Le traitement des non conformités constitue un dispositif de maîtrise essentiel pour sécuriser la conformité, réduire les risques opérationnels et améliorer la performance. En pratique, il s’agit d’identifier un écart, de le contenir, d’en analyser les causes, puis de piloter des actions correctives jusqu’à preuve d’efficacité. Les référentiels de management rappellent cette logique: ISO 9001:2015, clause 10.2, ISO 14001:2015, clause 10.2 et ISO 45001:2018, clause 10.2. Dans une organisation mature, l’enregistrement systématique, la traçabilité des décisions et la capitalisation des retours d’expérience alimentent un cycle d’amélioration continue. Pour être crédible, le traitement des non conformités s’appuie sur des délais cibles (par exemple clôture sous 30 jours pour les écarts mineurs) et une priorisation fondée sur le risque. L’efficacité ne se réduit pas à “fermer” une fiche: elle se démontre par des indicateurs, des contrôles de vérification et des revues périodiques. Le traitement des non conformités, lorsqu’il est piloté, contribue à la robustesse des processus, à la maîtrise des exigences clients et à la prévention des accidents ou impacts environnementaux. Il s’intègre enfin dans la gouvernance: droits d’accès, rôles et responsabilités, critères d’escalade, supports d’audit. L’objectif n’est pas la sanction, mais l’apprentissage structuré pour éviter la récurrence et sécuriser les enjeux métiers.
Définitions et termes clés

Clarifier le vocabulaire évite des malentendus qui freinent le traitement des non conformités.
[ ] Non-conformité: écart à une exigence (légale, norme, interne, client).
[ ] Correction: action immédiate pour contenir ou éliminer l’effet détecté.
[ ] Action corrective: action pour supprimer la cause et prévenir la récurrence.
[ ] Non-conformité majeure/mineure: niveau de gravité et d’impact.
[ ] Cause racine: cause la plus profonde expliquant l’écart.
[ ] Preuve d’efficacité: élément factuel confirmant la disparition du risque.
[ ] Enregistrement: trace formelle conservée (audit, décision, résultat).
La distinction correction/action corrective est au cœur des exigences ISO 14001:2015 §10.2. Elle conditionne la capacité à éviter les répétitions d’écarts, et à consolider la conformité dans le temps.
Objectifs et résultats attendus

Le traitement des non conformités vise des objectifs opérationnels, mesurables et pilotables.
[ ] Réduire la récurrence par l’élimination des causes.
[ ] Sécuriser les exigences réglementaires et clients.
[ ] Diminuer les pertes (qualité, SST, environnement).
[ ] Renforcer la culture de preuve et l’auditabilité.
[ ] Améliorer la robustesse des processus.
Des repères de gouvernance aident à cadrer l’effort: délai cible de clôture ≤ 60 jours pour les écarts significatifs, validation par un niveau hiérarchique indépendant, et au moins 1 preuve d’efficacité vérifiée après mise en œuvre. Ces points structurent le dispositif et facilitent les revues de direction.
Applications et exemples

Le traitement des non conformités couvre des situations variées: écarts documentaires, incidents SST, non-conformités fournisseurs, dépassements de seuils environnementaux, réclamations. La formation de terrain renforce l’appropriation des méthodes; à titre illustratif, des modules QHSE existent chez NEW LEARNING.
| Contexte | Exemple | Vigilance |
|---|---|---|
| Qualité | Non-respect d’un critère d’acceptation | Confondre correction et action corrective (ISO 9001 §10.2) |
| SST | Quasi-accident sur machine | Déclarer sous 24 h et sécuriser immédiatement la zone |
| Environnement | Dépassement ponctuel d’un paramètre | Remontée aux autorités selon exigence locale et preuve de maîtrise |
| Fournisseurs | Lot non conforme réceptionné | Bloquer le lot, analyser cause commune, ajuster plan de surveillance |
Démarche de mise en œuvre de Traitement des non conformités

Étape 1 – Cadrage, rôles et priorisation
L’objectif est de définir la gouvernance: rôles, responsabilités, niveaux d’escalade et critères de priorisation fondés sur les risques. En conseil, le travail consiste à établir la cartographie des exigences, à formaliser les règles (matrice de criticité, critères majeur/mineur, délais cibles), et à produire les livrables supports (procédure, formulaires, logigramme). En formation, l’enjeu est de doter les équipes des compétences de base: identifier un écart, qualifier l’impact, documenter un fait. Vigilance: éviter des critères trop complexes qui freinent la déclaration; trois niveaux de criticité suffisent souvent pour décider rapidement. Un autre point sensible tient à l’alignement avec les audits internes (ISO 19011:2018 §6.3), afin de garantir une cohérence entre constats et traitement des non conformités dans tout le système.
