Impacts sociaux des projets

Sommaire

Les impacts sociaux des projets structurent la relation entre un maître d’ouvrage, les travailleurs, les communautés et les territoires d’implantation. Au-delà de la conformité, ils touchent l’accès à l’emploi, les conditions de travail, la cohésion sociale, l’égalité d’accès aux services, la sécurité, le foncier et la culture locale. Piloter les impacts sociaux des projets exige une lecture systémique des interactions économiques et institutionnelles, ainsi qu’une écoute méthodique des parties prenantes. Les repères de gouvernance fournissent un cadre d’exigence utile : ISO 26000:2010 sur la responsabilité sociétale éclaire la matérialité des enjeux, tandis que la Norme de performance 1 de la SFI (IFC PS1, paragraphe 14) balise l’engagement des parties prenantes et la gestion des risques. Les Objectifs de développement durable (ODD 8 et ODD 10) ancrent des jalons chiffrés pour l’emploi décent et la réduction des inégalités. Les impacts sociaux des projets se mesurent dans la durée, de l’étude d’impact à l’exploitation, au moyen d’indicateurs contextualisés, d’une gouvernance de suivi et d’un dialogue transparent. Cette approche permet d’anticiper les effets différenciés sur les groupes vulnérables, d’éviter les dommages irréversibles et de consolider l’acceptabilité sociale, tout en renforçant la performance globale des organisations.

Définitions et termes clés

Impacts sociaux des projets
Impacts sociaux des projets

Dans le domaine de l’évaluation et de la gestion, certaines notions facilitent une lecture partagée des enjeux et responsabilités.

  • Impact social : changement positif ou négatif affectant individus, ménages ou communautés, attribuable au projet.
  • Parties prenantes : acteurs concernés par les décisions du projet (travailleurs, riverains, autorités, ONG, fournisseurs).
  • Ligne de base sociale : état initial de référence mesuré avant les interventions.
  • Groupes vulnérables : personnes exposées à des risques accrus (pauvreté, genre, âge, handicap, statut foncier).
  • Plan de gestion social : ensemble des mesures, responsabilités, indicateurs et ressources pour maîtriser les risques.

Les référentiels fournissent des points d’appui : ISO 26000, section 6.8, propose des orientations sur le développement local, tandis que la SFI (IFC PS5, paragraphe 10) précise les attentes en cas de réinstallation économique ou physique.

Objectifs et résultats attendus

Impacts sociaux des projets
Impacts sociaux des projets

Les objectifs visent la prévention des risques, la maximisation des bénéfices et la consolidation du contrat social local.

  • ☑ Réduire les risques d’atteinte aux droits humains et aux conditions de travail.
  • ☑ Assurer une participation significative des communautés à chaque phase du projet.
  • ☑ Garantir la traçabilité des engagements et de leur exécution.
  • ☑ Optimiser les effets socioéconomiques positifs (emplois locaux, achats responsables, accès aux services).
  • ☑ Prévenir les conflits et renforcer la cohésion sociale territoriale.

Des repères opérationnels aident à cadrer l’ambition : au moins 2 cycles formalisés de consultation publique alignés sur IFC PS1, paragraphe 30 ; une revue périodique des indicateurs sociaux tous les 6 mois (ISO 45001:2018, clause 9.1) lorsque des risques critiques sont identifiés.

Applications et exemples

Impacts sociaux des projets
Impacts sociaux des projets

Les champs d’application couvrent l’aménagement, l’énergie, les mines, les infrastructures de transport, l’agro-industrie ou les services urbains. L’outillage méthodologique peut être approfondi via des ressources pédagogiques comme NEW LEARNING, utiles pour consolider les compétences d’évaluation et de pilotage social.

