La gestion durable des ressources en eau constitue un pilier de la prévention des risques, de la conformité environnementale et de la résilience opérationnelle. Dans l’industrie, le bâtiment, l’agriculture et les services, l’eau traverse l’ensemble des processus: captage, transformation, refroidissement, hygiène, rejet. Une stratégie rigoureuse de gestion durable des ressources en eau permet de concilier sécurité sanitaire, continuité d’activité et performance économique tout en préservant les milieux. Les référentiels apportent une structure robuste: la directive-cadre sur l’eau 2000/60/CE fixe un cadre de bon état des masses d’eau, ISO 14046:2014 formalise l’empreinte eau, et ISO 46001:2019 propose un système de management de l’utilisation efficiente de l’eau. Dans un contexte de stress hydrique croissant et d’aléas climatiques, articuler inventaires, objectifs, indicateurs et plans d’action devient une exigence de gouvernance. La gestion durable des ressources en eau s’appuie sur l’amélioration continue, l’analyse du cycle de vie et des choix technologiques adaptés (réutilisation, récupération, substitution, optimisation). Elle mobilise également la culture SST: maîtrise des risques biologiques, contrôle des rejets et sécurisation des usages. Enfin, la gestion durable des ressources en eau favorise l’ancrage territorial, via le dialogue avec les autorités et les parties prenantes, pour garantir des prélèvements compatibles avec les équilibres locaux et des rejets compatibles avec les seuils réglementaires et de bonnes pratiques.
Définitions et termes clés

La gestion durable des ressources en eau s’appuie sur un vocabulaire précis qui facilite la gouvernance et la conformité.
- Empreinte eau: quantification des volumes directs et indirects selon ISO 14046:2014.
- Stress hydrique: déséquilibre offre/demande caractérisé à l’échelle bassin-versant.
- Eaux non conventionnelles: ressources alternatives (eaux usées traitées, eaux pluviales, dessalement).
- Réutilisation: usage planifié d’eaux usées traitées conformément à la directive (UE) 2020/741.
- Récupération d’eaux pluviales: captation/stockage selon EN 16941-1:2018.
- Dessalement: production d’eau douce à partir d’eau de mer/salobre (typ. 3–5 kWh/m³).
- Indicateurs d’efficience: m³/unité produite, taux de fuites, taux de recyclage.
- Hiérarchie des usages: priorisation potable/sanitaire/process/irrigation selon risques.
Objectifs et résultats attendus

Des objectifs clairs orientent l’action et la mesure des résultats.
- Réduire les prélèvements d’au moins 20 % en 36 mois, en cohérence avec ISO 46001:2019.
- Atteindre un taux de réutilisation interne ≥ 30 % sur les usages techniques compatibles.
- Abaisser les pertes réseau en site à moins de 10 % (contrôles trimestriels).
- Garantir 0 E. coli/100 mL pour les usages à contact humain direct (référence OMS).
- Stabiliser les coûts eau/énergie associés à ±5 %/an malgré la variabilité tarifaire.
- Assurer une traçabilité des volumes à 95 % via métrologie vérifiée (ISO 4064).
Applications et exemples

Les organisations déclinent ces principes dans des contextes variés. Pour l’appropriation des compétences et des méthodes, un appui pédagogique structuré peut être mobilisé auprès de ressources de formation pertinentes comme NEW LEARNING, en complément d’un dispositif interne.
| Contexte | Exemple | Vigilance |
|---|---|---|
| Site industriel multi-lignes | Boucle de réutilisation des purges de tours de refroidissement (gain 15–25 %) | Contrôle légionelles; cible 0 UFC/100 mL sur aérosols à risque (réf. OMS) |
| Bâtiment tertiaire | Récupération d’eaux pluviales pour chasses d’eau selon EN 16941-1:2018 | Séparation réseaux; signalisation; prévention retours d’eau (disconnecteur) |
| Agrivoltaïsme/irrigation | Réutilisation d’eaux usées traitées conforme à la directive (UE) 2020/741 | Classe de qualité adaptée (E. coli ≤ 10–1000 UFC/100 mL selon cultures) |
| Littoral | Dessalement (3–5 kWh/m³) avec récupération d’énergie | Gestion de la saumure; suivi salinité récepteur; analyse ACV (ISO 14046) |
Démarche de mise en œuvre de Gestion durable des ressources en eau

Étape 1 — Cadrage et gouvernance
Objectif: sécuriser le périmètre, la gouvernance et les attendus. En conseil: formalisation de la charte de pilotage, cartographie des parties prenantes, clarification des interfaces (exploitation, maintenance, HSE, achats) et des exigences applicables (2000/60/CE, autorisations de rejet). En formation: acculturation des équipes au cadre de management (ISO 46001:2019), rôles et responsabilités, lecture des plans et schémas. Actions en entreprise: désignation d’un pilote, création d’un registre des points de mesure, plan de communication interne. Vigilances: dispersion des responsabilités, absence de sponsor exécutif, objectifs contradictoires avec la production. Un jalon de validation sous 30 jours évite l’enlisement et fixe des livrables (périmètre, planning, matrice de responsabilités RACI).