Étape 2 – Contention immédiate et enregistrement
La priorité est de sécuriser les personnes, l’environnement et les produits, puis d’enregistrer l’écart de manière factuelle. En conseil, on structure les canaux de déclaration, les délais (ex. enregistrement sous 24 h pour incidents SST), et les exigences de preuve minimale (photo, mesure, référence d’exigence). En formation, on entraîne à décrire un fait sans interprétation, à distinguer correction (mesure immédiate) et action corrective (élimination de cause). Vigilance: ne pas “fermer” un dossier sur simple correction; l’enregistrement doit prévoir une étape de validation indépendante pour s’assurer que l’analyse des causes et la décision d’agir sont déclenchées quand nécessaire.
Étape 3 – Analyse des causes
Il s’agit d’atteindre une cause racine, proportionnée à la gravité et à la fréquence de l’écart. En conseil, on aide à choisir la méthode (5 pourquoi, diagramme causes-effets, AMDE), à définir les données à collecter, et à arbitrer la profondeur d’analyse selon le risque. En formation, on développe les réflexes d’exploration: faits, facteurs contributifs, barrières défaillantes, cause système. Vigilance: s’arrêter trop tôt sur une cause apparente; un minimum de vérification croisée est utile (par exemple échantillonnage sur 3 cas similaires) pour éviter les biais et garantir un traitement des non conformités robuste.
Étape 4 – Définition et planification des actions
Transformer l’analyse en plan d’actions réalisable: qui fait quoi, d’ici quand, avec quels moyens. En conseil, on structure le plan (RACI, jalons, ressources), on aligne avec les contraintes de production, et on anticipe les risques de dérive. En formation, on consolide la capacité à formuler une action corrective efficace (agir sur le processus, la compétence, l’équipement, ou le management) et à définir les preuves attendues. Vigilance: éviter les actions vagues (“sensibiliser”) sans critères d’efficacité; privilégier des actions vérifiables, avec un délai cible clair (par exemple ≤ 60 jours pour un écart significatif) et un responsable unique identifié.
Étape 5 – Pilotage, suivi et preuves
Assurer l’avancement, lever les obstacles et rassembler des preuves d’exécution. En conseil, on met en place des revues périodiques (hebdomadaires pour écarts critiques), un tableau de bord (taux d’échéances tenues, écarts récurrents), et des règles d’escalade. En formation, on pratique la tenue de réunion courte et visuelle, la priorisation et la traçabilité (compte rendu, enregistrement de preuve). Vigilance: se limiter à cocher des tâches; l’important est d’anticiper les obstacles et d’évaluer le risque résiduel. Lien utile avec l’audit interne: ISO 19011:2018 §6.6 recommande d’ajuster le programme d’audit à la performance constatée.
Étape 6 – Vérification d’efficacité et capitalisation
Confirmer que la cause est éliminée et que le risque est maîtrisé, puis capitaliser l’apprentissage. En conseil, on définit un protocole de vérification (test, mesure, observation terrain), un délai de recul (par exemple 30 à 90 jours selon le cycle), et un mécanisme de diffusion des enseignements. En formation, on travaille l’esprit critique: relire l’analyse à froid, vérifier l’absence de récurrence, documenter les changements apportés au système (procédure, formation, contrôle). Vigilance: valider trop tôt sans preuve indépendante; la clôture doit s’appuyer sur des éléments factuels, et la capitalisation alimenter la prévention (mise à jour de l’évaluation des risques, des standards et du plan de surveillance).
Pourquoi formaliser le traitement des non conformités ?

Au-delà de la réaction immédiate, formaliser le dispositif garantit la stabilité des résultats et l’auditabilité. La question “Pourquoi formaliser le traitement des non conformités ?” renvoie d’abord à la maîtrise du risque: sans règles claires, les mêmes erreurs réapparaissent et les preuves se perdent. Ensuite, “Pourquoi formaliser le traitement des non conformités ?” éclaire la gouvernance: rôles, décisions, délais, escalades. Les référentiels proposent des repères utiles, comme ISO 9001 §10.2, qui exigent une logique d’action, d’évaluation d’efficacité et de conservation d’enregistrements. Les contextes d’application incluent la conformité réglementaire, la maîtrise des coûts de non-qualité, la sécurité opérationnelle et la confiance des parties prenantes. Un cadre formalisé permet de prioriser selon le risque, de piloter par indicateurs et de préparer les revues de direction. Les limites tiennent à la surcharge administrative: il convient de calibrer le niveau d’exigence au regard de la criticité, afin que le traitement des non conformités reste fluide et orienté résultats, sans se transformer en production de documents sans valeur probante. Enfin, une revue périodique (par exemple tous les 12 mois) permet d’ajuster les règles et de maintenir l’efficacité.
