Un plan d audit environnemental structure la manière dont une organisation vérifie la conformité de ses pratiques, la maîtrise de ses risques et l’efficacité de son système de management. Élaboré en lien avec la stratégie et les enjeux opérationnels, il organise la gouvernance des audits, définit les priorités, coordonne les ressources et formalise les livrables. En pratique, le plan d audit environnemental articule les audits terrain, documentaires et de performance, afin d’apporter des preuves objectivées et comparables dans le temps. Il s’appuie sur des référentiels reconnus, comme les lignes directrices d’audit (ISO 19011:2018) et l’amélioration continue intégrée à un système certifiable (ISO 14001:2015). L’ambition n’est pas seulement de constater des écarts, mais d’orienter l’action sur les processus à fort impact, en intégrant des indicateurs et des objectifs alignés sur l’évaluation de la performance environnementale (ISO 14031:2013). Bien conçu, un plan d audit environnemental favorise la cohérence entre exigences internes et attentes des parties prenantes, sécurise la traçabilité des décisions et facilite l’arbitrage des investissements de maîtrise. Il contribue également à la lisibilité des responsabilités, en précisant qui pilote, qui réalise et qui valide, avec des critères d’audit transparents et reproductibles. Ce cadre commun rend les constats comparables, soutient la prise de décision, et alimente une boucle d’amélioration rationnelle.
Définitions et termes clés

Le plan d audit environnemental désigne la programmation, la gouvernance et les moyens dédiés à la conduite des audits environnementaux sur une période donnée. Il précise le périmètre (sites, processus, activités), les fréquences, les méthodes et les responsabilités, en s’appuyant sur des lignes directrices (ISO 19011:2018) et des exigences de management (ISO 14001:2015, clause 9.2). Les termes clés facilitent une compréhension partagée et limitent les ambiguïtés lors des constats et des décisions associées.
- Programme d’audit : séquence planifiée d’audits et d’objectifs associés sur 12 à 36 mois.
- Critères d’audit : référentiels, procédures et exigences internes servant de base d’évaluation.
- Constat : fait vérifié et documenté, relié à une preuve et à un critère.
- Écart : non-conformité, observation ou opportunité d’amélioration, qualifiée et priorisée.
- Compétence des auditeurs : savoirs, savoir-faire et savoir-être attendus selon ISO 19011:2018.
Objectifs et résultats attendus

Un plan d audit environnemental vise la maîtrise des risques, la conformité et l’amélioration des performances. Il convertit des objectifs stratégiques en parcours d’audit opérationnels, avec des livrables probants et actionnables. Les résultats attendus incluent la fiabilité des preuves, la priorisation des actions et l’évaluation transparente des progrès (ISO 14031:2013).
- [☑] Couvrir les obligations et engagements internes selon un cycle défini (12 à 24 mois).
- [☑] Détecter précocement les dérives et risques émergents sur les flux significatifs.
- [☑] Produire des constats étayés par des preuves traçables et vérifiables.
- [☑] Prioriser les plans d’actions sur la base d’un risque et d’un impact démontrables.
- [☑] Mesurer l’efficacité des actions via des indicateurs et revues périodiques (ISO 14001:2015).
Applications et exemples

| Contexte | Exemple | Vigilance |
|---|---|---|
| Sites multi-activités | Programme d’audits croisés entre ateliers de traitement de surface et logistique | Éviter l’hétérogénéité des critères; aligner sur ISO 19011:2018 |
| Transition de référentiel | Intégration des exigences ISO 14001:2015 dans un système existant | Maintenir la traçabilité des écarts « avant/après » |
| Chaîne de sous-traitance | Audit des prestataires critiques et contrats à risques | Clarifier les preuves acceptables et le droit d’audit |
| Montée en compétence | Itinéraires pédagogiques et entraînements sur cas réels avec NEW LEARNING | Relier chaque acquis aux attendus d’ISO 19011:2018 |
| Données et confidentialité | Partage de preuves et anonymisation | Respect des principes RGPD 2016/679 pour les données sensibles |
Démarche de mise en œuvre du Plan d audit environnemental

Étape 1 — Cadrage stratégique et gouvernance
Objectif : relier la finalité des audits aux enjeux de l’organisation. En conseil, le cadrage consiste à analyser les risques majeurs, les exigences applicables, les parties prenantes et la maturité du système, puis à formaliser la gouvernance (comité, rôles, règles de validation) et les livrables attendus. En formation, l’accent est mis sur l’appropriation des notions clés, la lecture des référentiels (ISO 19011:2018) et la capacité à traduire les enjeux en critères d’audit. Actions concrètes : cartographie des processus, identification des flux significatifs, priorisation initiale, grille de décision. Vigilance : éviter un périmètre trop large qui dilue l’effort; clarifier les arbitrages de planification et de ressources; prévenir la confusion entre contrôle opérationnel et audit indépendant (ISO 14001:2015, clause 9.2).
