Dans un contexte industriel où la productivité, la qualité et la sécurité cohabitent, la maîtrise du bruit devient un levier stratégique de prévention et de performance. Un Audit bruit industriel permet d’objectiver les niveaux sonores, de qualifier les expositions et de prioriser des actions de réduction à la source, en tenant compte des processus, des bâtiments et des usages. Au-delà d’une photographie ponctuelle, un Audit bruit industriel s’inscrit dans une gouvernance mesurée du risque, en alignant les pratiques avec des repères reconnus, par exemple la démarche de mesurage décrite par l’ISO 9612:2009 ou la planification d’actions structurée issue de cadres de management SST. Les repères d’ingénierie acoustique—tels que l’équivalence énergétique de 3 dB, la plage fréquentielle 125 Hz–8 kHz en analyse par tiers d’octave, ou encore des objectifs de réduction de 5 dB(A) en 12 mois—guident les arbitrages entre traitement à la source, traitement de l’ambiance et équipements de protection individuelle. Un Audit bruit industriel documente aussi la soutenabilité des solutions (coûts, faisabilité, arrêt de production) et éclaire les décisions techniques via des critères mesurés (incertitude de mesure, variabilité des cycles, niveaux crête). Enfin, la traçabilité des résultats, des hypothèses et des plans d’actions facilite le dialogue entre exploitation, maintenance et direction, et ancre l’amélioration continue sur des données probantes issues de l’Audit bruit industriel.
Définitions et termes clés

Les concepts fondamentaux structurent la lecture des résultats et orientent les décisions techniques.
- Niveau de pression acoustique continu équivalent LAeq,T (référence ISO 9612:2009 pour l’évaluation des expositions professionnelles).
- Indice d’exposition quotidienne LAeq,8h (repère opérationnel de pilotage de l’exposition cumulée).
- Niveaux crête C crête pertinents pour les chocs (ex. vigilance à 135 dB(C) crête en poste de formage).
- Analyse en bandes de 1/3 d’octave (125 Hz–8 kHz) pour cibler la correction acoustique.
- Temps de réverbération T60 (objectif de conception typique T60 ≤ 1,2 s en atelier, selon ISO 11690-1, à adapter au volume et à l’usage).
Objectifs et résultats attendus

L’audit vise des effets mesurables sur la santé, l’organisation et la performance technique.
- [✓] Disposer d’une cartographie sonore hiérarchisée (zones, sources, parcours), avec une incertitude de mesure documentée ≤ 1,5 dB si instrumentation classe 1 (IEC 61672-1).
- [✓] Prioriser des actions à ROI estimé, avec une cible de réduction agrégée ≥ 3 dB(A) sur 12 à 18 mois (benchmark ISO 11690-3).
- [✓] Établir des seuils internes de déclenchement (ex. vigilance à LAeq,8h 80 dB(A) pour anticiper le risque, selon bonnes pratiques).
- [✓] Outiller la décision entre réduction à la source et mesures organisationnelles, avec scénarios chiffrés (n≥3 scénarios par source critique).
- [✓] Améliorer le port effectif des protections auditives (taux d’observance visé ≥ 90 % mesuré par observations échantillonnées).
Applications et exemples

Les usages couvrent maintenance, projets neufs, réaménagements, achats, prévention, afin d’optimiser l’efficacité acoustique et opérationnelle. Pour renforcer les pratiques, une approche par les compétences peut être développée via des ressources pédagogiques telles que NEW LEARNING, dans un cadre éducatif.
| Contexte | Exemple | Vigilance |
|---|---|---|
| Atelier d’usinage | Capotage partiel d’une source dominante réduisant LAeq de 6 dB(A) | Ne pas dégrader l’ergonomie ni la maintenance (accès en ≤ 60 s) |
| Conditionnement | Traitement de parois avec αw ≥ 0,8 pour gagner 3–4 dB(A) | Résistance poussières/humidité, nettoyage en ≤ 10 min/module |
| Procédés discontinus | Réduction des crêtes à 130 dB(C) par amortissement d’impact | Contrôle périodique trimestriel, dérive ≤ 1 dB |
| Projet neuf | Objectif T60 ≤ 1,0 s à vide, vérifié par mesure réception | Aligner volumes, absorptions et flux logistiques |
Démarche de mise en œuvre de Audit bruit industriel

Cadrage et gouvernance du projet
L’étape de cadrage définit le périmètre (zones, activités, périodes) et la gouvernance du dispositif. En conseil, elle formalise les attendus, la matrice des parties prenantes, les critères de performance (ex. réduction cible ≥ 3 dB(A) sur 12 mois) et les règles de validation. En formation, elle développe les compétences de pilotage chez les encadrants, leur permettant d’interpréter LAeq,8h, niveaux crête, T60, et d’intégrer ces notions au plan de prévention. Les actions concrètes incluent la revue documentaire (accidents, mesurages antérieurs, retours terrain), la définition des jalons et la préparation des autorisations d’accès. Point de vigilance fréquent : sous-dimensionner le temps d’accès aux zones critiques ou négliger les cycles saisonniers, biaisant les mesures. Un comité de suivi mensuel, avec indicateurs de complétude ≥ 80 % au jalon 1, facilite le contrôle d’avancement.
