Les Mesures de protection de la biodiversité s’imposent désormais comme un pilier de la gestion des risques et de la performance environnementale, au même titre que l’énergie ou l’eau. Elles répondent à une double exigence: préserver les fonctions écologiques indispensables aux activités humaines et maîtriser l’exposition réglementaire et réputationnelle des organisations. À l’échelle internationale, l’ODD 15 fixe un horizon commun, tandis que l’engagement “30 % d’aires protégées d’ici 2030” structure les attentes de gouvernance. Dans l’entreprise, l’adossement aux systèmes de management (ISO 14001:2015) et aux référentiels de reporting permet d’objectiver les résultats et de sécuriser les décisions d’aménagement, d’achats ou d’investissements. Les Mesures de protection de la biodiversité combinent l’évitement et la réduction des impacts, la restauration des milieux dégradés et, en dernier ressort, la compensation. Leur pertinence repose sur la hiérarchisation des pressions et la qualité des données écologiques, mais aussi sur l’intégration des enjeux socio‑économiques locaux. Pour être crédibles, ces mesures doivent être inscrites dans une trajectoire pluriannuelle, documentée par des objectifs, des indicateurs de résultats et des preuves de suivi. En pratique, la cohérence entre site, chaîne de valeur et territoire, la transparence des arbitrages et la traçabilité des actions conditionnent la réussite et la durabilité des Mesures de protection de la biodiversité.
Définitions et termes clés

Le champ des Mesures de protection de la biodiversité couvre un ensemble de notions interdépendantes. La biodiversité se décline aux niveaux génétique, spécifique et écosystémique; les pressions (changement d’usage des terres, pollution, surexploitation, espèces exotiques envahissantes, climat) orientent les priorités d’action. La hiérarchie Éviter–Réduire–Compenser organise la prise de décision, avec un principe de “pas de perte nette” utilisé dans plusieurs cadres de gouvernance (référence BS 8683:2021). Les aires et espèces protégées s’appuient sur des listes et catégories (UICN I à VI) et sur des dispositifs comme la directive 92/43/CEE. Les trames écologiques (verte, bleue, noire) structurent la connectivité. Les services écosystémiques (régulation, approvisionnement, culturels) éclairent la valeur d’usage et de non‑usage.
- Pressions et impacts: lien entre activités et états de conservation (GRI 304).
- Hiérarchie d’atténuation: priorité à l’évitement avant réduction et compensation.
- Trames écologiques: continuités favorisant flux d’espèces et résilience.
- Suivi écologique: indicateurs d’état, de pression et de réponse sur des pas de temps pluriannuels.
Objectifs et résultats attendus

Les résultats des Mesures de protection de la biodiversité se lisent à la fois dans l’état des milieux et dans la maîtrise des risques. Les objectifs doivent être spécifiques, mesurables, atteignables, réalistes et temporellement définis, alignés avec les engagements publics et les référentiels de l’entreprise. Ils se traduisent par des gains écologiques vérifiables, des incidences positives pour les acteurs locaux et une traçabilité compatible avec le reporting extra‑financier. L’enjeu est d’éviter l’empilement d’actions symboliques au profit d’un portefeuille cohérent, priorisé et piloté. Les repères de bonne pratique (GRI 304, SBTN 2023) encouragent la définition de cibles écosystémiques fondées sur des preuves.
- ✓ Définir des cibles spatialisées liées aux pressions majeures (référence SBTN 2023).
- ✓ Documenter les résultats à l’aide d’indicateurs d’état (GRI 304‑3).
- ✓ Prioriser les leviers à plus fort effet d’évitement avant toute compensation.
- ✓ Aligner les ressources et la gouvernance interne sur un cycle de 3 à 5 ans.
- ✓ Assurer la participation des parties prenantes locales dès la conception.
