Dans les entreprises, l’articulation entre création de valeur, gestion des risques et performance environnementale s’affine à mesure que la gouvernance progresse. La biodiversité, longtemps perçue comme un enjeu lointain, devient un levier concret pour la prévention, l’innovation et la conformité. Au cœur de cette évolution, Biodiversité et RSE constitue un cadre de pilotage structuré pour relier pressions, dépendances et impacts aux processus de décision. En intégrant la cartographie des interactions avec les milieux, la chaîne d’approvisionnement et les sites d’exploitation, Biodiversité et RSE permet de passer d’engagements généraux à des plans d’action mesurables et audités. Les repères de bonnes pratiques s’appuient sur des références reconnues, comme ISO 26000 (§6.5 et §7) et ISO 14001 (§6.1.2, §6.2), qui structurent la planification, l’évaluation et l’amélioration continue. Dans un contexte de transparence renforcée, la directive 2022/2464 (CSRD) et ses articles 19a et 29a imposent un niveau d’exigence accru sur la matérialité et la publication d’indicateurs pertinents. Biodiversité et RSE n’est pas un supplément d’âme : il s’agit d’un dispositif de gestion, outillé et vérifiable, reliant responsabilités opérationnelles, objectifs chiffrés et preuves documentées. Cette cohérence facilite la coordination entre directions HSE, achats, exploitation et finance, tout en rendant possible un dialogue informé avec les parties prenantes. Au final, Biodiversité et RSE structure un langage commun, des priorités partagées et des trajectoires crédibles, conciliant robustesse technique et lisibilité pour le management.
Définitions et notions clés

La compréhension des notions principales permet d’aligner les responsabilités et les méthodes. Les termes suivants, utilisés dans Biodiversité et RSE, aident à construire un référentiel cohérent et vérifiable (ancrage ISO 26000 §6.5 ; ISO 14001 §6.1.2).
- Biodiversité : variabilité des organismes vivants et de leurs habitats, incluant la diversité génétique, spécifique et des écosystèmes.
- Services écosystémiques : bénéfices rendus par la nature (approvisionnement, régulation, culturels, soutien).
- Dépendances : fonctions écologiques dont l’activité a besoin (eau, pollinisation, sols).
- Pressions : changements induits par l’entreprise (artificialisation, prélèvements, émissions, perturbations).
- Impacts : altérations mesurables (état des habitats, espèces, fonctionnalités).
- Hiérarchie d’atténuation : éviter, réduire, restaurer, compenser, dans cet ordre.
Objectifs et résultats attendus

Les finalités opérationnelles de Biodiversité et RSE se traduisent en objectifs de pilotage, d’amélioration et de transparence. Elles répondent aux attentes de gouvernance et de preuve, avec des jalons mesurables (ex. cible 30 % d’aires protégées d’ici 2030, repère international 30×30).
- [ ] Clarifier les dépendances et pressions par zone, filière et étape du cycle de vie.
- [ ] Fixer des objectifs quantifiés, temporellement bornés, avec responsabilités et moyens.
- [ ] Prioriser les actions selon la matérialité double et les risques critiques.
- [ ] Aligner indicateurs, contrôles et reporting avec les référentiels utilisés (GRI 304, ISO 14001).
- [ ] Documenter preuves et arbitrages pour audit interne et externe.
- [ ] Assurer une revue de direction régulière et des décisions traçables.
Applications et exemples

La diversité des contextes implique des approches adaptées aux sites, aux filières et aux territoires. Le tableau illustre des cas d’usage concrets pour cadrer l’action et la vigilance (références possibles : GRI 304-1 à 304-4 ; ISO 14001 §8.1). Un complément de culture peut être recherché via des dispositifs de formation spécialisés, comme ceux de NEW LEARNING.
