Les organisations qui souhaitent piloter leurs risques HSE adoptent une approche structurée des constats et non conformités. Cette page de référence présente, de manière pédagogique, comment organiser les constats et non conformités pour en faire un levier de maîtrise opérationnelle, de conformité et d’amélioration continue. Dans un système de management, les constats et non conformités permettent d’objectiver les écarts par rapport aux exigences internes et externes, d’en analyser les causes, puis de suivre les plans d’actions jusqu’à leur clôture. Au-delà du simple audit, la valeur est créée lorsque les constats et non conformités se traduisent en décisions documentées, priorisées et tracées. La démarche que nous détaillons s’appuie sur des référentiels largement reconnus, des pratiques d’audit structurées et des repères chiffrés permettant de gouverner la performance. Elle concerne autant les sites industriels que les services, et s’applique à la sécurité au travail, à l’environnement et à la qualité. Les sections suivantes décrivent le périmètre, les objectifs, des exemples d’application, une démarche de mise en œuvre claire, puis des éclairages répondant aux questions les plus fréquentes. Enfin, des sous-catégories thématiques approfondissent chaque volet pour faciliter la navigation et le passage à l’action autour des constats et non conformités.
B1) Définitions et termes clés

Les termes ci-dessous clarifient le vocabulaire utilisé pour qualifier et traiter les écarts observés.
- Constat : fait objectif relevé sur le terrain, étayé par une preuve (photo, enregistrement, document).
- Non-conformité : non-satisfaction d’une exigence explicite (procédure, norme, réglementation).
- Écart majeur : déviation susceptible d’impacter fortement la conformité ou les risques.
- Écart mineur : déviation limitée sans impact immédiat significatif.
- Observation : opportunité d’amélioration, sans exigence violée.
- Action corrective : action pour éliminer la cause d’une non-conformité (ISO 14001 §10.2).
- Preuve d’audit : information vérifiable et objective (ISO 19011 §6.4).
B2) Objectifs et résultats attendus

La structuration des constats et non conformités vise des objectifs de maîtrise et de progrès mesurables.
- [Cadrage] Disposer d’un référentiel commun pour décrire les écarts, avec des critères homogènes.
- [Priorisation] Classer par criticité et délai de traitement, afin d’éviter les retards supérieurs à 30 jours pour les majeures (repère ISO 9001 §10.2).
- [Traçabilité] Suivre du constat à la clôture, preuves à l’appui, avec intégrité des données.
- [Amélioration] Capitaliser les causes récurrentes et renforcer les contrôles clés.
- [Pilotage] Atteindre un taux de clôture > 90 % sous 90 jours pour les mineures (benchmark de gouvernance interne).
B3) Applications et exemples

Les pratiques ci-dessous illustrent des usages courants et les vigilances associées, dans un cadre HSE et de management intégré.
| Contexte | Exemple | Vigilance |
|---|---|---|
| Audit environnement | Stockage de déchets non étiquetés | Qualifier l’exigence rompue et l’impact; se référer à ISO 14001 §9.1.2 |
| Inspection SST | Protections machine absentes | Évaluer la gravité; mise en sécurité immédiate selon ISO 45001 §8.1.2 |
| Contrôle documentaire | Procédure obsolète utilisée | Vérifier le contrôle des informations documentées (ISO 9001 §7.5) |
| Exercice d’urgence | Défaut d’alarme sonore | Traiter en priorité; test de vérification sous 7 jours |
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B4) Démarche de mise en œuvre de Constats et non conformités

Étape 1 – Cadrage et référentiel de classification
L’objectif est d’établir un langage commun pour qualifier les constats, observations, écarts majeurs et mineurs, et non-conformités. En entreprise, cela se traduit par un guide de classification, des critères de criticité et des règles de preuve. En conseil, le travail consiste à cartographier les exigences, arbitrer les seuils de gravité, construire un barème de priorisation, puis livrer une grille de décision et un référentiel de libellés. En formation, il s’agit de former les managers et auditeurs à la formulation factuelle, à l’usage d’exemples contrastés et à la consolidation des preuves. Point de vigilance : éviter les critères ambigus qui génèrent des décisions incohérentes entre sites ou équipes, et calibrer la gravité avec des cas réels tests.