Étape 2 — Diagnostic hydrique et conformité
Objectif: établir un état initial robuste. En conseil: campagne de mesures, bilan massique m³/m³, revue documentaire (schémas, permis, factures), évaluation des risques sanitaires et environnementaux. En formation: appropriation des méthodes de comptage, incertitudes de mesure, lecture critique des relevés. Actions: pose temporaire de débitmètres, test d’étanchéité réseau, audit des points de prélèvement et de rejet. Vigilances: sous-comptage et compteurs non étalonnés; viser une incertitude ≤ 5 % (ISO 4064). Délais de réalisation typiques: 4 à 8 semaines selon complexité; un rapport de conformité synthétise écarts et priorités réglementaires et bonnes pratiques (OMS, EN 16941-1:2018, directive 2020/741).
Étape 3 — Définition des cibles et feuille de route
Objectif: transformer le diagnostic en trajectoire chiffrée. En conseil: modélisation des gisements d’économie, analyses technico-économiques, hiérarchisation des actions par TRI et risques. En formation: construction d’indicateurs (m³/unité, % de recyclage), scénarisation et suivi de portefeuille projets. Actions: fixer des cibles à 12, 24 et 36 mois (ex. −20 % de prélèvements à 36 mois, aligné ISO 46001:2019), définir les prérequis (métrologie, maintenance). Vigilances: sous-estimation des coûts d’exploitation, oubli des contraintes sanitaires (0 E. coli/100 mL pour usages sensibles). Un plan de financement et un calendrier intégré production-fermetures limitent les arrêts non planifiés.
Étape 4 — Conception des solutions et arbitrages
Objectif: sélectionner des solutions adaptées au contexte. En conseil: études de conception (réutilisation, récupération d’eaux pluviales, dessalement localisé), analyses de risques, spécifications techniques. En formation: ateliers de choix multicritères (eau, énergie, ACV ISO 14046), préparation à l’exploitation. Actions: pilotes à échelle réduite, critères d’acceptation (qualité, débits, kWh/m³), scénarios d’intégration progressive. Vigilances: dérives énergétiques (dessalement 3–5 kWh/m³), qualité variable des effluents; prévoir redondance et by-pass. Les arbitrages doivent documenter les hypothèses et intégrer les exigences de la directive (UE) 2020/741 lorsqu’une réutilisation est visée.
Étape 5 — Déploiement opérationnel et conduite du changement
Objectif: installer, qualifier et faire adopter. En conseil: plan d’assurance qualité, qualification de performance (PQ), mise à jour procédures HSE, dossiers de récolement. En formation: habilitations, routines d’exploitation, réponses aux écarts. Actions: formation des opérateurs, consignes d’urgence, plan d’échantillonnage, contrôles microbiologiques périodiques (fréquence mensuelle minimale sur usages à risque). Vigilances: défauts d’appropriation, manque de pièces critiques, métrologie non intégrée au GMAO. Cibler un taux de disponibilité ≥ 95 % les 6 premiers mois, avec revue hebdomadaire des alarmes et retours d’expérience.
Étape 6 — Mesure, revue et amélioration continue
Objectif: ancrer la performance dans la durée. En conseil: tableau de bord, revue de direction et audit interne annuel. En formation: montée en compétence à l’analyse d’écarts et au recalibrage des plans d’action. Actions: suivi des KPI (m³/unité, % recyclage, kWh/m³), vérification métrologique annuelle, essais de sécurité. Vigilances: dérive lente des consommations, sous-détection des microfuites; viser un taux de fuite < 10 %. Une revue formelle tous les 12 mois (ISO 46001:2019) consolide la gouvernance et ajuste les objectifs selon le contexte hydrologique et les évolutions réglementaires.