| Contexte | Exemple | Vigilance |
|---|---|---|
| Site industriel proche d’une zone humide | Plan d’évitement des travaux en période de reproduction | Mettre à jour chaque année la fenêtre écologique (12 mois, révision annuelle) |
| Achat de matières premières agricoles | Critères d’approvisionnement excluant la conversion d’habitats naturels | Traçabilité effective au niveau parcelle (au moins 1 niveau en amont) |
| Projet immobilier | Intégration de trames vertes et bleues dans la conception | Compensation en dernier recours, ratio de restauration ≥ 1:1 |
| Maintenance réseau | Gestion différenciée des abords pour favoriser les espèces locales | Suivi des espèces indicatrices sur 2 à 3 saisons |
| Centre logistique | Toitures végétalisées et noues d’infiltration | Dimensionnement selon pluies décennales (10 ans) et évolutions climatiques |
Démarche de mise en œuvre de Biodiversité et RSE

Étape 1 — Cartographier dépendances et pressions
Objectif : établir un diagnostic initial fiable reliant sites, opérations et chaîne d’approvisionnement aux milieux naturels. En conseil, les actions incluent la collecte des données (sites, flux, zonages), l’analyse spatiale, la consolidation des sources (inventaires, études) et la structuration du livrable (carte des dépendances et des pressions). En formation, l’accent est mis sur l’appropriation des concepts, les méthodes de lecture cartographique et la priorisation des zones sensibles. Vigilance : éviter les approximations sur l’emprise réelle des activités et les saisons clés. Références utiles : ISO 14001 §6.1.2 pour l’identification des aspects environnementaux, GRI 304 pour cadrer la terminologie. L’écueil fréquent consiste à négliger les flux indirects (transport, sous-traitance), alors que la matérialité double (directive 2022/2464, article 19a) impose une vision étendue des risques et impacts.
Étape 2 — Évaluer impacts et matérialité double
Objectif : hiérarchiser les enjeux selon l’importance des impacts sur la nature et l’incidence financière potentielle. En conseil, la démarche couvre la définition des critères, l’analyse multicritères, la pondération et la validation par les métiers ; le livrable présente une matrice commentée et les arbitrages. En formation, les participants apprennent à distinguer pressions, états et impacts, à appliquer une grille de sévérité-probabilité et à documenter les hypothèses. Vigilance : expliciter les incertitudes de données et aligner les seuils de priorisation avec la gouvernance. Repères : annexe I de la directive 2022/2464 (structure de matérialité), ISO 14031 (évaluation de performance). Le risque classique est d’ignorer les effets cumulatifs à l’échelle d’un bassin versant ou d’un paysage fonctionnel.
Étape 3 — Fixer objectifs, trajectoires et moyens
Objectif : transformer les priorités en objectifs temporellement bornés, dotés d’indicateurs et de responsabilités. En conseil, l’appui porte sur le choix d’objectifs, la déclinaison par site/filière, la définition des ressources, la feuille de route et les jalons annuels ; un dossier d’arbitrage est produit. En formation, les équipes s’exercent à rédiger des objectifs SMART, à sélectionner des indicateurs de pression et d’état et à construire un plan d’action cohérent. Vigilance : ne pas confondre actions d’image et leviers d’atténuation réels ; prévoir des seuils de décision (go/no go). Repères : ISO 14001 §6.2 (objectifs et planification) ; ODD 15.5 pour cadrer l’ambition de réduction de la dégradation.
Étape 4 — Intégrer dans le pilotage opérationnel
Objectif : inscrire les exigences biodiversité dans les procédures, contrats, achats et maintenance. En conseil, l’intervention cible la mise à jour des processus (gestion du changement, instruction technique), l’intégration de clauses fournisseurs et le schéma de responsabilité. En formation, on travaille l’appropriation par les opérationnels, la lecture des risques en situation et la formalisation des consignes. Vigilance : assurer la cohérence avec les autres exigences HSE pour éviter les contradictions et la surcharge. Repères : ISO 14001 §8.1 (maîtrise opérationnelle) ; contrôle de conformité interne sur une base trimestrielle (4 fois/an) pour vérifier l’application.
Étape 5 — Mesurer, vérifier et rendre compte
Objectif : garantir des données traçables, des contrôles réguliers et un reporting cohérent avec les référentiels utilisés. En conseil, l’appui comprend la construction du référentiel d’indicateurs (GRI 304-1 à 304-4), la définition des sources, la vérification croisée et la préparation à l’audit. En formation, les équipes apprennent à collecter, qualifier et interpréter les données, et à rédiger des commentaires de performance. Vigilance : documenter les limites méthodologiques et les périmètres d’inclusion. Repères : article 29a (directive 2022/2464) sur la publication d’informations, ISO 19011 pour l’audit interne programmé (cycle de 12 mois).
