualité et des référentiels tels que ISO 14001:2015 pour la gouvernance environnementale. La finalité est double: fournir un tableau de bord opérationnel pour piloter les réductions, et une base fiable pour la communication aux parties prenantes.

  • Définir des objectifs chiffrés cohérents et traçables
  • Assurer la comparabilité dans le temps et entre entités
  • Relier activités, coûts et émissions pour arbitrer
  • Sécuriser les données par des contrôles et une revue interne
  • Rendre compte selon des standards reconnus (ex. CSRD 2022/2464)

Applications et exemples

Indicateurs carbone
Indicateurs carbone

Dans l’industrie, les indicateurs carbone soutiennent la gestion énergétique (intensité kWh/tCO₂e), la sélection de fournisseurs (facteurs d’émission amont), ou l’écoconception produit (analyse de cycle de vie). Dans les services, ils orientent les politiques de déplacement, la gestion immobilière et l’achat numérique responsable. Les collectivités les mobilisent pour prioriser les dépenses publiques et suivre des feuilles de route territoriales. L’usage pédagogique est également pertinent dans des dispositifs de formation continue tels que les parcours proposés par NEW LEARNING, afin d’acquérir des compétences robustes et comparables aux attentes de référentiels comme TCFD 2017.

Contexte Exemple Vigilance
Production industrielle Intensité tCO₂e/tonne produite Normaliser par mix-produit et arrêter selon ISO 14064-1:2018
Achats tCO₂e par million d’euros dépensés Risque d’agrégats trop grossiers; privilégier données fournisseurs (Scope 3 GHG Protocol 2015)
Immobilier tertiaire tCO₂e/m² utile Climats différents; corriger météo selon normes locales et IPMVP 2016

Démarche de mise en œuvre de Indicateurs carbone

Indicateurs carbone
Indicateurs carbone

1. Cadrage et périmètres

L’objectif est de fixer la finalité des indicateurs, les usages décisionnels et le périmètre organisationnel. En conseil, on anime des ateliers de cadrage, cartographie des entités, sélection des scopes et identification des parties prenantes; des arbitrages formalisent les unités d’œuvre pertinentes et le niveau d’agrégation. En formation, l’accent est mis sur la compréhension des scopes 1, 2, 3 (GHG Protocol 2015) et la capacité à choisir des indicateurs adaptés aux métiers. Les actions en entreprise incluent la formalisation d’un plan de mesure, la définition des responsabilités et la documentation des hypothèses. Point de vigilance: éviter un périmètre incomplet qui affaiblit la comparabilité, et aligner le calendrier avec les cycles budgétaires. Références utiles: ISO 14064-1:2018 pour la quantification et CSRD 2022/2464 pour le cadre de reporting.

2. Collecte et qualité des données

Cette étape sécurise les sources, la fréquence et les contrôles. En conseil, on établit un dictionnaire de données, des règles d’extraction et une traçabilité des transformations; des tests de complétude/concordance sont conduits. En formation, les équipes apprennent à qualifier l’incertitude, distinguer données primaires et secondaires, et documenter les écarts. En entreprise, on industrialise les flux (factures énergie, capteurs, ERP) et on formalise des contrôles croisés. Point de vigilance: la hétérogénéité des systèmes et l’absence de propriétaire de données. Bonnes pratiques: principes de qualité inspirés d’ISO 8000-8:2018 et grille d’audit interne s’inspirant d’ISO 19011:2018.

3. Facteurs d’émission et calculs

But: relier activités et émissions via des facteurs d’émission fiables. En conseil, on sélectionne des sources reconnues (IPCC 2006, bases nationales), on qualifie la pertinence sectorielle et on gère les mises à jour. En formation, les équipes apprennent à choisir entre facteurs génériques et spécifiques, à traiter les incertitudes et à documenter les versions. À l’échelle entreprise, on paramètre les unités, on gère les conversions et on trace les hypothèses. Vigilance: aligner les versions (ex. Base Carbone v22.0) et éviter les doubles comptes. Références: ISO 14067:2018 pour produits et GHG Protocol Scope 3 (2015) pour la chaîne de valeur.

4. Consolidation, revue et assurance

Objectif: produire des indicateurs carbone solides, revus et audités. En conseil, on met en place des règles d’agrégation, construit des tableaux de bord, et organise une revue indépendante (mémo de conclusions, plan d’actions). En formation, on développe la lecture critique des résultats, l’analyse de sensibilité et la maîtrise des écarts. En entreprise, une revue croisée métier/finance/qualité est programmée avant publication. Vigilance: documentation insuffisante ou traçabilité lacunaire. Bonnes pratiques d’assurance: ISAE 3000 (révisée 2016) pour l’assurance de durabilité et alignement avec les attentes TCFD 2017 sur la gouvernance et les métriques.