Contexte Exemple Vigilance
Chantier d’infrastructure Plan local d’emploi avec 20 % de recrutement de proximité Veiller à l’égalité d’accès (ODD 5), suivi trimestriel et clauses sociales vérifiables
Projet hydroélectrique Programme de compensation des moyens d’existence Conformité aux attentes IFC PS5, audit externe annuel
Parc industriel Mécanisme de gestion des plaintes multicanal Délai de traitement ≤ 30 jours, traçabilité et retour d’information
Ville durable Charte d’inclusion sociale avec indicateurs de services Indicateurs normalisés ISO 37120:2018, révision tous les 12 mois

Démarche de mise en œuvre de Impacts sociaux des projets

Impacts sociaux des projets
Impacts sociaux des projets

Cadrage et cartographie des parties prenantes

Objectif : structurer le périmètre social, définir la gouvernance de projet et hiérarchiser les parties prenantes. En conseil, l’équipe réalise un cadrage documentaire, des entretiens ciblés et une matrice d’influence-légitimité-urgence, avec livrable de cartographie et plan d’engagement. En formation, les participants s’approprient les méthodes d’identification, de priorisation et de documentation, avec mises en situation. Point de vigilance : ne pas confondre représentation institutionnelle et légitimité sociale des acteurs informels. Un repère utile consiste à formaliser les critères d’analyse et à documenter les hypothèses d’inclusion (IFC PS1, paragraphe 26). L’écueil récurrent tient à un périmètre trop restreint, qui sous-estime les effets de chaîne d’approvisionnement (niveau 1 et 2) et les usagers temporaires. Un jalon de gouvernance consiste à valider en comité interne la cartographie avant toute consultation publique.

Diagnostic socioéconomique de référence

Objectif : établir une ligne de base crédible pour mesurer l’évolution future. En conseil, le diagnostic combine données secondaires, enquêtes ménage, focus groups et observation, avec protocole d’échantillonnage, traitement statistique et rapport de référence. En formation, l’accent est mis sur la construction du questionnaire, l’éthique de collecte et l’analyse descriptive. Vigilance : la saisonnalité des revenus et des services peut biaiser la lecture si une seule campagne est réalisée. Il est recommandé de documenter la taille d’échantillon et la précision (par exemple, marge d’erreur de 5 % à 95 % de confiance) selon ISO 19011:2018 pour la traçabilité méthodologique. Le diagnostic doit couvrir les groupes vulnérables et les dynamiques de genre, avec consentement éclairé et anonymisation des données.

Analyse des risques et opportunités sociaux

Objectif : traduire les constats en carte de risques/opportunités, avec niveaux de gravité et probabilité. En conseil, l’équipe élabore une matrice de criticité, des scénarios, et propose des priorités d’atténuation assorties d’exigences de contrôle interne. En formation, les participants apprennent à relier causes, conséquences et mesures via des ateliers de scénarisation. Vigilance : considérer les effets cumulatifs et la dimension intergénérationnelle (foncier, patrimoine culturel). Un repère de gouvernance consiste à associer le comité SST-HSE et le comité RSE pour arbitrer les risques majeurs et allouer les ressources, en assurant la cohérence avec ISO 26000, section 7.3, sur l’intégration organisationnelle.

Conception des mesures et plan de gestion social

Objectif : formaliser des mesures SMART, des responsabilités, des échéances et des indicateurs. En conseil, production d’un Plan de gestion social (PGS) intégrant mécanisme de plaintes, plan de recrutement local, achats responsables et procédures de sous-traitance, avec calendrier et budget. En formation, appropriation des gabarits, rédaction d’objectifs mesurables et simulation de suivi. Vigilance : éviter la dispersion des mesures non hiérarchisées et sans ressource dédiée. Une bonne pratique est de fixer des revues semestrielles (tous les 6 mois) et des critères d’achèvement vérifiables, en cohérence avec IFC PS1, paragraphe 45, pour la surveillance et l’évaluation des performances.

Dispositif de suivi-évaluation participatif

Objectif : mesurer l’efficacité des mesures et ajuster la trajectoire. En conseil, mise en place d’un cadre logique, d’indicateurs, d’un tableau de bord et de routines de revue (mensuelles/trimestrielles), avec audits indépendants périodiques. En formation, construction d’indicateurs pertinents, calculs de base et interprétation des écarts. Vigilance : distinguer outputs, outcomes et impacts pour éviter des conclusions hâtives. Un repère sectoriel est d’aligner une partie des indicateurs sur ISO 37120:2018 (services urbains) lorsque pertinent et de garantir un mécanisme de retours communautaires actif avec délai de résolution cible ≤ 30 jours.

