Prévention et réduction du bruit

Cette ressource pédagogique propose une vue structurée et opérationnelle sur la maîtrise du bruit en entreprise, pensée pour guider les responsables HSE, managers SST et dirigeants.

Introduction

Prévention et réduction du bruit
Prévention et réduction du bruit

Le bruit est un risque professionnel transversal dont les sources, les trajectoires et les impacts cumulent des effets sur la santé, la performance et la qualité des relations avec les riverains. La prévention et réduction du bruit mobilisent des approches de mesure, d’ingénierie et de pilotage pour maîtriser l’exposition des personnes et le rayonnement sonore des activités. En pratique, la prévention et réduction du bruit s’appuient sur un diagnostic objectivé, une hiérarchie des solutions à la source, sur le chemin et au poste, puis un suivi consolidé dans le système de management. Cette page présente les référentiels de bonnes pratiques, les étapes de mise en œuvre et les cas d’usage typiques, afin d’accompagner des décisions éclairées et une mise en conformité pragmatique. En intégrant des repères normatifs, la prévention et réduction du bruit permet de prioriser des actions mesurables, d’optimiser les investissements et de réduire les nuisances sonores au bénéfice des salariés et de l’environnement sonore. Enfin, la prévention et réduction du bruit contribue à la performance globale de l’organisation par la baisse des erreurs liées à la fatigue auditive, la meilleure intelligibilité des communications et la réduction des conflits avec les parties prenantes.

B1) Définitions et termes clés

Prévention et réduction du bruit
Prévention et réduction du bruit

Clarifier le vocabulaire permet d’harmoniser les analyses et les actions.

  • Niveau d’exposition quotidienne LEX,8h: moyenne pondérée sur 8 heures, exprimée en dB(A).
  • Niveau de pression acoustique de crête: pic instantané en dB(C) sur une très courte durée.
  • Réduction à la source: actions sur machines, process, vitesses, outils, matériaux.
  • Traitement du chemin: écrans, capotages, absorbants, encloisonnements, découplages.
  • Protection individuelle: bouchons, serre-têtes, moulés, avec atténuation certifiée.
  • Classement spectral: bandes d’octave ou tiers d’octave, graves/médiums/aigus.
  • Indicateurs environnementaux: Lden, Ln pour le voisinage et les riverains.

Repère normatif: l’évaluation des expositions en situation de travail s’aligne utilement sur l’ISO 9612 et s’appuie sur la statistique de tâches; un objectif de réduction de 3 dB(A) est considéré comme un gain significatif (division par 2 de l’énergie sonore), alors qu’un LEX,8h approchant 85 dB(A) appelle une priorisation renforcée au regard des bonnes pratiques de gouvernance.

B2) Objectifs et résultats attendus

Prévention et réduction du bruit
Prévention et réduction du bruit

Les objectifs guident les priorités et les moyens alloués.

  • Réduire les expositions individuelles et collectives de manière vérifiable.
  • Stabiliser la maîtrise opérationnelle par des mesures périodiques.
  • Garantir l’intelligibilité des consignes et alarmes critiques.
  • Limiter les nuisances sonores pour les riverains et les tiers.
  • Inscrire le bruit dans le système de management SST-QE.
  • Optimiser les coûts: privilégier la réduction à la source avant l’EPI.

Repères normatifs de pilotage: planifier des campagnes selon ISO 9612 sur au moins 3 journées représentatives et viser des gains mesurés d’au moins 3 à 6 dB(A) par action prioritaire; formaliser les choix techniques avec des fiches de décision traçant les hypothèses, mesures et résultats.

B3) Applications et exemples

Prévention et réduction du bruit
Prévention et réduction du bruit
Contexte Exemple Vigilance
Atelier d’usinage Capotage partiel et lubrification optimisée Contrôler la ventilation et la maintenance (ISO 3744 pour mesures d’émission)
Logistique Limitation de vitesse et revêtements anti-chocs Suivre les impacts sur les flux et l’ergonomie des postes
Production agroalimentaire Tapis à pas silencieux et supports antivibratiles Vérifier le nettoyage et la tenue aux agents chimiques
Bâtiment tertiaire Panneaux absorbants et correction des temps de réverbération Dimensionner au regard des temps de réverbération cibles (ISO 3382)