5. Pilotage, trajectoires et amélioration

Finalité: transformer la mesure en décisions et progrès mesurables. En conseil, on décline des feuilles de route, fixe des cibles intermédiaires et propose un système de revues trimestrielles. En formation, on outille les managers pour interpréter les indicateurs, arbitrer entre coûts et bénéfices, et animer des revues d’avancement. En entreprise, on rattache les objectifs aux budgets, on suit des écarts et on met à jour les hypothèses. Vigilance: confondre effets d’activité et d’efficacité. Cadres utiles: boucle d’amélioration PDCA d’ISO 14001:2015 et alignement sur des objectifs scientifiques validés SBTi (mise à jour 2021) pour garantir la crédibilité.

Pourquoi mesurer des indicateurs carbone ?

Indicateurs carbone
Indicateurs carbone

Pourquoi mesurer des indicateurs carbone ? La question renvoie d’abord aux enjeux de pilotage: sans mesure partagée, impossible d’orienter des investissements, de hiérarchiser des actions ou d’évaluer les résultats. Pourquoi mesurer des indicateurs carbone ? Parce qu’un tableau de bord robuste réduit l’incertitude, structure la gouvernance et soutient la comparabilité interannuelle, notamment lorsque l’organisation se prépare à des dispositifs de transparence comme la CSRD 2022/2464 et les ESRS E1 2023. Pourquoi mesurer des indicateurs carbone ? Afin de relier les opérations à une trajectoire crédible, d’objectiver les arbitrages budgétaires et de parler un langage commun avec les investisseurs. Les indicateurs carbone permettent d’identifier les postes dominants (scope 3 inclus), de distinguer l’effet volume de l’efficacité, et de sécuriser la communication publique. Repères de bonnes pratiques: aligner le périmètre sur ISO 14064-1:2018, documenter les hypothèses selon GHG Protocol 2015, et prévoir une revue interne structurée au moins une fois par an. L’approche progressive, pilotée par les priorités métier, évite la complexité inutile tout en renforçant la crédibilité.

Comment choisir ses indicateurs carbone ?

Comment choisir ses indicateurs carbone ? Le choix dépend des décisions à prendre, des données disponibles et des contraintes de gouvernance. Comment choisir ses indicateurs carbone ? En combinant un indicateur absolu (tCO₂e) pour la redevabilité globale, un indicateur d’intensité pour les comparaisons opérationnelles, et un indicateur d’alignement sur trajectoire 1,5 °C pour gérer le temps long. Comment choisir ses indicateurs carbone ? En privilégiant des unités d’œuvre proches des leviers (kWh, tonne, km, m²), et en vérifiant la stabilité des méthodes pour la comparabilité. Les repères normatifs utiles incluent ISO 14064-1:2018 pour la quantification organisationnelle, ISO 14067:2018 pour les produits et le cadre ESRS E1 2023 pour la publication structurée. Les indicateurs carbone doivent rester explicables par un manager opérationnel, reliés à des plans d’action, et assortis d’un protocole de contrôle des données. Pour éviter les biais, il est recommandé d’effectuer une revue d’indépendance annuelle en s’inspirant d’ISAE 3000 (révisée 2016) et de conserver l’historique des versions de facteurs d’émission.

Jusqu’où aller dans la précision des indicateurs carbone ?

Jusqu’où aller dans la précision des indicateurs carbone ? Le degré de finesse doit être proportionné aux enjeux, aux décisions et au coût de collecte. Jusqu’où aller dans la précision des indicateurs carbone ? Au-delà d’un certain point, l’incertitude des facteurs d’émission peut dépasser le gain de granularité, notamment sur certains postes du scope 3. Jusqu’où aller dans la précision des indicateurs carbone ? Une bonne pratique consiste à viser une précision opérationnelle compatible avec des revues trimestrielles, et une précision renforcée pour la clôture annuelle et la communication publique. Des repères utiles existent: catégorisation détaillée Scope 3 GHG Protocol 2015 (catégories 1 à 15), documentation d’incertitude selon IPCC 2006, et cohérence avec ESRS E1 2023 pour les métriques publiées. L’arbitrage se fonde sur la matérialité, la disponibilité de données primaires et l’impact sur les décisions. Une matrice coût/valeur de la donnée aide à prioriser, en privilégiant les postes actionnables à court terme et les postes matériels pour les parties prenantes.

