Mettre en place une feuille de route carbone revient à structurer, dans le temps et par périmètre, une trajectoire de réduction des gaz à effet de serre cohérente avec la stratégie d’entreprise, la maîtrise des risques et les exigences de reporting. Cette feuille de route carbone clarifie les responsabilités, priorise les leviers techniques et organisationnels, et organise la gouvernance pour piloter les efforts au meilleur coût. Elle s’appuie sur des référentiels reconnus et des repères chiffrés, par exemple les exigences de la norme ISO 14064-1:2018 pour la quantification des émissions ou les attentes de la directive 2022/2464 en matière d’informations de durabilité. Elle doit concilier des objectifs à court terme (12–24 mois), des jalons à moyen terme (2030) et une ambition de neutralité alignée avec 2050, dans le respect des engagements publics et des contraintes sectorielles. Une feuille de route carbone robuste articule indicateurs, capex et opex, plan d’actions et trajectoires d’évolution des procédés, tout en intégrant les risques physiques et de transition. Elle sert enfin d’outil de dialogue avec les parties prenantes et de preuve de conformité lors d’audits fondés sur ISO 14001:2015 et les normes ESRS E1, en assurant une traçabilité des hypothèses et des résultats.
Définitions et notions clés

La feuille de route carbone désigne un document cadre qui formalise une trajectoire de réduction, les moyens associés et la gouvernance. Elle s’articule autour de notions clés et d’un langage commun pour aligner directions, métiers et sites.
- Périmètres d’émissions: périmètre 1, 2 et 3 selon le protocole GES révisé 2015 (référence de gouvernance internationale).
- Ligne de base: année de référence et méthodologie de quantification conformes à ISO 14064-1:2018.
- Trajectoire: courbe de réduction alignée avec 2030 et 2050, accompagnée de jalons vérifiables.
- Portefeuille d’actions: combinaisons de leviers techniques, organisationnels et achats.
- Gouvernance: rôles, comités, revues et responsabilités définis conformément à ISO 14001:2015.
Objectifs et résultats attendus

Les objectifs traduisent l’ambition, tandis que les résultats attendus assurent la crédibilité et la mesurabilité de la démarche. Les repères chiffrés donnent un cadre d’évaluation commun.
- Définir des objectifs de réduction à 2030 conformes aux meilleures pratiques sectorielles (alignement avec trajectoires 1,5 °C).
- Fixer une ambition de neutralité crédible à l’horizon 2050, avec limites et hypothèses explicites.
- Quantifier les gains attendus par levier et par site selon ISO 14064-1:2018.
- Structurer un suivi trimestriel avec indicateurs pilotes et revues de direction annuelles.
- Assurer la cohérence avec le système de management environnemental conforme à ISO 14001:2015.
Applications et exemples

La feuille de route carbone se décline par filières, tailles d’entreprises et maturités organisationnelles. Les exemples ci-dessous illustrent des contextes typiques et les vigilances associées.
| Contexte | Exemple | Vigilance |
|---|---|---|
| Entreprise multi-sites | Harmonisation des facteurs d’émission et des règles d’allocation | Traçabilité conforme à ISO 14064-1:2018 et cohérence inter-sites |
| Industrie de procédés | Électrification partielle des procédés thermiques | Capacité réseau et facteur d’émission résiduel à 2030 |
| Achat et chaîne d’approvisionnement | Contrats fournisseurs avec clauses bas carbone | Vérifiabilité du périmètre 3 et auditabilité ESRS E1 |
| Organisation publique | Plan mobilité et rénovation énergétique | Articulation avec budgets pluriannuels et loi n° 2019-1147 |
Pour approfondir l’articulation entre compétences et démarches structurées en QHSE, voir la ressource pédagogique NEW LEARNING.
Démarche de mise en œuvre de Feuille de route carbone

Cadrage, gouvernance et périmètres
Cette étape vise à définir le champ, les responsabilités et le dispositif de pilotage. En conseil, elle se traduit par un cadrage des périmètres d’émissions, la cartographie des acteurs, la définition des comités et la rédaction d’une charte de gouvernance alignée avec ISO 14001:2015. En formation, l’accent est mis sur l’appropriation des notions de périmètre 1, 2 et 3, des facteurs d’émission et des rôles clés, avec exercices d’attribution de responsabilités. Les actions concrètes incluent la formalisation d’un mandat, l’identification des sources de données et l’agenda de revues trimestrielles. Point de vigilance: éviter un périmètre 3 incomplet qui biaise la feuille de route carbone et sous-estime les risques de conformité vis-à-vis de la directive 2022/2464. Un jalon à 90 jours est utile pour valider le cadre et les exigences de traçabilité conformes à ISO 14064-1:2018.