B4) Démarche de mise en œuvre de Prévention et réduction du bruit

Prévention et réduction du bruit
Prévention et réduction du bruit

1. Cadrage et cartographie sonore initiale

L’objectif est de fixer le périmètre, le niveau d’exigence et la méthode de maîtrise, afin d’orienter la prévention et réduction du bruit de façon réaliste. En conseil, on clarifie les activités, les lieux sensibles, les périodes, on collecte les données existantes (audits, plans, incidents) et on dessine une cartographie des zones prioritaires. En formation, les équipes apprennent à reconnaître les sources, à décrire les tâches bruyantes et à structurer les retours de terrain. Les livrables incluent un plan de mesurage, des critères de priorisation et une matrice enjeux-coûts. Point de vigilance: les zones transitoires (maintenance, démarrages, essais) sont fréquemment sous-documentées alors qu’elles pèsent sur l’exposition; il faut organiser des observations ciblées et prévoir une saisonnalité (portes ouvertes/fermées, climatisation, variations de production).

2. Mesures et diagnostic acoustique

Cette étape vise à objectiver les expositions et les émissions par des mesures représentatives et traçables. En conseil, on déploie des dosimètres pour le LEX,8h, des sonomètres pour le profil spectral par tâches, et des relevés d’émission machine en champ libre. En formation, les équipes s’approprient les réglages (pondérations A/C), le positionnement des capteurs et la lecture critique des incertitudes. Les résultats structurent les familles de sources et le chemin de propagation. Point de vigilance: il est courant de sous-estimer la variabilité des tâches; prévoir des échantillons suffisants et des fiches d’observation pour lier niveaux, durées et gestes. Intégrer une mesure de crête dB(C) pour capter les chocs et tirs de pression, souvent déterminants pour le choix des protections.

3. Analyse des risques et priorisation

L’objectif est de transformer les données en décisions d’investissement et d’organisation. En conseil, on hiérarchise selon la gravité, la fréquence, la faisabilité technique et l’impact collectif, avec des scénarios chiffrés de gains en dB(A) et des coûts d’exploitation. En formation, les encadrants apprennent à lire les compromis entre réduction à la source, traitement du chemin et EPI, et à intégrer les contraintes de production. Point de vigilance: la tentation d’aller directement vers les EPI peut retarder des solutions structurelles; fixer des seuils internes de décision et des critères d’acceptabilité. Documenter l’arbitrage pour expliciter pourquoi une action apportant 4–6 dB(A) sur une population large sera priorisée face à une action locale plus spectaculaire mais limitée.

4. Conception des solutions et essais

Cette étape convertit la priorisation en solutions testées sur le terrain. En conseil, on spécifie des capotages, écrans, absorbants, antivibratiles, sélections d’outils et paramètres process; on prépare un protocole d’essai avec mesures avant/après. En formation, les équipes pratiquent le montage correct des matériaux, la vérification des fuites acoustiques et des ponts rigides, et apprennent à lire les fiches d’atténuation des EPI. Point de vigilance: les solutions trop fermées dégradent parfois l’ergonomie, la thermique ou la maintenance; intégrer dès l’amont l’aéraulique, la signalisation et l’accessibilité, et conserver des réserves pour la maintenance. Prévoir une phase pilote pour limiter les risques d’immobilisation.

5. Plan d’action, pilotage et suivi

Le but est d’ancrer durablement la prévention et réduction du bruit dans le management opérationnel. En conseil, on formalise un plan d’action daté, budgété, avec indicateurs de performance et fréquence de mesures de suivi; on propose une fiche standard de réception acoustique et un registre d’exposition. En formation, on élève le niveau d’autonomie: contrôle de port des EPI, réglage des machines, entretien des capotages, lecture des indicateurs. Point de vigilance: sans gouvernance, les gains s’érodent; intégrer des revues périodiques, des contrôles d’intégrité (absorbeurs encrassés, usure mécanisée) et des audits croisés. Les essais de réception doivent viser au minimum les gains attendus, avec un seuil d’acceptation explicitement consigné.

Pourquoi investir dans la maîtrise du bruit au travail ?