Pourquoi sécuriser l’usage et la qualité de l’eau en entreprise ?

La question « Pourquoi sécuriser l’usage et la qualité de l’eau en entreprise ? » renvoie d’abord à la maîtrise des risques sanitaires et à la continuité d’activité. En présence d’aérosols, le risque biologique impose des cibles strictes (0 E. coli/100 mL en usages sensibles, repère OMS) et un plan de surveillance documenté. « Pourquoi sécuriser l’usage et la qualité de l’eau en entreprise ? » tient aussi à la conformité: des obligations d’autorisation de prélèvement/rejet et des contrôles s’imposent; s’en doter renforce la gouvernance HSE et prépare les audits internes, en cohérence avec l’approche ISO 14001 et le management de l’eau d’ISO 46001. La réponse à « Pourquoi sécuriser l’usage et la qualité de l’eau en entreprise ? » intègre enfin la performance: mesure fiable (incertitude ≤ 5 %), prévention des arrêts (capacité tampon dimensionnée aux pics), et gestion des coûts. La gestion durable des ressources en eau trouve ici sa valeur: elle consolide les priorités d’action (prévention, substitution, réutilisation) et met en place des indicateurs traçables, tout en préparant la résilience face aux aléas climatiques et aux restrictions locales, avec des revues formelles au moins tous les 12 mois.
Dans quels cas la réutilisation de l’eau est-elle pertinente ?
La question « Dans quels cas la réutilisation de l’eau est-elle pertinente ? » se pose lorsque des usages techniques ne requièrent pas une qualité potable (lavage de sols, arrosage d’espaces verts, refroidissement, certains process fermés). « Dans quels cas la réutilisation de l’eau est-elle pertinente ? » suppose d’évaluer le profil microbiologique et chimique des eaux usées traitées, la compatibilité avec les équipements, et la proximité des points d’usage. Les repères de la directive (UE) 2020/741 aident: viser E. coli ≤ 10 UFC/100 mL pour des usages à contact potentiellement indirect, et un plan d’échantillonnage défini. « Dans quels cas la réutilisation de l’eau est-elle pertinente ? » s’évalue aussi au regard de la résilience hydraulique (sécuriser un volume journalier minimal), des coûts d’exploitation et des bénéfices environnementaux (empreinte eau selon ISO 14046). La gestion durable des ressources en eau fournit le cadre de décision: cartographie des gisements, scénarios d’intégration par étapes, et critères d’arrêt en cas d’écart qualité, avec traçabilité et communication interne/parties prenantes.
Comment choisir des indicateurs de performance eau pertinents ?
« Comment choisir des indicateurs de performance eau pertinents ? » revient à relier stratégie, usages et risques. Les ratios de base (m³/unité produite, m³/ETP, % de recyclage) répondent à « Comment choisir des indicateurs de performance eau pertinents ? » lorsqu’ils sont segmentés par ligne, par usage et par période, avec des objectifs annuels et des seuils d’alerte. L’alignement avec ISO 46001 renforce la cohérence: définir un registre d’indicateurs, des responsabilités de mise à jour, et une incertitude cible ≤ 5 %. « Comment choisir des indicateurs de performance eau pertinents ? » implique aussi d’intégrer la qualité (conductivité, turbidité, E. coli) et l’énergie associée (kWh/m³), afin d’éviter des gains en eau au prix d’une dérive énergétique. La gestion durable des ressources en eau recommande d’inclure des indicateurs de résilience (jours d’autonomie, redondance), de conformité (taux de prélèvements/rejets conformes) et de progrès (réduction % à 12/24/36 mois), avec une revue formelle annuelle et des actions correctives tracées.
