Outils de calcul du bilan carbone

Sommaire

Dans les organisations soumises à des exigences de gouvernance environnementale, la maîtrise des outils de calcul du bilan carbone conditionne la cohérence des décisions et la crédibilité du reporting. En pratique, ces outils s’appuient sur des périmètres définis selon 3 domaines d’émissions (scopes 1, 2 et 3) alignés sur le cadre GHG Protocol 2004/2015, et structurent des données hétérogènes en un référentiel unique. Qu’il s’agisse d’un tableur structuré ou d’un logiciel spécialisé, la robustesse du dispositif dépend de la traçabilité des hypothèses et de la qualité des facteurs d’émission. Conformément à l’esprit d’ISO 14064-1:2018, l’inventaire doit couvrir au moins 95 % des émissions pertinentes et reposer sur une année de référence complète de 12 mois. Les outils de calcul du bilan carbone ne sont pas une fin en soi : ils servent le pilotage interne, l’anticipation des risques réglementaires et l’objectivation des trajectoires bas carbone. Ils facilitent l’identification des postes prépondérants, l’analyse de sensibilité et la priorisation des actions. L’enjeu clé n’est pas uniquement de “faire tourner” un modèle, mais d’organiser la collecte, d’objectiver l’incertitude, de documenter les règles de consolidation et d’assurer la comparabilité dans le temps. Pour nombre d’acteurs, la priorité consiste à passer d’un exercice ponctuel à un système vivant, capable d’intégrer des évolutions de périmètre et des mises à jour méthodologiques sans perte de cohérence.

Définitions et notions essentielles

Outils de calcul du bilan carbone
Outils de calcul du bilan carbone

Les outils de calcul du bilan carbone structurent les concepts suivants, employables par un responsable HSE ou un manager SST.

  • Postes d’émissions par périmètre organisationnel (sites, filiales, activités).
  • Scopes 1, 2 et 3 (combustion, électricité, chaîne de valeur amont/aval).
  • Facteur d’émission (unité kgCO2e/unité d’activité) et sources de référence.
  • Données d’activité (consommations, achats, déplacements, fret).
  • Année de référence et comparabilité temporelle.
  • Incertitude, seuils de matérialité, exclusions justifiées.
  • Intensité carbone (tCO2e/unité produite) et indicateurs d’efficience.
  • Double comptage et règles d’allocations.

Bon repère de gouvernance: viser une couverture d’au moins 95 % des émissions pertinentes conformément à l’approche ISO 14064-1:2018 et documenter toute exclusion supérieure à 1 % par poste pour garantir un auditabilité crédible.

Objectifs et résultats attendus

Outils de calcul du bilan carbone
Outils de calcul du bilan carbone

Les outils de calcul du bilan carbone doivent livrer des résultats opérationnels et vérifiables.

  • Définir un périmètre complet sur 12 mois et documenté.
  • Attribuer des facteurs d’émission sourcés et datés (révision ≤ 24 mois).
  • Produire des incertitudes par poste et un intervalle global (ex. ±10 %).
  • Restituer des analyses par 3 scopes et par unité fonctionnelle pertinente.
  • Générer une base de comparaison (année N0) et une trajectoire chiffrée.
  • Sécuriser la traçabilité (journal de calcul, versions, justificatifs).

Repère de gouvernance: un inventaire conforme au cadre GHG Protocol doit expliciter les 15 catégories du scope 3, même si certaines sont non matérielles, et présenter au minimum 1 indicateur d’intensité normalisé par activité pour faciliter la décision.

Applications et exemples

Outils de calcul du bilan carbone
Outils de calcul du bilan carbone
Contexte Exemple Vigilance
Site industriel multi-énergies Consolidation des combustibles (scope 1) et de l’électricité (scope 2) avec facteurs localisés Vérifier l’origine des coefficients réseau mis à jour annuellement
Achats et logistique Évaluation amont (scope 3) via dépenses et bases sectorielles Limiter l’approximation en priorisant les 20 % d’achats générant 80 % des émissions
Mobilités professionnelles Extraction des kilomètres, ventilation par mode et classe Tracer le taux d’occupation et la classe de voyage pour réduire l’incertitude
Formation et sensibilisation Utilisation d’études de cas et d’exercices issus de NEW LEARNING S’assurer de l’alignement avec ISO 14064-1 et les dernières mises à jour de facteurs

Repère normatif: pour le transport, s’appuyer sur EN 16258:2012 ou modules équivalents afin d’harmoniser les hypothèses d’allocation par tonne-kilomètre et période de 12 mois.