La question « Pourquoi investir dans la maîtrise du bruit au travail ? » renvoie à des impacts sanitaires, économiques et organisationnels qui s’additionnent. « Pourquoi investir dans la maîtrise du bruit au travail ? » s’explique par la prévention des atteintes auditives, la baisse de la fatigue et l’amélioration de l’attention, facteurs de sécurité et de qualité. Sur le plan économique, les gains de 3 à 6 dB(A) sur une zone étendue réduisent les erreurs, facilitent la communication et fluidifient la maintenance. La prévention et réduction du bruit soutient aussi l’image de l’entreprise face aux riverains, en limitant les plaintes et les tensions de voisinage. Côté gouvernance, s’aligner sur des références comme ISO 9612 pour les mesures et ISO 11690 pour la hiérarchisation renforce la crédibilité des décisions. Limites et réalités: une action unique ne suffit pas toujours; il faut combiner réduction à la source, traitement du chemin et EPI, tout en contrôlant la ventilation, la thermique et l’ergonomie. Enfin, « Pourquoi investir dans la maîtrise du bruit au travail ? » s’inscrit dans une trajectoire globale SST-QE reliant santé, performance et acceptabilité sociale.

Dans quels cas privilégier des barrières collectives plutôt que des EPI ?

« Dans quels cas privilégier des barrières collectives plutôt que des EPI ? » se pose lorsque des expositions touchent des collectifs, des zones ouvertes ou des tiers. « Dans quels cas privilégier des barrières collectives plutôt que des EPI ? » La réponse repose sur l’efficacité durable, la couverture des populations et la dépendance au facteur humain. Les écrans, capotages et absorbants sont recommandés quand plusieurs postes subissent la même source, quand l’émission gêne aussi la communication et quand l’entretien peut être intégré à la maintenance de routine. La prévention et réduction du bruit recommande de ne pas baser la maîtrise uniquement sur le port d’EPI là où la production évolue, les durées d’exposition sont longues et la discipline de port incertaine. Un repère utile: viser des gains collectifs de 4–8 dB(A) vérifiés par mesures avant/après et documentés selon une fiche d’acceptation inspirée d’ISO 11690, tandis que les EPI restent indispensables pour les pics, les interventions ponctuelles et les résidus d’exposition. Les barrières collectives s’imposent aussi lorsque des alarmes critiques doivent rester audibles.

Comment choisir les solutions de traitement acoustique adaptées ?

« Comment choisir les solutions de traitement acoustique adaptées ? » implique d’analyser le spectre, le chemin de propagation, la durée et la variabilité des sources. « Comment choisir les solutions de traitement acoustique adaptées ? » revient à articuler capotages, absorbants, écrans, traitements vibratoires et réglages process. Les critères déterminants: le gain réaliste en dB(A) sur la bande dominante, la tenue au feu et aux agents de nettoyage, l’accessibilité maintenance, l’impact sur la thermique et l’aéraulique. La prévention et réduction du bruit gagne en robustesse en s’appuyant sur des essais pilotes et une réception acoustique normée: mesurer avant/après selon un protocole traçable et consigner les écarts. Repère de gouvernance: documenter les hypothèses et viser au minimum 3 dB(A) de gain mesuré pour valider une action, s’inspirant des recommandations ISO 11690 pour la hiérarchisation. Limites: un absorbant mal positionné ou colmaté perd son efficacité; un capotage sans traitement des fuites ni découplage vibratoire déçoit. En pratique, « Comment choisir les solutions de traitement acoustique adaptées ? » s’évalue à l’aune du couple efficacité/maintenabilité.

Jusqu’où aller dans les mesures et le suivi des expositions sonores ?

« Jusqu’où aller dans les mesures et le suivi des expositions sonores ? » dépend du risque, de la variabilité des tâches et des décisions à instruire. « Jusqu’où aller dans les mesures et le suivi des expositions sonores ? » Un cadre pragmatique consiste à combiner dosimétrie individuelle pour le LEX,8h, mesures ponctuelles sur tâches et contrôles d’émission machine. La prévention et réduction du bruit nécessite un suivi périodique proportionné: campagne initiale exhaustive, puis vérifications ciblées après travaux et audits annuels sur les zones à risque. Repères de bonne pratique: échantillonner au moins 3 journées représentatives par groupe de postes (ISO 9612), intégrer des mesures dB(C) pour les crêtes et tenir un registre d’exposition mis à jour après chaque modification significative. Limites: sur-mesurer sans décision à la clé consomme des ressources; sous-mesurer masque des situations critiques. L’objectif est de déclencher des actions correctives sur des écarts supérieurs à 3 dB(A) par rapport aux profils de référence, tout en gardant des marges pour la variabilité et les incertitudes.