Applications et exemples

La mise en œuvre couvre des contextes variés: aménagements d’infrastructures, industries, immobilier, agriculture et gestion de sites. Elle mobilise des diagnostics écologiques, des plans d’action et des suivis pluriannuels. La formation des équipes opérationnelles favorise l’appropriation des protocoles et des indicateurs, comme le proposent certaines démarches de perfectionnement telles que NEW LEARNING. La vigilance porte sur la cohérence entre échelle d’intervention, enjeux locaux et contraintes réglementaires (règlement (UE) 2020/852 – taxonomie verte).
| Contexte | Exemple | Vigilance |
|---|---|---|
| Chantier d’infrastructure | Adaptation du calendrier pour éviter la période de reproduction | Assurer la conformité aux arrêtés de protection (directive 2009/147/CE) |
| Site industriel | Restauration de milieux humides en périphérie de site | Éviter les transferts de pollution et mesurer les effets à 3 ans |
| Immobilier | Toitures végétalisées et corridors en pied d’immeuble | Maintenir la connectivité au-delà de la parcelle (trame urbaine) |
| Agriculture | Bandes enherbées, haies, mares temporaires | Suivre la pression phytosanitaire et l’érosion des sols |
Démarche de mise en œuvre de Mesures de protection de la biodiversité

Cadre et gouvernance de projet
La première étape consiste à cadrer la gouvernance, les périmètres et les exigences de preuve. En conseil, le diagnostic de maturité, la cartographie des parties prenantes et l’alignement avec les référentiels (ISO 14001:2015, GRI 304) structurent les attendus et les livrables. En formation, l’objectif est d’acquérir les méthodes d’analyse d’enjeux, les bases écologiques utiles et la lecture des textes applicables pour permettre aux équipes d’identifier les pressions pertinentes. Point de vigilance: éviter de confondre conformité minimale et performance écologique; l’absence d’objectifs temporellement définis et la dilution des responsabilités conduisent souvent à des actions dispersées. Il convient d’établir un comité de pilotage, des rôles clairs et un cycle de revues programmé afin de sécuriser la trajectoire et la preuve de décision.
Analyse des pressions et priorisation
Cette étape vise à relier activités, sources d’impact et milieux sensibles pour hiérarchiser les leviers d’action. En conseil, on structure la chaîne causale (pressions→états) et on spatialise les zones à enjeux via données naturalistes et retours d’experts; livrables: matrice de matérialité écologique et plan de priorisation. En formation, les équipes pratiquent les exercices de sélection d’indicateurs et d’échelle d’intervention. Vigilance: ne pas multiplier des actions à faible effet d’évitement; la hiérarchie Éviter–Réduire–Compenser doit guider chaque arbitrage. Un repère utile est l’objectif “30 % d’habitats d’intérêt protégés d’ici 2030” au niveau territorial pour évaluer la cohérence locale.
Conception des mesures et faisabilité
On décrit des mesures techniquement réalistes, chiffrées et planifiées. En conseil, l’analyse coûts‑bénéfices écologiques, les contraintes d’exploitation et l’intégration au calendrier des projets sont consolidées dans un portefeuille d’actions, avec scénarios alternatifs. En formation, les équipes s’exercent à rédiger des fiches mesures, à identifier les dépendances et à dimensionner les besoins de suivi. Vigilance: la faisabilité peut être compromise par des conflits d’usages; il faut documenter les compromis et intégrer dès l’amont l’avis des parties prenantes locales, en cohérence avec des repères comme ISO 31000:2018 pour l’appréciation du risque.
Plan de mise en œuvre et contractualisation
Cette étape formalise responsabilités, calendriers, budgets et exigences de preuve. En conseil, on prépare les cahiers des charges, les critères d’attribution et les clauses de performance écologique, ainsi que les exigences de suivi (GRI 304‑3) et de traçabilité. En formation, les équipes apprennent à lire et piloter ces clauses, à suivre les jalons et à évaluer la qualité des livrables fournisseurs. Vigilance: éviter les engagements non mesurables; préciser les indicateurs, les fréquences et les modalités d’audit interne (ISO 19011:2018) pour prévenir les dérives et garantir la comparabilité dans le temps.
Suivi, évaluation et adaptation
L’objectif est d’évaluer l’efficacité réelle des mesures et d’ajuster si nécessaire. En conseil, on définit des protocoles de suivi proportionnés, des seuils d’alerte, et on réalise des bilans intermédiaires et finaux, intégrables au reporting (CSRD 2022/2464). En formation, les équipes s’approprient les méthodes d’échantillonnage, la gestion des biais et l’analyse des tendances. Vigilance: distinguer résultats (outputs) et effets écologiques (outcomes); documenter les incertitudes et les limites statistiques; structurer un plan d’amélioration continue avec des revues formalisées à 12 et 36 mois.
