Plans de conservation

Sommaire

Dans de nombreuses organisations, les Plans de conservation structurent la manière de préserver les milieux naturels tout en maîtrisant les impacts des activités. Les Plans de conservation s’appuient sur des diagnostics écologiques, des priorités chiffrées et une gouvernance explicite pour arbitrer entre usages, contraintes et objectifs de long terme. En cohérence avec des repères de gestion reconnus, comme l’ISO 14001:2015 pour le management environnemental, ils instaurent des trajectoires de progrès et des boucles de suivi. Les engagements se traduisent par des objectifs mesurables et des indicateurs permettant d’anticiper les risques, notamment sur les habitats d’intérêt communautaire (Directive 92/43/CEE) et sur les continuités écologiques. Les Plans de conservation s’inscrivent aussi dans des cadres de développement durable, avec une attention particulière portée à l’Objectif 15 des ODD, où les organisations contribuent à la protection, la restauration et l’utilisation durable des écosystèmes terrestres. En pratique, ils mobilisent les équipes HSE, les parties prenantes locales et les experts naturalistes pour déployer des actions opérationnelles, à l’échelle des sites comme des territoires. L’articulation entre décisions d’aménagement, gestion des risques et maintien des services écosystémiques est rendue lisible par une gouvernance documentée et des évaluations périodiques, ancrées dans des horizons pluriannuels et des indicateurs de référence.

Définitions et termes clés

Plans de conservation
Plans de conservation

La notion de Plans de conservation recouvre un ensemble organisé d’analyses, d’objectifs et de mesures visant la préservation ou la restauration d’habitats et d’espèces. Elle mobilise des concepts techniques et de gouvernance qui facilitent le dialogue entre acteurs et la traçabilité des décisions.

  • État de référence écologique : situation initiale décrivant habitats, espèces et pressions.
  • Enjeux critiques : éléments écologiques sensibles à fort risque d’érosion.
  • Mesures d’évitement, de réduction, de compensation : hiérarchie d’action environnementale.
  • Indicateurs de résultat et d’impact : métriques de suivi, avec seuils et tolérances.
  • Trame verte et bleue : continuités écologiques indispensables aux déplacements des espèces.
  • Gestion adaptative : méthode d’amélioration continue fondée sur l’apprentissage.
  • Gouvernance multi-parties prenantes : comité ou dispositif de pilotage formalisé.

Repère de gouvernance recommandé : formaliser les objectifs et risques biodiversité dans le système de management environnemental (ISO 14001:2015, clause 6.1.2), avec des revues à fréquence annuelle.

Objectifs et résultats attendus

Plans de conservation
Plans de conservation

Les Plans de conservation traduisent une volonté de prévenir les pertes d’habitats, de maintenir la fonctionnalité écologique et de démontrer des résultats mesurables. Ils structurent l’action, l’évaluation et le dialogue avec les parties prenantes.

  • Définir des objectifs mesurables et temporellement bornés, avec des seuils de tolérance.
  • Maintenir ou améliorer l’état de conservation des habitats critiques identifiés.
  • Réduire les impacts opérationnels par la hiérarchie éviter-réduire-compenser.
  • Assurer la conformité aux exigences locales et aux cadres de référence reconnus.
  • Instaurer un suivi indépendant et une transparence des résultats publiés.

Repère international utile : aligner les objectifs sur l’ODD 15 et publier au minimum 1 fois par an un tableau d’indicateurs consolidé, comportant des valeurs cibles et des écarts tolérés définis à ±10 % pour les indicateurs de pression, à titre de bonne pratique.

Applications et exemples

Plans de conservation
Plans de conservation

Les Plans de conservation s’appliquent dans des contextes variés : industries, infrastructures, gestion forestière, sites miniers, ou périmètres d’urbanisme. Ils aident à prioriser, à décider des mesures et à suivre les effets dans le temps. Une ressource pédagogique utile pour se former aux bases QHSE est proposée par NEW LEARNING.