Quelles limites et biais des indicateurs carbone ?

Quelles limites et biais des indicateurs carbone ? Ils peuvent masquer des effets de structure (mix-produit), sous-estimer des postes faute de données primaires ou créer des incitations perverses si l’indicateur est mal défini. Quelles limites et biais des indicateurs carbone ? Des facteurs d’émission obsolètes, des doubles comptes ou un périmètre incomplet altèrent la pertinence. Quelles limites et biais des indicateurs carbone ? La dépendance à des hypothèses non documentées et l’absence de revue indépendante affaiblissent la crédibilité. Les référentiels offrent des garde-fous: ISO 14064-1:2018 pour la transparence méthodologique, TCFD 2017 pour la gouvernance et les métriques, et CSRD 2022/2464 pour la structure de publication. Il est utile de compléter la lecture avec des indicateurs d’activité, des contrôles de cohérence (écarts attendus vs réels) et une analyse de sensibilité. Les indicateurs carbone ne dispensent pas d’un jugement professionnel, mais ils en améliorent la qualité s’ils sont conçus avec sobriété et vérifiés régulièrement.

Vue méthodologique et structurelle

Un dispositif d’indicateurs carbone efficace repose sur une architecture claire: données sources qualifiées, dictionnaire de variables, référentiel de facteurs d’émission, règles d’agrégation et contrôles. La robustesse se construit en séparant la mesure (collecte, calcul) de l’interprétation (analyse, décision), avec une boucle d’amélioration continue documentée. Les indicateurs carbone doivent être rattachés à des responsabilités explicites, à un calendrier de revues et à des objectifs chiffrés pluriannuels. Pour la comparabilité, la traçabilité des versions (facteurs, méthodes) est essentielle, tout comme l’alignement avec ISO 14064-1:2018 et le cadre ESRS E1 2023 lorsque la publication externe est visée. En pratique, on combine indicateurs absolus pour la redevabilité globale, indicateurs d’intensité pour piloter l’efficacité, et indicateurs d’alignement pour vérifier la trajectoire par rapport à des objectifs scientifiques. Cette combinaison permet de traiter le court terme (performance opérationnelle) et le temps long (décarbonation structurante), sans surcharger le système d’information.

Pour consolider la crédibilité, il est pertinent d’organiser une revue interne semestrielle et une assurance limitée annuelle s’inspirant d’ISAE 3000 (révisée 2016). Les indicateurs carbone sont d’autant plus utiles qu’ils s’intègrent aux processus de gestion existants (budgets, achats, maintenance, immobilisations) et qu’ils s’accompagnent d’un plan de montée en maturité. Dans certains secteurs, des référentiels additionnels guident les pratiques (ISO 14083:2023 pour le transport, ISO 50001:2018 pour l’énergie). Le dispositif doit rester proportionné: un noyau dur d’indicateurs stables, complété par des analyses ponctuelles pour répondre aux questions nouvelles. Enfin, la gouvernance des données (droits, contrôles, archivage) et la cartographie des risques de données sont des conditions préalables pour éviter les biais et soutenir une communication externe conforme aux attentes de la CSRD 2022/2464.

Type d’indicateur Utilité principale Limites Références
Absolu (tCO₂e) Redevabilité globale et trajectoires Sensible aux variations d’activité ISO 14064-1:2018, ESRS E1 2023
Intensité (tCO₂e/unité) Comparaison opérationnelle Choix de l’unité parfois discutable GHG Protocol 2015
Alignement (écart trajectoire) Compatibilité 1,5 °C Nécessite hypothèses robustes SBTi 2021, TCFD 2017
  • Cartographier les données et périmètres
  • Choisir indicateurs et unités d’œuvre
  • Paramétrer facteurs d’émission et contrôles
  • Consolider et revoir périodiquement
  • Décider, suivre, améliorer

Sous-catégories liées à Indicateurs carbone

Reporting carbone

Le Reporting carbone organise la publication structurée des informations climatiques, en articulant indicateurs, méthodes et limites. Le Reporting carbone mobilise des jeux de données consolidés, des règles d’agrégation explicites et une gouvernance de validation. Pour s’aligner aux attentes des investisseurs et des régulateurs, le Reporting carbone gagne à suivre les cadres ESRS E1 2023 et à s’inspirer des recommandations TCFD 2017. Les indicateurs carbone ne sont pas simplement reproduits; ils sont contextualisés, comparés dans le temps et rapprochés d’objectifs approuvés. Afin de garantir la cohérence, le Reporting carbone doit documenter les périmètres (scopes 1, 2, 3), les facteurs d’émission (IPCC 2006, bases nationales) et les incertitudes. Un dispositif de revue interne s’appuyant sur ISO 14064-1:2018 et une assurance limitée type ISAE 3000 (révisée 2016) renforce la crédibilité. L’articulation avec la planification financière, la gestion des risques et l’allocation d’investissements est déterminante pour transformer l’information en décisions. for more information about other N3 keyword, clic on the following link: Reporting carbone

