La Loi sur les sols et sites pollués encadre les responsabilités, les méthodes et les résultats attendus lorsqu’un terrain présente ou peut présenter des contaminations. Dans une logique de prévention des risques pour la santé et l’environnement, la Loi sur les sols et sites pollués structure la façon d’identifier les sources de pollution, d’évaluer les expositions et de piloter les actions correctives proportionnées. Pour un responsable HSE ou un manager SST, elle sert de colonne vertébrale à la fois pour sécuriser un projet immobilier, maîtriser les passifs environnementaux et dialoguer avec l’ensemble des parties prenantes (collectivités, riverains, assureurs). La Loi sur les sols et sites pollués ne se résume pas à des obligations juridiques : elle propose aussi un cadre de gouvernance pour la traçabilité des données, l’analyse de risque fondée sur un modèle conceptuel du site, et la hiérarchisation des mesures. En pratique, elle se traduit par des études historiques, des investigations ciblées, une interprétation des résultats au regard de valeurs de gestion et, lorsque nécessaire, par un plan de réhabilitation ou de gestion des terres. Les entreprises qui l’appliquent de manière structurée gagnent en prévisibilité, réduisent l’aléa financier et renforcent la confiance des investisseurs, tout en assurant une conformité démontrable vis-à-vis des référentiels reconnus.
Définitions et termes clés

Comprendre le vocabulaire opérationnel facilite la mise en œuvre et le dialogue entre décideurs, experts et autorités. Les termes ci-dessous sont utilisés dans les études et la gouvernance de projet associées à la Loi sur les sols et sites pollués.
- Site pollué : terrain présentant des substances dangereuses susceptibles d’engendrer un risque, selon un modèle conceptuel du site (MCS) aligné sur des pratiques de type NF X31-620 (2018).
- Source – transfert – cible : triptyque structurant l’analyse de risque, inspiré de référentiels de management environnemental tels que ISO 14001:2015.
- Valeurs de gestion/guide : repères chiffrés d’interprétation (par exemple niveaux S1/S2 définis en gouvernance interne depuis 2020) utilisés pour arbitrer les actions.
- Compatibilité d’usage : adéquation entre l’état des sols et l’usage projeté (industriel, résidentiel, sensible), évaluée sur la base d’hypothèses quantitatives explicites.
- Traçabilité des terres : dispositif documentaire et métrologique garantissant l’orientation adaptée des matériaux excavés (contrôle documentaire sous 48 h en phase travaux).
Objectifs et résultats attendus

La démarche vise à maîtriser les risques sanitaires et environnementaux, sécuriser les projets et démontrer la conformité. Les résultats attendus se traduisent par des décisions proportionnées, des preuves de contrôle interne et une documentation opposable.
- Établir une ligne de base robuste des connaissances (revue initiale sous 90 jours) et un MCS traçable.
- Réduire l’incertitude décisionnelle par des investigations ciblées (taux de couverture défini à 95 % pour les zones à enjeu).
- Prioriser les actions en fonction des expositions et des usages (matrice de criticité validée en comité de pilotage trimestriel).
- Documenter la conformité et la diligence raisonnable (audit interne aligné avec ISO 19011:2018).
- Assurer la traçabilité des terres et déchets associés (registre de suivi quotidien en phase chantier).
Applications et exemples

Les contextes d’application vont de l’acquisition foncière à la cessation d’activité, en passant par des projets d’aménagement et de gestion des passifs historiques. Les exemples ci-dessous illustrent les choix d’étude et de gestion au cas par cas, avec les vigilances majeures à anticiper.