Quantification, ligne de base et cartographie des leviers
L’objectif est d’obtenir une photographie robuste des émissions et des gisements de réduction. En conseil, la mission porte sur la consolidation des données, la sélection des facteurs d’émission reconnus, les incertitudes et la définition de la ligne de base selon ISO 14064-1:2018. En formation, les équipes apprennent à qualifier la qualité des données, à faire des hypothèses documentées et à réaliser un premier screening des leviers. Concrètement, on structure le registre des sources, on qualifie la couverture du périmètre 3 et on esquisse les familles de leviers (énergie, procédés, achats, logistique). Vigilance: attention aux doubles comptages et aux facteurs d’émission obsolètes; prévoir une revue de données au moins annuelle selon ISO 14001:2015.
Scénarios, trajectoires et objectifs
Il s’agit de traduire la vision en objectifs chiffrés et trajectoires. En conseil, on construit plusieurs scénarios (tendance, ambitieux, contraintes fortes) avec des jalons 2025, 2030 et 2050; on évalue leurs coûts et impacts. En formation, les équipes acquièrent la méthode pour élaborer et comparer ces scénarios, poser des hypothèses d’évolution des facteurs d’émission et vérifier la cohérence avec les objectifs de neutralité. Les actions concrètes incluent la modélisation de trajectoires, la fixation des indicateurs pilotes et la définition des seuils d’alerte. Vigilance: ne pas confondre compensation et réduction; la gouvernance doit distinguer émissions résiduelles et crédits conformes à ISO 14068-1:2023.
Portefeuille d’actions et faisabilité opérationnelle
Cette étape transforme les leviers en projets planifiés. En conseil, on bâtit une matrice impact/coût/risque, on séquence les actions et on prépare les notes de cadrage par site. En formation, on développe les compétences de chiffrage des gains, d’évaluation des contraintes opérationnelles et d’animation des ateliers avec les métiers. Au plan opérationnel, on renseigne les prérequis techniques, la disponibilité des ressources et les dépendances (réseau électrique, arrêt d’unités). Vigilance: tenir compte des délais d’approvisionnement et des contraintes réglementaires locales; intégrer des marges de 10 à 20 % sur les économies attendues tant que la preuve de performance n’est pas auditée selon ISO 14064-3:2019.
Financement, arbitrages et intégration budgétaire
L’objectif est d’aligner la feuille de route carbone avec la réalité économique. En conseil, on élabore un plan d’investissement et d’exploitation, on évalue les incitations, et on prépare les arbitrages en comité d’investissement. En formation, les équipes s’exercent à calculer le coût marginal de réduction, à argumenter des priorités et à intégrer les risques. Concrètement, on prépare le cycle budgétaire N+1/N+3, on documente les hypothèses et on crée des fiches projet avec indicateurs financiers et carbone. Vigilance: éviter la sous-valorisation du périmètre 3 qui peut représenter plus de 70 % des émissions dans de nombreux secteurs, et anticiper les exigences de publication ESRS E1.
Pilotage, indicateurs et revue de direction
Cette étape formalise le suivi et l’amélioration continue. En conseil, on conçoit un tableau de bord, on définit des revues de direction et on propose des plans d’actions correctifs. En formation, les équipes apprennent à interpréter les écarts, à utiliser des indicateurs de performance environnementale conformes à ISO 14031:2013 et à préparer les audits de vérification. Les actions concrètes incluent la fréquence de suivi (mensuel/trimestriel), la remontée d’alertes, les mécanismes d’escalade et la gestion des changements. Vigilance: sécuriser la chaîne de données et la traçabilité des calculs; prévoir une vérification annuelle tierce partie selon ISO 14064-3:2019 pour crédibiliser les résultats.