Cartographie sonore préliminaire
Cette étape vise à repérer les sources et zones prioritaires avant les mesures instrumentées détaillées. En conseil, on réalise des écoutes structurées, des relevés rapides (sonomètre classe 2 pour présélection), des entretiens opérateurs et une superposition sur plans. En formation, les équipes apprennent à identifier des signatures fréquentielles typiques (125–500 Hz vs 2–8 kHz) et à utiliser des grilles d’observation standardisées. Les actions concrètes : parcours temporels multi-postes, relevé de durées d’exposition typiques (15–30 min par tâche), constitution d’une liste courte de sources « A » à investiguer. Vigilances : ne pas confondre bruit ambiant et bruit localisé ; tenir compte des débits et cadences (variation ≥ 20 % du cycle). Cette cartographie oriente l’usage ultérieur d’un Audit bruit industriel ciblé là où l’impact potentiel est maximal.
Mesures et analyses acoustiques
Objectif : produire des données fiables et traçables. En conseil, on déploie instrumentation classe 1 (IEC 61672-1), étalonnage à 94 dB à 1 kHz avant/après, protocoles ISO 9612:2009, échantillonnage n ≥ 6 pour postes représentatifs et enregistrement en 1/3 d’octave. En formation, les équipes s’exercent aux réglages (périodes 10–60 s), au positionnement micro (distance et orientation), à la gestion des incertitudes. Les actions : mesures LAeq,T, niveaux crête C, journal d’événements, photos, marquage des sources. Vigilances : éviter les surestimations par réflexions proches, documenter les arrêts machines, vérifier la cohérence temporelle (écarts intra-séries ≤ 1,5 dB). Les résultats alimentent des matrices source–effet et des hypothèses de réduction réalistes.
Évaluation des expositions et priorisation
Finalité : relier niveaux sonores, durées et présence opérateurs pour estimer l’exposition quotidienne et les risques. En conseil, on consolide LAeq,8h, on compare aux repères de bonnes pratiques (zones de vigilance à partir de 80 dB(A) et surveillance accrue des crêtes ≥ 135 dB(C)), on établit une hiérarchie des sources par contribution énergétique. En formation, on entraîne les équipes à manipuler des feuilles de calcul et à discuter des marges d’incertitude. Actions : modéliser les contributions par postes, simuler des scénarios de réduction (−3 à −8 dB selon solutions), arbitrer selon faisabilité, coût, délai. Vigilances : confusion entre exposition ambiante et exposition individuelle (mobilités, multi-postes), sous-estimation des tâches rares mais intenses.
Conception du plan d’actions et faisabilité
But : traduire les priorités en solutions opérationnelles phasées. En conseil, livrables structurés par axes (source, propagation, organisation, EPI), chiffrage, ROI, indicateurs (gain visé ≥ 3 dB(A) sur actions prioritaires), planning 3–12 mois. En formation, appropriation des familles de solutions (capotage, isolations, absorptions αw ≥ 0,8, découplages, maintenance), évaluation des effets secondaires (température, accès maintenance). Actions : essais rapides (panneaux mobiles), consultations fournisseurs, vérification compatibilité process. Vigilances : transferts de bruit, satisfaction opérateurs, maintien de la productivité ; considérer des essais pilotes 2–4 semaines avant généralisation.