Gouvernance, communication et amélioration continue

Objectif : ancrer la responsabilité sociale dans la structure de pilotage et assurer la transparence. En conseil, définition des rôles (direction, HSE, achats, RH), calendrier de communication et reporting avec revues de direction. En formation, développement des compétences en communication sensible, gestion des griefs et prévention des conflits. Vigilance : éviter la communication unidirectionnelle ; privilégier des dialogues itératifs et la publication d’indicateurs clés. Un repère utile est la tenue d’une revue de direction au moins 1 fois par an (ISO 9001:2015, clause 9.3) incluant un point dédié aux enjeux sociaux et aux leçons apprises, pour améliorer la maîtrise des risques et la crédibilité institutionnelle.

Pourquoi mesurer les impacts sociaux des projets ?

Impacts sociaux des projets
Impacts sociaux des projets

La question « Pourquoi mesurer les impacts sociaux des projets ? » renvoie à la capacité d’un projet à démontrer sa performance sociale et à prévenir les effets négatifs non intentionnels. « Pourquoi mesurer les impacts sociaux des projets ? » s’explique par trois enjeux : réduire l’exposition au risque réputationnel, documenter les bénéfices socioéconomiques réels et piloter les arbitrages entre coûts, délais et effets sur les communautés. Les responsables HSE y voient un levier de maîtrise du risque opérationnel et d’acceptabilité sociale. Un repère normatif utile est ISO 26000, section 7.3, qui recommande l’intégration des responsabilités sociétales dans la gouvernance, ainsi que IFC PS1, paragraphe 45, sur la surveillance des performances. « Pourquoi mesurer les impacts sociaux des projets ? » permet aussi de relier les effets locaux aux ODD (par exemple ODD 8 pour l’emploi décent), d’anticiper les tensions et de sécuriser les conditions de mise en œuvre. En pratique, l’exercice met en évidence la matérialité des enjeux, hiérarchise les priorités et fonde un dialogue crédible avec les parties prenantes, tout en éclairant les décisions d’investissement.

Dans quels cas réaliser une analyse sociale approfondie ?

La question « Dans quels cas réaliser une analyse sociale approfondie ? » se pose lorsque la taille, la localisation ou la sensibilité sociale du projet font craindre des effets significatifs ou irréversibles. « Dans quels cas réaliser une analyse sociale approfondie ? » concerne notamment les projets induisant des déplacements économiques ou physiques (IFC PS5, paragraphe 9), une main-d’œuvre importante, ou des interactions avec des ressources communautaires critiques. Des repères opérationnels existent : au-delà d’un seuil de 5 000 personnes potentiellement affectées, dans des zones à forte vulnérabilité, ou en présence d’activités sous-traitées multiples, une étude détaillée s’impose. Elle est pertinente également pour les projets multi-sites, les changements rapides d’échelle, ou les situations post-conflit. « Dans quels cas réaliser une analyse sociale approfondie ? » inclut enfin les projets innovants dont les effets sociétaux sont incertains ; l’enjeu est alors de tester des hypothèses, de cadrer les risques émergents et d’établir une gouvernance de suivi capable de réagir rapidement aux signaux précoces.

Comment choisir les indicateurs de suivi social ?

La question « Comment choisir les indicateurs de suivi social ? » appelle une réponse fondée sur la matérialité des enjeux, la disponibilité des données et la capacité de pilotage. « Comment choisir les indicateurs de suivi social ? » suppose de relier chaque mesure à un risque prioritaire ou à un bénéfice attendu, avec définitions, sources et fréquence de collecte. Un repère consiste à aligner une partie du tableau de bord sur des cadres existants (ISO 37120:2018 pour des services urbains, IFC PS1 paragraphe 16 pour la gestion des risques) et à combiner indicateurs d’effort, de résultat et d’impact. Il est recommandé de limiter le noyau dur à 10–15 indicateurs critiques pour assurer la qualité des données et la réactivité. « Comment choisir les indicateurs de suivi social ? » se traduit aussi par une différenciation par groupes : travailleurs directs, sous-traitants, ménages riverains, groupes vulnérables. L’enjeu est de documenter les impacts sociaux des projets avec des séries temporelles comparables, assorties de cibles réalistes et d’un mécanisme d’escalade en cas de dérive.

Quelles limites et risques méthodologiques ?