Démarche de mise en œuvre de Outils de calcul du bilan carbone

Outils de calcul du bilan carbone
Outils de calcul du bilan carbone

Cadrage, périmètre et gouvernance

Objectif: stabiliser un périmètre organisationnel, les responsabilités et les règles de consolidation. En entreprise, cela implique l’identification des entités juridiques, des sites et des flux matériels/énergétiques, l’arbitrage des frontières opérationnelles et l’assignation des rôles (données, validation, contrôle). En conseil, le travail porte sur le diagnostic des frontières, la cartographie des risques de double comptage et la formalisation de la charte de calcul (y compris seuils de matérialité ≥ 1 % et cibles de couverture ≥ 95 %). En formation, l’accent est mis sur la compréhension des 3 scopes, des catégories du scope 3 et des implications de l’ISO 14064-1:2018. Vigilances: une gouvernance trop floue crée des écarts de méthode entre entités; l’absence de comité de validation trimestriel peut dégrader la cohérence; et le mauvais choix d’unité fonctionnelle fausse la comparabilité année sur année.

Collecte des données et contrôles

Objectif: obtenir des données d’activité complètes, traçables et contrôlées. En entreprise, on organise un plan de collecte, des gabarits d’extraction (énergie, achats, déchets, fret, déplacements), et des contrôles de cohérence (écarts ≥ 10 %, périodes manquantes, doublons). En conseil, l’appui porte sur la structuration des flux, la hiérarchisation des sources primaires versus approximations monétaires, et la documentation des hypothèses d’allocation. En formation, les équipes s’exercent à qualifier l’incertitude, à établir des preuves (factures, bordereaux, ERP) et à mettre en place un registre de données conservé 7 ans. Vigilances: confusion entre année fiscale et année carbone; granularité insuffisante (kWh vs facture globale); et absence d’horodatage des versions.

Paramétrage des facteurs d’émission

Objectif: associer des facteurs d’émission pertinents, sourcés et à jour. En entreprise, on sélectionne des bases reconnues (nationales, sectorielles), on documente la date de mise à jour (≤ 24 mois) et on différencie facteurs localisationnels et résiduels pour l’électricité. En conseil, la prestation consiste à arbitrer les sources, à concevoir un dictionnaire de facteurs, et à paramétrer des règles de substitution si une donnée est manquante. En formation, l’accent porte sur la compréhension des unités (kgCO2e/unité), des potentiels de réchauffement global (PRG 100 ans) et des incertitudes associées. Vigilances: mélange de PRG 20/100 ans; facteurs obsolètes; non-prise en compte des 15 catégories du scope 3, ce qui biaise la matérialité.

Modélisation, calcul et analyses

Objectif: produire des résultats fiables et exploitables. En entreprise, l’outil exécute les agrégations, calcule les incertitudes par poste, et restitue des indicateurs d’intensité (tCO2e/unité). En conseil, les livrables incluent l’analyse de sensibilité (±10 à ±20 %), l’identification des postes dominants (loi 80/20) et la simulation d’options (électricité décarbonée, substitutions matières). En formation, on met en pratique les scénarios dans un bac à sable, en comparant impacts et faisabilité opérationnelle. Vigilances: double comptage amont/aval; conversions d’unités erronées; et absence de validation croisée avec les consommations physiques, notamment pour l’énergie et les matières premières.

Revue qualité, assurance et documentation

Objectif: sécuriser l’auditabilité et la reproductibilité. En entreprise, un cycle de revue interne s’appuie sur des contrôles d’écarts, un journal des modifications et des tests d’échantillonnage (≥ 10 % des postes). En conseil, l’accompagnement formalise un plan d’assurance qualité, intègre des revues croisées et prépare une vérification 2e partie selon ISO 19011 ou un alignement ISO 14064-3. En formation, on s’approprie les pratiques de preuve, la gestion documentaire et les critères d’acceptation. Vigilances: preuves non traçables; incohérence entre méthodes d’années N et N+1; et absence d’archivage structuré des facteurs d’émission.