Étape 2 – Dispositif de collecte et preuves
Cette étape fixe comment capter les constats sur le terrain et rendre les preuves robustes. En entreprise, on définit les canaux (audits, inspections, remontées terrain), les formats de preuve, et les règles d’horodatage et de localisation. En conseil, l’accompagnement porte sur le design du flux d’information, l’intégration à l’outil de gestion et les métadonnées obligatoires (source, exigence, risque lié). En formation, on développe la compétence d’observation, la photographie utile, la vérification croisée et l’éthique de l’échantillonnage. Vigilance : surcollecte non exploitable, pièces jointes non vérifiables et absence de lien explicite entre l’écart et l’exigence rompue.
Étape 3 – Analyse causale et décision d’action
Une fois classés, les constats sont analysés pour définir les causes et prioriser les actions. En entreprise, on tient des revues régulières, on applique des méthodes (5 Pourquoi, arbre des causes) et on fixe des délais de traitement selon la criticité. En conseil, la valeur ajoutée réside dans la structuration des revues de risques, la modélisation des causes récurrentes et la définition d’indicateurs d’efficacité. En formation, l’accent est mis sur la rigueur de l’analyse et la distinction entre correction, action corrective et action préventive. Vigilance : ne pas confondre symptôme et cause racine, ni ouvrir des plans d’actions trop nombreux ou inassignables.
Étape 4 – Pilotage, délais et efficacité
Le pilotage s’assure que les actions sont réalisées dans les délais et qu’elles produisent les effets attendus. En entreprise, on suit des indicateurs (délai moyen, taux de clôture, récurrence), on arbitre les priorités et on réalloue les ressources. En conseil, on conçoit un tableau de bord, des règles d’escalade et un rituel de revue mensuelle. En formation, on apprend à évaluer l’efficacité par des preuves de résultat (tests, contrôles, audits de suivi). Vigilance : fermeture administrative sans preuve d’efficacité, dispersion des responsables, et oubli de vérifier l’absence de récidive après 60 à 90 jours.
Étape 5 – Capitalisation et amélioration continue
Dernière étape, elle transforme les constats et non-conformités en apprentissages durables. En entreprise, on alimente une base de retours d’expérience, on met à jour les standards et on intègre les enseignements dans les formations d’accueil et de recyclage. En conseil, on facilite la standardisation inter-sites, la harmonisation des pratiques et l’alignement avec les objectifs de conformité. En formation, des cas réels anonymisés servent d’entraînement pour consolider les réflexes professionnels. Vigilance : capitalisation non exploitée, absence d’analyses transverses et perte d’informations lors des changements d’outil ou d’organisation.
Pourquoi documenter les constats et non conformités ?

La question « Pourquoi documenter les constats et non conformités ? » renvoie à la capacité d’une organisation à prouver la maîtrise de ses risques, à démontrer sa conformité et à apprendre des écarts. « Pourquoi documenter les constats et non conformités ? » tient d’abord à la gouvernance : sans traçabilité, il devient impossible de justifier les décisions et de prioriser objectivement. « Pourquoi documenter les constats et non conformités ? » permet aussi de relier chaque écart à une exigence précise et à une preuve vérifiable, condition essentielle à la fiabilité d’un audit. Un repère utile est d’exiger, pour chaque non-conformité, au moins une preuve directe et une preuve corroborante (ISO 19011 §6.6). De plus, la documentation facilite le suivi des délais, la mesure d’efficacité et l’escalade en cas de dérive. Enfin, elle soutient la culture de transparence et l’apprentissage organisationnel, en rendant visibles les causes récurrentes et les améliorations pérennes. Utilisée avec rigueur, cette documentation offre un socle solide pour décider, arbitrer et progresser.
Dans quels cas ouvrir une non-conformité plutôt qu’une observation ?
« Dans quels cas ouvrir une non-conformité plutôt qu’une observation ? » se pose lorsque l’on hésite entre exigence rompue et simple opportunité d’amélioration. « Dans quels cas ouvrir une non-conformité plutôt qu’une observation ? » dès qu’une exigence formelle (procédure validée, norme, instruction) n’est pas respectée, la non-conformité s’impose, car elle déclenche un traitement systématique, une analyse causale et un suivi d’efficacité. « Dans quels cas ouvrir une non-conformité plutôt qu’une observation ? » lorsqu’il existe un risque significatif ou un impact potentiel sur la conformité, la sécurité ou l’environnement, mieux vaut qualifier en non-conformité et ajuster ensuite la gravité (majeure ou mineure). Un repère de gouvernance consiste à lier chaque écart à une exigence traçable et à vérifier l’applicabilité (ISO 9001 §10.2). À l’inverse, l’observation est pertinente pour un écart aux bonnes pratiques ou pour une performance perfectible sans exigence explicite. Cette distinction protège la cohérence du système et sécurise les décisions.