« Quelles limites et risques méthodologiques ? » renvoie aux biais potentiels de mesure, à l’attribution causale et aux contraintes de ressources. « Quelles limites et risques méthodologiques ? » inclut la qualité de la ligne de base, les effets de saisonnalité, la représentativité des échantillons, et la difficulté d’isoler l’effet du projet de celui d’autres facteurs contextuels. Pour réduire ces limites, des repères existent : expliciter la taille d’échantillon, viser une marge d’erreur de ±5 % au niveau de confiance 95 %, décrire les hypothèses et procédures (ISO 19011:2018 pour la traçabilité d’audit), et trianguler les sources. « Quelles limites et risques méthodologiques ? » couvre aussi les risques éthiques (confidentialité, consentement), la fatigue de consultation des communautés et l’insuffisante prise en compte des effets différenciés selon le genre et la vulnérabilité. La clé est d’adopter une posture prudente, d’indiquer les bornes d’interprétation et de privilégier des décisions adaptatives lorsque les impacts sociaux des projets présentent des incertitudes fortes.

Vue méthodologique et structurelle

Les impacts sociaux des projets se pilotent via une architecture claire : gouvernance, planification, exécution, suivi et amélioration. Le dispositif doit relier décisions stratégiques et pratiques de terrain, en intégrant les obligations des bailleurs, les attentes institutionnelles et les standards volontaires. Trois options se distinguent selon la complexité, la maturité de l’organisation et les exigences de financement. Les repères quantitatifs sécurisent la trajectoire : revue de direction annuelle au minimum (1 fois/an) pour les enjeux sociaux majeurs, mise à jour du registre des risques au moins tous les 6 mois en phase chantier (IFC PS1, paragraphe 45). L’efficience repose sur un tableau de bord resserré, une traçabilité documentaire et une boucle de retour d’expérience. Inscrire les impacts sociaux des projets au cœur des routines HSE évite les silos et améliore la cohérence décisionnelle.

Approche Forces Limites Quand l’utiliser
Essentiel Rapide, coûts réduits, focalisée sur risques prioritaires Granularité limitée, peu d’indicateurs d’impact Petits projets, faible exposition sociale
Renforcée Dialogue structuré, suivi trimestriel, indicateurs mixte Ressources internes nécessaires, coordination accrue Projets multi-acteurs, enjeux sensibles
Alignée standards Conformité IFC/banques, audit externe annuel Exigences fortes de preuve et de capacité Financements internationaux, risques élevés
  1. Qualifier les enjeux matériels et parties prenantes.
  2. Établir la ligne de base et fixer les cibles.
  3. Déployer les mesures et documenter l’exécution.
  4. Suivre, évaluer et ajuster de façon transparente.

Dans la pratique, l’option « renforcée » offre souvent le meilleur compromis entre robustesse et agilité, tout en préparant une montée en conformité si un bailleur l’exige. Les impacts sociaux des projets gagnent alors en lisibilité : indicateurs éclairants, retours communautaires tracés, arbitrages documentés. Des ancrages chiffrés gardent le cap : délai cible de traitement des plaintes ≤ 30 jours ; au moins 2 consultations publiques à chaque phase structurante (conception, début de chantier), avec procès-verbaux et réponses motivées. En liant les impacts sociaux des projets aux cycles budgétaires et aux audits internes, l’organisation renforce sa résilience, sa crédibilité et la performance sociale durable.

Sous-catégories liées à Impacts sociaux des projets

Analyse sociale dans les EIES

Analyse sociale dans les EIES constitue le volet dédié aux effets sur les individus et communautés dans une étude d’impact, de l’identification des enjeux à la proposition de mesures. Analyse sociale dans les EIES mobilise une ligne de base, une analyse de vulnérabilité et des consultations formalisées, pour qualifier les risques et les opportunités. Elle permet d’intégrer les impacts sociaux des projets dès la conception, d’anticiper les effets cumulatifs et de cartographier les interactions avec le foncier, l’emploi et les services essentiels. Un repère utile est l’alignement avec IFC PS1, paragraphe 19, sur l’identification des risques, et avec ISO 26000, section 6.3, pour l’ancrage droits humains. En pratique, Analyse sociale dans les EIES se traduit par un chapitre structuré : contexte socioéconomique, méthodologie, résultats, mesures et plan de suivi, avec indicateurs de résultat et de perception. Le défi réside dans la qualité des données, la représentativité et la traçabilité des arbitrages, notamment lorsque les ressources sont limitées et que le calendrier est contraint ; for more information about other N3 keyword, clic on the following link: Analyse sociale dans les EIES