Restitution, pilotage et trajectoire

Objectif: traduire les résultats en décisions et trajectoires. En entreprise, les tableaux de bord présentent la répartition par scopes, par entité, et l’intensité, avec des cibles alignées sur des repères de transition (ex. -50 % d’ici 2030 vs 2020). En conseil, la feuille de route hiérarchise les actions selon coût marginal évité et potentiel de réduction, et propose des indicateurs de suivi trimestriels. En formation, on consolide les compétences de lecture critique, de priorisation et de communication aux parties prenantes. Vigilances: confondre objectifs “absolus” et “intensités”; sous-estimer les effets rebond; négliger la cohérence des hypothèses entre scénarios (prix énergie, croissance, facteurs futurs).

Pourquoi mesurer un bilan carbone avec des outils dédiés ?

Outils de calcul du bilan carbone
Outils de calcul du bilan carbone

La question “Pourquoi mesurer un bilan carbone avec des outils dédiés ?” renvoie d’abord à la gouvernance et à la comparabilité des résultats. “Pourquoi mesurer un bilan carbone avec des outils dédiés ?” se justifie par la nécessité de couvrir les 3 scopes du GHG Protocol et de documenter une année de référence de 12 mois, avec une couverture cible ≥ 95 % des émissions pertinentes. Au-delà du reporting, “Pourquoi mesurer un bilan carbone avec des outils dédiés ?” tient à la capacité de prioriser les postes, d’estimer les incertitudes (ex. ±10 %) et de simuler des trajectoires crédibles. Les outils de calcul du bilan carbone offrent une trace méthodologique et des contrôles renforcés (journal de versions, contrôles d’écarts), indispensables pour des revues internes ou des vérifications selon ISO 14064-3. Ils permettent aussi de relier les résultats aux décisions d’investissement, aux cahiers des charges achats et aux exigences clients, en évitant le double comptage. Repère de bonnes pratiques: conserver les preuves et versions pendant 7 ans, appliquer des seuils d’exclusion < 1 % par poste, et harmoniser les potentiels de réchauffement global sur 100 ans pour assurer la comparabilité.

Comment choisir un outil de calcul du bilan carbone ?

“Comment choisir un outil de calcul du bilan carbone ?” implique d’évaluer l’adéquation au périmètre, la traçabilité et l’évolutivité. Pour une industrie multi-sites, “Comment choisir un outil de calcul du bilan carbone ?” suppose l’import de données automatisé, la gestion de rôles et la capacité à différencier facteurs localisationnels et résiduels pour l’électricité. Les critères incluent la gouvernance (journal d’audit, conservation 7 ans), la conformité méthodologique (alignement ISO 14064-1:2018, prise en charge des 15 catégories du scope 3), la gestion de l’incertitude, et la compatibilité avec des référentiels sectoriels (ex. EN 16258 pour le transport). “Comment choisir un outil de calcul du bilan carbone ?” nécessite aussi de vérifier les cycles de mise à jour des facteurs (≤ 24 mois), la possibilité d’extraire des indicateurs d’intensité et des analyses de sensibilité (±10 à ±20 %). Les outils de calcul du bilan carbone doivent s’intégrer au SI (ERP, achats, énergie) pour éviter les ressaisies et limiter les erreurs. Repère de décision: privilégier une preuve de concept sur 1 entité pilote pendant 3 mois afin de tester la qualité des imports, la pertinence des rapports et la facilité d’usage par les équipes non spécialistes.

Dans quels cas un calcul simplifié est-il acceptable ?

Se demander “Dans quels cas un calcul simplifié est-il acceptable ?” revient à définir un usage, une précision cible et une durée d’exploitation. “Dans quels cas un calcul simplifié est-il acceptable ?” peut trouver sa place lors d’un screening initial pour dégager les principaux postes du scope 3 ou pour une évaluation rapide préalable à un appel d’offres. L’acceptabilité dépend d’un cadrage explicite: marge d’erreur non supérieure à ±20 %, périmètre temporel de 12 mois, facteurs d’émission sourcés et datés, et exclusions documentées < 1 % par poste. “Dans quels cas un calcul simplifié est-il acceptable ?” suppose aussi d’indiquer la finalité: orientation stratégique préliminaire, non utilisée pour un reporting officiel aligné ISO 14064-1 ou pour des engagements publics. Les outils de calcul du bilan carbone demeurent nécessaires pour affiner les postes dominants, évaluer des variantes techniques et préparer une vérification indépendante. Repère de prudence: planifier une montée en précision en 2 étapes (screening puis inventaire détaillé en 6 à 12 mois), avec un plan de collecte renforcé et une revue qualité formalisée.