Étape 6 — Développer compétences et culture
Objectif : ancrer des compétences durables dans l’organisation et créer des réflexes de pilotage. En conseil, la feuille de route compétences est alignée avec les rôles et inclut des modules ciblés, des retours d’expérience et l’évaluation des acquis. En formation, on privilégie des sessions courtes et récurrentes (ex. 2 à 4 heures), des études de cas et des mises en situation terrain. Vigilance : calibrer le niveau d’exigence au profil des équipes et prévoir un tutorat. Repères : ISO 10015 (formation et compétences) ; revue de direction semestrielle (2 fois/an) pour ajuster priorités et ressources en lien avec Biodiversité et RSE.
Pourquoi intégrer la biodiversité à la RSE ?

Au-delà de l’image, les risques physiques et de transition justifient une approche structurée. Intégrer ce sujet dans une politique globale répond aux attentes des régulateurs et des investisseurs. Sans imposer un modèle unique, pourquoi intégrer la biodiversité à la RSE ? Parce que les dépendances à l’eau, aux sols et à la pollinisation exposent la continuité d’activité et le coût des intrants. Dans une logique de preuves, pourquoi intégrer la biodiversité à la RSE ? Cela permet de relier risques, opportunités et décisions d’investissement, avec des objectifs, des indicateurs et une traçabilité auditables. Les repères de gouvernance existent : article 19a de la directive 2022/2464 pour le cadrage de la matérialité, GRI 304 pour les indicateurs biodiversité, et ISO 14001 pour la planification et la maîtrise opérationnelle. Enfin, la cohérence avec Biodiversité et RSE fédère les directions HSE, achats et finance, facilitant le suivi de trajectoires à 3 ou 5 ans, la priorisation des sites critiques et la transparence envers les parties prenantes. En pratique, pourquoi intégrer la biodiversité à la RSE ? Pour sécuriser la performance, réduire les coûts de non-qualité environnementale et anticiper les exigences de reporting.
Comment mesurer les impacts sur la biodiversité en RSE ?
Plutôt que de chercher un indicateur unique, l’enjeu est de combiner des mesures de pressions (prélèvements, usages de sols, émissions) et des indicateurs d’état (habitats, espèces, continuités écologiques). La question centrale reste : comment mesurer les impacts sur la biodiversité en RSE ? En reliant les actions réelles à des métriques pertinentes, documentées et vérifiables. Selon ISO 14031, une évaluation robuste nécessite des définitions précises de périmètre, de sources et de fréquence. Dans ce cadre, comment mesurer les impacts sur la biodiversité en RSE ? En structurant un référentiel interne aligné avec GRI 304 et en adoptant des seuils de matérialité cohérents avec l’article 29a de la directive 2022/2464. Les limites à reconnaître portent sur les incertitudes écologiques et la disponibilité des données. Biodiversité et RSE peut alors servir d’ossature pour relier métriques, plans d’action et vérifications, avec des cycles de revue (par exemple 12 mois) et des audits ciblés. Au final, comment mesurer les impacts sur la biodiversité en RSE ? Par une combinaison de mesures de pressions, d’états et de résultats, assortie d’une transparence sur les hypothèses et les écarts.
Jusqu’où aller dans la réduction des pressions sur la biodiversité ?
Le principe d’évitement d’abord, puis de réduction, de restauration et de compensation, guide la hiérarchie d’atténuation. La question pratique devient : jusqu’où aller dans la réduction des pressions sur la biodiversité ? Elle se traite en fonction des dépendances critiques, des coûts et des risques résiduels. Les repères de gouvernance aident : ISO 14001 (§8.1) sur la maîtrise opérationnelle, seuils de protection locale (plans, zonages) et objectifs internationaux (30 % à l’horizon 2030). Pour éclairer la décision, jusqu’où aller dans la réduction des pressions sur la biodiversité ? L’analyse coûts-bénéfices (ISO 14007) peut comparer plusieurs options, tandis qu’une matérialité double clarifie ce qui est significatif pour l’entreprise et pour la nature. Lorsque la substitution n’est pas possible, la réduction progressive doit être justifiée, chiffrée et suivie. Intérieurement, Biodiversité et RSE fournit la cohérence entre priorisation, moyen et trajectoires. En synthèse, jusqu’où aller dans la réduction des pressions sur la biodiversité ? Aussi loin que le permet la maîtrise opérationnelle, tout en documentant les limites techniques et économiques, et en s’alignant sur les objectifs publiés et revus périodiquement.