Vue méthodologique et structurante

La prévention et réduction du bruit s’intègre dans un système de management articulant diagnostic, décision, mise en œuvre et vérification. Trois principes structurants: 1) fonder les choix sur des mesures représentatives, 2) privilégier la réduction à la source avant le traitement du chemin puis l’EPI, 3) verrouiller l’efficacité par une réception acoustique et un suivi périodique. Cette approche relie les métiers techniques (maintenance, procédés, travaux neufs) aux fonctions support (SST, achats, QHSE) pour sécuriser les gains dans le temps. Les repères de gouvernance, inspirés d’ISO 9612 et ISO 11690, recommandent de viser des gains mesurés d’au moins 3 dB(A) par action prioritaire et d’actualiser les profils d’exposition lors de chaque changement notable de procédé. La prévention et réduction du bruit reste performante lorsqu’elle capitalise sur des essais pilotes, un retour d’expérience formalisé et une maintenance préventive dédiée aux dispositifs acoustiques.

Les décisions techniques gagnent à être comparées sur des critères homogènes: efficacité réelle, périmètre protégé, coûts d’investissement et d’exploitation, impacts ergonomiques et contraintes de maintenance. L’équilibre optimal dépend du contexte: diversité des sources, densité des postes, exigences de communication et de sécurité. La prévention et réduction du bruit doit aussi intégrer les signaux vitaux (alarmes, annonces), afin de conserver l’intelligibilité après traitement. Enfin, le pilotage s’appuie sur des tableaux de bord simples: gains en dB(A) par action, taux de disponibilité des capotages, conformité d’assemblage des écrans, qualité du port des EPI et plan de vérification des matériaux absorbants.

Option Forces Limites Usages typiques
Réduction à la source Gains durables 5–10 dB(A) Peut nécessiter des modifications process Modernisation machine, choix d’outils, vitesses
Traitement du chemin Ciblage de zones, modulable Dépend des fuites et de la géométrie Écrans, capotages, absorbants, encloisonnements
Protection individuelle Déploiement rapide Dépendance au port et à l’ajustement Interventions ponctuelles, résidus d’exposition
  • Définir le périmètre et les métriques de réussite.
  • Mesurer et analyser les sources et chemins.
  • Concevoir et tester les solutions priorisées.
  • Recevoir, suivre et améliorer en continu.

Sous-catégories liées à Prévention et réduction du bruit

Prévention des nuisances sonores

La Prévention des nuisances sonores vise à limiter l’impact des activités sur les salariés et sur l’environnement sonore des riverains. En entreprise, la Prévention des nuisances sonores combine réduction à la source, traitement des locaux et pilotage des horaires, avec une attention portée aux indicateurs Lden et Ln pour le voisinage. Pour relier cette sous-thématique à la prévention et réduction du bruit, on formalise des objectifs de baisse mesurée (par exemple 3 dB(A) sur une période représentative) et des règles d’usage des équipements bruyants. Les repères de bonnes pratiques s’inspirent d’ISO 1996-2 pour la caractérisation de l’environnement sonore et d’ISO 11690 pour la stratégie de maîtrise en milieu de travail. La Prévention des nuisances sonores implique aussi la concertation avec les parties prenantes, la planification de travaux (créneaux de moindre sensibilité) et le suivi d’incidents sonores. Les stratégies efficaces reposent sur des écrans paysagers, des silencieux et la maîtrise des chocs. Pour plus d’informations sur Prévention des nuisances sonores, cliquez sur le lien suivant: Prévention des nuisances sonores

Réduction du bruit industriel

La Réduction du bruit industriel s’attache aux machines, procédés et flux internes générateurs d’énergie acoustique. Une Réduction du bruit industriel réussie privilégie des actions structurelles: choix d’outils, vitesses, lubrification, capotages, écrans et supports antivibratiles. Dans le cadre de la prévention et réduction du bruit, l’efficacité se mesure par des protocoles avant/après et une réception acoustique formalisée, en visant des gains réalistes de 4 à 8 dB(A) sur des zones prioritaires. Des référentiels comme ISO 3744 (émission) et ISO 11200 (détermination des niveaux en poste) proposent des cadres utiles pour objectiver les décisions. La Réduction du bruit industriel doit préserver l’accès maintenance, la ventilation et l’intelligibilité des alarmes. Les techniques avancées, telles que l’analyse en tiers d’octave, aident à cibler les bandes dominantes. La combinaison d’actions à la source et sur le chemin permet de stabiliser les résultats sans dégrader la production. Pour plus d’informations sur Réduction du bruit industriel, cliquez sur le lien suivant: Réduction du bruit industriel