Contexte Exemple Vigilance
Site industriel multi-activités Cartographie des habitats, objectifs par compartiment (zones humides, lisières) Risque de sous-estimation des pressions cumulées sur 5 ans
Projet d’infrastructure linéaire Mesures d’évitement sur corridors faune, passages à faune dimensionnés Continuités écologiques interrompues si entretien non conforme
Gestion forestière Îlots de sénescence, bois mort conservé, mosaïque d’âges Equilibre récolte/conservation selon plans quinquennaux
Restauration de friches Revégétalisation avec espèces locales, sols décompactés Suivi insuffisant la 2e et 3e année post-travaux
Site minier en reconversion Création de mares, pentes adoucies, substrats variés Qualité de l’eau et ruissellement à contrôler mensuellement

Démarche de mise en œuvre de Plans de conservation

Plans de conservation
Plans de conservation

Cadrage stratégique et gouvernance

Cette étape vise à expliciter le périmètre, les responsabilités et la finalité du plan au regard des enjeux du site et de la stratégie d’entreprise. En conseil, elle se traduit par un cadrage documentaire, la cartographie des parties prenantes, la définition d’un comité de pilotage et la production d’un protocole de gouvernance. En formation, l’accent est mis sur l’appropriation des référentiels, le rôle des fonctions HSE et la construction d’une feuille de route. Vigilances fréquentes : périmètre trop vaste, absence d’arbitrage entre objectifs écologiques et contraintes d’exploitation, faible disponibilité des décideurs. Repères utiles : intégrer un cycle de revue semestrielle (2 par an) et positionner les risques biodiversité dans le registre des risques, avec un niveau de maturité cible (3/5) au terme de la première année.

Diagnostic écologique et hiérarchisation des enjeux

L’objectif est de rassembler les données existantes, de conduire des inventaires ciblés et d’analyser les pressions pour qualifier les enjeux. En conseil, cela implique une analyse bibliographique, des sorties de terrain, une hiérarchisation multicritères et un rapport de diagnostic. En formation, les équipes apprennent à reconnaître les habitats, à noter les indices écologiques et à structurer une base de données. Vigilances : biais saisonniers, inventaires incomplets, confusion entre état de référence et état souhaité. Bonnes pratiques : caler la fenêtre d’inventaires sur 2 saisons biologiques minimum et documenter la robustesse des données (faible/moyenne/élevée) pour éviter des décisions hâtives.

Définition des objectifs et indicateurs

Cette étape transforme les enjeux hiérarchisés en objectifs opérationnels, assortis d’indicateurs de résultat et d’impact. En conseil, le travail consiste à fixer des cibles temporelles, des seuils d’alerte et des modalités de mesure, puis à consolider ces éléments dans une matrice de performance. En formation, les équipes s’exercent à formuler des objectifs SMART, à choisir des indicateurs pertinents et à anticiper les possibilités de suivi. Vigilances : surabondance d’indicateurs, cibles irréalistes, absence de ligne de base. Repères : limiter le tableau de bord à 10–15 indicateurs clés et prévoir une vérification méthodologique annuelle (ISO 19011:2018) sur l’intégrité des données et la traçabilité.

Conception des mesures et planification pluriannuelle

Il s’agit d’identifier les mesures d’évitement, de réduction et, si nécessaire, de compensation, puis de les planifier dans le temps en cohérence avec les cycles écologiques. En conseil, cela se traduit par des fiches-actions chiffrées, un calendrier, des responsabilités et une estimation budgétaire. En formation, on travaille la compréhension de la hiérarchie ERC, la compatibilité avec les opérations et la priorisation. Vigilances : incohérence saisonnière, mesures trop coûteuses, sous-estimation de la maintenance. Repères de gouvernance : horizon de planification de 3 ans minimum avec jalons annuels, et clauses d’ajustement lorsque les indicateurs dépassent un seuil d’écart de 20 % par rapport à la cible.

Déploiement, pilotage et gestion des risques

Cette étape met en action les mesures, sécurise les ressources et clarifie les circuits de décision. En conseil, on installe un pilotage visuel, des revues de progrès et un registre des risques biodiversité articulé avec les risques HSE. En formation, les équipes s’entraînent à gérer les aléas (météo, contraintes de chantier), à formaliser des décisions et à documenter les évidences. Vigilances : dilution des responsabilités, sous-financement, pertes d’informations entre services. Repères : organiser des points de pilotage mensuels le premier semestre (6 réunions) et exiger des comptes rendus synthétiques comportant décisions, actions et preuves de mise en œuvre.