Étape 2 — Cartographie des risques et exigences
Objectif : définir les priorités d’audit sur la base d’un risque environnemental objectivé. En conseil, l’analyse croise impacts potentiels, historique d’incidents, conformité et maîtrise des processus; elle aboutit à une matrice de criticité et à des scénarios d’audit. En formation, les participants apprennent à qualifier la gravité, la probabilité, la détectabilité, et à relier chaque facteur aux critères et preuves attendues. Actions concrètes : inventaire des exigences, revue documentaire, entretiens ciblés, évaluation de la maîtrise. Vigilance : s’assurer que la hiérarchisation du risque ne soit pas uniquement déclarative; intégrer des repères de gouvernance (ISO 31000:2018) pour crédibiliser les choix et documenter les hypothèses.
Étape 3 — Programmation et ressources
Objectif : planifier de manière réaliste les audits, les compétences et le budget. En conseil, l’équipe construit un programme sur 12 à 24 mois, fixe les fréquences par périmètre prioritaire, définit les compétences requises, les temps d’audit et les modalités de reporting. En formation, on travaille la capacité à estimer une durée, à composer une équipe équilibrée, à répartir les rôles (auditeur, audité, observateur) et à intégrer les conflits d’intérêt. Actions concrètes : calendrier, fiches de mission, profils d’auditeurs, réserve de temps pour analyses complémentaires. Vigilance : ne pas sous-estimer la logistique multi-sites; veiller à l’indépendance des auditeurs; ancrer les exigences de compétence conformément à ISO 19011:2018 et, si pertinent, aux exigences de compétence tierce partie (ISO/IEC 17021-1:2015).
Étape 4 — Protocoles, méthodes et outils
Objectif : standardiser les pratiques d’audit pour fiabiliser les preuves. En conseil, les livrables incluent des protocoles d’entretien, des grilles d’échantillonnage, des modèles de rapport et des règles de classement des preuves. En formation, l’accent est mis sur la conduite d’entretien, la formulation de constats et la sélection d’un échantillon pertinent (produits, dossiers, enregistrements) selon des repères techniques d’échantillonnage (par exemple ISO 5667-3:2018 pour l’eau). Actions concrètes : modèles de check-lists, matrices de traçabilité, canevas de rapport. Vigilance : ne pas transformer la méthode en simple conformité documentaire; rester focalisé sur la maîtrise des risques et la matérialité des preuves.
Étape 5 — Réalisation sur le terrain et collecte des preuves
Objectif : conduire l’audit, observer, interroger et vérifier. En conseil, la mission sécurise l’impartialité, l’exhaustivité des vérifications et la qualité des preuves (photos, enregistrements, relevés, échantillons). En formation, les mises en situation permettent de s’entraîner aux techniques d’observation, à la triangulation des sources et à la qualification des écarts. Actions concrètes : réunion d’ouverture, parcours terrain, sondages documentaires, vérifications croisées, réunion de clôture. Vigilance : éviter la sur-collecte non pertinente; protéger les données sensibles; assurer la validité métrologique des instruments (ISO 10012:2003) et la chaîne de possession des échantillons lorsque nécessaire.
Étape 6 — Restitution, plan d’actions et suivi
Objectif : produire un rapport utile à la décision et au pilotage. En conseil, la restitution priorise les écarts par risque et impact, propose des actions calibrées, des responsables et des échéances, et alimente les instances de gouvernance. En formation, l’accent est mis sur l’argumentation factuelle, la rédaction claire et la transformation des constats en leviers d’amélioration. Actions concrètes : rapport structuré, synthèse exécutive, plan d’actions, critères de suivi, tableau de bord. Vigilance : éviter les formulations ambiguës; consigner les preuves; relier chaque action à une cause racine et à un indicateur de résultat; boucler avec la revue de direction et l’amélioration (ISO 14001:2015, clause 10.2) pour faire vivre le Plan d audit environnemental.