Traitement acoustique

Le Traitement acoustique regroupe absorbants, diffuseurs, écrans, capotages et encloisonnements destinés à contrôler la propagation et la réverbération. Un Traitement acoustique pertinent s’appuie sur l’analyse du spectre, la géométrie des lieux et les contraintes feu/hygiène, avec des objectifs de temps de réverbération conformes à l’usage des espaces (référence ISO 3382). Dans la prévention et réduction du bruit, on dimensionne le Traitement acoustique pour obtenir des gains mesurés d’au moins 3 dB(A) sur les zones cibles, tout en assurant l’intelligibilité des communications et alarmes. Les matériaux doivent être choisis pour leur absorption dans les bandes dominantes, leur nettoyabilité et leur durabilité. Les fuites acoustiques, ponts rigides et colmatages sont des causes fréquentes de contre-performance; des contrôles d’intégrité périodiques s’imposent. Les écrans doivent être suffisamment hauts et étanches au bruit, et les capotages dotés d’ouvertures maîtrisées. Pour plus d’informations sur Traitement acoustique, cliquez sur le lien suivant: Traitement acoustique

Isolation phonique

L’Isolation phonique vise à limiter la transmission entre émetteur et récepteur par l’augmentation de l’indice d’affaiblissement et la suppression des transmissions latérales. Une Isolation phonique efficace combine masse, désolidarisation et étanchéité, avec une attention aux jonctions et aux percements. Dans une logique de prévention et réduction du bruit, l’Isolation phonique s’évalue par des mesures comparatives et des calculs inspirés de l’EN 12354, en recherchant des gains ciblés sur les chemins dominants. Les solutions comprennent doublages, chapes flottantes, portes techniques, vitrages spécialisés et boîtes dans la boîte. Les repères de performance indiquent que chaque doublage correctement désolidarisé peut apporter 5–10 dB supplémentaires selon la fréquence et la mise en œuvre. Les limites viennent des transmissions parasites (flancs, réseaux, structure); un diagnostic constructif est donc indispensable avant travaux. Pour plus d’informations sur Isolation phonique, cliquez sur le lien suivant: Isolation phonique

Plans de réduction du bruit

Les Plans de réduction du bruit structurent les actions dans le temps: priorités, budgets, responsabilités, mesures de réception et indicateurs. Des Plans de réduction du bruit robustes s’appuient sur une cartographie des risques, des objectifs chiffrés par zone et un calendrier réaliste, en intégrant les arrêts techniques et les validations avant/après. Pour assurer l’alignement avec la prévention et réduction du bruit, il est recommandé de viser des gains unitaires d’au moins 3 dB(A) et de consigner les hypothèses, incertitudes et écarts. La gouvernance peut s’inspirer d’ISO 11690 pour la hiérarchisation et d’ISO 9612 pour les modalités de mesure. Les Plans de réduction du bruit définissent aussi le niveau attendu de port d’EPI résiduel et les conditions d’audibilité des alarmes critiques. La revue périodique (trimestrielle ou semestrielle) permet de réorienter les moyens et de capter les retours d’expérience. Pour plus d’informations sur Plans de réduction du bruit, cliquez sur le lien suivant: Plans de réduction du bruit

FAQ – Prévention et réduction du bruit

Comment relier diagnostic sonore et décisions d’investissement ?

Un diagnostic utile transforme des mesures en scénarios de décision. Pour structurer cela, relier chaque source ou zone à un gain réaliste en dB(A), à un coût installé et à une facilité d’exploitation. La prévention et réduction du bruit est plus robuste lorsque les campagnes de mesure sont représentatives (tâches, horaires, variabilité) et quand une réception acoustique avant/après est prévue. Un tableau synthétique indiquant le périmètre protégé, le gain attendu et les contraintes de maintenance permet d’arbitrer. L’implication des équipes maintenance et production garantit la faisabilité. Enfin, l’alignement avec des repères comme ISO 9612 pour la mesure et ISO 11690 pour la hiérarchisation renforce la traçabilité des choix et le retour sur investissement.

Quels indicateurs suivre après travaux acoustiques ?