Suivi, évaluation et amélioration continue

Le suivi mesure les effets, la conformité aux objectifs et alimente les ajustements. En conseil, l’accompagnement porte sur la consolidation des données, l’analyse des écarts et la révision du plan. En formation, l’enjeu est la montée en compétence sur la lecture des tendances, l’interprétation statistique et la communication des résultats. Vigilances : suivi discontinu, confusion entre variabilité naturelle et écarts liés aux opérations, absence de retour d’expérience. Repères : prévoir un bilan annuel documenté, assorti d’une revue de direction et d’un plan d’amélioration, et maintenir une traçabilité des versions (v1, v2, v3) pour chaque cycle annuel.

Pourquoi mettre en place des plans de conservation ?

Plans de conservation
Plans de conservation

Au-delà de l’exigence morale de préserver la biodiversité, la question Pourquoi mettre en place des plans de conservation ? renvoie à la maîtrise des risques opérationnels, à la conformité et à la résilience des sites. Dans des contextes soumis à des pressions cumulées, Pourquoi mettre en place des plans de conservation ? sert à hiérarchiser les actions, à définir des objectifs mesurables et à organiser un suivi crédible. Les Plans de conservation apportent un cadre de pilotage, facilitent les arbitrages entre production et protection, et renforcent la confiance des parties prenantes. Les repères de bonnes pratiques suggèrent d’adosser la démarche à un système de management reconnu (ISO 14001:2015) et de cadrer les décisions sensibles avec un comité pluridisciplinaire. La mise en œuvre progressive limite les erreurs de priorisation, réduit les coûts d’opportunité et améliore la cohérence des actions à l’échelle des territoires. Enfin, Pourquoi mettre en place des plans de conservation ? clarifie les engagements, aligne les investissements sur des trajectoires de résultat et prépare les organisations aux attentes internationales, notamment celles portées par l’ODD 15 et par la Stratégie nationale biodiversité à horizon 2030.

Dans quels cas les plans de conservation sont prioritaires ?

La question Dans quels cas les plans de conservation sont prioritaires ? se pose lorsque les activités interagissent avec des habitats sensibles, des espèces d’intérêt ou des continuités écologiques. Lorsque les pressions sont élevées, Dans quels cas les plans de conservation sont prioritaires ? aide à déclencher un cadrage renforcé : projets d’infrastructures, extension de sites, reconversion de friches, gestion forestière intensifiée, ou activités proches d’aires à forte valeur écologique. Les Plans de conservation deviennent structurants dès qu’un diagnostic fait apparaître des enjeux critiques, des tendances de dégradation rapides, ou une exposition au risque de non-conformité. Les repères de gouvernance recommandent de croiser les résultats d’inventaires avec des cadres de référence (Directive 92/43/CEE ou Directive 2009/147/CE) et d’instaurer des lignes de base robustes avant toute décision d’aménagement. Dans quels cas les plans de conservation sont prioritaires ? s’entend alors comme une alerte méthodologique : pas d’actions dispersées sans priorisation explicite, pas d’engagements sans indicateurs fiables, et des revues périodiques pour ajuster la trajectoire selon les résultats et les aléas observés.

Comment choisir les indicateurs d’un plan de conservation ?

Au cœur de la décision, Comment choisir les indicateurs d’un plan de conservation ? demande de lier clairement objectifs, pressions et résultats attendus. Les indicateurs doivent être compréhensibles, mesurables et reliés à des seuils d’alerte, avec des protocoles reproductibles. Pour répondre à Comment choisir les indicateurs d’un plan de conservation ?, on mobilise une grille équilibrée d’indicateurs d’effort (moyens engagés), de résultat (état des habitats) et d’impact (tendance sur les espèces), tout en assurant la faisabilité opérationnelle des mesures. Les Plans de conservation gagnent en crédibilité lorsque le tableau de bord est limité à un ensemble resserré, avec traçabilité des sources et fréquence de mesure adaptée au cycle biologique. Un repère pragmatique consiste à fixer un nombre cible d’indicateurs clés (par exemple 12) et une fréquence de revue trimestrielle, en documentant chaque écart et ses causes. Les standards de management (ISO 14001:2015) peuvent guider la définition des mesures de performance et la cohérence des revues, afin d’éviter la dérive vers une collecte excessive de données sans valeur décisionnelle.

Quelles limites et arbitrages pour un plan de conservation ?