Pourquoi formaliser un plan d’audit environnemental ?

La question « Pourquoi formaliser un plan d’audit environnemental ? » renvoie à la nécessité de passer d’audits ponctuels à un dispositif gouverné, traçable et orienté résultats. « Pourquoi formaliser un plan d’audit environnemental ? » parce qu’un programme stable permet d’affecter des ressources, d’anticiper les compétences et de sécuriser la comparabilité des constats dans le temps. L’intérêt se mesure par la capacité à prioriser les efforts sur les risques majeurs, à démontrer la conformité et à générer des gains d’efficacité grâce à la standardisation. Enfin, « Pourquoi formaliser un plan d’audit environnemental ? » pour intégrer des repères de bonnes pratiques (ISO 19011:2018) et articuler la boucle d’amélioration (revue de direction, actions correctives) attendue par un système de management. Un Plan d audit environnemental apporte une vision transversale, facilite le dialogue entre métiers et donne à la direction des éléments objectivés pour arbitrer. Les bénéfices dépassent la conformité : ils soutiennent l’innovation, la prévention des incidents et la résilience organisationnelle, en s’appuyant sur une gouvernance claire et des preuves vérifiables (ISO 14001:2015).
Dans quels cas un plan d’audit environnemental s’impose-t-il ?
« Dans quels cas un plan d’audit environnemental s’impose-t-il ? » lorsqu’une organisation fait face à des enjeux multiples : sites dispersés, processus à risques, exigences contractuelles ou intégration d’un nouveau référentiel. « Dans quels cas un plan d’audit environnemental s’impose-t-il ? » quand la direction souhaite disposer d’une visibilité consolidée sur la conformité et la performance, ou qu’elle prépare une certification ou une évaluation externe. C’est aussi le cas lorsque des incidents récurrents révèlent des causes systémiques, nécessitant des audits ciblés et répétés. Enfin, « Dans quels cas un plan d’audit environnemental s’impose-t-il ? » en présence d’interfaces sensibles (prestataires, données, chimie), où la traçabilité et la proportionnalité des contrôles sont essentielles, avec des repères comme ISO 31000:2018 pour le risque ou RGPD 2016/679 pour la protection des données. Un Plan d audit environnemental devient alors l’outil central pour ordonner les priorités, équilibrer l’effort d’audit et rendre compte de manière régulière et vérifiable.
Comment choisir le périmètre d’un plan d’audit environnemental ?
Se demander « Comment choisir le périmètre d’un plan d’audit environnemental ? » revient à fixer des frontières utiles à la décision. « Comment choisir le périmètre d’un plan d’audit environnemental ? » en partant des risques significatifs, des objectifs de performance et des obligations applicables, puis en sélectionnant les processus, sites et interfaces qui concentrent les enjeux. Les critères de choix combinent matérialité des impacts, criticité des non-conformités potentielles, maturité du contrôle interne et disponibilité des preuves. « Comment choisir le périmètre d’un plan d’audit environnemental ? » implique aussi d’anticiper la capacité à auditer efficacement : temps d’accès, indépendance des auditeurs, et granularité des constats. Des repères comme ISO 14031:2013 (indicateurs), ISO 19011:2018 (programmation) et ISO 14064-1:2018 (données d’émissions) aident à cadrer l’étendue et la profondeur des vérifications. L’inclusion d’un noyau prioritaire permet d’initier le dispositif, puis d’élargir selon les résultats et les ressources, en cohérence avec le Plan d audit environnemental global.