Dans quels cas déclencher une action corrective ?
La question “Dans quels cas déclencher une action corrective ?” se pose quand un écart a été contenu: faut-il aller plus loin? Une réponse pragmatique croise gravité, récurrence et obligation: atteinte aux personnes, potentiel de dommage grave, exigence légale ou client non satisfaite, tendance statistique défavorable. “Dans quels cas déclencher une action corrective ?” devient alors un choix de gestion du risque, fondé sur des critères explicites, par exemple une matrice de criticité 3×3 et des seuils d’alerte. Les bonnes pratiques recommandent un délai court d’ouverture pour les cas critiques (moins de 24 h) et une validation indépendante de la pertinence. Le traitement des non conformités doit rester proportionné: un écart mineur isolé peut n’exiger qu’une correction surveillée, tandis qu’un motif récurrent ou systémique appelle une action sur le processus (formation, standard, maintenance, organisation). Repère utile: consigner la décision, la justification et la preuve, afin d’être en mesure de démontrer la maîtrise lors d’un audit ou d’une inspection.
Comment choisir une méthode d’analyse des causes racines ?
La sélection d’un outil dépend de la complexité du problème, des données disponibles et du temps. “Comment choisir une méthode d’analyse des causes racines ?” suppose d’abord de préciser l’objectif: comprendre rapidement un écart simple (5 pourquoi), cartographier des causes multiples (diagramme causes-effets), ou évaluer des défaillances potentielles (AMDE). Ensuite, “Comment choisir une méthode d’analyse des causes racines ?” se décide en fonction du niveau de preuve attendu et des compétences de l’équipe. Le traitement des non conformités doit rester efficace: inutile d’engager une AMDE complète si un 5 pourquoi étayé suffit. Repères de bonne pratique: la norme IEC 60812:2018 encadre l’AMDE, et l’on veillera à documenter les hypothèses, les données et les validations croisées. Un critère de gouvernance consiste à exiger, pour les cas significatifs, la revue par un pair et une vérification terrain, dans un délai cible (par exemple 30 jours). L’outil est au service de la décision: on retient celui qui maximise la compréhension, la reproductibilité et la capacité à prévenir la récurrence.
Vue méthodologique et structure de pilotage
La solidité d’un dispositif de traitement des non conformités repose sur une architecture claire: règles de décision, registres, rôles, indicateurs et rythmes de revue. Une approche cohérente articule la logique PDCA (4 étapes), des délais de gestion (par exemple enregistrement sous 24 h, vérification d’efficacité sous 90 jours) et une traçabilité des preuves. Le traitement des non conformités doit être visible dans les routines de management: réunions courtes, tableaux de bord, et liens avec l’audit interne. Deux points clés améliorent la robustesse: l’indépendance de la validation (éviter l’auto-approbation) et la capitalisation (retour d’expérience diffusé). Dans les systèmes multi-sites, une convergence des pratiques limite les écarts d’interprétation et facilite les audits (référence ISO 19011:2018 §5.4 pour l’approche programme).
| Critère | Approche minimale | Approche robuste |
|---|---|---|
| Enregistrement | Fiche simple, faits | Fiche + exigence citée + preuve |
| Analyse | 5 pourquoi sur écarts mineurs | Méthode mixte + validation pair |
| Délais | Clôture en 60 jours | Délais gradués par criticité (30/60/90 jours) |
| Vérification | Contrôle ponctuel | Contrôle + suivi tendance sur 3 mois |
| Gouvernance | Approbation locale | Approbation indépendante + revue direction |
Déclarer et contenir
Analyser les causes
Agir et documenter
Vérifier et capitaliser
La comparaison aide à choisir un niveau d’exigence adapté au contexte tout en assurant la conformité aux bonnes pratiques (ISO 9001 §10.2 et ISO 14001 §10.2). En intégrant ces repères, le traitement des non conformités devient un levier d’amélioration mesurable, soutenu par des indicateurs d’efficacité (par exemple ≥ 90 % d’actions dans les délais) et un pilotage par le risque.