Vue méthodologique et structurante
La gestion durable des ressources en eau s’ancre dans un dispositif de management robuste, connecté à la maîtrise des risques et à l’amélioration continue. Elle articule mesures fiables, objectifs chiffrés, décisions fondées sur des analyses multi‑critères et un pilotage ritmé. Deux exigences structurantes dominent: métrologie maîtrisée (incertitude ≤ 5 %, ISO 4064) et revues de direction cadencées (tous les 12 mois, ISO 46001:2019). La gestion durable des ressources en eau évite les optimisations locales en promouvant une vision système: substitution de qualité, réutilisation interne, récupération d’eaux pluviales et, si nécessaire, recours à des ressources non conventionnelles. Les arbitrages s’appuient sur l’empreinte eau (ISO 14046:2014) et sur les risques sanitaires (0 E. coli/100 mL pour usages sensibles). La gestion durable des ressources en eau devient alors un levier transversal qui relie HSE, production, maintenance et achats.
| Approche | Forces | Limites | Quand l’utiliser |
|---|---|---|---|
| Conformité d’abord | Réduction du risque réglementaire immédiat | Peu d’économies structurelles | Sites à enjeux de rejet/prélèvement critiques (2000/60/CE) |
| Performance d’abord | Gains m³ et kWh/m³ rapides | Risque d’angles morts réglementaires | Contraintes hydriques fortes, objectifs −20 % à 36 mois (ISO 46001) |
| Intégrée (conformité + performance) | Équilibre risques/résultats durables | Coordination plus exigeante | Groupes multi-sites, exigence de revue annuelle structurée |
- Cartographier les usages et mesures clés
- Fixer les cibles à 12/24/36 mois et le plan de mesure
- Sélectionner les solutions (réutilisation, récupération, substitution)
- Déployer, contrôler, corriger et améliorer
Au-delà des dispositifs techniques, la gestion durable des ressources en eau repose sur la discipline de pilotage: indicateurs stabilisés, décisions tracées, retours d’expérience, audits internes. Les choix technologiques (récupération d’eaux pluviales selon EN 16941-1:2018; dessalement à 3–5 kWh/m³; réutilisation alignée sur la directive (UE) 2020/741) doivent être encadrés par des critères d’acceptation et des seuils d’arrêt. L’intégration avec les systèmes existants (GMAO, supervision) et la formation continue garantissent la pérennité des résultats et la robustesse face aux évolutions climatiques et tarifaires.
Sous-catégories liées à Gestion durable des ressources en eau
Eaux non conventionnelles définition
Eaux non conventionnelles définition désigne l’ensemble des ressources alternatives mobilisables lorsque les captages classiques ne suffisent plus ou doivent être soulagés. Eaux non conventionnelles définition couvre notamment les eaux usées traitées, les eaux pluviales stockées, les eaux saumâtres dessalées et, dans certains contextes, les drainages de mines ou d’ouvrages. La gestion durable des ressources en eau intègre Eaux non conventionnelles définition pour diversifier l’approvisionnement, lisser les pics et sécuriser les usages techniques compatibles. Les repères normatifs aident à cadrer les choix: directive (UE) 2020/741 pour les exigences de réutilisation, EN 16941-1:2018 pour la récupération d’eaux pluviales, et cibles sanitaires telles que 0 E. coli/100 mL pour les usages à contact potentiel. Les décisions doivent considérer l’empreinte eau (ISO 14046), l’énergie (kWh/m³) et les risques de rejet (saumures). Intégrées dans un plan global, ces ressources accroissent la résilience et limitent la pression locale, tout en respectant des seuils de suivi et des revues formelles annuelles. pour en savoir plus sur Eaux non conventionnelles définition, cliquez sur le lien suivant : Eaux non conventionnelles définition
Réutilisation des eaux usées traitées
Réutilisation des eaux usées traitées s’applique lorsque des usages ne nécessitent pas d’eau potable: irrigation contrôlée, lavage, process fermés, refroidissement. Réutilisation des eaux usées traitées exige une évaluation de la qualité (E. coli, turbidité, substances chimiques prioritaires) et un plan d’échantillonnage proportionné. La gestion durable des ressources en eau inclut Réutilisation des eaux usées traitées avec des critères normatifs de référence: pour des usages exigeants, viser E. coli ≤ 10 UFC/100 mL (classe A de la directive (UE) 2020/741), définir la fréquence d’analyses et tracer les volumes. Les bénéfices portent sur la réduction des prélèvements, la résilience face aux restrictions et la valorisation d’un effluent previously perdu, sous réserve d’un contrôle robuste des risques. Les limites tiennent aux coûts d’exploitation, à la variabilité de la qualité d’entrée et aux exigences de séparation des réseaux. Un programme par étapes (pilote, montée en charge) et une revue annuelle structurent la fiabilité et l’acceptabilité. pour en savoir plus sur Réutilisation des eaux usées traitées, cliquez sur le lien suivant : Réutilisation des eaux usées traitées