Quelles limites présentent les outils automatisés ?

La question “Quelles limites présentent les outils automatisés ?” met en lumière les risques de paramétrage et de données. “Quelles limites présentent les outils automatisés ?” tient souvent à l’usage de facteurs génériques obsolètes, à des cartes d’allocations implicites et à des règles de correspondance approximatives lors d’imports massifs. Sans gouvernance, “Quelles limites présentent les outils automatisés ?” se traduit par un faux sentiment de précision: absence d’estimation d’incertitude, contrôles d’échantillonnage insuffisants (ex. < 10 % des postes), et traçabilité lacunaire. Les outils de calcul du bilan carbone doivent intégrer des garde-fous: alertes sur écarts > 10 %, indicateurs de complétude, journal d’audit et verrouillage des facteurs au moment du gel des résultats. Repère méthodologique: caler la revue interne sur un référentiel d’audit inspiré d’ISO 19011, imposer une mise à jour annuelle des facteurs critiques et valider les conversions d’unités sur un jeu d’essai documenté. Les limites ne sont pas bloquantes si elles sont connues, mesurées et pilotées dans la durée.

Vue méthodologique et structurelle

Les outils de calcul du bilan carbone s’insèrent dans un système de pilotage environnemental qui articule données, méthodes et décisions. Pour conserver une cohérence interannuelle, il est recommandé d’aligner les hypothèses structurantes sur une gouvernance révisée au moins 1 fois par an, de fixer des seuils de matérialité explicites (ex. exclusions < 1 % par poste), et d’assurer une couverture d’au moins 95 % des émissions pertinentes. Les outils de calcul du bilan carbone doivent gérer les versions, la traçabilité des facteurs et l’historique des validations, de façon à supporter une revue interne ou externe (ISO 14064-3) sans reconstitution laborieuse. La valeur opérationnelle tient à la capacité de l’outil à produire des indicateurs d’intensité utiles au management (tCO2e/unité produite, tCO2e/€ d’achats, tCO2e/tonne-km), en lien direct avec les décisions d’achats, d’investissements et d’organisation logistique.

Critère Feuille de calcul structurée Logiciel spécialisé Plateforme intégrée
Traçabilité Manuelle, dépend des pratiques Journal d’audit natif Journal d’audit + workflows
Mise à jour facteurs À la main (risque d’obsolescence) Bibliothèques révisées ≤ 24 mois Synchronisation réseau + alertes
Interopérabilité SI Faible Connecteurs standard API/ETL et référentiels partagés
Incertitude Calculs ad hoc Modules dédiés (±10 à ±20 %) Modèles avancés + scénarios

Pour fiabiliser le déploiement, une organisation pourra suivre un enchaînement court et reproductible.

  • Définir le cadre de gouvernance et l’année de référence (12 mois).
  • Cartographier les sources et fixer la cible de couverture (≥ 95 %).
  • Paramétrer les facteurs d’émission et les contrôles d’écarts (> 10 %).
  • Calculer, analyser les postes dominants et l’incertitude globale.
  • Geler les résultats, documenter et diffuser les indicateurs d’intensité.

Les outils de calcul du bilan carbone doivent rester proportionnés: inutile de complexifier si les données ne soutiennent pas la granularité visée. À l’inverse, un périmètre complexe justifie des fonctionnalités de contrôle, de simulation et d’intégration avancées. Repères structurants: mise à jour annuelle des facteurs critiques, conservation des preuves 7 ans, et examen de cohérence interannuel avec seuils d’alerte convenus en comité (ex. variation non expliquée > 15 %).

