Services écosystémiques

Sommaire

Dans les démarches environnementales et de prévention, la prise en compte des services écosystémiques permet d’évaluer comment les milieux naturels soutiennent directement la santé-sécurité au travail, la continuité d’activité et la performance des organisations. Ces services écosystémiques fédèrent régulations climatiques, approvisionnements en matières, contrôle biologique, atténuation des aléas ou encore bénéfices culturels propices au bien-être au travail. En pratique, les référentiels de management environnemental et de risques invitent à les intégrer comme parties prenantes non humaines, à l’instar d’ISO 14001:2015 et d’ISO 31000:2018, pour piloter les dépendances et les impacts. Le cadre mondial adopté en 2022 fixe des repères pragmatiques, dont 30 % d’aires protégées d’ici 2030 et 30 % de restauration d’habitats dégradés à la même échéance (cadre de gouvernance volontaire), utiles pour prioriser des objectifs. Les services écosystémiques offrent un langage commun entre HSE, acheteurs et exploitants, facilitant une lecture « risques-opportunités » des chaînes d’approvisionnement et des sites. Leur intégration outille la prévention primaire face aux canicules ou inondations, tout en évitant des transferts de risques. Structurée, la démarche s’appuie sur des indicateurs traçables, des niveaux de preuve explicites et des arbitrages documentés, afin d’aligner engagements, moyens et résultats.

Définitions et termes clés

Services écosystémiques
Services écosystémiques

Les services écosystémiques désignent les bénéfices que les humains retirent des écosystèmes. Leur compréhension repose sur quelques termes structurants et normalisés, utiles à la conformité documentaire et à l’audit.

  • Fonctions écologiques : processus internes (cycle de l’eau, production primaire) soutenant les services.
  • Services d’approvisionnement : eau, fibres, biomasse, ressources génétiques.
  • Services de régulation : climat, qualité de l’air, pollinisation, contrôle de l’érosion.
  • Services culturels : bien-être, récréation, valeur paysagère, ancrages identitaires.
  • Services de support : formation des sols, cycle des nutriments, habitats.
  • Pressions : artificialisation, pollution, surexploitation, espèces exotiques envahissantes.
  • État des milieux : intégrité, connectivité, résilience, tendances temporelles.
  • Dépendances/opportunités : points de fragilité ou d’appui pour l’entreprise.

Plusieurs cadres fournissent des repères : IPBES 2019 pour les typologies, ISO 14044:2006 pour l’analyse du cycle de vie appliquée aux impacts sur la biodiversité, et GRI 304:2016 pour la transparence des interactions avec les milieux.

Objectifs et résultats attendus

Services écosystémiques
Services écosystémiques

L’intégration des services écosystémiques vise des résultats opérationnels, mesurables et vérifiables dans le pilotage HSE et la continuité d’activité.

  • [ ] Définir un périmètre pertinent (sites, activités, chaînes d’approvisionnement) et une matérialité documentée.
  • [ ] Identifier les dépendances critiques et les impacts majeurs selon un référentiel commun (cartographie et priorisation).
  • [ ] Fixer des objectifs alignés sur des repères reconnus (ex. 30 % de restauration fonctionnelle locale à horizon 2030, si pertinent).
  • [ ] Intégrer les leviers dans les processus (achats, maintenance, aménagement, gestion de crise) et formaliser les responsabilités.
  • [ ] Mettre en place des indicateurs traçables, une ligne de base et un plan de suivi auditable (revues périodiques).
  • [ ] Assurer la montée en compétence des équipes et la coordination avec les parties prenantes territoriales.

Le pilotage s’appuie sur des cadres de gouvernance comme ISO 31000:2018 (gestion des risques) et sur des lignes directrices économiques (ISO 14008:2019) lorsque des arbitrages coût-bénéfice sont nécessaires.