Récupération d eaux pluviales
Récupération d eaux pluviales consiste à capter, stocker et utiliser l’eau de pluie pour des usages non potables (chasses d’eau, arrosage, nettoyage), conformément à EN 16941-1:2018. Récupération d eaux pluviales s’intègre dans la gestion durable des ressources en eau pour lisser les pics de demande et limiter les rejets vers les réseaux pluviaux, tout en réduisant la facture et l’empreinte. Les points clés concernent le dimensionnement (volume de stockage, surface de captation), la qualité (préfiltration, désinfection si nécessaire) et la séparation stricte des réseaux. Une cible de couverture de 20–40 % des usages compatibles sur l’année constitue un repère réaliste, selon climat et profil d’usages. Récupération d eaux pluviales nécessite des contrôles réguliers (turbidité, présence d’Escherichia coli) et une maintenance préventive des toitures, filtres et cuves. Les plans d’exploitation doivent prévoir des by‑pass vers l’eau de ville en cas d’indisponibilité et une signalisation claire pour éviter les erreurs de raccordement. pour en savoir plus sur Récupération d eaux pluviales, cliquez sur le lien suivant : Récupération d eaux pluviales
Dessalement et autres ressources non conventionnelles
Dessalement et autres ressources non conventionnelles offrent une sécurité d’approvisionnement lorsque les sources douces sont insuffisantes. Dessalement et autres ressources non conventionnelles mobilisent principalement l’osmose inverse, avec des consommations typiques de 3–5 kWh/m³ et des taux de récupération de 40–50 % selon la salinité. La gestion durable des ressources en eau encadre ces choix par des analyses multicritères: empreinte eau (ISO 14046), coût total de possession, énergie, impact de la saumure (suivi de salinité du récepteur), et résilience face aux pannes (redondance, stock de membranes). Dessalement et autres ressources non conventionnelles imposent un contrôle qualité rigoureux à l’aval (conductivité cible, microbiologie) et une intégration soignée avec les usages finaux (compatibilité corrosion). Les projets sont souvent phasés (pilote, montée à échelle) avec revue annuelle et objectifs de disponibilité ≥ 95 %. Dans des territoires côtiers, ils constituent un complément stratégique, sous réserve d’une gouvernance robuste et d’un dialogue avec les autorités locales.
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FAQ – Gestion durable des ressources en eau
Comment démarrer sans investir lourdement dès la première année ?
Un lancement progressif de la gestion durable des ressources en eau privilégie les actions à faible coût et à fort impact: recherche de fuites, étalonnage des compteurs critiques, ajustement des consignes (rinçages, refroidissements), récupération d’eaux pluviales sur usages simples. Une cartographie des usages et 8–12 points de mesure prioritaires suffisent souvent à objectiver des gisements immédiats. S’inspirer d’ISO 46001 pour structurer objectifs, responsabilités et revues trimestrielles apporte un cadre de gouvernance. En parallèle, des essais pilotes (pompage, filtration, réutilisation limitée) permettent de qualifier techniquement les solutions futures, sans immobilisations lourdes. La clé est d’établir des cibles réalistes à 12 mois, d’éprouver la métrologie (incertitude ≤ 5 %) et d’outiller le suivi, avant de déployer des investissements plus structurants.
Quels indicateurs suivre pour piloter utilement au quotidien ?
Pour une gestion durable des ressources en eau efficace, combiner 6–10 indicateurs rend le pilotage lisible: m³/unité produite, % de recyclage par usage, kWh/m³ pour les procédés de traitement, taux de fuite, conformité microbiologique (0 E. coli/100 mL en usages sensibles), et coûts eau/énergie associés. Décliner ces indicateurs par atelier/ligne et définir des seuils d’alerte facilite les arbitrages quotidiens. Un rituel de revue hebdomadaire des écarts (production-maintenance-HSE) et un plan d’actions correctives court (≤ 30 jours) sécurisent la trajectoire. Enfin, intégrer une vérification métrologique annuelle et une revue de direction à 12 mois (ISO 46001) consolide la robustesse et la transparence.