Capitalisation et intégration dans les processus
On pérennise les acquis dans les processus d’achat, de conception, d’exploitation et d’aménagement. En conseil, on consolide un référentiel interne, des standards techniques et un retour d’expérience inter‑sites; livrables: base documentaire, bibliothèque d’indicateurs et cartographies. En formation, l’accent est mis sur la diffusion des compétences, l’animation de communautés de pratique et l’appropriation par les métiers. Vigilance: sans sponsoring managérial et intégration aux routines de pilotage, les pratiques régressent; prévoir des clauses de reconduction et des objectifs pluriannuels pour maintenir le cap.
Pourquoi mettre en place des mesures de protection de la biodiversité ?

La question “Pourquoi mettre en place des mesures de protection de la biodiversité ?” renvoie d’abord à la gestion des risques opérationnels et stratégiques: dépendances aux services écosystémiques, exposition réglementaire, acceptabilité sociale et résilience des actifs. “Pourquoi mettre en place des mesures de protection de la biodiversité ?” aussi parce que l’alignement avec les meilleures pratiques accroît la crédibilité du reporting et la performance extra‑financière. Dans des secteurs à forte empreinte foncière, “Pourquoi mettre en place des mesures de protection de la biodiversité ?” se traduit par la réduction des coûts d’évitement différé, une planification plus robuste et des gains de temps dans les autorisations. Les Mesures de protection de la biodiversité agissent comme filet de sécurité et levier de valeur, à condition de lier les objectifs écologiques aux décisions d’investissement et aux plans d’actions métiers. Un repère utile est l’intégration des exigences de gouvernance de la CSRD 2022/2464 qui incite à une matérialité double, combinant impacts et risques. L’anticipation des pressions majeures, la formalisation d’objectifs chiffrés et la preuve de résultats deviennent alors des prérequis visant la conformité, la transparence et la continuité d’activité.
Dans quels cas prioriser des solutions fondées sur la nature ?
Se demander “Dans quels cas prioriser des solutions fondées sur la nature ?” revient à arbitrer entre options grises et options vertes, en intégrant contraintes techniques, coûts de cycle de vie et bénéfices écosystémiques. “Dans quels cas prioriser des solutions fondées sur la nature ?” surtout lorsque l’évitement et la réduction peuvent être obtenus via la restauration de fonctions écologiques (infiltration, ombrage, corridors), avec moins d’effets secondaires et une meilleure acceptabilité. “Dans quels cas prioriser des solutions fondées sur la nature ?” par exemple en milieu urbain pour gérer les îlots de chaleur, ou en bassins versants soumis à ruissellement, où des haies, mares et zones tampons réduisent plusieurs pressions à la fois. Les Mesures de protection de la biodiversité doivent alors s’appuyer sur des critères de sélection intégrant la durabilité, la réversibilité et la co‑bénéficialité, en privilégiant des diagnostics multicritères. Un repère de bonne pratique est l’alignement avec les cibles ODD 15 et 13, ainsi que l’évaluation coûts‑bénéfices sur un horizon d’au moins 10 ans pour capter les effets différés et éviter des choix dictés par le court terme.
Comment choisir des indicateurs pour piloter les mesures de protection de la biodiversité ?
La question “Comment choisir des indicateurs pour piloter les mesures de protection de la biodiversité ?” impose de lier pressions, états et réponses, avec des indicateurs d’activité, de résultat et d’effet. “Comment choisir des indicateurs pour piloter les mesures de protection de la biodiversité ?” implique de distinguer ce qui est robuste (tendance d’espèces indicatrices, intégrité d’habitats, connectivité) de ce qui est dépendant de la météo ou des biais d’échantillonnage. “Comment choisir des indicateurs pour piloter les mesures de protection de la biodiversité ?” suppose aussi d’assurer la comparabilité temporelle, la traçabilité des protocoles et la granularité spatiale pertinente. Les Mesures de protection de la biodiversité gagneront en crédibilité si les indicateurs sont reliés à des engagements clairs, avec des seuils d’alerte et des revues programmées. Référence utile: GRI 304‑3 pour documenter les habitats restaurés ou protégés, et ISO 14031:2013 pour structurer l’évaluation de performance environnementale, afin d’équilibrer simplicité opérationnelle et pertinence écologique.
Quelles limites et arbitrages pour les mesures de protection de la biodiversité ?