Comment prioriser les écarts majeurs et mineurs ?
« Comment prioriser les écarts majeurs et mineurs ? » suppose une grille explicite reliant gravité, probabilité et détectabilité à un délai de traitement et un niveau d’escalade. « Comment prioriser les écarts majeurs et mineurs ? » s’opère par une matrice simple, par exemple une échelle de criticité de 1 à 5 conduisant à des délais cibles (48 h pour 5, 30 jours pour 3, 90 jours pour 2). « Comment prioriser les écarts majeurs et mineurs ? » doit intégrer l’impact potentiel sur les risques HSE et la conformité réglementaire, ainsi que la présence de barrières compensatoires. Un repère de gouvernance consiste à exiger une validation par un responsable hiérarchique pour toute majeure et une revue hebdomadaire des actions ouvertes critiques (ISO 45001 §9.1.1 bonne pratique). La priorisation s’affine avec l’historique de récidive, les tendances de site et la charge des équipes, afin d’éviter l’empilement d’actions non tenables et de concentrer l’effort là où il compte.
Jusqu’où aller dans la traçabilité des preuves ?
« Jusqu’où aller dans la traçabilité des preuves ? » revient à définir un niveau de traçabilité proportionné aux enjeux et suffisant pour auditer la robustesse des décisions. « Jusqu’où aller dans la traçabilité des preuves ? » implique au minimum l’horodatage, l’assignation claire, le lien à l’exigence rompue et la conservation d’une preuve directe (photo, enregistrement, extrait documentaire). « Jusqu’où aller dans la traçabilité des preuves ? » peut s’appuyer sur un référentiel interne stipulant des durées de conservation cibles (par exemple 36 mois pour les non-conformités majeures, repère de gouvernance) et une règle de double preuve pour les sujets à fort enjeu (ISO 19011 §6.5 bonne pratique). Il convient d’éviter la surcollecte en privilégiant la qualité des preuves plutôt que la quantité, et de définir des métadonnées minimales pour faciliter les recherches et les revues d’efficacité.
Vue méthodologique et structurelle
La maîtrise des constats et non conformités repose sur une architecture claire : critères partagés, preuves robustes, décisions tracées et pilotage orienté efficacité. Un dispositif mature définit des rôles, des délais cibles et des rituels de revue. Les constats et non conformités deviennent alors un flux géré, avec des repères de gouvernance tels que 48 heures pour sécuriser les majeures critiques, 30 jours pour les mineures prioritaires et 90 jours pour la clôture standard (benchmarks internes). L’efficacité est vérifiée par des preuves de résultat et par une baisse documentée des récidives à 0 sur 3 mois pour les sujets critiques (ISO 14001 §10.2 bonne pratique). Cette vue d’ensemble aide les managers à arbitrer et à focaliser les ressources.
Comparées aux approches informelles, les constats et non conformités structurés offrent un langage commun et une responsabilisation systématique. La comparaison ci-dessous permet de choisir la réponse adaptée à chaque situation, sans perdre de vue que les constats et non conformités doivent rester proportionnés aux risques et orientés vers les causes racines. Un tableau de bord simple — nombre d’écarts, délai moyen, taux d’efficacité — soutient les décisions et alimente les revues de direction (ISO 9001 §9.3 repère).
| Type | Critères d’entrée | Traitement | Délai cible |
|---|---|---|---|
| Observation | Pas d’exigence violée | Amélioration simple | À opportunité |
| Non-conformité mineure | Exigence violée, impact limité | Action corrective légère | ≤ 30 jours |
| Non-conformité majeure | Exigence violée, risque fort | Mesures immédiates + RCA | ≤ 7 jours sécurisation |
- Identifier l’écart et la preuve.
- Qualifier (observation, mineure, majeure).
- Analyser la cause racine.
- Définir l’action et le responsable.
- Vérifier l’efficacité et clôturer.