Vue méthodologique et structurante
Le Plan d audit environnemental articule trois dimensions : gouvernance (qui décide et valide), technique (comment auditer) et management de la performance (comment prioriser et améliorer). Il traduit la stratégie en logiques d’audit planifiées, avec des critères explicites et des preuves traçables. Les lignes directrices d’audit (ISO 19011:2018) fournissent des repères sur la compétence, l’impartialité et le déroulement, tandis que le cadre du management environnemental (ISO 14001:2015) ancre la boucle de revue et d’amélioration. Un Plan d audit environnemental robuste met en cohérence les cycles annuels et pluriannuels, répartit l’effort entre audits système, processus et terrain, et harmonise les formats de rapports pour faciliter la décision. Il s’assure également de l’intégration des données, de leur qualité et de la protection des informations sensibles. Enfin, il prévoit des revues périodiques, pour ajuster la portée, les priorités et les méthodes selon les résultats et les risques émergents.
| Aspect | Option A | Option B | Comparaison |
|---|---|---|---|
| Type d’audit | Processus | Conformité | Le premier éclaire la maîtrise, le second vérifie l’alignement aux exigences |
| Fréquence | Semestrielle | Annuelle | À ajuster selon criticité et historique d’écarts (ISO 19011:2018) |
| Équipe | Interne | Mixte | L’indépendance prime; compétences à démontrer et documenter |
| Preuves | Échantillons ciblés | Exhaustivité limitée | La pertinence des preuves vaut plus que le volume (ISO 14031:2013) |
- Définir les priorités et la gouvernance.
- Programmer les audits selon les risques.
- Standardiser méthodes et preuves.
- Réaliser, restituer, améliorer.
Dans la pratique, le Plan d audit environnemental doit équilibrer robustesse méthodologique et agilité. La standardisation via des modèles et grilles permet la comparabilité, mais l’adaptation au contexte reste nécessaire (taille des sites, modes opératoires, saisonnalité). Les ancrages de bonnes pratiques (ISO 19011:2018; ISO 14001:2015) soutiennent la crédibilité des constats, tandis que des revues trimestrielles permettent d’intégrer les signaux faibles et d’ajuster les priorités. Un Plan d audit environnemental efficace assume la transparence des critères, documente les choix et garantit la lisibilité des décisions, afin de transformer les audits en leviers d’amélioration tangibles.
Sous-catégories liées à Plan d audit environnemental
Méthodologie d un audit environnemental
La Méthodologie d un audit environnemental précise les principes, les rôles et les techniques qui rendent un audit utile et crédible. La Méthodologie d un audit environnemental couvre la préparation (critères, risques, échantillonnage), la conduite (entretiens, observation, vérification) et la restitution (constats, preuves, priorisation). Elle s’appuie sur des lignes directrices reconnues (ISO 19011:2018) et sur des repères de performance (ISO 14031:2013) tout en restant proportionnée aux enjeux. L’articulation avec le Plan d audit environnemental est essentielle pour relier la méthode au calendrier, aux compétences et aux livrables attendus. La Méthodologie d un audit environnemental s’exerce aussi bien en interne qu’avec des tiers, avec une exigence d’impartialité et de compétence. Elle favorise une traçabilité claire : chaque constat est relié à un critère, une preuve et un risque. Vigilance : éviter la simple vérification documentaire; la valeur ajoutée vient de l’analyse des causes et de la matérialité des impacts. Pour en savoir plus sur Méthodologie d un audit environnemental, cliquez sur le lien suivant : Méthodologie d un audit environnemental
Étapes d un audit environnemental
Les Étapes d un audit environnemental structurent la progression depuis la préparation jusqu’à la clôture. Les Étapes d un audit environnemental démarrent par la définition du périmètre et des critères, se poursuivent par la collecte de preuves sur le terrain et s’achèvent par une restitution hiérarchisée des écarts et des actions. En lien avec le Plan d audit environnemental, ces étapes s’inscrivent dans une programmation qui garantit l’indépendance, la compétence et la traçabilité. Les Étapes d un audit environnemental s’appuient sur des repères méthodologiques (ISO 19011:2018) et, le cas échéant, sur des référentiels techniques (par exemple ISO 5667-3:2018 pour l’eau) pour fiabiliser l’échantillonnage et la qualité des mesures. Elles doivent rester proportionnées aux enjeux, afin d’optimiser le temps d’audit et d’éviter la sur-collecte inutile. L’essentiel est de préserver la valeur probante des constats et leur utilité pour la décision. Pour en savoir plus sur Étapes d un audit environnemental, cliquez sur le lien suivant : Étapes d un audit environnemental