Applications et exemples

Services écosystémiques
Services écosystémiques
Contexte Exemple Vigilance
Aménagement de site industriel Maintien de haies et zones humides pour atténuer le ruissellement et la chaleur Évaluer la performance hydrologique sur 10 ans (suivi quinquennal + revues ISO 14001:2015)
Achats et chaîne d’approvisionnement Critères sur matières premières issues de filières gérées durablement Vérifier les garanties indépendantes et la traçabilité (GRI 304:2016)
Qualité de vie et santé au travail Espaces verts et trames d’ombrage pour réduire le stress thermique Corréler avec des indicateurs de santé et de sécurité (températures WBGT, 26–30 °C)
Montée en compétences Parcours de sensibilisation des équipes HSE et opérationnelles Articuler théorie et cas réels; ressource pédagogique externe : NEW LEARNING

Démarche de mise en œuvre de Services écosystémiques

Services écosystémiques
Services écosystémiques

Étape 1 — Cadrage et gouvernance

La première étape consiste à fixer le périmètre, les objectifs et la gouvernance. En conseil, elle se traduit par un cadrage structuré : cartographie des activités, identification des sites, revue des exigences internes et des repères externes (ISO 14001:2015, GRI 304:2016), et formalisation d’un plan de travail. En formation, l’accent porte sur l’appropriation des concepts, l’analyse des parties prenantes et la compréhension des risques et opportunités liés aux services écosystémiques. Un comité de pilotage et un sponsor sont désignés, avec des rôles clairs. Vigilance : éviter un périmètre trop large qui dilue l’action; privilégier un phasage réaliste (par exemple 2 à 3 sites pilotes sur 12 mois) pour produire des preuves et ancrer la démarche. Documenter dès le départ la ligne de base et les hypothèses de travail afin d’anticiper l’auditabilité.

Étape 2 — Cartographie des dépendances et impacts

Cette étape vise à relier les processus métier aux fonctions et services écosystémiques. En conseil, elle mobilise ateliers, visites de terrain et revue documentaire pour établir les dépendances critiques (eau, température, qualité de l’air, sols) et les impacts significatifs (pollution, fragmentation). En formation, des exercices appliqués aident les équipes à reconnaître ces liens et à hiérarchiser les enjeux. Les sorties incluent une matrice dépendances/impacts croisée avec la criticité opérationnelle et la probabilité d’occurrence (ISO 31000:2018). Vigilance : ne pas confondre présence d’un habitat et performance d’un service; valider par des données locales, même simples (séries pluviométriques sur 5 ans, températures maximales, épisodes d’inondation) pour éviter des biais.

Étape 3 — Indicateurs, références et objectifs

On définit des indicateurs traçables, des références de comparaison et des objectifs gradués. En conseil, cela se traduit par un référentiel d’indicateurs et un protocole de mesure (fréquences, responsabilités, seuils d’alerte), avec, le cas échéant, le recours à des repères économiques (ISO 14008:2019) pour arbitrer. En formation, l’enjeu est de comprendre la qualité des données, l’incertitude et la notion de marge d’erreur (par exemple intervalle de confiance à 95 %), afin de formuler des résultats robustes. Vigilance : éviter les objectifs non vérifiables; préférer des cibles temporisées (ex. suivi hydrique saisonnier trimestriel, revue annuelle) et expliciter les hypothèses de causalité entre action et service rendu.

Étape 4 — Plan d’actions et intégration dans les processus

Le plan d’actions décline les leviers dans les processus clés (achats, maintenance, aménagement, continuité d’activité). En conseil, il précise priorités, budgets indicatifs, arbitrages et livrables opérationnels (fiches techniques, clauses contractuelles). En formation, des mises en situation permettent d’intégrer les actions dans les routines existantes (GMAO, visites sécurité, revues de projets). Vigilance : éviter la juxtaposition d’actions isolées; rechercher les co-bénéfices SST (ombrage, atténuation du bruit, qualité de l’air) et l’alignement avec les objectifs d’entreprise. Planifier des jalons concrets (M3, M6, M12) et des critères d’acceptation pour chaque action afin de disposer d’un suivi objectivable et d’anticiper les contraintes de chantier.

Étape 5 — Déploiement et montée en compétences

Le déploiement combine réalisation technique et capacitation des équipes. En conseil, l’appui porte sur la coordination des intervenants, la documentation de mise en œuvre, et la gestion des risques opérationnels. En formation, il s’agit d’entraîner les équipes à utiliser les indicateurs, à interpréter les résultats et à ajuster les pratiques au quotidien. Vigilance : sans compétences, la performance décline; prévoir des sessions courtes et récurrentes (4 à 6 modules de 2 heures), ancrées dans les situations de travail. Intégrer les services écosystémiques aux rituels HSE (causeries, quarts d’heure sécurité) pour créer un réflexe d’observation de terrain et un retour d’expérience formalisé.