Poser “Quelles limites et arbitrages pour les mesures de protection de la biodiversité ?” oblige à reconnaître les conflits d’usage, les incertitudes scientifiques et les contraintes budgétaires. “Quelles limites et arbitrages pour les mesures de protection de la biodiversité ?” se rencontrent lorsque la faisabilité technique restreint l’évitement ou lorsque la compensation n’est pas écologiquement équivalente au même pas de temps. “Quelles limites et arbitrages pour les mesures de protection de la biodiversité ?” concernent aussi la dispersion d’actions à faible effet, la sur‑confiance dans des métriques partielles ou la sous‑estimation de la maintenance. Les Mesures de protection de la biodiversité doivent formaliser des choix transparents, rendre compte des incertitudes et préciser les conditions de réussite. Un repère utile est la directive 2004/35/CE relative à la responsabilité environnementale, qui rappelle la nécessité de prévenir les dommages et de restaurer, tout en documentant les causalités et la proportionnalité des moyens. La clarté des critères d’arbitrage, la priorisation et la progressivité conditionnent la pertinence globale.
Vue méthodologique et structurelle
Structurer les Mesures de protection de la biodiversité revient à articuler gouvernance, priorisation et preuves. Un système de management existant (ISO 14001:2015) fournit un cadre pour la planification, le déploiement et l’évaluation, tandis que les exigences de transparence (CSRD 2022/2464) clarifient la traçabilité des objectifs et des résultats. Les Mesures de protection de la biodiversité doivent s’ancrer sur une hiérarchie d’actions (éviter‑réduire‑compenser), une sélection d’indicateurs robustes (GRI 304‑3) et une trajectoire pluriannuelle réaliste. La convergence croissante des cadres (TNFD 2023, SBTN 2023) incite à relier les dépendances, les impacts et les risques financiers. L’enjeu n’est pas de multiplier les projets isolés, mais de piloter un portefeuille aligné sur les pressions prioritaires et sur les capacités d’exécution internes.
| Approche | Avantages | Limites | Preuves attendues |
|---|---|---|---|
| Évitement | Réduit durablement l’empreinte | Contraintes d’implantation | Traçabilité des choix, conformité (ISO 14001:2015) |
| Réduction | Gains rapides et mesurables | Peut déplacer les pressions | Indicateurs pression→état (GRI 304) |
| Restauration | Améliore l’état des habitats | Temps de réponse long | Suivi à 3–5 ans, protocole standardisé |
| Compensation | Dernier recours | Équivalence difficile | Mesures additionnelles, durabilité contractuelle |
- Définir le périmètre et les cibles prioritaires.
- Évaluer pressions et dépendances.
- Choisir des mesures et indicateurs adaptés.
- Planifier, financer, contractualiser.
- Suivre, évaluer, ajuster et capitaliser.
Pour rendre opérationnelles les Mesures de protection de la biodiversité, il est utile d’adopter un cycle de révision annuel, de programmer des seuils d’alerte et d’assurer une gouvernance avec responsabilités explicites. Les repères de bonne pratique (TNFD 2023; GRI 304; ISO 14031:2013) aident à structurer la collecte de données, éviter la sur‑mesure et concentrer l’effort sur les effets écologiques. L’articulation entre sites, chaîne de valeur et territoires renforce la cohérence et la résilience.