Vue méthodologique et structurelle
La robustesse opérationnelle exige un enchaînement clair entre diagnostic, objectifs, intégration dans les processus et preuve. Biodiversité et RSE favorise ce continuum en articulant référentiels, responsabilités et contrôles. La cohérence documentaire (cartographie, matrice de matérialité, feuille de route, indicateurs, preuves) réduit les risques de fragmentation et facilite l’audit interne (ISO 19011). Deux ancrages renforcent la crédibilité : des objectifs temporellement bornés (3 à 5 ans, avec jalons annuels) et une traçabilité des hypothèses. Les arbitrages sont mieux partagés lorsque les critères sont posés (sévérité, probabilité, faisabilité), alignés avec ISO 14001 (§6.2 et §8.1) et les attentes de transparence (article 29a de la directive 2022/2464). En matière d’évaluation, la valorisation monétaire des externalités (ISO 14008) peut soutenir certains choix, sans se substituer aux indicateurs écologiques.
Le tableau ci-dessous compare trois niveaux d’exigence pour structurer l’action et la preuve autour de Biodiversité et RSE.
| Dimension | Approche minimale | Approche alignée normes | Approche ambitieuse |
|---|---|---|---|
| Diagnostic | Inventaire sommaire | Cartographie pressions/dépendances (ISO 14001 §6.1.2) | Analyse écosystémique multi-échelles |
| Objectifs | Intentions générales | Objectifs chiffrés et bornés (3–5 ans) | Trajectoires avec seuils de décision |
| Processus | Bonnes pratiques ponctuelles | Procédures intégrées (§8.1) | Clauses fournisseurs et co-innovation |
| Indicateurs | Suivi de moyens | GRI 304 + contrôles trimestriels (4/an) | Tableau de bord prédictif |
| Preuves/audit | Archives dispersées | Traçabilité et audit (ISO 19011) | Vérification tierce périodique |
Un enchaînement court aide à stabiliser les routines.
- Cartographier et qualifier la matérialité.
- Fixer objectifs, responsabilités, moyens.
- Intégrer dans les processus et contrats.
- Mesurer, vérifier, rendre compte.
Sous-catégories liées à Biodiversité et RSE
Biodiversité et entreprises
Biodiversité et entreprises désigne la déclinaison concrète des enjeux de nature dans les modèles d’affaires, les opérations et la chaîne d’approvisionnement. Pour être utile, Biodiversité et entreprises doit connecter les risques opérationnels (disponibilité de l’eau, stabilité des sols, continuités écologiques) et les décisions d’investissement, avec des objectifs hiérarchisés et des contrôles planifiés. La cohérence avec Biodiversité et RSE structure la priorisation par sites, la mise à jour des procédures et l’intégration de clauses dans les contrats fournisseurs. Un repère de gouvernance utile est ISO 26000 §7.3 (intégration de la responsabilité dans l’organisation), complété par ISO 14001 (§6.2, §8.1) pour la planification et la maîtrise opérationnelle. Des seuils pratiques peuvent être posés : revue de direction au moins 2 fois par an, vérification trimestrielle (4/an) de l’application des exigences critiques, et évaluation annuelle des indicateurs GRI 304. Entre ambitions et contraintes, Biodiversité et entreprises s’évalue sur la qualité des preuves et la continuité d’amélioration. Pour en savoir plus sur Biodiversité et entreprises, cliquez sur le lien suivant : Biodiversité et entreprises
Intégration de la biodiversité dans la stratégie
Intégration de la biodiversité dans la stratégie consiste à relier les analyses de matérialité aux orientations et arbitrages du plan à moyen terme. Intégration de la biodiversité dans la stratégie se traduit par des objectifs temporellement bornés (horizon 3 à 5 ans), accompagnés de jalons annuels et de seuils d’alerte. L’articulation avec Biodiversité et RSE garantit la cohérence entre intentions, moyens et preuves, tout en créant des critères d’investissement et de désinvestissement clairs. Les repères de conformité incluent la directive 2022/2464 (articles 19a et 29a) pour la transparence, ISO 14001 (§6.2) pour les objectifs et ISO 19011 pour l’audit interne planifié sur 12 mois. Une pratique solide prévoit une revue stratégique annuelle, un ajustement semestriel des priorités (2 fois/an) et une déclinaison opérationnelle dans les processus achats et maintenance. Intégration de la biodiversité dans la stratégie demande enfin une gouvernance lisible : rôles, responsabilités, comités et décisions traçables. Pour en savoir plus sur Intégration de la biodiversité dans la stratégie, cliquez sur le lien suivant : Intégration de la biodiversité dans la stratégie