Étape 6 — Suivi, audit et amélioration

La dernière étape garantit la pérennité des résultats. En conseil, elle met en place des tableaux de bord, des revues de direction et des audits internes alignés sur les cycles existants (ISO 14001:2015). En formation, on travaille l’analyse critique des données, la qualification des écarts et l’ajustement des hypothèses. Des revues semestrielles consolident les preuves, et des bilans annuels capitalisent les enseignements. Vigilance : s’assurer de la comparabilité temporelle (mêmes méthodes, mêmes périodes) et du stockage des données. Prévoir des déclencheurs d’alerte (seuils) et une boucle d’amélioration afin de maintenir la performance, avec un point d’étape à 24 mois pour recalibrer les objectifs si le contexte change (climat, réglementation, foncier).

Pourquoi cartographier les services écosystémiques ?

Services écosystémiques
Services écosystémiques

La question « Pourquoi cartographier les services écosystémiques ? » renvoie à la capacité de l’entreprise à rendre visibles ses dépendances et à prioriser des actions efficaces. En explicitant « Pourquoi cartographier les services écosystémiques ? », on dessine la relation concrète entre opérations (eau, sols, microclimat) et continuité d’activité, ce qui permet d’anticiper les aléas, de réduire des coûts évitables et de saisir des co-bénéfices SST. La cartographie fournit une base partagée pour fixer des objectifs gradués et pilotables, avec des repères tels que ISO 31000:2018 pour la hiérarchisation des risques et GRI 304:2016 pour la transparence. Elle aide à décider où agir d’abord, avec quel niveau d’effort, et selon quel calendrier. Enfin, répondre précisément à « Pourquoi cartographier les services écosystémiques ? » favorise l’alignement interne et la traçabilité des arbitrages, en s’appuyant sur des données locales (par exemple séries climatiques sur 10 ans) et des hypothèses posées explicitement. Les services écosystémiques s’intègrent alors naturellement aux autres volets HSE, sans créer de silos.

Dans quels cas prioriser l’évaluation monétaire des services écosystémiques ?

Se demander « Dans quels cas prioriser l’évaluation monétaire des services écosystémiques ? » revient à cibler les décisions où la comparaison coûts-bénéfices éclaire réellement l’arbitrage (investissements d’adaptation, conception de site, clauses d’achats). « Dans quels cas prioriser l’évaluation monétaire des services écosystémiques ? » s’applique lorsque plusieurs scénarios techniques sont possibles et que les bénéfices (réduction d’inondation, refroidissement, filtration) peuvent être estimés avec une incertitude acceptable. Les repères méthodologiques tels que ISO 14008:2019 fournissent un cadre de valorisation, à utiliser avec transparence sur les hypothèses et des analyses de sensibilité (±20 % par exemple). À l’inverse, lorsque la décision relève de critères réglementaires, éthiques ou de risques majeurs, l’approche monétaire n’est qu’un éclairage parmi d’autres. « Dans quels cas prioriser l’évaluation monétaire des services écosystémiques ? » trouve aussi sa pertinence pour justifier un budget pluriannuel, à condition d’adosser l’argumentaire à des séries de données robustes et des comparaisons temporelles cohérentes. Les services écosystémiques restent le cadre général, la monétarisation n’étant qu’un outil ponctuel.

Quelles limites et incertitudes pour les services écosystémiques en entreprise ?

Aborder « Quelles limites et incertitudes pour les services écosystémiques en entreprise ? » consiste à clarifier les zones de fragilité des analyses et leurs conséquences décisionnelles. Les données locales peuvent être lacunaires ou hétérogènes; il faut alors expliciter les marges d’erreur (par exemple intervalles de confiance à 95 %) et documenter les hypothèses. « Quelles limites et incertitudes pour les services écosystémiques en entreprise ? » recouvre aussi les transferts de risques : une action favorable à l’ombrage peut, si mal conçue, accroître le risque incendie; d’où l’importance d’une revue croisée HSE et de tests progressifs. Les comparaisons inter-sites demandent des normalisations prudentes (saison, usages, sols) pour rester pertinentes. Le recours à des métriques économiques doit être transparent sur les unités et la sensibilité (ISO 14008:2019), notamment lorsque l’écart entre scénarios est inférieur à 10 %. En réponse à « Quelles limites et incertitudes pour les services écosystémiques en entreprise ? », les services écosystémiques demeurent un cadre utile, à condition d’assumer une approche graduée, itérative et documentée, sans surpromesse.