Restitution, suivi et capitalisation
La restitution consolide les constats, justifie les arbitrages et fixe les modalités de suivi. En conseil, présentation aux instances, fiches actions normalisées, indicateurs de suivi (réduction mesurée trimestrielle, dérive acceptable ≤ 1 dB). En formation, développement des compétences de lecture critique des rapports et de pilotage des chantiers acoustiques. Actions : plan de vérification post-travaux (mesures de réception), mise à jour document unique, consignes d’usage, suivi d’observance EPI (objectif ≥ 90 %). Vigilances : effet oubli après installation, dérives de réglages machines, non-prise en compte des extensions futures. Cette étape consolide la pérennité d’un Audit bruit industriel en l’inscrivant dans l’amélioration continue.
Pourquoi agir sur le bruit au travail ?

Le questionnement « Pourquoi agir sur le bruit au travail ? » renvoie d’abord à des enjeux de santé auditive, de vigilance et de performance opérationnelle. La littérature de bonnes pratiques (par exemple ISO 1999:2013 pour l’évaluation du risque de déficience auditive) montre qu’une diminution de 3 dB(A) correspond à une division par deux de l’énergie sonore reçue, avec des effets directs sur la fatigue et la compréhension verbale. « Pourquoi agir sur le bruit au travail ? » s’explique aussi par l’impact sur la qualité (défauts liés aux difficultés de communication), la sécurité (masquage d’alarmes, repères auditifs), et la stabilité des processus. Dans des environnements complexes, les repères d’ingénierie comme T60 ≤ 1,2 s en ateliers et la maîtrise des crêtes ≥ 135 dB(C) servent de boussoles. Enfin, « Pourquoi agir sur le bruit au travail ? » s’entend au regard de l’acceptabilité sociale et de l’image industrielle. Un Audit bruit industriel fournit des données objectivées pour piloter des décisions, quantifier les gains et ancrer les actions dans une gouvernance mesurée, avec des jalons de vérification trimestriels et des seuils internes d’alerte documentés.
Dans quels cas recourir à une expertise acoustique interne ou externe ?
La question « Dans quels cas recourir à une expertise acoustique interne ou externe ? » se pose lorsque les enjeux dépassent la routine: projets neufs, réaménagements majeurs, plaintes récurrentes, signaux faibles (augmentation du taux d’absentéisme), ou incertitudes méthodologiques. « Dans quels cas recourir à une expertise acoustique interne ou externe ? » trouve une réponse lorsqu’il faut garantir une traçabilité selon des repères tels que ISO 9612:2009 (structuration de l’évaluation des expositions), ou lorsque des analyses fréquentielles fines (1/3 d’octave 125 Hz–8 kHz) conditionnent le choix des solutions. En pratique, on mobilise l’interne pour des suivis réguliers (contrôles mensuels, vérifications post-intervention) et l’externe pour les situations complexes (incertitude cible ≤ 1,5 dB, études de réverbération, modélisations). « Dans quels cas recourir à une expertise acoustique interne ou externe ? » s’évalue aussi au regard des coûts d’arrêt, des délais de projets et de la nécessité d’un regard indépendant. Un Audit bruit industriel clarifie ces périmètres et favorise un partage des rôles optimisé.
Comment choisir une méthode de mesure et d’analyse du bruit ?
« Comment choisir une méthode de mesure et d’analyse du bruit ? » dépend de l’objectif (exposition individuelle, diagnostic source, réception de travaux) et des contraintes (accès, variabilité temporelle). Pour des expositions, des méthodes conformes à ISO 9612:2009 avec instrumentation classe 1, étalonnage 94 dB à 1 kHz et échantillonnage n ≥ 6 garantissent la comparabilité. « Comment choisir une méthode de mesure et d’analyse du bruit ? » implique de sélectionner les fenêtres temporelles (10–60 s), le positionnement (hauteur oreille opérateur), et de décider d’une analyse en 1/3 d’octave lorsque l’on vise une correction ciblée. Pour la réception d’un traitement, la comparaison avant/après avec conditions reproductibles (écart ≤ 1,5 dB sur variables non traitées) est décisive. « Comment choisir une méthode de mesure et d’analyse du bruit ? » s’apprécie enfin selon le respect d’une chaîne métrologique traçable (certificats annuels), et la capacité à documenter l’incertitude. Un Audit bruit industriel sert de cadre pour aligner ces choix avec les décisions de pilotage.
Quelles limites pratiques et comment les gérer ?