Sous-catégories liées à Mesures de protection de la biodiversité
Aires protégées
Les Aires protégées constituent un outil central pour préserver des habitats, des espèces et des processus écologiques. Les Aires protégées, classées selon les catégories UICN I à VI, assurent des niveaux de protection différenciés, du sanctuaire intégral à la gestion durable. Dans une démarche de Mesures de protection de la biodiversité, inscrire un site dans un réseau d’Aires protégées améliore la connectivité, sécurise les objectifs à long terme et renforce la légitimité des projets. En entreprise, les Aires protégées peuvent guider des stratégies d’évitement, d’implantation ou de partenariat territorial. Un repère est l’ambition 30×30 pour 2030, qui oriente la planification spatiale et la priorisation des zones clés. La vigilance porte sur la gestion effective des pressions (braconnage, fragmentation, usages récréatifs) et sur l’implication des acteurs locaux. Intégrer des indicateurs de résultat (GRI 304‑3) et des revues régulières permet de mesurer l’efficacité des mesures, d’ajuster les moyens et d’aligner les politiques internes avec les cadres nationaux et régionaux; pour plus d’informations sur Aires protégées, cliquez sur le lien suivant: Aires protégées
Espèces protégées
La notion d’Espèces protégées renvoie à des listes réglementaires et scientifiques qui imposent des obligations de conservation. Les Espèces protégées bénéficient de mesures d’évitement strict en phase de conception et d’exploitation, avec des protocoles d’inventaires adaptés. Dans les Mesures de protection de la biodiversité, la présence d’Espèces protégées oriente les calendriers de travaux, les aménagements spécifiques (gîtes, nichoirs, passages à faune) et les suivis post‑chantier. Une référence de gouvernance tient à la directive 2009/147/CE et à la directive 92/43/CEE, qui encadrent la protection de l’avifaune et des habitats. La vigilance concerne la qualité des données naturalistes, l’équivalence écologique des habitats de substitution et la durabilité des installations. L’adossement à des plans d’actions pluriannuels, assortis d’indicateurs d’état et de protocole de suivi à 3 et 5 ans, renforce la crédibilité des actions et leur cohérence territoriale; pour plus d’informations sur Espèces protégées, cliquez sur le lien suivant: Espèces protégées
Plans de conservation
Les Plans de conservation structurent des objectifs, des actions et des moyens pour maintenir ou restaurer des populations et des habitats. Les Plans de conservation, efficaces, s’appuient sur un diagnostic écologique, une hiérarchisation des pressions et une feuille de route assortie d’indicateurs. Dans les Mesures de protection de la biodiversité, recourir à des Plans de conservation permet d’aligner les projets d’entreprise avec les stratégies nationales, régionales ou de bassins versants. Une référence utile est la déclinaison de cibles temporelles (par exemple à 2025, 2028, 2030) avec des points de passage mesurables, compatibles avec GRI 304‑3 et les attentes de la CSRD 2022/2464. La vigilance porte sur la gouvernance, la co‑construction avec les parties prenantes, et le financement stable des actions de terrain. Les Plans de conservation doivent intégrer un dispositif d’évaluation et d’adaptation pour corriger les trajectoires en fonction des résultats; pour plus d’informations sur Plans de conservation, cliquez sur le lien suivant: Plans de conservation
Restauration écologique
La Restauration écologique vise à rétablir la structure, les fonctions et la dynamique des écosystèmes dégradés. La Restauration écologique mobilise des techniques variées: réhydratation de tourbières, renaturation de cours d’eau, reconstitution de haies, gestion de la régénération naturelle. Intégrée aux Mesures de protection de la biodiversité, la Restauration écologique crée des co‑bénéfices (eau, carbone, paysage) et améliore la résilience des territoires. Les repères normatifs incluent ISO 14055‑1:2017 pour les bonnes pratiques de gestion des terres et l’usage d’indicateurs de résultats à 3 à 10 ans. La vigilance porte sur la sélection d’habitats de référence, la pression des espèces exotiques envahissantes, et le suivi adaptatif. Les projets doivent articuler objectifs réalistes, trajectoires temporelles et obligations d’entretien pour garantir la durabilité des gains écologiques; pour plus d’informations sur Restauration écologique, cliquez sur le lien suivant: Restauration écologique
FAQ – Mesures de protection de la biodiversité
Quelle différence entre actions isolées et stratégie intégrée de biodiversité ?
Une série d’actions isolées disperse les efforts et rend difficile l’évaluation des effets écologiques; à l’inverse, une stratégie intégrée aligne des objectifs, des indicateurs et des responsabilités sur un périmètre défini et un horizon pluriannuel. Une stratégie clarifie les pressions prioritaires, inscrit les projets dans la hiérarchie éviter‑réduire‑compenser, et prévoit des protocoles de suivi proportionnés. Les Mesures de protection de la biodiversité y trouvent un cadre pour maximiser l’évitement, sécuriser la faisabilité et démontrer des résultats. L’adossement à des référentiels (GRI 304, ISO 14001:2015) facilite la traçabilité et la comparabilité. La gouvernance (comité, revues, décisions tracées) transforme les intentions en résultats mesurables, tout en rendant visibles les arbitrages et les limites, ce qu’une collection d’initiatives ponctuelles peine à faire.
Comment articuler site, chaîne de valeur et territoire ?