La problématique Quelles limites et arbitrages pour un plan de conservation ? survient lorsque les objectifs écologiques rencontrent des contraintes techniques, économiques ou temporelles. L’arbitrage s’appuie sur la hiérarchie des mesures (éviter, réduire, compenser), un calendrier réaliste et une analyse de risque assumée. Pour traiter Quelles limites et arbitrages pour un plan de conservation ?, il est utile de distinguer ce qui relève de la restauration réalisable à court terme et ce qui demande des trajectoires longues, avec un suivi étalé sur plusieurs années. Les Plans de conservation doivent rendre explicites les compromis, leurs justifications et les mesures de maîtrise associées, avec des clauses d’ajustement en cas d’écarts significatifs. Les repères de bonne gouvernance invitent à documenter les décisions en comité et à publier un bilan annuel structuré, en s’appuyant sur des cadres partagés (ODD 15, Stratégie nationale biodiversité 2030). Quelles limites et arbitrages pour un plan de conservation ? conduit ainsi à formaliser la transparence, à prioriser les actions utiles et à refuser la dispersion d’efforts qui n’apporte ni résultat mesurable ni apprentissage pour les cycles suivants.

Vue méthodologique et structurante

Pour renforcer la cohérence, les Plans de conservation s’articulent autour d’un enchaînement clair reliant enjeux, objectifs, mesures et résultats. La comparaison entre une approche prescriptive et une approche adaptative illustre l’importance du pilotage reposant sur des faits. Les Plans de conservation efficaces disposent d’un tableau de bord resserré, d’une gouvernance documentée et d’une boucle d’amélioration continue. Des repères chiffrés aident à se situer : un comité de pilotage réunissant 4 fois par an, des revues de performance semestrielles, et un bilan annuel publié. La transparence sur les écarts (par exemple au-delà de 15 % d’écart par rapport à la cible) déclenche l’analyse de causes et l’ajustement du plan, en cohérence avec les principes de gestion adaptative. Ces éléments favorisent l’appropriation par les équipes et la continuité des efforts, au-delà des personnes et des aléas.

Approche Forces Limites
Prescriptive (référentiels détaillés) Clarté des exigences, comparabilité, conformité facilitée Rigidité face aux aléas, risque de formalisme
Adaptative (gestion par résultats) Apprentissage continu, priorisation par l’évidence Exige des données fiables, gouvernance mature
  1. Qualifier les enjeux et fixer l’état de référence.
  2. Choisir des objectifs mesurables et des indicateurs pertinents.
  3. Planifier les mesures et les ressources.
  4. Mesurer, analyser, ajuster et capitaliser.

Intégrés aux dispositifs HSE, les Plans de conservation créent un langage commun entre directions, équipes terrain et partenaires locaux. Ils rendent les arbitrages explicites, encadrent la prise de décision et supportent une communication vérifiable. Au plan de la gouvernance, la tenue d’un registre de risques biodiversité et la documentation des décisions en comité constituent des garanties fortes de continuité. Les Plans de conservation deviennent alors un levier de maîtrise des impacts et d’innovation organisationnelle, en s’appuyant sur des données tracées et des engagements clairs, assortis d’un calendrier et de responsabilités définies.

Sous-catégories liées à Plans de conservation

Mesures de protection de la biodiversité

Les Mesures de protection de la biodiversité forment le cœur opérationnel d’un plan, en priorisant l’évitement, la réduction et, en dernier ressort, la compensation. Les Mesures de protection de la biodiversité s’appuient sur un diagnostic solide pour cibler les pressions, et sur des objectifs réalistes pour organiser l’effort. Dans des Plans de conservation, la mise en œuvre de Mesures de protection de la biodiversité doit combiner efficacité écologique et faisabilité opérationnelle, avec des protocoles de suivi adaptés aux saisons. Un repère de gouvernance utile consiste à inscrire ces mesures dans un système de management reconnu (ISO 14001:2015) et à vérifier, au minimum une fois par an, la conformité des interventions avec les procédures internes. L’ODD 15 fournit un cadre complémentaire pour orienter les résultats vers la restauration des écosystèmes. Afin d’éviter la dispersion, une bonne pratique est de concentrer les actions sur un nombre limité de foyers d’impact, tout en prévoyant des clauses d’ajustement si les indicateurs s’écartent des cibles. pour en savoir plus sur Mesures de protection de la biodiversité, cliquez sur le lien suivant : Mesures de protection de la biodiversité