La question « Quelles limites pratiques et comment les gérer ? » met en lumière les aléas terrain: accès partiels, cycles variables, sources mobiles, contraintes de sécurité. Les solutions consistent à planifier des séries multiples (n ≥ 3 par état de fonctionnement), à documenter les écarts (journal d’événements) et à borner l’incertitude (objectif ≤ 1,5 dB). « Quelles limites pratiques et comment les gérer ? » appelle aussi à considérer les effets secondaires: transfert de bruit, impact thermique d’un capotage, maintenance plus longue. Le recours à des essais pilotes 2–4 semaines permet de valider les gains (−3 à −6 dB(A)) sans perturber durablement la production. Engager un protocole de réception avec critères de réussite (T60, LAeq, crêtes) et contrôles trimestriels encadre ces limites. Enfin, « Quelles limites pratiques et comment les gérer ? » suppose un dialogue continu entre méthodes et exploitation, où un Audit bruit industriel apporte une trame de preuves, de décisions et de retours d’expérience structurés.
Vue méthodologique et structurelle
La structuration d’un Audit bruit industriel repose sur un enchaînement clair entre cadrage, mesures, analyses, décisions et vérifications. Trois piliers techniques organisent l’approche: une métrologie traçable (instrumentation classe 1, étalonnage 94 dB à 1 kHz), des méthodes d’évaluation reconnues (ISO 9612:2009, ISO 11690-1) et une gouvernance de projet avec seuils internes (vigilance dès 80 dB(A) LAeq,8h; objectifs de réduction ≥ 3 dB(A) sur 12–18 mois). L’Audit bruit industriel doit intégrer l’ergonomie, les flux et la maintenance pour éviter les transferts de risques. Les arbitrages s’appuient sur une comparaison systémique des voies d’action et une estimation de ROI, tout en prévoyant des mesures de réception post-travaux pour valider les gains. L’Audit bruit industriel se renforce par une boucle d’amélioration continue (revue trimestrielle, dérive acceptable ≤ 1 dB), appuyée par des indicateurs simples et partagés.
| Approche | Quand l’utiliser | Forces | Limites |
|---|---|---|---|
| Réduction à la source | Source dominante identifiée | Gains 4–10 dB(A) durables | Faisabilité mécanique, coût initial |
| Traitement de l’ambiance | Multiples sources diffuses | Améliore T60 et l’intelligibilité | Place disponible, entretien |
| Organisation du travail | Exposition liée aux durées | Rapidité de mise en œuvre | Gain limité 1–3 dB(A) |
| Protections auditives | Mesure complémentaire | Protection immédiate | Dépend de l’observance ≥ 90 % |
Flux de travail recommandé pour un Audit bruit industriel:
- Cadrer et planifier (périmètre, jalons, seuils).
- Cartographier et présélectionner les sources.
- Mesurer et analyser (LAeq, crêtes, 1/3 d’octave).
- Prioriser et concevoir les actions (scénarios −3 à −8 dB).
- Mettre en œuvre, réceptionner et suivre (dérive ≤ 1 dB).
Sous-catégories liées à Audit bruit industriel
Audit de conformité acoustique
Un Audit de conformité acoustique vérifie l’alignement entre les pratiques de mesure, les niveaux observés et des référentiels de bonnes pratiques. L’Audit de conformité acoustique s’appuie sur une chaîne métrologique traçable (étalonnage 94 dB à 1 kHz avant/après, certificat < 12 mois) et une structuration des points de contrôle (ISO 9612:2009 pour les expositions, ISO 11690-1 pour la conception des espaces). Il couvre la pertinence des emplacements de mesure, l’échantillonnage (n ≥ 6 postes représentatifs), la justification des durées et la documentation des incertitudes (objectif ≤ 1,5 dB). L’Audit de conformité acoustique sert à objectiver des écarts, déclencher des actions correctives et prouver la robustesse des résultats en réception de travaux. Intégré à un Audit bruit industriel, il renforce la gouvernance, le dialogue avec l’exploitation et la crédibilité des arbitrages techniques. Pour plus d’informations sur Audit de conformité acoustique, clic on the following link: Audit de conformité acoustique
Diagnostic nuisances sonores