Sous-catégories liées à Constats et non conformités
Constats d audit environnemental
Les Constats d audit environnemental constituent la matière première d’un jugement d’audit : faits observables, preuves vérifiables et lien explicite aux exigences applicables. Pour qu’ils soient exploitables, les Constats d audit environnemental doivent être formulés de manière factuelle, contextualisée et sans interprétation. On recherchera la précision (qui, quoi, où, quand), l’ancrage dans un référentiel environnemental et la traçabilité des preuves. Dans une démarche structurée de constats et non conformités, les Constats d audit environnemental permettent de distinguer rapidement ce qui relève d’une observation, d’une non-conformité mineure ou d’une non-conformité majeure, et d’enclencher des actions proportionnées. Un repère utile est d’exiger une preuve directe pour chaque constat et, pour les sujets critiques, une vérification croisée sous 7 jours (ISO 14001 §9.2 bonne pratique). Cette rigueur facilite la consolidation multi-sites, la comparaison temporelle et la tenue des revues de direction. pour en savoir plus sur Constats d audit environnemental, cliquez sur le lien suivant : Constats d audit environnemental
Non conformités environnementales
Les Non conformités environnementales correspondent aux écarts avérés par rapport aux exigences environnementales internes ou externes. Pour garantir la cohérence, les Non conformités environnementales s’appuient sur des critères partagés : exigence rompue, preuve, impact potentiel et délai de sécurisation. Elles s’inscrivent dans le dispositif plus large des constats et non conformités, qui assure la priorisation, l’analyse des causes et la vérification d’efficacité. Un repère de gouvernance consiste à sécuriser tout risque environnemental critique sous 48 heures, puis à engager l’analyse causale et le plan d’actions correctives sous 14 jours (ISO 14001 §10.2 bonne pratique). Les Non conformités environnementales alimentent ensuite la capitalisation : mise à jour des contrôles opérationnels, des standards et des formations, afin de réduire la récidive et d’améliorer la conformité de manière durable. pour en savoir plus sur Non conformités environnementales, cliquez sur le lien suivant : Non conformités environnementales
Écarts majeurs et mineurs
Les Écarts majeurs et mineurs structurent la réponse aux déviations observées en fonction de la gravité, de la probabilité et de la détectabilité. Les Écarts majeurs et mineurs s’évaluent à l’aide d’une matrice de criticité et entraînent des délais de traitement adaptés, intégrés au système global des constats et non conformités. Une pratique robuste associe à chaque écart une action proportionnée, un responsable désigné et une vérification d’efficacité programmée. Un repère de gouvernance courant est d’exiger la sécurisation immédiate ou sous 24 à 72 heures des majeurs, et la clôture sous 30 à 90 jours des mineurs (ISO 45001 §9.1.1 bonne pratique). Les Écarts majeurs et mineurs facilitent le pilotage par la direction, en mettant en évidence les priorités et les tendances de récidive, et en évitant la dilution des ressources sur des sujets à faible impact.
pour en savoir plus sur Écarts majeurs et mineurs, cliquez sur le lien suivant : Écarts majeurs et mineurs
Observations et pistes d amélioration
Les Observations et pistes d amélioration repèrent les opportunités de progrès sans exigence violée. Elles sont précieuses pour développer la maturité et la prévention, en complément des constats et non conformités. Les Observations et pistes d amélioration doivent rester factuelles, actionnables et reliées à un bénéfice clair (réduction du risque, simplification, ergonomie, performance environnementale). Un repère utile de gouvernance est d’intégrer chaque observation dans une revue d’amélioration mensuelle et d’en vérifier l’adressage au plus tard sous 60 jours, afin d’éviter l’empilement sans suite (ISO 9001 §9.3 bonne pratique). Les Observations et pistes d amélioration nourrissent les plans de progrès, les standards et les formations, en donnant de la visibilité aux bonnes pratiques et en valorisant l’initiative terrain. pour en savoir plus sur Observations et pistes d amélioration, cliquez sur le lien suivant : Observations et pistes d amélioration
Formulation des constats d audit
La Formulation des constats d audit conditionne la qualité du diagnostic et la pertinence des décisions. Une bonne Formulation des constats d audit s’appuie sur un style factuel, des preuves vérifiables et un rattachement explicite à une exigence. Dans un dispositif de constats et non conformités, la Formulation des constats d audit guide la qualification (observation, mineure, majeure) et facilite l’analyse causale. Elle doit éviter les jugements de valeur, les généralisations et les libellés ambigus. Un repère de gouvernance consiste à imposer la structure « fait observé – exigence – preuve – risque – recommandation » et à relire par un pair au-delà d’un seuil de criticité (ISO 19011 §6.5 bonne pratique). Cette rigueur augmente la crédibilité des audits, accélère les arbitrages et améliore la comparabilité entre sites et périodes. pour en savoir plus sur Formulation des constats d audit, cliquez sur le lien suivant : Formulation des constats d audit
FAQ – Constats et non conformités
Quelle différence entre observation et non-conformité ?