Biodiversité et ESG
Biodiversité et ESG établit le lien entre enjeux de nature et notations extra-financières, afin de refléter les risques, les opportunités et la qualité de gouvernance. Dans Biodiversité et ESG, la dimension environnementale ne peut être isolée des dimensions sociale et de gouvernance : les décisions d’achat, la sécurité au travail et la conformité contractuelle influencent les pressions exercées. L’alignement avec Biodiversité et RSE aide à définir des indicateurs pertinents (GRI 304) et à en sécuriser la traçabilité. Cadrages utiles : règlement (UE) 2019/2088 et article 8 du règlement 2020/852, qui renforcent les attentes de transparence ; audits internes sur un cycle de 12 mois pour valider la qualité des informations. Une pratique réaliste consiste à calibrer le poids des enjeux biodiversité dans les tableaux de bord (par exemple 20 à 30 % de la composante environnement avec des seuils cibles) et à documenter les hypothèses. Biodiversité et ESG gagne en crédibilité par la preuve et la cohérence entre engagement, moyens et résultats. Pour en savoir plus sur Biodiversité et ESG, cliquez sur le lien suivant : Biodiversité et ESG
Bonnes pratiques entreprises biodiversité
Bonnes pratiques entreprises biodiversité regroupe des leviers concrets, immédiatement transposables dans les processus métiers : planification des travaux hors périodes sensibles, clauses d’évitement sur les achats, gestion différenciée des espaces, suivi d’indicateurs d’état et de pression. Bonnes pratiques entreprises biodiversité s’appuie sur une logique d’évitement d’abord, puis de réduction, restauration et compensation en dernier recours. L’alignement avec Biodiversité et RSE garantit la priorisation, la traçabilité et l’évaluation régulière. Repères de gouvernance : ISO 14001 (§8.1) pour la maîtrise opérationnelle, ISO 19011 pour les audits internes et GRI 304 pour l’ossature d’indicateurs ; objectifs revus au moins une fois par an (12 mois) et contrôles trimestriels (4/an) sur les sites à enjeux. Bonnes pratiques entreprises biodiversité requiert une documentation simple et claire des preuves terrain : photos datées, fiches de suivi, comptes rendus de contrôle, actions correctives fermées. Pour en savoir plus sur Bonnes pratiques entreprises biodiversité, cliquez sur le lien suivant : Bonnes pratiques entreprises biodiversité
FAQ – Biodiversité et RSE
Quelle différence entre pressions, états et impacts dans une démarche d’entreprise ?
Les pressions sont les changements directement induits par les activités (prélèvements, artificialisation, émissions), alors que les états décrivent la condition des écosystèmes (intégrité des habitats, abondance d’espèces, connectivité). Les impacts sont les effets résultants des pressions sur ces états, positifs ou négatifs, à court ou long terme. Dans une démarche Biodiversité et RSE, distinguer ces niveaux évite les confusions entre moyens et résultats : réduire une pression n’implique pas automatiquement une amélioration de l’état. En pratique, on combine des indicateurs de pression (ex. surface imperméabilisée), d’état (ex. qualité d’habitat) et de résultat (ex. tendance d’espèces indicatrices). Cette architecture permet de fixer des objectifs réalistes, d’évaluer les progrès et de justifier les arbitrages. La qualité de la donnée et la transparence sur les hypothèses sont essentielles pour une gouvernance crédible.
Comment prioriser les sites ou filières à traiter en premier ?
La priorisation s’appuie sur une matrice croisant l’importance écologique (zones protégées, habitats, espèces), l’intensité des pressions et les dépendances critiques pour l’activité. Dans Biodiversité et RSE, cette matrice est complétée par une lecture de matérialité double : importance pour la nature et incidence pour l’entreprise (conformité, coûts, continuité d’activité). Les sites combinant enjeux écologiques élevés et pressions significatives sont traités en premier, avec des objectifs chiffrés et des jalons de mise en œuvre. Les filières amont à risques (conversion d’habitats, prélèvements sensibles) sont également prioritaires. Une revue formalisée par la direction, au moins annuelle, garantit l’alignement entre ressources et risques. Documenter critères, sources et arbitrages évite les contestations et facilite l’audit.