Pourquoi élaborer une feuille de route carbone

La question “Pourquoi élaborer une feuille de route carbone” renvoie d’abord à la nécessité d’aligner la réduction des émissions avec la stratégie, la conformité et la résilience économique. “Pourquoi élaborer une feuille de route carbone” s’explique par l’exigence croissante de transparence posée par la directive 2022/2464 et les normes ESRS E1, mais aussi par l’intégration de critères climatiques dans la gestion des risques. En répondant à “Pourquoi élaborer une feuille de route carbone”, une organisation clarifie ses priorités, fixe des jalons mesurables et évite les investissements dispersés. La feuille de route carbone s’appuie sur des repères de gouvernance tels qu’ISO 14001:2015 et ISO 14064-1:2018, assurant cohérence méthodologique et auditabilité. Elle permet d’identifier les leviers à fort impact, de structurer l’effort sur le périmètre 3 souvent majoritaire, et d’articuler les besoins en financement avec les gains opérationnels. Elle facilite aussi le dialogue avec les parties prenantes en donnant des preuves vérifiables et des trajectoires crédibles à 2030 et 2050. Enfin, elle crée un langage commun entre direction, métiers et sites, condition essentielle pour intégrer les critères carbone dans les décisions quotidiennes sans pénaliser la sécurité, la qualité et la performance globale.
Dans quels cas prioriser les investissements bas carbone
Se demander “Dans quels cas prioriser les investissements bas carbone” revient à arbitrer entre contraintes techniques, enjeux de conformité et création de valeur. “Dans quels cas prioriser les investissements bas carbone” trouve une réponse lorsque les postes d’émissions dominants sont situés sur des procédés maîtrisables, que la disponibilité énergétique est compatible et que les gains sont vérifiables selon ISO 14064-1:2018. On priorise aussi “Dans quels cas prioriser les investissements bas carbone” lorsque le risque financier lié au carbone augmente, par exemple via l’anticipation d’un signal prix carbone en 2030, ou lorsque les exigences de divulgation de la directive 2022/2464 nécessitent des progrès tangibles. La feuille de route carbone aide à objectiver ces choix grâce à une matrice impact/coût/risque prenant en compte la criticité opérationnelle et les co-bénéfices (sécurité, maintenance, résilience). Un repère de bonnes pratiques consiste à débuter par des leviers à temps de retour court, tout en engageant les projets structurants à plus long terme. Les limites apparaissent lorsque les données sont incertaines, que le périmètre 3 dépend fortement des fournisseurs, ou qu’un verrou réglementaire ralentit la mise en œuvre; d’où l’importance d’une gouvernance claire et d’études de faisabilité rigoureuses.
Comment choisir les indicateurs de suivi carbone
“Comment choisir les indicateurs de suivi carbone” impose de distinguer indicateurs de résultat (émissions absolues, intensité) et indicateurs de pilotage (taux d’avancement, disponibilité des données). Pour répondre à “Comment choisir les indicateurs de suivi carbone”, on s’appuie sur des principes de pertinence, comparabilité et vérifiabilité issus d’ISO 14031:2013 et ISO 14064-1:2018. L’enjeu de “Comment choisir les indicateurs de suivi carbone” est de relier chaque levier à un indicateur mesurable, de définir une fréquence de suivi et d’attribuer des responsabilités. La feuille de route carbone gagne en robustesse avec un petit nombre d’indicateurs maîtres (émissions périmètre 1 et 2, part couverte du périmètre 3, réalisation des projets clés) complétés par des indicateurs opérationnels propres aux sites. Les limites tiennent souvent à l’hétérogénéité des systèmes d’information, à l’évolution des facteurs d’émission et à la qualité des données fournisseurs. Un repère utile consiste à documenter les méthodes et les hypothèses, à versionner les facteurs d’émission, et à prévoir une revue annuelle de cohérence avec la norme ISO 14001:2015, afin de sécuriser la traçabilité et l’auditabilité des résultats publiés.
Jusqu’où aller dans la neutralité climatique
La question “Jusqu’où aller dans la neutralité climatique” exige de clarifier la part de réduction directe, les émissions résiduelles et le recours à la compensation. “Jusqu’où aller dans la neutralité climatique” se traite en hiérarchisant d’abord la réduction à la source, en fixant des jalons 2030 réalistes, puis en cadrant la part résiduelle à l’horizon 2050. Répondre à “Jusqu’où aller dans la neutralité climatique” suppose d’adopter des repères de bonnes pratiques issus d’ISO 14068-1:2023 pour la neutralité carbone, en explicitant critères d’éligibilité, additionnalité et traçabilité des crédits. La feuille de route carbone doit préciser la gouvernance des décisions, les contrôles internes, et la communication pour éviter toute confusion entre réduction, contribution et compensation. Les limites principales résident dans la disponibilité de solutions techniquement matures, la variabilité des facteurs d’émission du mix énergétique et l’incertitude liée à certaines filières de puits de carbone. Un cadre robuste fait la distinction entre objectifs de réduction mesurables, indicateurs de performance, et engagements de contribution climatiques, en prévoyant une vérification tierce partie selon ISO 14064-3:2019 pour crédibiliser les résultats auprès des parties prenantes.