Check list d audit environnemental
Une Check list d audit environnemental aide à structurer les vérifications, à homogénéiser les pratiques et à éviter les oublis. Une Check list d audit environnemental traduit les critères en questions opérationnelles, relie chaque point attendu à une preuve possible et précise les niveaux de conformité. Insérée dans le Plan d audit environnemental, elle assure la comparabilité des audits et facilite la formation des nouveaux auditeurs. Une Check list d audit environnemental doit rester vivante : elle évolue selon les retours d’expérience et les priorités de risque. Elle s’appuie sur des lignes directrices (ISO 19011:2018) et peut intégrer des exigences sectorielles pour renforcer la pertinence. Vigilance : éviter de transformer l’audit en exercice purement documentaire; la liste doit ouvrir la discussion et l’observation terrain. Un bon équilibre entre questions fermées et ouvertes permet d’investiguer sans rigidité excessive. Pour en savoir plus sur Check list d audit environnemental, cliquez sur le lien suivant : Check list d audit environnemental
Techniques d audit environnemental
Les Techniques d audit environnemental regroupent l’ensemble des méthodes utilisées pour observer, interroger, mesurer et analyser. Les Techniques d audit environnemental incluent les entretiens semi-directifs, l’observation participante, la revue documentaire, l’échantillonnage et la triangulation des preuves. Elles doivent s’aligner sur la compétence des auditeurs et les repères de bonnes pratiques (ISO 19011:2018), tout en respectant les cadres techniques lorsque des mesures sont effectuées (par exemple ISO 10012:2003 pour la gestion des mesurages). Intégrées au Plan d audit environnemental, les Techniques d audit environnemental sont calibrées selon le risque, le temps disponible et la sensibilité des données. Vigilance : veiller à la neutralité des questions, à la représentativité des échantillons et à la documentation rigoureuse des observations. La validité des conclusions dépend de la qualité des techniques et de l’éthique de l’auditeur. Pour en savoir plus sur Techniques d audit environnemental, cliquez sur le lien suivant : Techniques d audit environnemental
Échantillonnage en audit environnemental
L’Échantillonnage en audit environnemental consiste à sélectionner des éléments représentatifs pour vérifier des critères sans viser l’exhaustivité. L’Échantillonnage en audit environnemental s’appuie sur une compréhension des processus, des flux et des risques, afin de choisir des périodes, des dossiers, des équipements ou des points de mesure pertinents. Son intégration au Plan d audit environnemental garantit la cohérence des choix et la comparabilité des résultats. L’Échantillonnage en audit environnemental mobilise des repères techniques selon les domaines (ISO 5667-3:2018 pour l’eau; normes sectorielles adaptées), en documentant la méthode et les limites. Vigilance : éviter les biais de sélection; consigner les hypothèses; vérifier la traçabilité et l’intégrité des échantillons; garder une transparence sur la taille d’échantillon et l’incertitude. Bien mené, il réduit le temps d’audit tout en préservant la valeur probante des constats. Pour en savoir plus sur Échantillonnage en audit environnemental, cliquez sur le lien suivant : Échantillonnage en audit environnemental
FAQ – Plan d audit environnemental
Quelles différences entre un plan d’audit et un programme d’audit ?
Le plan d audit environnemental décrit la vision d’ensemble : objectifs, périmètre, gouvernance, méthodes et livrables attendus. Il cadre la manière d’auditer dans l’organisation et fixe les principes de priorisation et de traçabilité. Le programme d’audit, plus opérationnel et souvent annuel, décline ce cadre en missions datées, par sites ou processus, avec équipes, durées et ressources. Le premier relève de la stratégie et de la gouvernance, le second de l’exécution. Dans la pratique, les deux doivent être cohérents : le plan oriente, le programme met en œuvre. Les repères de bonnes pratiques (ISO 19011:2018) recommandent de relier les objectifs du système de management à la programmation, puis d’évaluer l’efficacité via des revues périodiques. Une articulation claire évite la dispersion des efforts et renforce la lisibilité des résultats.
Quelle fréquence retenir pour les audits prioritaires ?