| Contexte | Exemple | Vigilance |
|---|---|---|
| Achat d’un site industriel | Audit historique + sondages ciblés avant signature | Intégrer clauses de garantie et calendrier d’investigations |
| Changement d’usage vers du résidentiel | Évaluation des risques santé pour populations sensibles | Hypothèses d’exposition, zones de jardins et sous-sols |
| Travaux avec terrassement | Plan de gestion des terres et filières dédiées | Contrôles analytiques et délais logistiques |
| Fin d’activité | Diagnostic de cessation et plan de remise en état | Délais réglementaires et dialogue avec autorités |
Démarche de mise en œuvre de Loi sur les sols et sites pollués

1. Cadrage et gouvernance de projet
Objectif : installer un pilotage clair, définir les enjeux d’usage, la portée des études et les livrables attendus. En conseil, l’équipe réalise un cadrage documentaire, formalise le périmètre (parcelles, installations, servitudes) et met en place un comité de projet avec rôles et responsabilités. En formation, les acteurs internes sont sensibilisés aux principes du modèle conceptuel du site, à la matérialité des risques et au calendrier décisionnel. Actions concrètes : élaboration d’un plan de management (références, critères de décision, jalons), cartographie des parties prenantes, protocole de communication. Vigilances : objectifs trop ambitieux sans données, oubli d’usages futurs sensibles, gouvernance non formalisée. Bon repère de gouvernance : revue de direction environnementale semestrielle et jalons à 30/60/90 jours, alignés sur des pratiques ISO 14001:2015 pour assurer la cohérence des décisions et la traçabilité des arbitrages.
2. Diagnostic historique et visites de terrain
Objectif : reconstituer les sources potentielles et les pratiques passées pour orienter efficacement les investigations. En conseil, analyse d’archives, interviews, dépouillement de plans et bases de données, visite de reconnaissance pour repérer indices (taches, cuvettes, réseaux). En formation, appropriation des grilles d’entretien et de la lecture critique des sources. Actions concrètes : fiche d’indices, cartographie des zones à enjeux, priorisation des unités de gestion. Vigilances : biais de disponibilité des données, extrapolations hâtives, sous-estimation des réseaux enterrés. Repères utiles : structurer un dossier d’évidences horodatées, qualifier la fiabilité des sources (A/B/C) et prévoir une itération à J+45 si des incohérences émergent. Cette étape conditionne le plan d’investigations en limitant les forages « à l’aveugle » et en optimisant le budget d’échantillonnage.
3. Plan d’investigations et prélèvements
Objectif : définir un maillage d’échantillonnage proportionné aux enjeux. En conseil, conception statistique (zones, profondeur, milieux), rédaction de plans d’assurance qualité (PAQ) et cahiers des charges. En formation, transfert des bonnes pratiques d’échantillonnage, de chaîne du froid et de métrologie sur site. Actions concrètes : implantation des sondages, maîtrise HSE des forages, gestion des échantillons. Vigilances : sous-dimensionner le maillage, négliger les milieux gaz du sol, défaut de représentativité. Repères : cibles de couverture de 80–95 % sur les zones critiques, contrôles blancs/duplicatas ≥10 %, et traçabilité des échantillons sous 24 h. Les laboratoires sont choisis sur la base d’accréditations pertinentes (références de type ISO/CEI 17025:2017) et d’une capacité analytique compatible avec les délais projet.
4. Modèle conceptuel et évaluation des risques
Objectif : traduire les données en scénarios d’exposition pour décider. En conseil, consolidation du modèle conceptuel (sources, voies de transfert, cibles), choix des paramètres, simulations et comparaison à des valeurs de gestion internes. En formation, appropriation des hypothèses (taux d’ingestion, volatilisation, fréquentation) et lecture des incertitudes. Actions concrètes : matrices de criticité, scénarisation par usage, identification des hotspots. Vigilances : empilement de marges de sécurité, confusion entre danger et risque, absence d’analyse de sensibilité. Repères : documenter les hypothèses quantitatives, préciser la marge de sécurité (par exemple facteur 10 en screening initial) et réaliser une revue croisée à J+15 avec un pair technique. Les décisions sont tracées dans un registre de conformité avec références temporelles et chiffrées.
5. Plan d’action, suivi et communication
Objectif : définir et piloter les mesures de gestion ou de réhabilitation, avec des critères d’acceptation explicites. En conseil, construction d’un plan d’action (confinement, excavation sélective, venting, restrictions d’usage), planning, budget et indicateurs. En formation, montée en compétence des équipes travaux sur la traçabilité des terres et la prévention HSE. Actions concrètes : procédures d’orientation des déblais, contrôles analytiques de libération, plan de surveillance post-travaux. Vigilances : sous-estimation des coûts logistiques, dérive des délais, défaut d’adhésion des parties prenantes. Repères : critères de fin de travaux fixés à l’avance (par exemple 2 campagnes de contrôle conformes à 95 % d’intervalle de confiance) et point d’étape mensuel en comité. La cohérence avec la Loi sur les sols et sites pollués se vérifie via des preuves documentées et opposables.