Aires protégées

Les Aires protégées constituent des espaces où la conservation prévaut, avec des règles d’usage spécifiques et un suivi écologique régulier. Les Aires protégées interagissent avec les Plans de conservation lorsqu’une activité se situe à proximité ou à l’intérieur de périmètres à forte valeur patrimoniale. La bonne articulation consiste à anticiper les contraintes, à participer au dialogue de gestion et à aligner les objectifs internes sur ceux des gestionnaires d’espaces. Les Aires protégées s’inscrivent dans des cadres internationaux et nationaux, avec des catégories et des périmètres définis. Des repères utiles incluent la cible de 30 % d’aires protégées d’ici 2030 (cadre de référence politique) et l’application des exigences des Directives 92/43/CEE et 2009/147/CE lorsque des habitats et espèces d’intérêt sont concernés. Les Plans de conservation doivent vérifier la cohérence des mesures et des calendriers d’intervention avec la sensibilité locale, et instaurer des boucles de validation avec les autorités compétentes. pour en savoir plus sur Aires protégées, cliquez sur le lien suivant : Aires protégées

Espèces protégées

Les Espèces protégées requièrent des attentions particulières en raison de leur statut et de leur vulnérabilité. Dans un contexte de Plans de conservation, la présence d’Espèces protégées impose un diagnostic renforcé, des mesures ciblées et un suivi rigoureux fondé sur des protocoles reconnus. Les Espèces protégées relèvent souvent de listes et de cadres de référence précisant des obligations de protection et des conditions d’intervention. Les repères de gouvernance s’appuient notamment sur la Directive 2009/147/CE pour l’avifaune et sur les listes nationales, avec des évaluations périodiques de l’état de conservation. Une bonne pratique consiste à définir des zones de quiétude, à adapter les calendriers de travaux et à former les équipes aux gestes de préservation. Dans un plan, l’intégration des Espèces protégées doit être explicite, avec des indicateurs de présence, de reproduction et de perturbation, et des seuils d’alerte clairs. pour en savoir plus sur Espèces protégées, cliquez sur le lien suivant : Espèces protégées

Restauration écologique

La Restauration écologique vise à remettre en état la structure et les fonctions d’écosystèmes dégradés, en s’appuyant sur des diagnostics et des trajectoires longues. Dans des Plans de conservation, la Restauration écologique intervient lorsque la simple réduction des pressions ne suffit plus à retrouver un état satisfaisant. La Restauration écologique mobilise des savoir-faire techniques (gestion de l’eau, des sols, des végétations) et une planification phasée, avec un suivi sur plusieurs années pour valider la trajectoire. Repères de gouvernance : se référer à l’horizon 2021–2030, décennie dédiée à la restauration, et définir des indicateurs de résultat à 1, 3 et 5 ans pour ancrer les décisions. L’implication des parties prenantes locales favorise l’acceptabilité et la pérennité des ouvrages. Les Plans de conservation gagneront en robustesse en intégrant dès le départ les coûts de maintenance, la disponibilité des matériaux locaux et les risques de colonisation par des espèces exotiques envahissantes. pour en savoir plus sur Restauration écologique, cliquez sur le lien suivant : Restauration écologique

FAQ – Plans de conservation

Quelle est la différence entre un plan de conservation et une politique biodiversité ?

Une politique biodiversité exprime des principes et des engagements généraux, tandis que les Plans de conservation détaillent les objectifs opérationnels, les indicateurs, les mesures et le calendrier. Le plan s’appuie sur un état de référence et une hiérarchisation des enjeux, puis décline des actions concrètes avec des responsabilités. Il inclut une gouvernance formalisée, des revues périodiques et des clauses d’ajustement lorsque les résultats s’écartent des cibles. La politique, plus stratégique, fixe le cap et les attentes globales ; le plan, plus technique, organise la mise en œuvre et le suivi. Ensemble, ils forment un dispositif cohérent, le plan servant de preuve d’exécution et de pilotage. En pratique, les Plans de conservation se rattachent au système de management environnemental, en veillant à la traçabilité des données et à la transparence des décisions auprès des parties prenantes.

Comment déterminer l’état de référence écologique de manière fiable ?