Vue méthodologique et structurante

L’ossature de pilotage articule diagnostic, priorisation et amélioration continue, en rendant visibles les services écosystémiques à chaque niveau de décision. Les services écosystémiques permettent d’aligner continuité d’activité, prévention des risques et aménagements, avec des jalons vérifiables (M3, M6, M12). Deux repères structurent la gouvernance : ISO 14001:2015 pour la logique PDCA et ISO 31000:2018 pour la hiérarchisation. L’usage d’ISO 14008:2019 est réservé aux cas d’arbitrage économique, tandis que GRI 304:2016 éclaire la transparence. Au-delà des standards, des objectifs collectifs (30 % de protection et 30 % de restauration à 2030) offrent un cap pour la cohérence globale. Les services écosystémiques servent ainsi de fil conducteur entre enjeux site, achats responsables et design d’infrastructures, en veillant à la comparabilité des données et à la clarté des hypothèses.

Approche Avantages Points de vigilance
Cartographie qualitative Rapide, mobilise les équipes, identifie les dépendances clés Subjectivité; exiger une revue croisée et des preuves minimales (2 sources)
Modélisation quantitative Mesures chiffrées, suivi temporel, scénarios Données parfois limitées; expliciter l’incertitude (95 %), documenter les méthodes
Valorisation économique Arbitrages budgétaires, justification d’investissements Hypothèses sensibles; recourir à ISO 14008:2019 et à des analyses de sensibilité

Flux de travail recommandé pour les services écosystémiques:

  • 1) Définir le périmètre et la gouvernance.
  • 2) Cartographier dépendances et impacts.
  • 3) Poser des indicateurs et objectifs.
  • 4) Exécuter et documenter les actions.
  • 5) Suivre, auditer, améliorer.

Dans cette logique, les services écosystémiques deviennent un référentiel de décision transversal. En convergeant vers des cycles de revue annuels, avec des indicateurs stabilisés sur au moins 24 mois, l’entreprise évite le saupoudrage et renforce la traçabilité. Les services écosystémiques doivent rester lisibles par les opérationnels, d’où l’importance de formats simples (tableaux de bord, fiches actions) et d’une articulation claire entre objectifs et preuves.

Sous-catégories liées à Services écosystémiques

Biodiversité définition

La compréhension de Biodiversité définition est centrale pour situer les services fournis par les écosystèmes. Biodiversité définition recouvre la diversité au sein des espèces, entre les espèces et des écosystèmes, avec des interactions complexes qui conditionnent la stabilité et la résilience. Pour ancrer Biodiversité définition dans le pilotage, on s’appuie sur des repères partagés, comme la classification UICN 3.1 (2001) pour les statuts d’espèces, et sur des métriques d’habitats et de connectivité. Les services écosystémiques deviennent intelligibles lorsque ces éléments sont reliés aux fonctions écologiques (pollinisation, filtration, ombrage) qui soutiennent les résultats HSE. Une approche opérationnelle consiste à expliciter les liens entre pressions (pollution, artificialisation) et altérations mesurables (perte d’habitats clés, baisse d’abondance), puis à définir des actions qui préservent ou restaurent les fonctions critiques. En contexte industriel, l’intérêt est double : réduire les risques et renforcer la conformité documentaire (GRI 304:2016), avec une revue annuelle des hypothèses et des données. Pour plus d’informations sur Biodiversité définition, cliquez sur le lien suivant : Biodiversité définition