Sous-catégories liées à Outils de calcul du bilan carbone

Méthodes de calcul des émissions carbone

Les Méthodes de calcul des émissions carbone structurent la façon de poser les hypothèses, d’allouer les flux et de consolider les résultats entre entités. Selon le contexte, les Méthodes de calcul des émissions carbone s’appuient sur des approches par activités (consommations physiques), par dépenses (proxy monétaire) ou hybrides, avec des règles d’allocation pour éviter le double comptage. Les outils de calcul du bilan carbone doivent permettre de comparer ces choix méthodologiques et d’évaluer leur impact sur l’incertitude (ex. ±10 % pour données physiques vs ±20 % pour proxy monétaire). Pour des périmètres logistiques, les Méthodes de calcul des émissions carbone peuvent intégrer EN 16258:2012, afin d’harmoniser les hypothèses de charge utile et de distance. Un dispositif robuste documente les exclusions (< 1 % par poste), justifie le choix d’unité fonctionnelle et garantit la répétabilité sur 12 mois. Enfin, la traçabilité des facteurs et des versions est indispensable pour une revue selon ISO 14064-3. Pour en savoir plus sur Méthodes de calcul des émissions carbone, consultez le lien suivant : Méthodes de calcul des émissions carbone

Facteurs d émission carbone

Les Facteurs d émission carbone conditionnent la précision des inventaires: leur source, leur date de mise à jour et leur périmètre (amont inclus, PRG 100 ans) doivent être explicites. Dans la pratique, les Facteurs d émission carbone sont choisis selon la localisation (électricité), la filière (matériaux, déchets) et la disponibilité de données sectorielles. Les outils de calcul du bilan carbone doivent gérer un dictionnaire de Facteurs d émission carbone datés (révision ≤ 24 mois), avec des règles de substitution en cas de donnée manquante et un suivi des écarts d’impact sur l’inventaire global (ex. variation > 5 % déclenchant une revue). Bon repère: homogénéiser les PRG 100 ans sur l’ensemble du périmètre, documenter les sources (publication, année) et conserver la preuve 7 ans. Sans cette rigueur, les comparaisons interannuelles perdent en crédibilité et la priorisation des actions peut être biaisée. Pour en savoir plus sur Facteurs d émission carbone, consultez le lien suivant : Facteurs d émission carbone

Collecte des données carbone

La Collecte des données carbone est la base d’un calcul fiable: elle organise les canaux (énergie, achats, logistique, déplacements, déchets), la granularité (par site, par mois) et les contrôles d’écarts. Une Collecte des données carbone efficace combine sources primaires (kWh, tonnes, kilomètres) et proxies lorsque nécessaire, avec un plan d’échantillonnage (≥ 10 % des postes) et une cible de complétude de 95 %. Les outils de calcul du bilan carbone doivent permettre des imports contrôlés, des alertes sur volumes incohérents (> 10 % vs N-1) et la traçabilité des corrections. La Collecte des données carbone gagne en maturité lorsque les processus ERP et achats intègrent des champs carbone, évitant les ressaisies et améliorant l’exactitude. Repère: verrouiller l’année de référence (12 mois), définir des responsables par domaine et consigner chaque correction dans un journal d’audit. Pour en savoir plus sur Collecte des données carbone, consultez le lien suivant : Collecte des données carbone

Qualité et fiabilité des données carbone

La Qualité et fiabilité des données carbone dépend d’un dispositif d’assurance: contrôles d’écarts, estimation des incertitudes, échantillonnage et revue indépendante. Pour évaluer la Qualité et fiabilité des données carbone, il est pertinent de fixer des seuils d’alerte (écarts > 10 %), des critères d’acceptation, et une conservation des preuves 7 ans. Les outils de calcul du bilan carbone doivent intégrer des indicateurs de complétude, des tests de cohérence interannuels et un suivi des corrections post-gel. La Qualité et fiabilité des données carbone s’apprécie aussi via la stabilité des méthodes d’une année sur l’autre et l’alignement avec ISO 14064-1:2018; toute variation méthodologique impactant > 5 % l’inventaire doit être justifiée. Repère: planifier une revue qualité semestrielle et une vérification 2e partie selon ISO 19011 pour renforcer l’auditabilité. Pour en savoir plus sur Qualité et fiabilité des données carbone, consultez le lien suivant : Qualité et fiabilité des données carbone

FAQ – Outils de calcul du bilan carbone

Quelle différence entre un tableur structuré et un logiciel spécialisé ?