Quels indicateurs choisir pour le suivi et le reporting ?
Il n’existe pas un indicateur unique. On privilégie un portefeuille aligné avec les référentiels utilisés. Dans Biodiversité et RSE, une structure typique combine indicateurs de pression (ex. emprise, prélèvements), d’état (ex. intégrité d’habitats) et de résultat (ex. tendances d’espèces ou fonctions). GRI 304 fournit un cadre utile pour catégoriser et commenter, tandis qu’ISO 14001 aide à intégrer les contrôles au système de management. Les critères de sélection incluent la pertinence écologique, la disponibilité et la qualité des données, la fréquence de mise à jour et la capacité de vérification. Pour la transparence, on associe à chaque indicateur une source, une méthode de calcul et une personne responsable. Un tableau de bord restreint (5 à 10 indicateurs clés) évite la complexité et favorise l’action.
Comment articuler exigences fournisseurs et contraintes terrain ?
Il faut concilier ambition, faisabilité et traçabilité. Une entreprise définit des clauses minimales (évitement des conversions d’habitats, respect de périodes sensibles, traçabilité d’origine) et des contrôles proportionnés. Dans Biodiversité et RSE, les achats intègrent des exigences mesurables, des preuves attendues et des modalités d’escalade en cas de non-conformité. Pour éviter les effets d’annonce, les clauses sont testées sur des pilotes, puis étendues avec un plan d’accompagnement et d’audit. Un calendrier progressif (par exemple déploiement sur 12 à 24 mois) laisse le temps d’aligner les pratiques. Les difficultés fréquentes portent sur la granularité de la traçabilité, la variabilité régionale et la qualité des preuves. Des revues régulières et des formations ciblées limitent ces écueils.
Quelle place donner à la compensation écologique ?
La compensation intervient en dernier recours, après l’évitement et la réduction, lorsqu’un impact résiduel demeure malgré les efforts. Dans une logique Biodiversité et RSE, on documente la séquence complète, on justifie la nécessité, on qualifie la nature des dommages et on définit des objectifs mesurables et suivis. Les bonnes pratiques imposent une équivalence écologique crédible, une pérennité des mesures et un suivi pluriannuel. La compensation ne doit pas être un substitut à l’évitement ; elle suppose des preuves solides, des contrôles et une gouvernance transparente. Les pièges courants ? Des périmètres flous, des engagements non tenables et des suivis insuffisants. Une validation par des experts et une revue périodique augmentent la robustesse.
Comment organiser l’audit et la revue de direction ?
Il est recommandé d’établir un programme d’audit annuel, fondé sur les risques, et une revue de direction semestrielle. Dans Biodiversité et RSE, les audits vérifient la conformité des processus (ex. clauses fournisseurs, procédures opérationnelles), la traçabilité des données et l’atteinte des objectifs. La revue de direction examine la performance, les écarts, les besoins en ressources et les décisions d’ajustement. Les critères incluent la matérialité, les changements contextuels, les résultats d’indicateurs et les retours des parties prenantes. La préparation repose sur des preuves accessibles : registres, rapports, photos datées, comptes rendus. L’audit doit produire des actions correctives avec délais, responsables et vérification de clôture. Cette boucle d’amélioration continue renforce la crédibilité du dispositif.
Notre offre de service
Nous accompagnons les organisations dans la structuration d’une démarche solide, fondée sur des repères normatifs et des preuves opérationnelles. L’appui couvre le diagnostic, la priorisation, la définition d’objectifs, l’intégration dans les processus, la mesure et la préparation à l’audit. Les interventions combinent travail avec les métiers, documentation des hypothèses et construction d’indicateurs pertinents, en cohérence avec Biodiversité et RSE. Des formats de formation permettent d’outiller les équipes pour la mise en œuvre quotidienne et la montée en compétence progressive. Pour connaître le détail de nos modalités d’intervention et adapter le périmètre à vos enjeux, consultez nos services.
Besoin d’un repère clair pour passer à l’action dès maintenant ? Appuyez-vous sur ces éléments de méthode et structurez votre dispositif.
Pour en savoir plus sur Biodiversité et entreprises, consultez : Biodiversité et entreprises
Pour en savoir plus sur Biodiversité et milieux naturels, consultez : Biodiversité et milieux naturels