Dans quels cas lancer une étude de pollution des sols

La question « Dans quels cas lancer une étude de pollution des sols » se pose à chaque décision foncière ou projet d’aménagement. « Dans quels cas lancer une étude de pollution des sols » revient principalement lors d’un changement d’usage vers du sensible, d’une transaction impliquant des passifs potentiels, d’une cessation d’activité, ou lorsque des indices matériels (odeurs, taches, remblais hétérogènes) sont observés. Le déclenchement dépend du risque plausible d’exposition et de l’incertitude financière : « Dans quels cas lancer une étude de pollution des sols » implique d’évaluer si le rapport coût/bénéfice de la connaissance est favorable à une meilleure décision. Un repère de gouvernance peut consister à instaurer un filtre en deux temps (revue historique en 30 jours, puis investigations ciblées sous 60–90 jours si signaux persistants), en s’appuyant sur la Loi sur les sols et sites pollués pour structurer la diligence raisonnable. Des bonnes pratiques ISO 31000:2018 invitent à hiérarchiser par criticité, et des grilles internes notées de 1 à 5 limitent les biais d’arbitrage. L’objectif est d’adosser la décision à des éléments probants, sans sur-étudier des contextes où l’usage et l’historique ne justifient pas d’investigations lourdes.
Comment choisir un bureau d’études sols et sites pollués
L’enjeu « Comment choisir un bureau d’études sols et sites pollués » tient à la compétence technique, à la transparence méthodologique et à la capacité de pilotage. « Comment choisir un bureau d’études sols et sites pollués » suppose d’examiner références, méthodes d’échantillonnage, assurance qualité et indépendance vis-à-vis des filières de traitement. Les critères de décision incluent la maîtrise des modèles conceptuels, l’expérience d’usages similaires, la robustesse des protocoles (par exemple plans d’assurance qualité intégrant ≥10 % de duplicatas) et la clarté des livrables. « Comment choisir un bureau d’études sols et sites pollués » doit aussi intégrer la gouvernance projet (revues à 30/60/90 jours), l’aptitude à expliciter les incertitudes et la connaissance des repères de bonnes pratiques (ISO 17025:2017 côté laboratoire, ISO 9001:2015 côté management). La Loi sur les sols et sites pollués sert de référentiel de cohérence pour comparer les propositions : pertinence du maillage, scénarios d’exposition justifiés, critères d’acceptation mesurables. Les limites à surveiller concernent les devis sous-dimensionnés et la sous-estimation des délais analytiques.
Jusqu’où aller dans la traçabilité des terres excavées
La question « Jusqu’où aller dans la traçabilité des terres excavées » survient dès la phase conception et s’intensifie en exécution. « Jusqu’où aller dans la traçabilité des terres excavées » s’évalue selon les risques d’orientation inadaptée, la complexité des chantiers, et l’exigence des parties prenantes. Un cadre robuste comprend un plan d’échantillonnage amont, un contrôle documentaire à chaque chargement, et des points d’arrêt qualité (par exemple revue quotidienne et bilan hebdomadaire avec indicateurs quantifiés). « Jusqu’où aller dans la traçabilité des terres excavées » trouve des repères dans des pratiques de gouvernance type ISO 14001:2015 et dans des procédures internes fixant les seuils décisionnels (par exemple classes de matériaux numérotées M1 à M5). La Loi sur les sols et sites pollués n’impose pas de schéma unique, mais attend une justification proportionnée et des preuves opposables de maîtrise. Les critères de limite incluent le coût marginal de contrôles additionnels, le délai de réponse des laboratoires et la lisibilité du dispositif pour les équipes terrain, afin d’éviter une usine à gaz contre-productive.