Le Diagnostic nuisances sonores caractérise l’origine des bruits gênants, leurs signatures fréquentielles et leur variabilité, afin d’orienter les solutions les plus efficientes. Un Diagnostic nuisances sonores mobilise des mesures LAeq, niveaux crête et analyses en 1/3 d’octave (125 Hz–8 kHz), complétées par des parcours d’écoute et des entretiens terrain. Il hiérarchise les sources par contribution énergétique et propose des scénarios cibles (−3, −6, −8 dB) avec des essais pilotes de 2–4 semaines. Un Diagnostic nuisances sonores s’intègre naturellement à un Audit bruit industriel pour passer du constat à l’action priorisée et mesurable, tout en anticipant les contraintes de maintenance et d’ergonomie. Les repères ISO 9612:2009 et ISO 11690-1 guident le protocole de mesure et la conception des solutions, avec un objectif de dérive post-travaux ≤ 1 dB. Pour plus d’informations sur Diagnostic nuisances sonores, clic on the following link: Diagnostic nuisances sonores
Plan d actions bruit
Un Plan d actions bruit traduit les priorités techniques en chantiers séquencés, avec objectifs, ressources, jalons et critères de réception. Le Plan d actions bruit fixe des cibles de réduction (≥ 3 dB(A) à 12 mois sur zones prioritaires), détaille les responsabilités et aligne les contrôles de performance (mesures avant/après, incertitude ≤ 1,5 dB). En articulation avec l’Audit bruit industriel, le Plan d actions bruit propose des combinaisons optimales (source, ambiance, organisation, EPI) et prévoit un suivi trimestriel pour sécuriser la tenue des gains. Des points de passage clairs—choix des matériaux αw ≥ 0,8, accès maintenance ≤ 60 s, réception avec T60 ciblé—renforcent la durabilité. Intégrer une boucle d’amélioration continue et un tableau de bord facilite la priorisation et l’arbitrage budgétaire. Pour plus d’informations sur Plan d actions bruit, clic on the following link: Plan d actions bruit
Amélioration de la performance acoustique
L’Amélioration de la performance acoustique vise la réduction durable des niveaux sonores et l’optimisation de l’intelligibilité, avec des effets positifs sur la sécurité et la qualité. L’Amélioration de la performance acoustique conjugue interventions à la source (capotages, équilibrage, amortissements), traitement d’ambiance (panneaux αw ≥ 0,8, T60 cible ≤ 1,2 s), et mesures organisationnelles (temps d’exposition, séquencement). Dans le cadre d’un Audit bruit industriel, l’Amélioration de la performance acoustique repose sur des essais pilotes (2–4 semaines) et une réception par mesures reproductibles (écart sur variables non traitées ≤ 1,5 dB). La traçabilité (photos, plans, certificats matériaux) et le contrôle périodique (mensuel/trimestriel) ancrent les résultats. Elle s’appuie sur des repères comme ISO 11690-1 et ISO 9612:2009 pour garantir cohérence et comparabilité. Pour plus d’informations sur Amélioration de la performance acoustique, clic on the following link: Amélioration de la performance acoustique
FAQ – Audit bruit industriel
Quelle est la différence entre mesures d’ambiance et évaluation de l’exposition individuelle ?
Les mesures d’ambiance caractérisent les niveaux dans un lieu donné (zone, machine), alors que l’évaluation d’exposition individuelle agrège les niveaux et les durées réellement vécus par une personne sur sa journée de travail. Les mesures d’ambiance orientent le traitement des sources et de l’environnement (T60, absorptions), tandis que l’exposition individuelle (LAeq,8h) sert de repère pour la maîtrise du risque. Un Audit bruit industriel combine les deux: il identifie les sources dominantes (1/3 d’octave 125 Hz–8 kHz), mesure les pics (ex. vigilance à 135 dB(C) crête), et établit des scénarios de réduction (−3 à −8 dB) en fonction de l’activité réelle. Des méthodes structurées (inspirées d’ISO 9612:2009) assurent la reproductibilité, avec échantillonnage n ≥ 6 pour les postes représentatifs et une incertitude de mesure visée ≤ 1,5 dB.
Comment interpréter un gain de 3 dB(A) dans un plan d’actions ?
Un gain de 3 dB(A) correspond à une division par deux de l’énergie sonore reçue. En pratique, la perception humaine d’une baisse de 3 dB(A) est modérée, mais l’impact préventif est significatif sur la dose d’exposition et la fatigue. Dans un plan, viser −3 dB(A) à 12 mois constitue un objectif structurant, atteignable par des actions à la source (capotage, amortissement) ou une combinaison avec traitement d’ambiance et organisation du travail. Un Audit bruit industriel permet de projeter ces gains, d’en estimer l’incertitude (objectif ≤ 1,5 dB), et de planifier les vérifications avant/après. Les essais pilotes (2–4 semaines) évitent les contre-performances et valident la faisabilité sans perturber la production.