Vue méthodologique et structurante
Une feuille de route carbone efficace repose sur des choix structurants: périmètre de données, organisation, arbitrages économiques et dispositif de contrôle. Trois dimensions s’entrecroisent. D’abord, la quantification fiable des émissions selon ISO 14064-1:2018 et la documentation des hypothèses. Ensuite, l’alignement stratégique avec des jalons 2025, 2030 et 2050, assurant cohérence avec ISO 14001:2015 et les normes ESRS E1. Enfin, la capacité à piloter l’exécution via des indicateurs, des responsabilités claires et des revues régulières. La feuille de route carbone gagne en crédibilité lorsqu’elle articule investissements, contraintes opérationnelles et bénéfices mesurés, tout en prévoyant une vérification tierce partie selon ISO 14064-3:2019. Les décisions clés portent sur la profondeur du périmètre 3, la priorisation par coûts marginaux de réduction et la résilience face aux risques physiques. Une feuille de route carbone bien conçue devient un référentiel interne de gouvernance et un socle de preuve lors des audits.
Deux approches peuvent être combinées selon la maturité et les contraintes. L’approche incrémentale, centrée sur l’optimisation des actifs existants, permet des gains rapides et sécurise la trajectoire à 12–24 mois. L’approche transformationnelle, orientée vers l’évolution des procédés, le changement de mix énergétique et la reconfiguration de la chaîne d’approvisionnement, s’inscrit sur 3–7 ans et demande une gouvernance renforcée. Une feuille de route carbone pertinente explicite ces choix, fixe des critères de bascule et décrit les conditions d’exécution. Elle formalise également le dispositif de gestion des changements, l’articulation avec le système de management environnemental et la cohérence des publications externes au regard de la directive 2022/2464. Les comités trimestriels et les revues annuelles structurent le pilotage et documentent les arbitrages, créant une base d’amélioration continue et de redevabilité.
| Option | Forces | Limites |
|---|---|---|
| Approche incrémentale | Temps de retour court; maîtrise des risques; alignement ISO 14001:2015 | Potentiel limité; dépendance au mix énergétique 2030 |
| Approche transformationnelle | Réduction structurelle; impact périmètre 3; alignement 2050 | Capex élevés; incertitudes techniques; besoin de vérification ISO 14064-3:2019 |
- Établir la ligne de base et le périmètre conformément à ISO 14064-1:2018.
- Définir trajectoires 2025/2030/2050 et critères d’arbitrage.
- Constituer le portefeuille d’actions et planifier l’exécution.
- Piloter via indicateurs, revues et vérification tierce partie.
Sous-catégories liées à Feuille de route carbone
Stratégie de décarbonation
Une Stratégie de décarbonation désigne l’orientation de long terme qui aligne objectifs climatiques et décisions d’investissement. Une Stratégie de décarbonation crédible définit des trajectoires à 2030 et 2050, précise le rôle du périmètre 3 et intègre les contraintes de procédés, d’énergie et d’achats. Elle se nourrit d’analyses de risques et d’opportunités, de scénarios robustes et d’une gouvernance clarifiée. La feuille de route carbone en est la déclinaison opérationnelle, avec des jalons, des indicateurs et des responsabilités. Une Stratégie de décarbonation rigoureuse s’appuie sur ISO 14001:2015 pour la cohérence du système de management, et sur ISO 14064-1:2018 pour la fiabilité des données d’émissions. Les arbitrages visent à concilier compétitivité, sécurité et réduction mesurable, en évitant la surdépendance à la compensation. Les revues annuelles permettent d’ajuster la Stratégie de décarbonation aux évolutions technologiques et réglementaires, tandis que la feuille de route carbone traduit ces ajustements en plans d’actions concrets. Pour en savoir plus sur Stratégie de décarbonation, cliquez sur le lien suivant: Stratégie de décarbonation
Plan de réduction des émissions carbone