Sous-catégories liées à Traitement des non conformités
Plan d actions correctives environnementales
Le Plan d actions correctives environnementales organise les réponses aux écarts affectant les aspects et impacts environnementaux. Il fixe les responsabilités, les ressources et les délais, et assure l’alignement avec les obligations de conformité. Le Plan d actions correctives environnementales doit être priorisé selon la gravité et la probabilité d’occurrence, afin de cibler les causes systémiques plutôt que des symptômes locaux. Dans la pratique, il s’intègre au registre des écarts, aux contrôles opérationnels et aux revues environnementales, en veillant à la traçabilité des preuves. Le traitement des non conformités y est articulé avec la surveillance des performances (émissions, rejets, déchets) pour objectiver les résultats. Des repères utiles renforcent la gouvernance: ISO 14001:2015 §10.2, validation indépendante des actions significatives, et délais gradués (30/60/90 jours) selon criticité. Les facteurs clés de succès sont la co-construction avec l’exploitation, la gestion des interfaces (fournisseurs, maintenance) et la vérification d’efficacité à distance du point de mise en œuvre. Pour en savoir plus sur Plan d actions correctives environnementales, cliquez sur le lien suivant: Plan d actions correctives environnementales
Analyse des causes racines
L’Analyse des causes racines vise à remonter à la cause la plus profonde expliquant un écart, afin de prévenir sa récurrence. L’Analyse des causes racines mobilise des méthodes adaptées à la complexité: 5 pourquoi pour un défaut isolé, diagramme causes-effets pour un problème multi-facteurs, AMDE pour les défaillances potentielles (référence IEC 60812:2018). Dans un cadre opérationnel, le traitement des non conformités s’appuie sur un protocole de collecte de données, une validation par les parties prenantes et une vérification terrain. La profondeur d’analyse s’ajuste au niveau de risque: un écart majeur ou répété justifie une démarche plus structurée, éventuellement avec revue par un pair. Des points d’attention récurrents: risque de biais de confirmation, confusion symptôme/cause, et absence de preuve. Des repères chiffrés aident à cadrer: délai cible d’analyse sous 30 jours pour cas significatifs, et exigence d’au moins 2 preuves convergentes avant décision. Pour en savoir plus sur Analyse des causes racines, cliquez sur le lien suivant: Analyse des causes racines
Suivi des actions correctives
Le Suivi des actions correctives assure l’avancement, la levée des obstacles et la disponibilité des preuves d’exécution. Le Suivi des actions correctives s’appuie sur des routines de pilotage (revue hebdomadaire ou bihebdomadaire), un tableau de bord et des règles d’escalade selon la criticité. Le traitement des non conformités exige une visibilité sur les échéances, la qualité des livrables et la préparation de la vérification d’efficacité. Un bon repère de gouvernance consiste à viser un taux de respect des délais ≥ 90 % et à définir un délai maximum de clôture de 60 à 90 jours pour les écarts significatifs, avec des jalons intermédiaires. Les écueils fréquents incluent la dispersion des responsabilités, les actions imprécises et l’absence d’anticipation des risques opérationnels. Un principe utile est la validation indépendante de la complétude des preuves avant passage en vérification d’efficacité, conformément aux bonnes pratiques d’audit (ISO 19011:2018 §6.6). Pour en savoir plus sur Suivi des actions correctives, cliquez sur le lien suivant: Suivi des actions correctives
Clôture des actions correctives
La Clôture des actions correctives atteste, preuves à l’appui, que les causes ont été éliminées et que le risque résiduel est maîtrisé. La Clôture des actions correctives repose sur un protocole de vérification proportionné: contrôle documentaire, observation terrain, test fonctionnel, mesure statistique. Le traitement des non conformités exige ici une preuve d’efficacité indépendante, idéalement à distance du point d’implémentation, et un délai de recul suffisant (par exemple 30 à 90 jours selon le cycle du processus) pour détecter les rechutes. Les repères de gouvernance recommandent un double regard (auteur et validateur), la conservation des enregistrements, et la mise à jour des documents de référence (procédure, standard, formation). Un indicateur utile est le taux de rechute ≤ 5 % sur une période de 6 mois, mettant en évidence la tenue de l’amélioration. Les principaux risques sont la validation hâtive et la confusion entre correction et action corrective. Pour en savoir plus sur Clôture des actions correctives, cliquez sur le lien suivant: Clôture des actions correctives
FAQ – Traitement des non conformités
Quelle différence entre correction et action corrective ?