Quelles sont les exigences métrologiques minimales pour fiabiliser les mesures ?
Pour fiabiliser, il est recommandé d’utiliser une instrumentation classe 1 (IEC 61672-1), avec étalonnage acoustique 94 dB à 1 kHz avant et après la campagne et certificat de vérification métrologique de moins de 12 mois. La définition des fenêtres temporelles (10–60 s) et une analyse en 1/3 d’octave (125 Hz–8 kHz) renforcent la compréhension des sources. Un Audit bruit industriel intègre aussi un échantillonnage suffisant (n ≥ 6 par poste représentatif) et un journal d’événements pour expliquer les écarts. L’incertitude cible ≤ 1,5 dB est un repère opérationnel courant ; elle se documente dans le rapport avec les hypothèses et les conditions de mesure.
Comment éviter les transferts de bruit après un capotage ?
Après capotage, des transferts peuvent apparaître via les fuites (ouvertures, jonctions), les transmissions solidiennes (pieds, châssis), ou la réverbération résiduelle (T60). La prévention combine étanchéité, masse et découplage mécanique, ainsi que l’absorption interne adaptée (αw ≥ 0,8) pour limiter les réflexions. La ventilation du capot doit concilier débit et atténuation (silencieux dimensionnés), avec maintenance aisée (accès ≤ 60 s). Un Audit bruit industriel recommande des essais pilotes (2–4 semaines) et une réception par mesures reproductibles (écart sur variables non traitées ≤ 1,5 dB), garantissant des gains réels (−4 à −8 dB) sans effet pervers sur l’usage ni la sécurité.
Quel rôle pour les protections individuelles si des réductions à la source sont prévues ?
Les protections individuelles complètent la hiérarchie des moyens et restent indispensables jusqu’à preuve de la réduction effective. Le choix doit s’appuyer sur l’atténuation nécessaire (SNR/valeurs tertiles) et sur une formation à l’ajustement, en visant un taux d’observance ≥ 90 %. Un Audit bruit industriel fixe des critères transitoires (ex. port obligatoire jusqu’à validation de −3 dB(A) mesurés) et organise les vérifications périodiques. Les protections ne doivent pas masquer les signaux critiques ; des essais d’intelligibilité et un paramétrage des alarmes sont alors utiles. La sortie progressive du port renforcé s’appuie sur des mesures de réception documentées (incertitude ≤ 1,5 dB) et sur le retour d’expérience des équipes.
Comment intégrer le bruit dans les décisions d’investissement ?
Intégrer le bruit suppose d’évaluer les coûts complets (achat, installation, maintenance, arrêts), les gains attendus (−3 à −8 dB, amélioration de l’intelligibilité), et les effets collatéraux (température, accès maintenance). Un tableau multicritère pondère performance acoustique, productivité, ergonomie et risques résiduels. Un Audit bruit industriel fournit les données d’entrée (contributions source, scénarios chiffrés, incertitudes) et propose des critères de réception (T60, LAeq, crêtes) à inclure dans les cahiers des charges. La démarche se consolide par une boucle de contrôle post-investissement (trimestrielle), avec dérive acceptable ≤ 1 dB et engagement d’une action corrective si l’écart dépasse le seuil défini.
Notre offre de service
Nos interventions structurent la maîtrise du risque sonore depuis le cadrage jusqu’aux vérifications post-travaux, en combinant diagnostic technique, priorisation chiffrée et transfert de compétences. Chaque mission articule des mesures traçables, une analyse fréquentielle ciblée, des scénarios de réduction réalistes et un plan de réception garantissant la durabilité des gains. Les équipes terrain sont accompagnées pour intégrer les méthodes de collecte, d’interprétation et de pilotage des actions, y compris l’évaluation de l’observance et la mise à jour documentaire. Notre approche outille la décision d’investissement par des comparaisons multicritères et des jalons de suivi. Pour en savoir plus sur l’outillage et l’intégration à vos processus, consultez nos services. Un Audit bruit industriel est alors inscrit dans une gouvernance claire, compréhensible par les opérationnels comme par la direction.
Poursuivez vos actions de maîtrise du bruit avec méthode et mesure.
Pour en savoir plus sur Audit bruit et vibrations, consultez : Audit bruit et vibrations
Pour en savoir plus sur Bruit vibrations nuisances, consultez : Bruit vibrations nuisances