Populations affectées par le projet

Populations affectées par le projet désigne les individus, ménages et groupes dont les conditions de vie peuvent être modifiées par les activités envisagées. Populations affectées par le projet comprend les travailleurs directs et indirects, les sous-traitants, les riverains, les usagers d’infrastructures et les groupes vulnérables, avec une attention aux effets différenciés selon le genre et l’âge. Les impacts sociaux des projets doivent être qualifiés par sous-groupe, avec indicateurs adaptés et mécanismes d’écoute dédiés. Un repère de gouvernance consiste à établir des critères d’éligibilité transparents pour l’accès aux mesures de compensation (IFC PS5, paragraphe 12) et à documenter publiquement les modalités. Populations affectées par le projet suppose une communication claire, la mise en place d’un mécanisme de plaintes accessible et la consolidation d’une base de données sécurisée pour le suivi. Les défis récurrents concernent l’identification des personnes sans titre foncier, la protection des données personnelles et le risque d’exclusion involontaire ; for more information about other N3 keyword, clic on the following link: Populations affectées par le projet

Mesures sociales d atténuation

Mesures sociales d atténuation regroupent l’ensemble des actions pour prévenir, réduire ou compenser les effets négatifs identifiés. Mesures sociales d atténuation incluent les clauses sociales dans les marchés, le recrutement local, les programmes de renforcement des moyens d’existence, la gestion des nuisances et la prévention des risques pour la santé communautaire. Les impacts sociaux des projets exigent des mesures hiérarchisées, assorties d’objectifs SMART, d’un budget et d’une responsabilité clairement désignée. Un repère fréquent est l’audit externe annuel du plan de gestion social, couplé à une revue semestrielle interne, en cohérence avec IFC PS1, paragraphe 45. Mesures sociales d atténuation doivent être conçues avec les communautés, adaptées au contexte et reliées à des indicateurs de perception pour éviter les effets d’aubaine ou la sous-exécution. Les difficultés portent souvent sur la soutenabilité financière, la coordination multi-acteurs et la mesure des effets à moyen terme ; for more information about other N3 keyword, clic on the following link: Mesures sociales d atténuation

Acceptabilité sociale du projet

Acceptabilité sociale du projet renvoie au degré de tolérance et de soutien exprimé par les communautés et parties prenantes concernées. Acceptabilité sociale du projet se construit par la transparence, la participation significative, la réactivité face aux griefs et la tangibilité des bénéfices partagés. Les impacts sociaux des projets gagnent en légitimité quand un mécanisme de gestion des plaintes fonctionne avec un délai de réponse ≤ 30 jours et que des consultations publiques formelles sont tenues au moins 2 fois par phase majeure (IFC PS1, paragraphe 30). Acceptabilité sociale du projet implique aussi d’anticiper les risques de désinformation et de conflits, de publier des engagements vérifiables et d’actualiser les indicateurs de suivi. Le défi consiste à maintenir la confiance dans le temps, à gérer les attentes et à prouver la réalisation effective des promesses, notamment lorsque le contexte socio-politique est mouvant ; for more information about other N3 keyword, clic on the following link: Acceptabilité sociale du projet

FAQ – Impacts sociaux des projets

Qu’est-ce qu’un impact social significatif et comment l’identifier ?

Un impact social significatif correspond à un changement notable, positif ou négatif, affectant durablement des individus, des ménages ou des communautés, et attribuable au projet. L’identification combine une ligne de base robuste, des consultations et une analyse de matérialité. Les repères incluent la gravité (ampleur, durée, réversibilité), la probabilité et la sensibilité des groupes vulnérables. Les impacts sociaux des projets se qualifient via une matrice de criticité, avec critères explicites et documentation des hypothèses. La triangulation des sources (données quantitatives, entretiens, observation) et l’alignement avec des références comme ISO 26000 sécurisent la traçabilité. Enfin, des indicateurs de perception complètent les mesures objectives pour saisir l’expérience vécue par les affectés.