Vue méthodologique et structurelle
La Loi sur les sols et sites pollués s’opérationnalise via une chaîne de valeur claire : comprendre, mesurer, décider, agir. Trois architectures d’organisation coexistent : projets ponctuels (due diligence), gestion de portefeuille (multi-sites) et dispositifs permanents de conformité. Des repères de gouvernance facilitent la maîtrise des risques : jalons 30/60/90 jours, comités mensuels en phase travaux, audits annuels alignés avec ISO 19011:2018. Les preuves documentées (rapports, plans d’assurance qualité, registres de terres) constituent le socle de conformité. L’adossement à des normes de management (ISO 14001:2015) et à des guides techniques (par exemple familles NF X31-620, versions 2018) structure la prise de décision et renforce la robustesse des arbitrages. La Loi sur les sols et sites pollués sert alors de trame directrice, tout en laissant place à l’expertise contextuelle.
Comparer les approches aide à choisir l’effort adapté :
| Approche | Avantages | Limites |
|---|---|---|
| Réactive (après indice) | Coûts initiaux moindres, ciblage rapide | Risque d’imprévus, délais compressés |
| Proactive (avant-projet) | Réduction d’aléas, meilleure négociation foncière | Investissement initial plus élevé |
| Structurée portefeuille | Effets d’échelle, priorisation multi-sites | Complexité de gouvernance |
Chaîne de mise en œuvre synthétique :
- Cadrer la décision (objectifs, usages, jalons 30/60/90 jours).
- Qualifier le risque (diagnostic, MCS, valeurs de gestion internes).
- Mesurer à bon escient (maillage, PAQ, ≥10 % de contrôles qualité).
- Décider et tracer (critères d’acceptation, registre, audits annuels).
- Agir et surveiller (plan d’action, indicateurs, retours d’expérience).
Sous-catégories liées à Loi sur les sols et sites pollués
Protection des sols réglementation
La Protection des sols réglementation regroupe les principes de prévention, les exigences de contrôle et les repères de gouvernance qui orientent la planification des usages. Dans les opérations d’aménagement, la Protection des sols réglementation s’incarne par des études amont, l’identification des fonctions écologiques à préserver et des prescriptions techniques en phase travaux (éviter, réduire, compenser). Cette Protection des sols réglementation s’articule avec la Loi sur les sols et sites pollués lorsque des indices de contamination existent et qu’un modèle conceptuel du site doit justifier la compatibilité d’usage. Les organisations performantes fixent des objectifs chiffrés de non-dégradation (par exemple zéro déversement accidentel toléré et temps de réaction < 30 minutes) et des contrôles de compactage et d’érosion aux seuils prédéfinis. Bonnes pratiques de gouvernance : plan de protection intégré aux documents d’exécution, jalons de contrôle hebdomadaires, et rapport de fin de chantier traçant les écarts et actions correctives. Référence utile de management environnemental : ISO 14001:2015 pour arrimer objectifs, indicateurs et responsabilité de la direction. Pour plus d’informations sur Protection des sols réglementation, cliquez sur le lien suivant : Protection des sols réglementation
Gestion des sols pollués
La Gestion des sols pollués consiste à proportionner les actions aux risques identifiés, à l’usage projeté et aux contraintes techniques. Une Gestion des sols pollués efficace combine excavation sélective, confinement, traitements in situ/ex situ et restrictions d’usage, avec un contrôle qualité documenté. La Gestion des sols pollués s’inscrit dans la Loi sur les sols et sites pollués via un processus de décision justifié par le modèle conceptuel, des valeurs de gestion et des critères d’acceptation mesurables. Les repères chiffrés de gouvernance incluent des taux de conformité analytique visés ≥95 % pour les contrôles de libération, un pourcentage minimal de duplicatas (≥10 %) et des points d’arrêt qualité quotidiens en phase terrassement. Le pilotage s’appuie sur un plan de gestion des terres, une cartographie des flux et des preuves d’orientation vers des filières adaptées. Les limites fréquentes portent sur les délais de laboratoire, la variabilité spatiale et la coactivité chantier, qui exigent des marges de planification et une coordination serrée avec la maîtrise d’œuvre. Pour plus d’informations sur Gestion des sols pollués, cliquez sur le lien suivant : Gestion des sols pollués
Responsabilité en cas de pollution des sols
La Responsabilité en cas de pollution des sols couvre la diligence raisonnable, l’obligation de prévention et la charge des mesures de gestion selon les faits générateurs et l’usage projeté. En pratique, la Responsabilité en cas de pollution des sols s’apprécie au cas par cas : ancien exploitant, détenteur actuel, aménageur ou maître d’ouvrage peuvent être impliqués, avec des clauses contractuelles d’allocation des risques. La Responsabilité en cas de pollution des sols s’articule avec la Loi sur les sols et sites pollués en établissant des preuves d’actions proportionnées, des revues de conformité périodiques (par exemple annuelles) et des audits techniques en référence à des standards de gouvernance type ISO 19011:2018. Des repères utiles : conserver un dossier d’investigations complet pendant au moins 10 ans, formaliser un registre décisionnel daté et justifier les hypothèses d’exposition. Les limites tiennent aux incertitudes historiques et à la démonstration du lien causal, ce qui renforce l’intérêt d’une traçabilité méticuleuse et de clauses de garantie précises lors des transactions.