La détermination d’un état de référence requiert la compilation de données existantes, des inventaires ciblés et une analyse des pressions actuelles. On croise les sources, on caractérise la robustesse des informations et on documente les lacunes. Les Plans de conservation recommandent de couvrir au moins deux saisons biologiques pour limiter les biais, d’utiliser des protocoles reconnus et de fixer une période de référence claire (année N ou moyenne glissante). La robustesse se renforce par des validations croisées entre experts, une traçabilité des méthodes et la mise à jour des données lors des revues. L’objectif est d’obtenir une base solide pour comparer les résultats futurs, évaluer les écarts et justifier les décisions d’ajustement lorsque des aléas ou des tendances inattendues apparaissent.

Combien d’indicateurs faut-il suivre sans alourdir le pilotage ?

Il est conseillé de privilégier un nombre restreint d’indicateurs, centrés sur les enjeux prioritaires et la faisabilité de mesure. Les Plans de conservation s’avèrent plus efficaces avec un tableau de bord de l’ordre d’une douzaine d’indicateurs clés, équilibrant efforts, résultats et impacts. Ce choix limite le formalisme et favorise la qualité des données. Les indicateurs doivent être reliés à des objectifs clairs, à des seuils d’alerte et à une fréquence de mesure adaptée. L’essentiel est d’assurer la cohérence entre moyens et résultats, d’éviter la collecte superflue et de concentrer l’analyse sur ce qui influe réellement les décisions. Une revue périodique permet d’ajouter ou retirer des indicateurs selon l’évolution des enjeux et des capacités de suivi.

Comment intégrer les parties prenantes locales dans le dispositif ?

L’intégration des parties prenantes renforce la qualité du diagnostic, l’acceptabilité des mesures et la transparence. Les Plans de conservation prévoient souvent un comité de suivi ou des temps de concertation pour partager les enjeux, valider les priorités et discuter des résultats. Les acteurs locaux (associations, riverains, collectivités) peuvent contribuer à l’identification des pressions et à la vérification de l’efficacité des actions. Un protocole de dialogue clarifie la fréquence des échanges, les sujets abordés et la manière de traiter les retours. L’objectif est de construire une compréhension commune, d’anticiper les conflits d’usages et de capitaliser sur les connaissances de terrain. Cette approche accroît la légitimité des décisions et la pérennité des mesures retenues.

Que faire en cas d’écart significatif aux objectifs ?

Un écart significatif doit déclencher une analyse des causes, la révision des mesures et, si besoin, la replanification. Les Plans de conservation prévoient des seuils d’alerte et des procédures de gestion des écarts : validation en comité, décision d’ajustement, ressources complémentaires, ou changement de méthode. La transparence est essentielle : l’écart, ses causes et les décisions associées doivent être documentés. Un retour d’expérience formalisé aide à éviter la répétition des erreurs et à alimenter la gestion adaptative. L’important est de distinguer ce qui relève d’une variabilité naturelle de ce qui indique un problème de conception, d’exécution ou de moyens, puis d’agir en conséquence pour retrouver une trajectoire de résultat crédible.

Comment articuler le plan avec les autres démarches HSE ?

Le plan doit s’inscrire dans le système HSE pour bénéficier de ses processus de pilotage, de maîtrise documentaire et d’audit. Les Plans de conservation partagent des mécanismes communs avec la gestion des risques, les plans d’actions et les revues de direction. L’intégration facilite la priorisation, l’affectation des ressources et la capitalisation des retours d’expérience. Les synergies concernent également la formation, la communication et le contrôle opérationnel. En pratique, l’alignement des calendriers de revue, l’utilisation d’outils communs de suivi et la prise en compte des interactions (eau, sols, déchets, sécurité) permettent d’éviter les silos et de renforcer la cohérence globale. Le résultat est un dispositif plus lisible et plus robuste pour l’organisation.

Notre offre de service

Nous accompagnons les organisations dans la structuration, la mise en œuvre et l’amélioration de leurs Plans de conservation en articulant diagnostic, gouvernance et montée en compétences des équipes. L’approche intègre la définition d’objectifs mesurables, la conception de mesures adaptées et la mise en place d’indicateurs fiables. Nos interventions visent la clarté des responsabilités, la traçabilité des données et la cohérence des arbitrages entre contraintes opérationnelles et résultats écologiques. Pour découvrir l’ensemble des modalités d’appui et de formation, consultez nos services.

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