Comment articuler l’analyse sociale avec la santé et la sécurité au travail ?

L’articulation passe par une gouvernance commune des risques, des routines de partage d’information et des indicateurs alignés. La cartographie des dangers SST et l’évaluation sociale doivent se parler : conditions de travail des sous-traitants, déplacements domicile-travail, santé communautaire, nuisances. Les impacts sociaux des projets gagnent en cohérence quand le comité HSE intègre un point social récurrent et que le mécanisme de plaintes couvre travailleurs et communautés. Les procédures de contrôle (audits, inspections, retours d’expérience) servent à ajuster mesures sociales et mesures SST de manière conjointe. Cette convergence évite les silos et améliore la prévention globale des risques.

Quels documents produire pour démontrer la maîtrise des enjeux sociaux ?

Un corpus minimal comprend : ligne de base sociale, analyse de risques/opportunités, Plan de gestion social, plan d’engagement des parties prenantes, mécanisme de gestion des plaintes, tableau de bord d’indicateurs et rapports de suivi. Selon l’exposition, un plan de réinstallation et des audits indépendants peuvent s’ajouter. Les impacts sociaux des projets doivent être visibles dans la revue de direction et dans une note de matérialité consolidant les arbitrages. La qualité documentaire tient à la traçabilité des hypothèses, des responsabilités, des budgets et des preuves d’exécution. Des procès-verbaux de consultation et des réponses motivées renforcent la crédibilité.

Quelle durée de suivi est pertinente après la mise en service ?

La durée dépend des risques résiduels et des engagements. Pour des enjeux sensibles (foncier, moyens d’existence, sécurité communautaire), un suivi intensif les 24 premiers mois est courant, avec revue semestrielle. Les impacts sociaux des projets peuvent nécessiter des indicateurs de long terme, surtout si des effets différés sont possibles (réinstallation, reconversion économique). L’important est d’adosser la durée à des critères de sortie explicites : atteinte de cibles, stabilité des indicateurs, absence de plaintes récurrentes, audit de clôture favorable. Une trajectoire dégressive, assortie de la montée en puissance des acteurs locaux, facilite une transition responsable.

Comment intégrer les groupes vulnérables de manière effective ?

L’intégration repose sur une identification fine des vulnérabilités, un accès adapté aux consultations (horaires, langues, formats) et des mesures différenciées. Les impacts sociaux des projets doivent expliciter l’équité d’accès aux bénéfices et la prévention des effets négatifs spécifiques. Mécanismes de plaintes accessibles, accompagnement social, médiation et partenariats avec des acteurs de terrain sont clés. La collecte de données désagrégées par genre, âge, handicap et statut foncier permet de suivre les écarts et d’ajuster les actions. Un référent « inclusion » peut coordonner ces dimensions et garantir la redevabilité.

Quels coûts et ressources prévoir pour une gestion sociale crédible ?

Les coûts varient selon l’ampleur et la sensibilité du projet : diagnostic initial, consultations, dispositifs de suivi, audits, mesures d’atténuation et mécanisme de plaintes. Les impacts sociaux des projets réclament des compétences pluridisciplinaires (socioéconomie, dialogue, analyse de données) et un temps projet pour la coordination. Un budget fléché pour les mesures prioritaires et un poste dédié au pilotage social renforcent la crédibilité. Les dépenses doivent être reliées à des résultats mesurables, intégrées au plan d’affaires et ajustées selon les revues de performance. L’investissement initial est souvent compensé par la réduction des retards, des conflits et des coûts de non-qualité sociale.

Notre offre de service

Nous accompagnons les organisations dans la structuration, l’évaluation et le pilotage des enjeux sociaux, depuis le cadrage stratégique jusqu’au suivi opérationnel. Notre démarche privilégie la robustesse méthodologique, la traçabilité et l’amélioration continue, afin d’objectiver les résultats et d’anticiper les situations sensibles. Qu’il s’agisse de former vos équipes, d’outiller vos processus ou d’auditer vos dispositifs, l’objectif est de consolider la maîtrise des risques et la cohérence avec vos engagements. Pour en savoir davantage sur nos modalités d’intervention et nos expertises complémentaires, consultez nos services. Cette approche renforce la capacité à piloter les impacts sociaux des projets de manière durable et démontrable.

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