Pour plus d’informations sur Responsabilité en cas de pollution des sols, cliquez sur le lien suivant : Responsabilité en cas de pollution des sols
Réhabilitation des sites pollués
La Réhabilitation des sites pollués vise à rétablir une compatibilité d’usage par un ensemble de mesures techniques et organisationnelles. Une Réhabilitation des sites pollués réussie s’appuie sur un modèle conceptuel robuste, un plan d’action proportionné et des critères de fin définis à l’avance. La Réhabilitation des sites pollués dépend des contraintes de calendrier, du budget et de la disponibilité des filières, tout en restant cohérente avec la Loi sur les sols et sites pollués. Repères quantitatifs : définir des objectifs de performance mesurables (par exemple atteindre des concentrations inférieures à des valeurs de gestion internes sous 2 campagnes consécutives de contrôle à 95 % de confiance), établir un plan d’échantillonnage de réception et un programme de surveillance post-travaux (6–24 mois). Les vigilances portent sur le transfert de pollution, les aléas géotechniques et la pérennité des ouvrages de confinement. La documentation doit fournir des preuves opposables, incluant plans d’assurance qualité, rapports d’exécution et registres analytiques consolidés.
Pour plus d’informations sur Réhabilitation des sites pollués, cliquez sur le lien suivant : Réhabilitation des sites pollués
Études de sols réglementaires
Les Études de sols réglementaires structurent l’acquisition et l’interprétation de données pour éclairer les décisions d’aménagement, de transaction ou de cessation d’activité. Les Études de sols réglementaires comprennent l’étude historique, l’échantillonnage, l’analyse et l’évaluation du risque en regard des usages visés, avec des plans d’assurance qualité explicites. Bien conduites, les Études de sols réglementaires favorisent l’alignement avec la Loi sur les sols et sites pollués et permettent des arbitrages proportionnés. Repères opérationnels : couverture de 80–95 % des zones à enjeu, contrôles qualité (blancs/duplicatas) ≥10 %, délais d’acheminement des échantillons < 24 h, et revue de cohérence à J+15 après réception des analyses. Les livrables attendus synthétisent le modèle conceptuel, les hypothèses d’exposition et les critères d’acceptation, afin de documenter la décision et d’anticiper les mesures de gestion lorsqu’elles sont nécessaires.
Pour plus d’informations sur Études de sols réglementaires, cliquez sur le lien suivant : Études de sols réglementaires
FAQ – Loi sur les sols et sites pollués
Qu’apporte concrètement une étude historique avant des investigations de terrain ?
L’étude historique clarifie les activités passées, les substances potentiellement manipulées et les zones susceptibles d’avoir concentré des émissions. Pour la Loi sur les sols et sites pollués, elle constitue la base rationnelle du modèle conceptuel du site et permet d’éviter des forages « à l’aveugle ». Elle réduit l’incertitude, optimise le plan d’investigations et soutient la diligence raisonnable en transaction. En pratique, on identifie les sources probables, les voies de transfert et les cibles potentielles, puis on priorise un maillage d’échantillonnage proportionné. Un repère de gouvernance utile consiste à conduire cette étude en 30 jours, avec des preuves documentaires horodatées, et à prévoir une revue de cohérence avant tout engagement de travaux lourds. Cette étape, modeste en coût, est souvent décisive pour orienter efficacement la suite et limiter l’aléa financier.