L’articulation repose sur l’identification des dépendances et impacts à chaque échelle: opérations du site (aménagement, rejets, usage des sols), chaîne de valeur (achats, logistique) et territoire (trames écologiques, politiques locales). Les Mesures de protection de la biodiversité s’alignent quand les objectifs du site contribuent à des cibles territoriales pertinentes (connectivité, restauration d’habitats clés) et que les exigences fournisseurs réduisent les pressions en amont. On privilégie des indicateurs compatibles entre échelles, ainsi que des partenariats avec acteurs publics et associatifs. Des repères comme l’ODD 15 et la TNFD 2023 encouragent la cohérence multi‑niveaux, tandis que la CSRD 2022/2464 aide à rendre compte de façon transparente des résultats et des limites.
Quels indicateurs privilégier pour évaluer la performance écologique ?
Les indicateurs doivent relier pressions, états et réponses, en combinant métriques d’activité (surfaces évitées, calendriers adaptés), de résultats (habitats restaurés, connectivité accrue) et d’effets (tendance d’espèces indicatrices). Les Mesures de protection de la biodiversité gagnent en robustesse avec des indicateurs d’état (GRI 304‑3), des pas de temps assez longs (3 à 5 ans) et des protocoles répliqués. Les métriques doivent rester interprétables, comparables et proportionnées aux enjeux. On évite la sur‑multiplication de KPI et l’usage de métriques sensibles aux aléas court terme, sans cadre d’incertitude. Les revues périodiques et l’ajustement des jeux d’indicateurs font partie intégrante de la démarche d’amélioration continue.
Comment intégrer la biodiversité dans les décisions d’investissement ?
L’intégration passe par des critères en amont: exclusion de sites à haute valeur écologique, prise en compte de la hiérarchie éviter‑réduire‑compenser, coûts de cycle de vie et obligations de suivi. Les Mesures de protection de la biodiversité doivent figurer dans les dossiers d’investissement à travers des scénarios comparés et des preuves de faisabilité. On inclut les dépenses de restauration, la maintenance et les risques d’échec. Les cadres comme la taxonomie verte (règlement (UE) 2020/852) et la CSRD 2022/2464 orientent la transparence et les critères d’alignement. Des clauses contractuelles de performance écologique et des jalons de revue sécurisent la mise en œuvre et la redevabilité.
Quelles compétences développer pour piloter efficacement ?
Le pilotage exige un socle de compétences en écologie appliquée, gestion de projet, analyse de risque et reporting. Les Mesures de protection de la biodiversité bénéficient d’équipes capables de lire un diagnostic, d’identifier les pressions prioritaires, de sélectionner des indicateurs et de formaliser un plan d’action réaliste. La capacité à dialoguer avec naturalistes, ingénieurs, juristes et parties prenantes locales est clé. Des repères comme ISO 19011:2018 pour les audits, ISO 14031:2013 pour l’évaluation de performance, et GRI 304 pour le reporting, structurent les pratiques. La formation continue et la capitalisation de retours d’expérience renforcent la maturité collective.
Comment éviter l’écueil de la compensation par défaut ?
L’écueil survient quand la compensation devient un substitut à l’évitement. La réponse est d’ancrer la hiérarchie éviter‑réduire‑compenser dans la gouvernance: décisions tracées, justification des choix et critères d’équivalence écologique. Les Mesures de protection de la biodiversité doivent exiger des preuves d’impossibilité d’évitement, des mesures de réduction maximisées, puis, en dernier recours, une compensation additionnelle, durable et suivie. On fixe des indicateurs d’équivalence, des jalons de vérification et un plan d’entretien. Les cadres de responsabilité (directive 2004/35/CE) rappellent l’obligation de prévenir et de restaurer, ce qui impose une rigueur méthodologique et une transparence des arbitrages.
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Nous accompagnons les organisations dans la structuration de leur démarche, depuis l’analyse des pressions jusqu’au suivi des résultats, en mobilisant des référentiels reconnus et des méthodes adaptées aux métiers. L’approche combine gouvernance, priorisation, preuves de performance et appropriation par les équipes. Les Mesures de protection de la biodiversité y sont intégrées de manière cohérente, avec des jalons clairs et des indicateurs pertinents. Pour découvrir les modalités d’intervention et les formats de soutien mobilisables, consultez nos services.
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