Un Plan de réduction des émissions carbone décline les objectifs en actions chiffrées, responsabilités et échéances. Le Plan de réduction des émissions carbone hiérarchise les leviers selon l’impact mesuré, les coûts et la faisabilité, tout en intégrant les risques opérationnels et les exigences de vérifiabilité. La feuille de route carbone donne le cadre global, tandis que le Plan de réduction des émissions carbone organise les projets par site ou par filière, avec des hypothèses, des indicateurs et des mécanismes d’escalade. Un repère méthodologique consiste à documenter la ligne de base et les facteurs d’émission selon ISO 14064-1:2018, et à structurer les revues de direction dans l’esprit d’ISO 14001:2015. Les jalons 2025 et 2030 guident les priorités et rendent visibles les écarts de trajectoire, facilitant les arbitrages et l’affectation des ressources. La cohérence entre portefeuille d’actions et investissements conditionne l’efficacité globale. Pour en savoir plus sur Plan de réduction des émissions carbone, cliquez sur le lien suivant: Plan de réduction des émissions carbone
Priorisation des actions de décarbonation
La Priorisation des actions de décarbonation répond à la question de l’ordre d’exécution des projets selon impact, coût et risque. Une Priorisation des actions de décarbonation robuste s’appuie sur des critères transparents (réduction attendue, temps de retour, criticité opérationnelle) et des repères chiffrés. Dans la feuille de route carbone, la Priorisation des actions de décarbonation facilite l’atteinte des jalons 2030 tout en préparant les transformations profondes à 2050. Les méthodes de classement peuvent intégrer un coût marginal de réduction, des contraintes d’arrêt d’unités et des exigences de conformité, avec une vérification ultérieure selon ISO 14064-3:2019. Les risques de biais incluent la sous-estimation du périmètre 3 et la non-prise en compte des interdépendances logistiques. Une gouvernance claire, des données traçables et des revues régulières, dans l’esprit d’ISO 14001:2015, sécurisent la décision. Pour en savoir plus sur Priorisation des actions de décarbonation, cliquez sur le lien suivant: Priorisation des actions de décarbonation
Décarbonation des activités industrielles
La Décarbonation des activités industrielles recouvre l’optimisation énergétique, l’électrification des procédés, l’efficacité matière et la transformation des chaînes d’approvisionnement. Une Décarbonation des activités industrielles efficace articule innovations techniques, robustesse opérationnelle et faisabilité économique. La feuille de route carbone précise les trajectoires, tandis que la Décarbonation des activités industrielles détaille les projets par atelier, unité et site. Les repères de gouvernance incluent ISO 14001:2015 pour le management, ISO 50001:2018 pour l’énergie et ISO 14064-1:2018 pour la quantification. Les jalons 2025 et 2030 cadrent les gains attendus, et une vérification tierce partie selon ISO 14064-3:2019 renforce la crédibilité. Les contraintes typiques portent sur la capacité réseau, les arrêts programmés et la dépendance aux fournisseurs. L’anticipation des risques et la planification par fenêtres d’arrêt améliorent la réussite. Pour en savoir plus sur Décarbonation des activités industrielles, cliquez sur le lien suivant: Décarbonation des activités industrielles
FAQ – Feuille de route carbone
Quelle est la différence entre feuille de route carbone et plan d’actions ?
La feuille de route carbone fixe la trajectoire globale, les jalons et la gouvernance, tandis que le plan d’actions détaille les projets concrets, leurs responsables et leurs échéances. La feuille de route carbone précise où aller (objectifs 2025, 2030, 2050), avec quelles règles de preuve (ISO 14064-1:2018) et quelles modalités de pilotage (revues, indicateurs). Le plan d’actions répond plutôt au comment: fiches projet, capex/opex, risques, dépendances techniques. Les deux sont complémentaires: la feuille de route carbone guide les arbitrages et la priorisation, le plan d’actions porte l’exécution et la mesure des résultats. Un système de management conforme à ISO 14001:2015 permet d’assurer la cohérence d’ensemble, la mise à jour des hypothèses et la traçabilité des décisions au fil des revues.
Comment intégrer le périmètre 3 sans données complètes ?