Niveaux de biodiversité

La notion de Niveaux de biodiversité aide à structurer l’analyse des systèmes vivants et de leurs services associés. Niveaux de biodiversité renvoie classiquement à trois plans complémentaires : gènes, espèces et écosystèmes, chacun contribuant à la fonctionnalité d’ensemble. Dans une approche de management, Niveaux de biodiversité permet d’assigner des indicateurs adaptés (diversité génétique, richesse spécifique, intégrité d’habitats) et de suivre les effets d’actions locales. Les services écosystémiques se lisent différemment selon ces niveaux : par exemple, la pollinisation dépend autant des assemblages d’espèces que de la configuration paysagère. Pour la gouvernance, des repères comme ODD 15 (2015) offrent un cadre de résultats, tandis que des cibles internes temporisées (3 ans, 5 ans) garantissent la progressivité. L’important est d’éviter les généralisations hâtives et de maintenir des diagnostics contextualisés par site. La consolidation multi-niveaux nourrit la hiérarchisation des risques et l’arbitrage des investissements, en privilégiant les co-bénéfices pour la santé-sécurité et la résilience. Pour plus d’informations sur Niveaux de biodiversité, cliquez sur le lien suivant : Niveaux de biodiversité

Érosion de la biodiversité

Le concept d’Érosion de la biodiversité décrit la dégradation rapide des composantes vivantes et des fonctions écologiques. Érosion de la biodiversité se manifeste par la disparition d’habitats, la fragmentation, les pollutions et les perturbations climatiques, avec des répercussions sur les services qui soutiennent les activités humaines. Plusieurs évaluations internationales signalent jusqu’à 1 million d’espèces menacées (IPBES 2019), ce qui révèle un risque systémique. Pour l’entreprise, Érosion de la biodiversité se traduit par des dépendances fragilisées (eau, température, sols) et des coûts accrus d’adaptation. Les services écosystémiques doivent être lus comme des flux conditionnés par l’état des milieux; les plans d’actions prennent alors en compte la restauration, la prévention des pressions et la connectivité. Un pilotage robuste associe indicateurs, seuils d’alerte et revues périodiques (12 mois), afin de relier les efforts à des résultats obser-vables. La priorisation des sites et des filières à risque guide l’allocation des ressources et la cohérence des engagements. Pour plus d’informations sur Érosion de la biodiversité, cliquez sur le lien suivant : Érosion de la biodiversité

Enjeux de la biodiversité

Aborder les Enjeux de la biodiversité consiste à relier les dimensions écologiques aux décisions stratégiques et opérationnelles. Enjeux de la biodiversité couvre la gestion des risques, la conformité et la création de valeur par la résilience des sites, la qualité des milieux et les attentes des parties prenantes. Les repères collectifs aident à fixer des caps (30 % de protection et 30 % de restauration d’ici 2030), tandis que des cadres comme SBTN 2023 proposent une logique de trajectoire. Enjeux de la biodiversité, c’est aussi articuler les capitaux (naturel, humain, social, manufacturier) et établir des indicateurs qui parlent aux métiers. Les services écosystémiques y trouvent leur place pour éclairer les arbitrages achats, l’aménagement des sites et la préparation aux aléas climatiques. Le suivi annuel, l’audit interne et la transparence (GRI 304:2016) consolident la crédibilité des engagements. En s’appuyant sur des preuves locales et une priorisation par niveau de risque, l’entreprise peut renforcer sa performance et sa robustesse aux chocs. Pour plus d’informations sur Enjeux de la biodiversité, cliquez sur le lien suivant : Enjeux de la biodiversité

FAQ – Services écosystémiques

Comment relier les services écosystémiques aux risques HSE concrets sur un site ?

La connexion se fait en partant des processus à risque et des conditions locales : eau disponible, sols, microclimat, végétation, corridors de ruissellement. On cartographie ensuite les dépendances (par exemple besoin d’ombrage pour limiter le stress thermique) et les impacts (pollution potentielle). Les services écosystémiques donnent alors un cadre pour identifier des leviers: trames d’ombrage, zones d’infiltration, haies brise-vent. Le tout doit être assorti d’indicateurs simples mais traçables (températures maximales WBGT, volumes d’eau infiltrés, épisodes d’inondation évités) et d’un plan de suivi. La cohérence se vérifie via une revue périodique (12 mois) et des seuils d’alerte. Les services écosystémiques deviennent ainsi un outil de décision concret, au même titre que d’autres référentiels HSE, en gardant une approche prudente sur l’incertitude et les hypothèses.

Faut-il toujours monétariser les services écosystémiques pour décider ?