Quelles sont les erreurs fréquentes lors d’un projet de réutilisation ?
Dans un projet inscrit en gestion durable des ressources en eau, les erreurs courantes tiennent à la sous‑caractérisation des effluents (variabilité saisonnière), à l’absence de séparation physique stricte des réseaux, et à un plan d’échantillonnage insuffisant. Autre écueil: négliger l’énergie (kWh/m³) et les coûts d’exploitation, conduisant à des gains en volume mais à une dérive économique. La référence à la directive (UE) 2020/741 pour calibrer les exigences microbiologiques (ex. E. coli ≤ 10 UFC/100 mL pour usages exigeants) et la mise en place de by‑pass et de seuils d’arrêt automatiques limitent les risques. Enfin, sécuriser la maintenance (pièces critiques, consommables) et former les opérateurs dès le pilote évite les indisponibilités prolongées.
Comment articuler eau, énergie et climat dans les arbitrages ?
La gestion durable des ressources en eau exige une vision conjointe eau‑énergie‑climat. Chaque solution doit être évaluée en m³ économisés, kWh/m³ consommés et impact GES (facteurs d’émission locaux). Les outils d’ACV (ISO 14046) clarifient les transferts d’impacts. Par exemple, un dessalement à 3–5 kWh/m³ peut sécuriser le volume mais doit être compensé par récupération d’énergie et achats d’électricité bas carbone. La priorisation des actions repose sur des courbes de coût marginal (m³ économisé) et des seuils de qualité/sécurité (0 E. coli/100 mL pour certains usages). Fixer des cibles à 12/24/36 mois, assorties d’une revue annuelle, garantit l’alignement stratégique et la transparence vis‑à‑vis des parties prenantes.
Quelles compétences internes sont nécessaires pour pérenniser la démarche ?
Pour ancrer la gestion durable des ressources en eau, trois blocs de compétences sont critiques: métrologie et data (sélection, étalonnage, interprétation), procédés eau (traitement, désinfection, réutilisation) et pilotage HSE (évaluations de risque, conformité, audits). Un référent eau coordonne les acteurs (production, maintenance, HSE, achats) et porte la revue de direction. Des formations ciblées structurent l’appropriation, tandis que des rituels de suivi (hebdomadaire/mensuel) sécurisent l’exécution. L’objectif est d’atteindre une autonomie de pilotage avec des incertitudes de mesure ≤ 5 %, un plan d’échantillonnage adapté, et une capacité à réagir sous 24–48 h en cas d’écarts de qualité, tout en maintenant la continuité d’activité.
Comment communiquer avec les autorités et parties prenantes locales ?
La gestion durable des ressources en eau gagne en légitimité par un dialogue transparent: partage des objectifs, explication des mesures de réduction et de réutilisation, et information sur les dispositifs de contrôle (fréquences, résultats clés). Un dossier de référence précise périmètre, volumes, qualités, et engagements (ex. −20 % à 36 mois), en cohérence avec les autorisations et la directive-cadre 2000/60/CE. Les échanges réguliers (au moins annuels) et la publication d’indicateurs agrégés renforcent la confiance. En cas de projet sensible (réutilisation, dessalement), la tenue de réunions d’information et la présentation des plans d’alerte/seuils d’arrêt (0 E. coli/100 mL pour usages à risque) contribuent à l’acceptabilité et à l’ancrage territorial.
Notre offre de service
Nous accompagnons les organisations dans la structuration de leurs dispositifs eau: diagnostic, trajectoire chiffrée, choix de solutions, pilotage et amélioration continue. Notre démarche s’appuie sur des référentiels reconnus, une métrologie fiable et une gouvernance claire pour sécuriser la gestion durable des ressources en eau sans alourdir inutilement l’exploitation. Selon vos besoins, nous intervenons en conseil (analyses, modélisations, arbitrages, livrables) et en formation (montée en compétences, appropriation des méthodes, mise en pratique). Pour découvrir l’étendue de nos interventions et exemples d’applications, consultez nos services.
Passez à l’action, au bon rythme et avec méthode.
Pour en savoir plus sur Ressources non conventionnelles d eau, consultez : Ressources non conventionnelles d eau
Pour en savoir plus sur Dessalement de l eau et ressources non conventionnelles, consultez : Dessalement de l eau et ressources non conventionnelles