Une observation signale une opportunité d’amélioration sans exigence violée, tandis qu’une non-conformité constate l’écart à une exigence formelle. Dans une démarche de constats et non conformités, la distinction s’appuie sur la présence d’une référence explicite (procédure, norme, instruction) et d’une preuve vérifiable. La non-conformité déclenche un traitement systématique, une analyse de cause et une vérification d’efficacité. L’observation, elle, alimente le plan de progrès à un niveau de priorité moindre. Un repère utile consiste à exiger, pour toute non-conformité, au moins une preuve directe et à qualifier la gravité selon l’impact potentiel sur la sécurité, l’environnement ou la conformité. Cette clarification évite la sous-détection d’écarts critiques et la surqualification d’observations.
Comment décider si un écart est majeur ou mineur ?
La qualification majeur/mineur repose sur une matrice de criticité intégrant gravité, probabilité et détectabilité. Dans les constats et non conformités, un écart majeur est celui qui expose à un risque significatif ou à une non-conformité réglementaire, ou qui met en défaut un processus clé. Les mineurs concernent des déviations à impact limité, corrigeables sans urgence. On associe à chaque niveau un délai cible et un niveau d’escalade. Par exemple, sécurisation sous 24–72 heures pour les majeurs et clôture sous 30–90 jours pour les mineurs (repères de gouvernance). Cette grille doit être partagée, illustrée par des cas concrets et régulièrement recalibrée à partir des retours d’expérience.
Quel niveau de preuve demander pour clôturer une non-conformité ?
Le niveau de preuve doit être proportionné à la criticité. Dans les constats et non conformités, on recherche au minimum une preuve de réalisation (ex. photo après correction, enregistrement mis à jour) et, pour les sujets significatifs, une preuve d’efficacité (test, contrôle, audit de suivi). Une règle de bonne pratique est la double preuve sur les enjeux forts, avec horodatage, référence à l’exigence et identification du responsable. Pour les majeures, la revue par un pair ou un responsable hiérarchique avant clôture renforce la robustesse. La traçabilité des preuves soutient les revues de direction et les audits ultérieurs, en évitant les fermetures administratives.
Quels indicateurs suivre pour piloter efficacement ?
Un pilotage efficace repose sur quelques indicateurs simples et stables : nombre d’écarts ouverts, délai moyen de traitement, taux de clôture à l’échéance, récidives à 30/60/90 jours, et part des majeures sécurisées sous 48 heures. Dans les constats et non conformités, on ajoute la couverture des zones auditées, la répartition par cause racine et l’efficacité des actions. Le choix des cibles doit rester réaliste et aligné avec la capacité des équipes. La revue régulière des tendances permet d’arbitrer, de redéployer des ressources et de corriger les dérives avant qu’elles ne s’installent. Les indicateurs servent à guider, pas à sanctionner.
Comment éviter l’inflation de plans d’actions ?
Pour éviter l’inflation, on agit à la source : qualification stricte des écarts, critérisation de la priorité et règle « une cause, une action » pour les sujets simples. Dans les constats et non conformités, on limite les actions à fort impact, on regroupe les causes récurrentes et on planifie des chantiers structurants plutôt que des micro-corrections dispersées. La revue hebdomadaire des actions critiques et la revue mensuelle de portefeuille filtrent les doublons et les actions sans responsable. Enfin, la validation d’efficacité par preuve réduit les fermetures prématurées et donc les réouvertures, sources d’encombrement.
Quelles compétences développer chez les auditeurs et managers ?
Les compétences clés sont l’observation factuelle, la formulation précise, la maîtrise des référentiels, l’analyse causale et le pilotage par indicateurs. Dans les constats et non conformités, les auditeurs doivent relier chaque constat à une exigence, exiger des preuves suffisantes et distinguer symptôme et cause. Les managers, eux, priorisent, arbitrent les ressources, vérifient l’efficacité et animent les revues. Des mises en situation avec cas réels, des ateliers de formulation et des exercices d’analyse de causes renforcent la capacité opérationnelle. La capitalisation des retours d’expérience accélère l’appropriation et l’harmonisation inter-sites.
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Pour en savoir plus sur le Constats et non conformités, consultez : Audit environnemental