La fréquence découle du risque, de la maîtrise des processus et des ressources disponibles. Un plan d audit environnemental efficace démarre souvent avec une fréquence renforcée sur les périmètres critiques (trimestrielle ou semestrielle), puis réduit le rythme lorsque la maîtrise est démontrée et stable. Les référentiels d’audit (ISO 19011:2018) invitent à ajuster la fréquence en fonction de la performance passée, des changements significatifs et des incidents. La décision doit être documentée, avec un lien explicite entre criticité, objectifs et moyens. Une approche dynamique, revue au moins une fois par an, permet d’intégrer les signaux faibles et d’éviter des audits routiniers peu utiles. L’essentiel est d’aligner l’effort d’audit sur les enjeux réels.
Comment prouver l’indépendance des auditeurs ?
L’indépendance se prouve par l’absence de conflit d’intérêt, la séparation des rôles et la compétence démontrée. Dans un plan d audit environnemental, elle se traduit par des règles écrites : un auditeur ne doit pas auditer son propre travail, les liens hiérarchiques sont clarifiés, et les affectations sont tracées. Les lignes directrices (ISO 19011:2018) précisent les attentes en impartialité et en conduite éthique. Des déclarations d’impartialité, une revue croisée des rapports et, si nécessaire, le recours à des auditeurs externes renforcent la crédibilité. La formation et l’évaluation périodique des compétences complètent le dispositif, en documentant connaissances et savoir-faire. La transparence des critères d’affectation aide à prévenir les contestations.
Comment intégrer les données environnementales dans les audits ?
L’intégration des données suppose une gouvernance claire : provenance, qualité, disponibilité et sécurité. Un plan d audit environnemental doit préciser les sources (mesures, registres, systèmes d’information), les méthodes de vérification, les seuils d’acceptation et la gestion des écarts. Les repères de performance (ISO 14031:2013) et les cadres de quantification (par exemple ISO 14064-1:2018 pour les émissions) aident à cadrer la qualité et la comparabilité. Il est utile de définir des contrôles de cohérence, des revues d’échantillons et des règles de conservation. La protection des données sensibles impose des précautions (RGPD 2016/679) sur l’accès et l’anonymisation. La clarté des métadonnées et la traçabilité des transformations facilitent l’audit et la réutilisation des informations.
Quels livrables pour qu’un audit soit utile à la décision ?
Des livrables utiles sont courts, structurés et hiérarchisés par risque et impact. Dans un plan d audit environnemental, le rapport doit distinguer faits, preuves, analyses et recommandations, avec une synthèse exécutive lisible. Les constats sont reliés aux critères, les écarts qualifiés et priorisés, et les actions proposées sont proportionnées, avec responsables et échéances. Des annexes rassemblent les preuves et détaillent l’échantillonnage. Les repères de bonnes pratiques (ISO 19011:2018) encouragent la clarté, la traçabilité et l’objectivité. Un tableau de suivi permet de mesurer l’efficacité des actions et d’alimenter la revue de direction. La valeur d’un audit tient à la capacité du rapport à orienter sans ambiguïté les décisions opérationnelles.
Comment éviter que les audits ne deviennent purement documentaires ?
Il faut concevoir les audits pour interroger la maîtrise réelle des processus. Un plan d audit environnemental doit exiger l’observation terrain, l’entretien avec les opérateurs, la vérification par recoupement et un échantillonnage pertinent. Les grilles de questions doivent inclure des points ouverts pour comprendre le « comment » et pas seulement le « quoi ». Les lignes directrices (ISO 19011:2018) insistent sur l’approche fondée sur des preuves et sur la compétence des auditeurs à investiguer sans biais. La mesure de l’efficacité des actions, plutôt que la seule présence de procédures, aide à réorienter le regard. Enfin, la supervision des audits et la revue critique des rapports évitent les routines et renforcent l’attention portée aux risques et aux résultats.
Notre offre de service
Nous accompagnons les organisations dans la structuration, la mise en œuvre et la montée en compétence associées à un Plan d audit environnemental, avec une approche fondée sur les risques, la traçabilité des preuves et la priorisation des actions. Selon les besoins, nous intervenons en diagnostic, en structuration de programme, en appui méthodologique, ou en formation des équipes internes pour renforcer l’autonomie et la qualité des audits. Nos interventions sont documentées, proportionnées aux enjeux et alignées sur les bonnes pratiques en vigueur. Pour explorer nos champs d’intervention et les modalités associées, consultez nos services.
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