Comment définir des valeurs de gestion sans base réglementaire unique ?
En l’absence de seuils réglementaires universels, la Loi sur les sols et sites pollués préconise une approche fondée sur le risque et l’usage. Les valeurs de gestion se construisent comme des repères internes, motivés par des hypothèses d’exposition documentées et par des pratiques reconnues (retours d’expérience métiers, guides techniques). Il s’agit d’établir des niveaux d’intervention par usage (industriel, résidentiel, sensible) et de préciser les marges de sécurité retenues. Les critères doivent rester audités et révisés périodiquement, à la lumière de nouvelles données. La traçabilité des hypothèses et la validation en comité de pilotage garantissent la robustesse des décisions et leur opposabilité, conformément à l’esprit de la Loi sur les sols et sites pollués.
Quelles preuves conserver pour démontrer la diligence raisonnable ?
La diligence raisonnable repose sur un dossier cohérent et daté : étude historique, plan d’investigations, plans d’assurance qualité, résultats analytiques bruts, interprétation, décisions et critères d’acceptation. Dans le cadre de la Loi sur les sols et sites pollués, il est recommandé de conserver ces éléments au moins 10 ans, d’archiver la correspondance clé et de tenir un registre décisionnel retraçant hypothèses et arbitrages. Les audits internes réguliers, alignés avec des pratiques de gouvernance (par exemple ISO 19011:2018), consolident la crédibilité du dispositif. Une attention particulière doit être portée à la justification des scénarios d’exposition et à la preuve d’information des parties prenantes lorsque des restrictions d’usage sont mises en place.
Comment limiter l’impact calendrier des analyses en laboratoire ?
La maîtrise des délais passe par une planification fine : priorisation des zones critiques, contrats-cadres avec laboratoires accrédités, et plans d’assurance qualité adaptés (duplicatas, blancs, étalonnages). Dans l’esprit de la Loi sur les sols et sites pollués, il est pertinent de fixer des jalons de réception (par exemple sous 10 jours ouvrés pour un lot standard) et de prévoir des capacités de repli (laboratoire secondaire). La logistique d’échantillonnage (chaîne du froid, transports sous 24 h) réduit les risques de non-conformité et d’analyses à refaire. Enfin, une communication hebdomadaire structurée avec les laboratoires et la maîtrise d’œuvre permet d’anticiper goulets d’étranglement et rééchantillonnages.
Que faire si les résultats analytiques sont contradictoires avec l’historique ?
Les divergences invitent à réexaminer hypothèses et représentativité : vérifier la qualité d’échantillonnage, la localisation des forages, les conditions de prélèvement et l’adéquation des méthodes analytiques. La Loi sur les sols et sites pollués recommande de documenter une itération : contrôles qualité renforcés (≥10 %), échantillons ciblés complémentaires, voire révision du modèle conceptuel. Il est utile de conduire une revue croisée avec un pair technique et de tester la sensibilité des scénarios d’exposition. L’objectif est d’expliquer la divergence (hétérogénéité spatiale, source non identifiée, artefact analytique) et d’ajuster le plan d’action sans sur-réagir ni banaliser un signal faible.
Comment articuler gestion des terres excavées et filières de traitement ?
L’articulation se construit dès la conception : plan d’échantillonnage amont, classification des matériaux par lots, critères d’orientation et contrats pré-négociés avec filières. Dans la Loi sur les sols et sites pollués, la traçabilité est centrale : registres de chargement, contrôles analytiques de libération et bilans hebdomadaires. Des repères chiffrés (par exemple classes M1 à M5, seuils d’acceptation par filière) permettent des décisions rapides et auditées. La coordination avec la maîtrise d’œuvre et les transporteurs, ainsi que des points d’arrêt qualité quotidiens, limite les aléas opérationnels et les coûts indirects.
Notre offre de service
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Pour en savoir plus sur le Loi sur les sols et sites pollués, consultez : Réglementation environnementale