Un tableur structuré offre une grande flexibilité mais repose fortement sur la discipline des utilisateurs pour la traçabilité et les contrôles. Un logiciel spécialisé intègre des fonctions natives: journal d’audit, gestion des rôles, bibliothèques de facteurs d’émission mises à jour (≤ 24 mois) et modules d’incertitude. Les outils de calcul du bilan carbone doivent être choisis selon le périmètre, l’organisation et les exigences d’auditabilité. Pour une petite structure, un tableur peut suffire si les règles sont clairement documentées et si les preuves sont archivées 7 ans. Pour une entreprise multi-sites, la charge de collecte, les risques d’erreurs et la nécessité de consolider par scopes plaident pour un logiciel capable de gérer l’interopérabilité avec les systèmes métiers et de garantir la comparabilité interannuelle.

Comment traiter les données manquantes ou incohérentes ?

La gestion des données manquantes doit suivre une procédure documentée: recherches de sources primaires, recours à des proxies temporaires, et indication de l’incertitude associée. Les outils de calcul du bilan carbone doivent déclencher des alertes sur écarts significatifs (> 10 %), tracer les corrections et verrouiller les versions lors du gel des résultats. Bon repère: limiter la part de données proxy à un niveau maîtrisé (ex. < 20 % du total), justifier toute exclusion > 1 % par poste et planifier une correction avant le prochain cycle de reporting. La cohérence est renforcée en croisant avec les volumes physiques (kWh, tonnes, km) et en mettant en place un plan d’échantillonnage (≥ 10 %) pour contrôler la qualité à chaque campagne.

Quelle précision attendre d’un premier bilan carbone ?

Un premier exercice vise la matérialité et la structuration plutôt que la précision absolue. On peut viser une couverture ≥ 95 % des émissions pertinentes et une incertitude globale autour de ±20 % selon la qualité des données et des facteurs. Les outils de calcul du bilan carbone doivent rendre cette incertitude visible par poste et au global, pour aider à prioriser les efforts d’amélioration. L’objectif opérationnel est de dégager rapidement les postes dominants, d’identifier les données critiques à fiabiliser et de stabiliser une année de référence sur 12 mois. La précision s’améliore ensuite par étapes: meilleure granularité, facteurs plus spécifiques, rapprochements avec les données physiques et contrôles d’écarts formalisés.

Comment intégrer les 15 catégories du scope 3 ?

L’intégration du scope 3 se fait par priorisation: cartographier les chaînes d’approvisionnement, cibler les catégories dominantes et choisir des méthodes adaptées (activités, dépenses, hybrides). Les outils de calcul du bilan carbone doivent permettre de traiter progressivement les 15 catégories, avec des facteurs sectoriels et une documentation des hypothèses. Repères de gouvernance: expliciter les exclusions, conserver les sources 7 ans, et planifier une montée en précision sur 2 à 3 cycles annuels. Pour les achats stratégiques, privilégier des données d’activité des fournisseurs lorsque disponibles, sinon recourir à des coefficients monétaires en précisant l’incertitude. La transparence sur les limites et les progrès attendus est essentielle pour la crédibilité du reporting.

Quels indicateurs suivre pour piloter la trajectoire ?

Au-delà des tonnes de CO2e, les indicateurs d’intensité (tCO2e/unité produite, tCO2e/€ d’achats, tCO2e/tonne-km) permettent de piloter la performance et d’objectiver les plans d’action. Les outils de calcul du bilan carbone doivent générer ces ratios par entité, par produit ou par ligne de service, et permettre de fixer des cibles (ex. -50 % à horizon 2030 vs 2020). Bonnes pratiques: vérifier la stabilité des méthodes, isoler les effets d’activité, et documenter toute hypothèse influente (facteurs, taux de charge, localisation). La revue trimestrielle des indicateurs favorise la réactivité et la convergence avec les décisions d’achats, d’investissement et de maintenance, tout en préparant un reporting consolidé annuel.

Notre offre de service

Nous accompagnons les organisations dans la structuration méthodologique, la qualité des données et la montée en compétence des équipes, afin de fiabiliser les outils de calcul du bilan carbone et de faciliter la prise de décision. Notre approche combine cadrage de gouvernance, structuration des flux de données, paramétrage des facteurs d’émission et mise en place d’indicateurs d’intensité utiles au pilotage. Pour en savoir plus sur nos modalités d’appui et les dispositifs adaptés à votre contexte, consultez nos services.

Pour en savoir plus sur Méthodes de calcul carbone, consultez : Méthodes de calcul carbone

Pour en savoir plus sur Bilan carbone et décarbonation, consultez : Bilan carbone et décarbonation