Après travaux, suivre des indicateurs simples et stables: gains mesurés en dB(A) sur les zones traitées, disponibilité et intégrité des capotages/écrans, taux de colmatage des absorbants, qualité du port des EPI résiduels, incidents sonores et signalements. La prévention et réduction du bruit s’ancre dans la durée lorsque ces indicateurs sont intégrés au tableau de bord HSE et revus périodiquement. Documenter les écarts supérieurs à 3 dB(A) par rapport au profil de référence, déclencher une analyse des causes (fuites, usure, modifications process) et planifier des actions correctives. Compléter par des écoutes critiques de l’intelligibilité des alarmes et des consignes dans les zones sensibles.

Comment articuler bruit et intelligibilité des alarmes ?

Réduire le bruit ne doit pas masquer les alarmes. La solution consiste à baisser le bruit de fond tout en optimisant les signaux (fréquences distinctes, sources directionnelles, répétition visuelle). La prévention et réduction du bruit prévoit une étape de vérification de l’intelligibilité après traitement: essais in situ, retour des opérateurs et ajustements. Le placement d’écrans doit éviter d’obstruer les voies de signalisation; les capotages doivent conserver des fenêtres d’audition pour les alarmes critiques. Les EPI à modulation électronique peuvent aider, mais ne remplacent pas une conception acoustique soignée des ateliers.

Que faire quand les sources sont mobiles et multiples ?

Quand les sources sont mobiles (logistique, chariots, manutention), la stratégie repose sur des actions transversales: limitation de vitesse, revêtements anti-chocs, gestion des flux, panneaux absorbants positionnés sur les parois dominantes. La prévention et réduction du bruit s’appuie alors sur des mesures par scénarios de flux et des observations répétées pour capter la variabilité. Les solutions modulaires (écrans mobiles, traitements localisés repositionnables) facilitent les réaménagements. Le recours aux EPI reste utile pour les pics d’exposition; cependant, documenter les gains attendus de chaque action et vérifier périodiquement leur maintien permet d’éviter l’érosion des performances.

Comment traiter un atelier déjà très contraint en espace ?

Dans les ateliers exigus, viser des solutions compactes et multifonctions: capotages fins, absorbants à haute performance surfacique, écrans transparents pour préserver la visibilité, traitement vibratoire à la source. La prévention et réduction du bruit inclut une revue ergonomique pour ne pas gêner les gestes ni l’évacuation. Les fuites et ponts rigides deviennent critiques: soigner les joints, les passages de câbles et l’étanchéité acoustique. Des essais rapides avant/après avec un protocole léger aident à valider sans immobiliser la production. Enfin, anticiper la maintenance (accès, nettoyage, pièces d’usure) afin de conserver les gains dans le temps.

Quelle place pour la formation dans la maîtrise du bruit ?

La formation consolide l’autonomie opérationnelle: réglages machines moins bruyants, montage correct des capotages, inspection des fuites, entretien des absorbants, pose et contrôle du port des EPI, lecture des indicateurs. La prévention et réduction du bruit bénéficie d’équipes capables d’identifier les dérives (vibrations, chocs, pièces desserrées) et de les corriger rapidement. Des modules courts ancrés dans la pratique, associés à des fiches visuelles et à des exercices de mesure simples, renforcent l’appropriation. En parallèle, la sensibilisation des encadrants à la hiérarchie des solutions évite le réflexe EPI seul et encourage les solutions durables à la source et sur le chemin.

Notre offre de service

Nous accompagnons les organisations dans la structuration de leur démarche de prévention et réduction du bruit, depuis le diagnostic représentatif jusqu’au plan d’action mesurable et au suivi opérationnel. Les interventions combinent expertise technique (mesures, ingénierie de solutions, réception acoustique) et transfert de compétences (ateliers pratiques, outillage de pilotage, retours d’expérience). Selon le contexte, nous coconstruisons des scénarios chiffrés, des essais pilotes et des indicateurs pérennes, en intégrant les contraintes de production, de sécurité et de maintenance. Pour en savoir plus sur nos modalités d’intervention et d’accompagnement, consultez nos services.

Passez à l’action dès maintenant en structurant votre maîtrise du bruit et en impliquant vos équipes autour d’objectifs mesurables.

Pour en savoir plus sur le Prévention et réduction du bruit, consultez : Bruit vibrations nuisances