Il est rare de disposer dès le départ d’un périmètre 3 exhaustif. La feuille de route carbone peut avancer en utilisant des approches hybrides: données réelles lorsque disponibles, facteurs sectoriels reconnus sinon, avec documentation des hypothèses. Un plan d’amélioration de la qualité des données est à prévoir, avec jalons semestriels et gouvernance des fournisseurs. La feuille de route carbone doit préciser les limites, éviter les doubles comptages et publier les incertitudes de manière transparente, en cohérence avec ISO 14064-1:2018. Une vérification tierce partie selon ISO 14064-3:2019 renforce progressivement la crédibilité. L’essentiel est de structurer la progression: premiers ordres de grandeur, puis affinage par segments prioritaires, tout en alignant les décisions d’achats et les clauses contractuelles.
Quels indicateurs privilégier pour piloter la trajectoire ?
Un tableau de bord efficace combine indicateurs de résultat (émissions absolues et intensité par produit ou site) et indicateurs de pilotage (réalisation des projets, couverture des données, qualité de la mesure). La feuille de route carbone devrait imposer un noyau d’indicateurs maîtres suivis trimestriellement, avec une revue annuelle de cohérence. Les référentiels ISO 14031:2013 et ISO 14064-1:2018 apportent des repères pour la pertinence, la comparabilité et la vérifiabilité. Il est utile de compléter par des indicateurs de risques de transition, par exemple l’exposition aux coûts énergétiques ou aux exigences de la directive 2022/2464. La stabilité des définitions et la traçabilité des facteurs d’émission sont essentielles pour éviter les écarts d’interprétation lors des audits.
Quelle place donner à la compensation dans la neutralité ?
La priorité reste la réduction à la source; la compensation n’intervient que pour des émissions résiduelles dûment justifiées. La feuille de route carbone doit distinguer clairement réductions, contributions et compensations, en explicitant critères d’éligibilité, additionnalité et suivi. Des repères comme ISO 14068-1:2023 fournissent un cadre pour la neutralité carbone, mais ne remplacent pas la preuve de réduction selon ISO 14064-1:2018. La communication doit éviter toute ambiguïté et préciser les limites: volumes concernés, durée des engagements, risques de non-permanence. Une vérification tierce partie (ISO 14064-3:2019) renforce la crédibilité des déclarations et protège contre les risques de réputation ou de conformité.
Comment articuler la feuille de route avec la gestion des investissements ?
La cohérence avec les cycles budgétaires est décisive. La feuille de route carbone doit se traduire en scénarios économiques, en coûts marginaux de réduction et en plans d’investissement pluriannuels. Les comités d’investissement fixent des critères d’éligibilité, des seuils de rentabilité et des priorités par risques. La documentation des hypothèses, la sensibilité aux prix de l’énergie et les exigences de divulgation (directive 2022/2464) orientent les arbitrages. Des jalons 2025 et 2030 aident à séquencer les projets: gains rapides d’abord, transformations lourdes ensuite. La gouvernance, alignée avec ISO 14001:2015, assure la continuité entre objectifs, projets et résultats, tandis que la vérification ISO 14064-3:2019 sécurise l’objectivité des gains rapportés.
Quelles compétences développer dans les équipes ?
La feuille de route carbone requiert des compétences en quantification GES, analyse de données, management de projet, achats responsables et conduite du changement. Il est utile de former des référents par site, capables d’expliquer les hypothèses, d’identifier les leviers et de piloter les indicateurs. Les référentiels ISO 14064-1:2018 et ISO 14031:2013 fournissent des cadres méthodologiques, tandis que l’alignement avec ISO 14001:2015 garantit l’intégration dans le système de management. Les compétences de facilitation sont également clés pour les ateliers de priorisation et les revues de direction. La feuille de route carbone devient alors un outil partagé plutôt qu’un document centralisé, favorisant l’appropriation et la performance dans la durée.
Notre offre de service
Nous accompagnons les organisations dans la structuration et le pilotage de leur feuille de route carbone, depuis le cadrage méthodologique jusqu’au déploiement opérationnel et à la vérification. L’appui peut prendre la forme d’une mission de conseil (diagnostic, scénarios, gouvernance, indicateurs) ou d’un dispositif de formation pour développer l’autonomie des équipes et sécuriser les pratiques internes. Nos interventions sont calibrées pour s’intégrer aux processus existants et aux revues de direction, avec une attention particulière portée à la qualité des données, à la traçabilité et à l’auditabilité. Pour découvrir nos modalités d’accompagnement, consultez nos services.
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Pour en savoir plus sur Stratégie de décarbonation, consultez : Stratégie de décarbonation
Pour en savoir plus sur Bilan carbone et décarbonation, consultez : Bilan carbone et décarbonation