Suivi des émissions GES

Le Suivi des émissions GES vise la mesure régulière des flux d’émissions, la détection d’écarts et l’alimentation d’un pilotage opérationnel. Le Suivi des émissions GES s’appuie sur des processus de collecte industrialisés, des contrôles de qualité et une structuration par unités d’œuvre pertinentes. Pour traiter la chaîne de valeur, le Suivi des émissions GES adopte la catégorisation du GHG Protocol 2015 (catégories 1 à 15) et une logique de priorisation par matérialité. Les indicateurs carbone y jouent un rôle central pour séparer effets volume et efficacité, et pour apprécier la performance par site, ligne de produit ou famille d’achats. Les repères ISO 14001:2015 et ISO 50001:2018 facilitent l’intégration à la gestion courante. La transparence sur les sources, les versions de facteurs d’émission (ex. Base Carbone v22.0) et la fréquence de mise à jour est indispensable pour assurer la comparabilité interannuelle. Un plan d’assurance données s’inspirant d’ISO 19011:2018 permet de fiabiliser les chiffres publiés et d’alimenter la décision.

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Communication carbone

La Communication carbone traduit les résultats techniques en messages compréhensibles et utiles pour les parties prenantes. La Communication carbone doit refléter la matérialité, exposer les hypothèses et clarifier les limites d’interprétation, pour éviter toute confusion ou simplification excessive. La Communication carbone gagne en crédibilité lorsqu’elle s’aligne sur la structure ESRS E1 2023, reprend les métriques clés et présente des écarts expliqués. Les indicateurs carbone, replacés dans leur contexte, permettent de montrer l’effort réel et d’expliquer la trajectoire par rapport à des objectifs compatibles avec 1,5 °C (SBTi 2021). Des repères de gouvernance (TCFD 2017) aident à lier stratégie, risques et indicateurs, tandis que la mention des bases méthodologiques (ISO 14064-1:2018, ISO 14067:2018) renforce la traçabilité. La cohérence visuelle (séries temporelles stables) et la comparabilité sectorielle sont des facteurs clés de compréhension pour un public non spécialiste. for more information about other N3 keyword, clic on the following link: Communication carbone

Transparence et crédibilité carbone

La Transparence et crédibilité carbone repose sur une documentation complète, des contrôles indépendants et une clarté sur les incertitudes. La Transparence et crédibilité carbone exige que sources, méthodes, facteurs d’émission et périmètres soient publiés et justifiés. La Transparence et crédibilité carbone s’appuie sur des revues internes régulières et, lorsque pertinent, sur une assurance externe inspirée d’ISAE 3000 (révisée 2016). Les indicateurs carbone gagnent à être reliés à des objectifs scientifiques (SBTi 2021) et présentés selon ESRS E1 2023 pour faciliter la lecture. L’alignement avec ISO 14064-1:2018 et la catégorisation GHG Protocol 2015 soutiennent la comparabilité et limitent les risques de doubles comptes. Enfin, la traçabilité des versions (facteurs, méthodes) et la gestion des corrections rétroactives sont indispensables pour protéger la crédibilité dans le temps et répondre aux exigences de la CSRD 2022/2464. for more information about other N3 keyword, clic on the following link: Transparence et crédibilité carbone

FAQ – Indicateurs carbone

Quels sont les indicateurs carbone prioritaires pour démarrer ?

Au démarrage, privilégier un tronc commun: émissions absolues (tCO₂e) par scope, un indicateur d’intensité pertinent pour l’activité (tCO₂e/unité produite, tCO₂e/m², tCO₂e/M€) et un indicateur de trajectoire pour situer l’écart à l’objectif. Ces indicateurs carbone doivent être adossés à des sources de données stables et à des facteurs d’émission reconnus (IPCC 2006, bases nationales). Il est recommandé d’établir une gouvernance de données, des contrôles de cohérence et un calendrier de revues. Les meilleures pratiques s’inspirent d’ISO 14064-1:2018 et du GHG Protocol 2015. L’objectif n’est pas l’exhaustivité initiale, mais la fiabilité et la pertinence pour la décision, avec une montée en maturité planifiée sur 12 à 24 mois.