La correction supprime l’effet immédiat (p. ex. trier un lot, sécuriser une zone), tandis que l’action corrective supprime la cause pour éviter la récurrence. Le traitement des non conformités combine les deux, mais exige des critères clairs pour décider d’ouvrir une action corrective: gravité, récurrence, obligation légale ou client. Les référentiels rappellent d’enregistrer l’écart, d’analyser la cause, de définir des actions, puis de vérifier l’efficacité (ISO 9001 §10.2). Une confusion courante consiste à “clôturer” après correction sans vérifier l’élimination de la cause. La bonne pratique consiste à documenter la décision, le plan d’actions, les preuves d’exécution et la vérification à un délai de recul approprié (30 à 90 jours). Cela garantit la traçabilité et l’auditabilité.
Quels délais viser pour la gestion d’une non-conformité ?
Les délais doivent être proportionnés au risque et explicités dans la gouvernance. Bon repère: enregistrement sous 24 h pour les incidents critiques, décision d’ouverture d’une action corrective sous 7 jours après analyse, et clôture en 60 à 90 jours pour les cas significatifs. Le traitement des non conformités requiert aussi un délai de recul pour vérifier l’efficacité (par exemple 30 jours après mise en œuvre). Ces repères ne sont pas des obligations légales, mais des balises ISO-style facilitant le pilotage et les audits. L’essentiel est de suivre les jalons, d’escalader en cas de blocage, et d’adapter selon la criticité et le cycle du processus.
Comment prouver l’efficacité d’une action corrective ?
La preuve d’efficacité repose sur des éléments factuels reliés au risque visé: mesure stable d’un indicateur, absence de récurrence sur une période donnée, observation terrain, test fonctionnel. Le traitement des non conformités demande une validation indépendante pour éviter les biais, et un délai de recul suffisant (30 à 90 jours) en fonction du cycle du processus. La vérification doit s’appuyer sur des critères prévus dès la définition de l’action corrective (quoi mesurer, seuils d’acceptation, méthode). Documenter les preuves et la conclusion de la vérification garantit l’auditabilité et la reproductibilité de la démarche.
Faut-il ouvrir une action corrective pour chaque écart ?
Non, la décision doit être proportionnée. Les corrections suffisent pour des écarts mineurs isolés, sous réserve de surveillance. On ouvre une action corrective lorsque la gravité, la récurrence, l’obligation réglementaire ou l’impact client l’exige. Le traitement des non conformités s’appuie ici sur des critères explicites (matrice de criticité, seuils d’escalade) et une traçabilité de la décision. Cette approche évite la surcharge administrative tout en concentrant les efforts là où le risque est le plus élevé, conformément à l’esprit des référentiels de management (ISO 9001 §10.2, ISO 14001 §10.2).
Comment articuler audits internes et non-conformités ?
Les audits internes fournissent des constats factuels qui alimentent le registre des écarts et guident l’ouverture d’actions correctives. Le traitement des non conformités se trouve renforcé si le programme d’audit (ISO 19011:2018 §6.3) est ajusté au risque et à la performance: zones à forte récurrence, processus critiques, fournisseurs sensibles. L’articulation gagnante: constats d’audit précis, enregistrements complets, décisions tracées, suivi par indicateurs et revues périodiques. La capitalisation des enseignements d’audit permet d’améliorer les standards et d’éviter des écarts similaires ailleurs.
Quelles compétences clés développer dans les équipes ?
Trois familles de compétences sont décisives: observation factuelle et description d’un écart sans interprétation; analyse de causes (5 pourquoi, causes-effets, AMDE) et évaluation du risque; pilotage d’actions (priorisation, gestion des délais, preuve d’efficacité). Le traitement des non conformités gagne en efficacité lorsque ces compétences sont partagées entre opérateurs, encadrement et fonctions support. Les formations pratiques, ancrées dans les cas réels, facilitent l’appropriation et la reproductibilité. Enfin, la culture de la preuve et l’exigence d’indépendance dans la validation des résultats sécurisent la crédibilité du dispositif.
Notre offre de service
Nous accompagnons la structuration et la montée en compétence des équipes pour concevoir, déployer et faire vivre un dispositif de traitement des non conformités proportionné au risque et capable de produire des preuves d’efficacité. Selon les besoins, l’appui peut porter sur la gouvernance (procédures, rôles, indicateurs), l’outillage (supports, registres) et la formation-action au plus près du terrain. Pour en savoir plus sur nos modalités d’accompagnement, consultez nos services.
Poursuivez votre lecture et consolidez vos pratiques en explorant les sous-catégories et les repères normatifs présentés ci-dessus.
Pour en savoir plus sur Actions correctives, consultez : Actions correctives
Pour en savoir plus sur Audit environnemental, consultez : Audit environnemental