Non. La monétarisation est utile lorsqu’il faut départager des scénarios avec des coûts et bénéfices comparables, ou justifier un investissement en intégrant des gains évités (inondation, chaleur). Dans de nombreux cas, des indicateurs physiques et des seuils de performance suffisent pour trancher. Les services écosystémiques restent le cadre d’analyse; la valorisation économique, inspirée par des lignes directrices comme ISO 14008:2019, n’est qu’un outil parmi d’autres. Elle suppose des données suffisantes, une transparence sur les hypothèses et des analyses de sensibilité. Quand les enjeux touchent au risque majeur, à des obligations réglementaires ou à l’éthique, la décision ne se réduit pas à une valeur monétaire. L’important est de documenter la logique de choix et d’assurer la traçabilité des arbitrages.

Comment choisir les indicateurs pour suivre les services écosystémiques ?

Le choix des indicateurs part des objectifs et des leviers d’action prioritaires. Il faut privilégier des mesures liées à la fonction visée (infiltration, température, qualité de l’air) et compatibles avec les moyens disponibles. Les services écosystémiques appellent des indicateurs lisibles par les opérationnels : fréquences, unités, seuils d’alerte, procédures de collecte. On recommande de distinguer ligne de base et progrès, de définir une périodicité (mensuelle, saisonnière, annuelle) et de documenter les marges d’erreur. Un jeu restreint d’indicateurs stables sur 24 mois facilite la comparaison temporelle et l’auditabilité. L’alignement avec des cadres reconnus (ISO 14001:2015, GRI 304:2016) renforce la crédibilité et l’intégration dans les cycles de revue de direction.

Comment articuler actions nature en ville et prévention des risques au travail ?

L’articulation se construit par une lecture conjointe des vulnérabilités (îlots de chaleur, ruissellement, poussières) et des fonctions rendues par les aménagements (ombrage, infiltration, brise-vent). Les services écosystémiques servent de fil conducteur pour éviter des interventions décoratives sans effet mesurable. Il convient de relier chaque action à un indicateur de performance et à un processus interne (maintenance, astreintes, formation). Les co-bénéfices SST doivent être explicités : réduction des expositions, confort thermique, continuité d’activité. Une démarche par étapes, avec pilotes, facilite l’ajustement. Enfin, la coordination avec les parties prenantes (collectivités, gestionnaires de bassins versants) renforce la cohérence territoriale et la pérennité des résultats, tout en documentant les responsabilités et les limites.

Comment gérer l’incertitude et les données manquantes ?

La gestion de l’incertitude repose sur la transparence des hypothèses, des sources et des méthodes. On explicite les limites de représentativité et on recourt à des intervalles de confiance lorsque possible. Les services écosystémiques ne requièrent pas toujours des données complexes : des séries simples (températures, précipitations, incidents) peuvent suffire pour prioriser. Il est pertinent de prévoir des revues d’hypothèses (6 à 12 mois) et des tests de sensibilité pour évaluer la robustesse des conclusions. Le principe est d’itérer : élargir la base de données au fil des cycles, améliorer les protocoles, et éviter les décisions irréversibles sur des preuves faibles. L’objectif n’est pas l’exactitude parfaite, mais une décision éclairée et traçable, proportionnée aux enjeux et aux risques.

Notre offre de service

Nous accompagnons les organisations qui souhaitent structurer l’analyse et le pilotage des services écosystémiques au sein de leurs dispositifs HSE, en articulant diagnostic, priorisation et amélioration continue. Selon vos besoins, l’appui peut prendre la forme d’un conseil méthodologique (cadrage, cartographie, indicateurs, plan d’actions, revue) ou d’une formation opérationnelle des équipes (appropriation des méthodes, mise en pratique, retour d’expérience). L’objectif est de fournir des livrables clairs, auditables et adaptés aux contraintes des sites, en veillant à la lisibilité pour les métiers. Pour découvrir notre approche et nos domaines d’intervention, consultez nos services.

Passez à l’action avec une démarche graduée et vérifiable.

Pour en savoir plus sur Notions de biodiversité, consultez : Notions de biodiversité

Pour en savoir plus sur Biodiversité et milieux naturels, consultez : Biodiversité et milieux naturels