Comment assurer la comparabilité interannuelle ?

La comparabilité repose sur des règles d’arrêté claires et une traçabilité des versions. Documenter les facteurs d’émission (source, date), les méthodes de calcul, les changements de périmètre et toute correction rétroactive. Les indicateurs carbone doivent conserver la même unité d’œuvre et la même logique d’agrégation, sauf décision formelle justifiée. Il est prudent d’adopter un protocole de gel des versions pour la clôture annuelle, puis d’intégrer les mises à jour l’année suivante. Des repères comme ISO 14064-1:2018, ESRS E1 2023 et ISAE 3000 (révisée 2016) offrent un cadre pour la transparence et l’assurance. Un comité de revue annuel facilite la supervision et la diffusion des enseignements.

Faut-il privilégier données primaires ou facteurs génériques ?

Lorsque c’est possible, des données primaires améliorent la précision et la maîtrise des leviers. Toutefois, elles peuvent être coûteuses à collecter. Les facteurs génériques permettent de couvrir rapidement un périmètre étendu, utile pour une première estimation. Les indicateurs carbone gagnent à combiner les deux approches: données primaires sur les postes matériels et actionnables, facteurs génériques sur les postes secondaires. La priorisation peut s’appuyer sur la matérialité et le risque. Le GHG Protocol 2015 et ISO 14067:2018 offrent des repères méthodologiques pour justifier les choix et documenter les limites. Un plan de transition vers des données primaires peut être planifié sur 18 à 36 mois.

Comment relier indicateurs et décisions d’investissement ?

Rattacher les indicateurs aux processus budgétaires: intégrer des métriques carbone dans les dossiers d’investissement, fixer des seuils d’acceptation et suivre l’impact réel après déploiement. Les indicateurs carbone doivent éclairer le coût évité (tCO₂e évitée/€) et la compatibilité avec la trajectoire 1,5 °C. Une grille d’évaluation standardisée réduit les biais et favorise la comparabilité entre projets. Les référentiels TCFD 2017 et ESRS E1 2023 encouragent cette intégration des indicateurs dans la gestion des risques et la planification. Prévoir une revue post-investissement, avec des hypothèses documentées et des écarts expliqués, soutient l’amélioration continue.

Quelle place pour l’assurance externe ?

L’assurance externe n’est pas toujours obligatoire, mais elle devient un gage de crédibilité, notamment pour une communication publique élargie. Les indicateurs carbone assortis d’une assurance limitée selon ISAE 3000 (révisée 2016) bénéficient d’une revue indépendante de la méthode, des données et des contrôles. La démarche peut être graduée: auto-évaluation, revue par une fonction indépendante interne, puis assurance externe. Les cadres CSRD 2022/2464 et ESRS E1 2023 prévoient une montée en exigence, rendant l’anticipation pertinente. Le bénéfice attendu est la réduction des risques d’erreur et l’amélioration de la confiance des parties prenantes.

Comment gérer les corrections rétroactives ?

Les corrections rétroactives doivent être rares, justifiées et tracées. Elles peuvent résulter d’une erreur matérielle, d’un changement de périmètre majeur ou d’une mise à jour méthodologique significative. Les indicateurs carbone concernés doivent être recalculés sur les périodes comparatives, avec une note explicative. Un registre des versions (facteurs d’émission, méthodes) et un protocole d’arrêté annuel facilitent la maîtrise du processus. S’inspirer d’ISO 14064-1:2018 et d’ESRS E1 2023 pour la transparence, et programmer une revue indépendante lorsque l’impact est matériel. La communication doit distinguer l’effet de méthode de l’effet de performance réelle.

Notre offre de service

Nous accompagnons la structuration d’un dispositif de mesure et de pilotage fiable, en cohérence avec vos processus de décision et vos obligations de publication. Nos interventions couvrent le cadrage des périmètres, la qualité des données, la sélection d’unités d’œuvre et la mise en place de contrôles afin que vos indicateurs carbone soutiennent effectivement les arbitrages opérationnels. Selon les besoins, nous combinons diagnostic, formalisation de référentiels internes et transfert de compétences par des ateliers de mise en pratique. Pour découvrir notre approche et les modalités d’appui, consultez nos services.

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Pour en savoir plus sur Reporting carbone, consultez : Reporting carbone

Pour en savoir plus sur Bilan carbone et décarbonation, consultez : Bilan carbone et décarbonation